Grâce au dépassement des objectifs fixés lors de son acquisition de la foncière Eurosic en 2017, le groupe Gecina vise désormais une hausse de plus de 8% de son résultat récurrent net (RRN) par action cette année, au lieu d’une précédente prévision de hausse de 3 à 6%. Le groupe immobilier a souligné avoir réalisé 1,6 milliard d’euros de cessions depuis cette fusion, au-delà du plancher de 1,2 milliard d’euros initialement annoncé. Au premier semestre, son RNN a progressé de 51% à 230,3 millions et ses loyers affichent une hausse de 39% à 335,4 millions. L’actif net réévalué est ressorti à 156,6 euros par action, en croissance de 5,8% sur un an.
Le câblo-opérateur américain Comcast a annoncé hier renoncer à son offre d’achat sur les actifs de 21st Century Fox dans le divertissement, ouvrant ainsi la voie à une reprise de ces derniers par Walt Disney. «Comcast n’a pas l’intention de poursuivre l’acquisition des actifs de 21st Century Fox et, à la place, se concentrera sur son offre recommandée pour Sky», a expliqué le groupe dans un communiqué. Disney, qui a obtenu le mois dernier le feu vert du département de la Justice pour son projet de rachat de Fox, à condition qu’il cède les chaînes sportives régionales du groupe, a désormais le champ libre pour boucler cette opération. Comcast est par ailleurs engagé dans une bataille avec Fox pour le contrôle de Sky, le groupe britannique de télévision payante dont Fox détient déjà 39%. L’offre de Comcast, de 14,75 livres par action, valorise Sky 25,9 milliards de livres (environ 29 milliards d’euros).
Si la plupart des sponsors de l’Equipe de France de football attendent d’importantes retombées économiques du sacre des Bleus à la Coupe du monde en Russie, l’un d’entre eux va payer cher son optimisme. Le fabricant chinois d’électroménager Vatti, partenaire des joueurs français depuis mars, avait promis, avant le Mondial, un remboursement total à ses clients en cas de victoire finale. Après avoir déjà perdu 50 % de sa valeur bousière au fur et à mesure de l’avancée du tournoi, il a assuré, au lendemain du titre qu’il honorerait sa promesse. Coût total: 10 millions d’euros (79 millions de yuans).
Sous-performance. Alors que le marché mondial du M&A bat tous les records de volumes depuis le début de l’année, la valeur générée par ces opérations est en berne. Selon Willis Towers Watson, le marché des fusions-acquisitions a enregistré sa plus mauvaise performance au deuxième trimestre 2018 depuis le lancement de l’enquête Quarterly Deal Performance Monitor du cabinet en 2008. Il a sous-performé, en moyenne, de 6,1 points de pourcentage (pp) l’indice MSCI sur les trois derniers mois, contre une sous-performance de seulement 0,6 pp au premier trimestre. Les acquéreurs européens s’en sortent le mieux avec une sous-performance de 0,6 pp, grâce notamment aux bons résultats du marché britannique.
Les confettis d’or pleuvent sur les Bleus… mais aussi sur Nike. Dans sa catégorie, l’équipementier est le grand vainqueur de la Coupe du monde 2018, avec une finale à 100 % à ses couleurs. Le groupe américain équipait dix sélections, dont trois des membres du dernier carré : la France, la Croatie et l’Angleterre. Son grand rival Adidas, pourtant engagé avec 12 des 32 équipes en lice, a quant à lui raté le cadre, son trio magique – Allemagne, Argentine et Espagne – ayant échoué en poules ou en huitièmes de finale. Avec une deuxième étoile sur le maillot de l’équipe de France, dont il est partenaire jusqu’en 2026 moyennant un chèque annuel de 50 millions d’euros, Nike peut espérer faire un carton.
