Le groupe chimique Bayer a publié hier une perte nette de 9,5 milliards d’euros au deuxième trimestre à la suite d’un accord amiable conclu aux Etats-Unis sur son désherbant Roundup, qui lui avait coûté 10,9 milliards de dollars (9,25 milliards d’euros). Il a également passé une provision de 1,25 milliard d’euros au titre des charges destinées à régler un litige engagé contre son implant contraceptif Essure. Bayer prévoit désormais pour 2020 un excédent brut d’exploitation (Ebitda) d’environ 12,1 milliards d’euros, en baisse par rapport à l’objectif annoncé en février compris entre 12,3 milliards et 12,6 milliards. Sur le trimestre écoulé, son Ebitda a progressé de 5,6 % à 2,88 milliards, chiffre supérieur aux attentes des analystes.
La compagnie britannique à bas coûts anticipe une perte plus faible au quatrième trimestre de son exercice 2019-2020 que celle du troisième trimestre en raison d’un volume de passagers transportés plus élevé que prévu. EasyJet prévoit désormais des vols représentant 40% de ses capacités au quatrième trimestre, contre 30% anticipé auparavant. Elle a consommé 774 millions de livres (860 millions d’euros) de trésorerie au troisième trimestre, clos le 30 juin, contre une prévision de 1 milliard de livres. Sa perte avant impôts, hors éléments exceptionnels, a atteint 324,5 millions de livres sur le trimestre écoulé, contre un bénéfice de 174,2 millions dégagé un an plus tôt.
Le conglomérat audiovisuel Walt Disney a publié hier soir une perte trimestrielle de 4,7 milliards de dollars sous l’effet d’une baisse de ses revenus et d’une importante charge comptable liées aux répercussions de l'épidémie de coronavirus sur ses activités. Frappé de plein fouet dans ses parcs d’attraction, ses activités de production et ses croisières, le groupe a enregistré au troisième trimestre de son exercice 2019-2020 une perte de 2,61 dollars par action, contre un bénéfice de 79 cents un an plus tôt. Son chiffre d’affaires a chuté de 42% à 11,78 milliards de dollars, contre un consensus de 12,4 milliards.
La Banque Palatine, filiale à 100% de BPCE, a publié hier au titre du premier semestre 2020 un produit net bancaire en hausse de 1,6% à 165,3 millions d’euros grâce à une progression marquée de la marge nette d’intermédiation (+2,3 %) et des commissions sur collecte financière (+3,9 %). Les autres postes de commissions reculent sous l’effet de la régression d’activité sur les entreprises. Ses charges d’exploitation ont diminué de 2,4% à 122,7 millions d’euros en dépit de 22,5 millions de frais exceptionnels dus à une migration informatique. Un doublement des provisions liées à la hausse du coût du risque et le report d’avril à octobre 2020 de cette opération de migration pour cause de crise sanitaire ont débouché sur une perte nette semestrielle de 9,3 millions d’euros.
La Pologne prévoit de fusionner ses trois producteurs d’électricité, PGE, Enea et Tauron, a indiqué le vice-premier ministre, Jasek Sasin, au quotidien Dziennik Gazeta Prawna. Deux nouvelles sociétés seraient ainsi créées : l’une regroupant les actifs liés au charbon, l’autre toutes les autres activités. La Pologne, qui produit quasiment l’intégralité de son électricité à partir du charbon, est le seul pays européen à ne pas s’être engagé à atteindre la neutralité carbone en 2050. Selon Jasek Sasin, les centrales polonaises pourraient toutefois cesser de brûler du charbon entre 2050 et 2060.
Shanghai Zhizhen Network Technology (Xiao-i) a annoncé lundi qu’elle avait porté plainte contre Apple auprès d’un tribunal de Shanghai au motif que les produits du fabricant de l’iPhone enfreignent un brevet que la société chinoise détient pour un assistant virtuel dont le principe est similaire à celui de Siri, l’application vocale d’Apple. Xiao-i estime ses dommages à 10 milliards de yuans (1,43 milliard de dollars). Le groupe demande à Apple d’arrêter la vente, la production et l’utilisation de produits enfreignant son brevet.
Sanofi a été mis en examen pour homicides involontaires dans le dossier de l’anti-épileptique Dépakine, à la suite d’une enquête initiée par des familles de victimes accusant le groupe pharmaceutique d’avoir tardé à informer des risques du médicament pour les femmes enceintes. Il s’agit d’une mise en examen supplétive, Sanofi étant déjà poursuivi depuis février pour tromperie aggravée et blessures involontaires dans ce dossier. «Sanofi Aventis France a respecté ses obligations d’information et conteste le bien-fondé de ces poursuites», a réagi le groupe. Il a indiqué avoir «saisi la chambre de l’instruction afin de contester sa mise en examen» et met en avant le fait que «l’ensemble de ces éléments ne préjuge en rien de la responsabilité du laboratoire».