Les groupes familiaux sont souvent crédités de vertus intrinsèques, vision à long terme, repères bien établis, discrétion propice aux parcours boursiers sans heurts… Mais la tradition n’est-elle pas, là encore, en train de nous faire défaut ? Faut-il en rabattre sur la famille ? A l’occasion de son départ inattendu, Matthieu Leclercq, fils du fondateur de Decathlon, lève un coin du voile sur des luttes intestines et sa marge de manœuvre entravée. Chez Bonduelle, le dirigeant, Christophe, du même nom, s’en va pour ne pas « s’accrocher au pouvoir ». Parfait, mais il a prévu pour l’avenir une gouvernance nouvelle, avec séparation des fonctions de direction et de présidence… qu’il cumulait depuis dix-sept ans : a-t-il fallu tout ce temps pour se décider ? Même si le prix est en bas de fourchette, la Bourse vient d’accueillir positivement la cotation de Roche-Bobois, peut-être en considérant que si le flottant de ce groupe familial n’est que de 10 %, on doit considérer les choses avec recul…
L'émetteur de cartes de crédit a annoncé hier soir qu’il anticipait désormais des revenus en hausse de 9% en 2018, contre une prévision «d’au moins 8%» auparavant, en maintenant son objectif d’un bénéfice dans le haut d’une fourchette de 6,90 à 7,30 dollars par action. Son chiffre d’affaires trimestriel a progressé de 9% au deuxième trimestre, à 10 milliards de dollars (8,6 milliards d’euros) et son bénéfice net a bondi de 21% à 1,62 milliard. Mais ces résultats supérieurs au consensus ont été éclipsés par des dépenses opérationnelles en augmentation de 7% en raison de la hausse de ses coûts de fidélisation, ce qui a fait chuter l’action de 3,5% dans les échanges d’après-Bourse.
La division Powertrain, la plus menacée par l'essor des véhicules électriques, ira en Bourse mi-2019. La cotation est aussi une option pour l'activité pneumatiques.
CNP Assurances a annoncé hier que Xavier Larnaudie-Eiffel, son directeur général adjoint, deviendra à compter du 4 septembre prochain membre du groupe de travail IRSG de l’Eiopa (Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles). Au sein de ce groupe consultatif réunissant des représentants du secteur de l’assurance-réassurance, des consommateurs et des chercheurs, Xavier Larnaudie-Eiffel participera à l’élaboration des normes et standards de régulation et de surveillance financière dans le domaine de l’assurance.
Erkki Liikanen, ancien gouverneur de la Banque de Finlande, a été nommé président des trustees de la Fondation IFRS, qui supervisent les normes comptables utilisées dans plus d’une centaine de pays. Il remplace le Français Michel Prada, qui occupait ce poste depuis 2011. Les trustees de l’IFRS supervisent le Bureau international des normes comptables (IASB), qui siège à Londres et édicte les normes comptables. La nomination de l’ex-banquier central sera probablement appréciée dans l’Union européenne, où les règles comptables de l’IASB sont obligatoires pour les entreprises cotées.
La coalition formée par le Mouvement 5 étoiles et la Ligue d’extrême droite devrait repousser une réforme prévue des banques coopératives du pays, via un décret qui sera approuvé la semaine prochaine, rapportait hier Reuters de deux sources proches. La Ligue souhaitait un moratoire pour cette réforme qui oblige des centaines de petites banques mutualistes à fusionner. Le ministre de l’Economie, Giovanni Tria, s’est opposé mardi à la suspension du processus, mais il a ajouté qu’il serait possible de donner plus de temps à ces banques pour signer les accords avec les holdings qui chapeauteront les nouveaux groupes. La réforme prévoit de leur donner 90 jours pour signer ces accords.
Pénalisé par des effets de change et des facteurs exceptionnels, le groupe néerlandais a publié hier un résultat d’exploitation trimestriel en repli de 23% à 225 millions d’euros, tandis que ses ventes ont fléchi de 3% à 2,45 milliards. Les analystes tablaient respectivement sur une baisse de 15% à 249 millions et un repli de 2% à 2,48 milliards. Pour l’ensemble de l’année, Akzo Nobel s’attend à des «évolutions positives» de la division peintures décoratives et revêtements de performance, tandis que dans le pôle revêtements marins et de protection «les conditions de marché restent difficiles».
Novartis a confirmé hier ses prévisions pour 2018 après avoir publié des résultats solides au deuxième trimestre, la hausse de la demande du Cosentyx, un traitement de l’arthrite, et de l’Entresto, médicament pour les troubles cardiaques, ayant compensé la faiblesse de sa filiale de génériques Sandoz. Son bénéfice net par action est ressorti à 1,29 dollar contre un consensus à 1,28 dollar. Le chiffre d’affaires a de son côté progressé de 5% à taux de change constant, à 13,16 milliards de dollars contre 12,92 milliards attendu.
La compagnie britannique à bas coûts table désormais sur un bénéfice avant impôt pour l’exercice à fin septembre 2018 dans une fourchette de 550 millions à 590 millions de livres (620-660 millions d’euros), contre une fourchette de 530 à 580 millions anticipée en mai et un bénéfice de 408 millions réalisé sur l’exercice écoulé. Ce relèvement intervient malgré un bond des annulations de vols liées à des grèves de contrôleurs aériens en Europe et des conditions météorologiques difficiles. Le nombre de vols annulés a atteint 2.606 pour le troisième trimestre de son exercice contre 314 un an auparavant.
Les sociétés incluses dans l’indice boursier SBF 120 ont versé en 2017 à leurs salariés un montant record de 5,2 milliard d’euros de primes de partage du profit (participation, intéressement, abondement PEE/PERCO), montre la sixième édition du baromètre de partage du profit publié hier par Eres, groupe indépendant spécialisé dans l’épargne salariale. Le montant moyen des primes versées, qui s’est élevé à 3.836 euros l’an dernier, affiche cependant une baisse de 3% par rapport à 2016.
Le gouvernement allemand s’oppose à un démantèlement de Thyssenkrupp, dont les deux principaux dirigeants ont démissionné face aux pressions d’investisseurs activistes exigeant une restructuration en profondeur du conglomérat industriel. «Nous suivons intensivement la situation chez Thyssenkrupp et avec une inquiétude croissante», a déclaré hier le ministre du Travail, Hubertus Heil. «Toutes les parties concernées devraient travailler ensemble pour renforcer Thyssenkrupp en tant qu’entreprise importante dans le milieu économique en Allemagne et ainsi préserver l’emploi», a-t-il ajouté. En l’espace d’un peu plus d’une semaine, le président du directoire puis celui du conseil de surveillance viennent de démissionner. Le cours du Bourse de Thyssenkrupp a grimpé en réaction à ce double départ, qui renforce aux yeux des investisseurs la probabilité d’une scission du conglomérat.
IBM a publié hier soir des résultats trimestriels supérieurs aux attentes et confirmé ses prévisions annuelles grâce aux bonnes performances de ses activités à forte marge dans la cybersécurité et l’informatique dématérialisée. Le chiffre d’affaires a augmenté de près de 4% à 20 milliards de dollars contre 19,85 milliards attendu par le consensus. Le bénéfice net s’est élevé à 2,4 milliards de dollars, soit 2,61 dollars par action, contre 2,33 milliards de dollars (2,48 dollars) un an plus tôt. Hors exceptionnels, il ressort à 3,08 dollars par action, également supérieur au consensus de 3,04 dollars. L’action progressait de 1% dans les échanges d’après-Bourse.
L’agence grecque des privatisations a annoncé hier avoir invité les groupes de négoce Glencore et Vitol, sélectionnés parmi cinq candidats, à soumettre des offres contraignantes pour la participation de 50,1% mise en vente par l’Etat dans Hellenic Petroleum, le principal opérateur de raffineries du pays. Glencore et Vitol auront accès aux comptes d’Hellenic Petroleum après avoir signé des accords de confidentialité, a précisé l’agence.
BioMérieux a terminé hier la séance en repli de 4,91% à 73,6 euros après la publication d’un point d’activité qui fait ressortir des performances moins élevées que prévu pour les divisions de biologie moléculaire et d’immuno-essais. Au deuxième trimestre 2018, le spécialiste français du diagnostic in vitro a fait état d’une croissance organique de son chiffre d’affaires de 8,4%, à 582 millions d’euros, alors qu’elle atteint 10,4% à 1,17 milliard sur le premier semestre.