Google et ADT ont annoncé hier un accord de coopération visant à développer la prochaine génération d’offres de sécurité résidentielle intelligente. Le partenariat s’appuiera sur les appareils et les services connectés de la gamme Google Nest, qui seront combinés avec le réseau d’installation, de service et de surveillance professionnelle d’ADT. Les deux entreprises investiront 150 millions de dollars (128 millions d’euros) dans le co-marketing, le développement de produits, la technologie et la formation des salariés. Google débloquera aussi 450 millions de dollars pour acquérir une participation de 6,6% dans ADT via une augmentation de capital. La finalisation de l’opération est prévue au troisième trimestre.
Le groupe japonais renforce la position dominante de sa chaîne américaine 7-Eleven en achetant pour 21 milliards de dollars le réseau Speedway de Marathon Petroleum.
Gabriel Naouri, fils de l’actionnaire de contrôle de Casino, Jean-Charles Naouri, et l’homme d’affaires tchèque Daniel Kretinski détiennent 5,6% du capital de Maisons du Monde, révèle un avis de l’Autorité des marchés financiers (AMF) publié lundi. «Le concert composé de la société Majorelle Investments et de M. Gabriel Naouri a déclaré avoir franchi en hausse, le 28 juillet 2020, les seuils de 5% du capital et des droits de vote de la société Maisons du Monde», et détenir à cette date 5,6% du capital de la chaîne d’ameublement, indique l’AMF. Majorelle Investments est une société d’investissement détenue conjointement par Gabriel Naouri et Daniel Kretinski. Ce dernier est aussi actionnaire de Casino, dont il a récemment franchi à la baisse le seuil de 5% du capital. Il avait été envisagé qu’il devienne administrateur de Casino.
Commerzbank a annoncé hier soir la nomination de Hans-Jörg Vetter au poste de président du conseil de surveillance. La banque allemande a précisé que cette décision devrait faire l’objet d’une ordonnance judiciaire, attendue dans les prochains jours. Elle avait indiqué plus tôt dans la journée que la nomination de Hans-Jörg Vetter à ce poste avait été recommandée par la commission des nominations du groupe bancaire.
Le conglomérat financier Viel & Cie a publié hier un chiffre d’affaires consolidé en progression de 16,1% à 505,5 millions d’euros au premier semestre 2020 à taux de change courants et de +15% à changes constants. Sur le seul deuxième trimestre, son chiffre d’affaires a respectivement augmenté de 8,7% et de 8,5% à 234,3 millions d’un an sur l’autre. La situation financière du groupe n’a pas connu de changement significatif depuis la publication de son rapport financier portant sur l’exercice 2019.
Dans un entretien publié hier par La Tribune, le PDG d’Airbus, Guillaume Faury, a refusé de prendre des engagements sur l’absence de départs contraints au sein du groupe. «Dans un environnement économique aussi difficile, personne ne peut dire aujourd’hui qu’il y aura, parmi les personnels, suffisamment de candidats volontaires au départ», a expliqué le dirigeant. Airbus a annoncé le 30 juin la suppression d’environ 15.000 postes, soit 11% de ses effectifs, dont 5.000 en France. Il estime par ailleurs que «sans parler de grands projets d’acquisition, il va y avoir une croissance des activités de défense doublée d’une correction sur le civil à court terme, pour rééquilibrer la proportion entre civil et militaire».
La Commission de régulation de l'énergie (CRE) recommande de réformer le dispositif de l’Accès régulé à l'énergie nucléaire historique (Arenh) qui n’a pas évolué depuis sa mise en oeuvre en 2010. En attendant, la CRE recommande de porter le plafond de l’Arenh à 150 TWh dès 2021 pour éviter de faire supporter aux consommateurs le surcoût lié à l’atteinte du plafond, aujourd’hui fixé à 100 Twh. Ce plafond correspond au volume d’énergie maximal que les fournisseurs alternatifs peuvent acheter auprès d’EDF pour l’approvisionnement de leur portefeuille de clients. Le développement de l’activité concurrentielle sur le marché de détail ainsi que la compétitivité du prix de l’Arenh par rapport aux marchés de gros ont conduit les demandes des fournisseurs alternatifs pour les années 2019 et 2020 à largement dépasser ce plafond : 133 TWh ont été demandés pour l’année 2019 et 147 TWh pour l’année 2020. Par ailleurs, la CRE lance une consultation publique sur la force majeure jusqu’au 15 septembre.
La société a indiqué étudier l'opportunité de cessions d'actifs non stratégiques et de participations minoritaires pour dégager des marges de manœuvre financières.
Nvidia serait prêt à débourser plus de 32 milliards de dollars pour ARM, ce qui ferait de ce rapprochement le plus important ayant eu lieu dans le secteur des semi-conducteurs.
La Commission européenne a autorisé vendredi l’acquisition par Alstom de la division ferroviaire du canadien Bombardier, qui doit permettre au groupe français de devenir le numéro deux mondial du rail derrière le chinois CRRC. «Cette autorisation est subordonnée au respect intégral d’une série d’engagements proposés par Alstom», a souligné Bruxelles. Le groupe français s’est notamment engagé à céder son usine alsacienne de Reichshoffen, qui produit les trains régionaux Coradia et emploie 800 personnes. Il a aussi proposé de céder une division de trains régionaux de Bombardier et de vendre les actifs du groupe canadien actuellement affectés à une plate-forme de TGV développée avec Hitachi.
Fiat Chrysler Automobiles (FCA) a publié vendredi une perte d’exploitation trimestrielle moins importante qu’attendu et un petit bénéfice dans la région Amérique du Nord, qui a aidé le constructeur italo-américain à limiter les conséquences négatives de la pandémie de coronavirus. FCA a publié une perte ajustée avant intérêts et impôts de 928 millions d’euros pour le trimestre d’avril à juin, alors que les analystes prévoyaient en moyenne une perte deux fois plus lourde. L’administrateur délégué, Mike Manley, a assuré que les usines du constructeur avaient redémarré et que les ventes étaient bonnes dans les concessions aussi bien que sur internet.
Malgré une chute de 11% à 5,09 milliards d’euros de son chiffre d’affaires, l'équipementier télécoms finlandais a annoncé vendredi une hausse inattendue de son bénéfice ajusté au deuxième trimestre après avoir entrepris de réduire ses activités à plus faibles marges. Il a fait état d’un bénéfice ajusté sur la période d’avril à juin de 0,06 euro par action contre 0,05 euro il y a un, dépassant le consensus qui tablait sur 0,03 euro. Nokia a également relevé sa prévision de bénéfice ajusté par action pour 2020 qui devrait être compris entre 0,20 et 0,30 euro, contre une fourchette de 0,18 à 0,28 euro attendue auparavant.
Les immatriculations de voitures neuves en France ont progressé de 3,92% en juillet, confirmant leur rebond alors que les concessions ont repris leurs activités après avoir fermé leurs portes durant la période de confinement. Il s’est immatriculé dans l’Hexagone 178.981 véhicules particuliers le mois dernier, a annoncé samedi le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). En juin, le marché avait connu sa première hausse en rythme annuel depuis le début de l’année, à +1,24%, après un plongeon de 50,34% en mai. Sur les sept premiers mois de l’année, les ventes de véhicules neufs affichent une baisse de 33,16% sur un an.
Mastercard a publié hier un bénéfice trimestriel en repli mais supérieur aux prévisions des analystes, le groupe étant parvenu à limiter l’impact de la baisse des dépenses des consommateurs en réduisant ses coûts. Le numéro deux mondial des cartes de paiements a accusé une chute de 45% de ses volumes de transactions transfrontalières en raison de la fermeture des commerces et du coup d’arrêt donné au tourisme par la crise sanitaire. Son bénéfice net est tombé à 1,42 milliard de dollars (1,20 milliard d’euros) au deuxième trimestre, soit un bénéfice par action de 1,36 dollar, supérieur au consensus qui anticipait 1,16 dollar.
Lagardère étudie l’opportunité d’une offre d’achat sur Simon & Schuster, maison d'édition de l’auteur à succès Stephen King, pour renforcer sa présence dans un secteur qui a relativement bien résisté à la crise provoquée par le coronavirus. Le groupe américain ViacomCBS, propriétaire de Simon & Schuster, a annoncé en mars étudier différentes options pour l'éditeur qui a dégagé un chiffre d’affaires de 814 millions de dollars (688 millions d’euros) en 2019. Le groupe français s’attend à ce que sa cible, dont la vente pourrait se dérouler au deuxième semestre, suscite de nombreuses convoitises.
Le groupe automobile allemand a annoncé hier une perte avant impôts de 1,4 milliard d’euros au premier semestre 2020, contre un bénéfice de 9,6 milliards un an plus tôt. Sa perte d’exploitation hors éléments exceptionnels atteint 800 millions d’euros, contre un bénéfice de 10 milliards au premier semestre 2019. Volkswagen, qui n’a pas fourni de prévisions détaillées pour le reste de l’exercice, a proposé de réduire le dividende versé au titre de 2019 à 4,80 euros par action ordinaire et 4,86 euros par action préférentielle. Il avait précédemment proposé respectivement 6,50 et 6,56 euros par action.