L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a fait savoir aujourd’hui qu’elle envisageait de prolonger le fonctionnement des réacteurs nucléaires de 900 mégawatts électriques (MWe) d’EDF au-delà de 40 ans, mais chacun des 32 réacteurs fera l’objet d’une décision individuelle. Dans son projet de décision, soumis à consultation sur son site internet jusqu’au 15 janvier, le régulateur nucléaire français prescrit «la réalisation des améliorations majeures de sûreté prévues par EDF, ainsi que des dispositions supplémentaires» demandées pour relever encore la sûreté.
Daimler a annoncé aujourd’hui qu’il proposerait à ses actionnaires d'élire Bernd Pischetsrieder à la présidence de son conseil de surveillance, en remplacement de Manfred Bischoff, dont le mandat expire à l’issue de la prochaine assemblée générale, prévue en mars. Bernd Pischetsrieder est membre du conseil de surveillance de Daimler depuis 2014. Outre Manfred Bischoff, président de longue date de Daimler, Petraea Heynike et Jürgen Hambrecht quitteront également le conseil de surveillance le 31 mars 2021, a précisé le groupe automobile.
Sainsbury’s et Aldi ont annoncé jeudi matin qu’ils renonceront eux aussi à l’allègement de l’impôt foncier accordé par le gouvernement britannique pendant la pandémie, suivant ainsi leurs concurrents Tesco et Morrisons. L’abandon de ces allégements représente un montant total de 1,4 milliard de livres (1,5 milliard d’euros).
Norwegian Air a présenté ce jeudi un plan de la dernière chance pour tenter de surmonter ses graves difficultés liées à la crise du transport aérien déclenchée par la pandémie de coronavirus. La compagnie aérienne, qui a demandé récemment à être placée sous la protection de la loi irlandaise sur les faillites, espère lever jusqu'à 4 milliards de couronnes norvégiennes (375 millions d’euros) grâce à la vente de nouveaux titres ou d’instruments hybrides. «La compagnie demande à ses actionnaires de continuer à la soutenir pour préparer de futures augmentations de capital en parallèle à la restructuration du bilan», a déclaré Norwegian Air.
Dans un courrier adressé à Teleios Capital Partners, son premier actionnaire avec 13,2% du capital, le conseil d’administration de Quadient (ex-Neopost) a rappelé qu’il ne comptait pas céder son activité de gestion de relation client (CXM), estimant que ce serait destructeur de valeur sur le long terme pour les actionnaires.
Le distributeur de matériel électrique Rexel a annoncé jeudi de nouveaux objectifs pour 2020 et le remboursement anticipé d’une obligation de 300 millions d’euros, grâce à une génération de trésorerie « plus élevée qu’anticipé ».
L’ordonnance du 2 décembre 2020 portant prorogation et modification de l’ordonnance du 25 mars 2020 sur la tenue des assemblées générales à huis clos a été publiée ce matin au journal officiel. Le dispositif est prorogé jusqu’au 1er avril 2021, avec possibilité de prorogation supplémentaire, par décret en Conseil d’Etat, jusqu’au 31 juillet 2021.
Liquidités. Les résultats du dernier Baromètre Atradius des Pratiques de Paiement relèvent une augmentation d’environ 66 % des retards de paiement pour tous les pays européens et ce, depuis la pandémie. Le Royaume-Uni est le plus touché avec une augmentation de 81 % par rapport à 2019. L’Europe de l’Est affiche une augmentation moyenne de 88 % du DSO (days sales outstanding – délai moyen de paiement) entraînant des tensions de trésorerie avec des pays plus fortement affectés comme la Bulgarie et la Slovaquie. En France, ce retard a augmenté en moyenne de 78 % en un an et deux fois plus d’entreprises ont été réglées à plus de 90 jours par rapport à 2019, avec 45 % d’entre elles ayant attendu jusqu’à 30 jours supplémentaires pour être payées, ce qui est nettement supérieur à la moyenne de 22 jours en Europe occidentale. Précisément, les délais de paiement sont désormais de 52 jours contre une moyenne européenne de 44 jours... Cependant, ce rallongement de DSO est aussi, pour certaines sociétés, la volonté d’aider leurs clients. Ainsi, en France, 57 % des entreprises ont accordé jusqu’à 20 jours supplémentaires à leurs clients « B2B » depuis la pandémie, 30 % des sociétés déclarant l’avoir fait pour les aider à faire face à des tensions de trésorerie. Conséquence en chaîne, près de la moitié des entreprises françaises indiquent que cette décision a eu des conséquences négatives sur leur trésorerie pour 44 %, contre 38 % en Europe occidentale.
… d’euros, c’est la sanction infligée par la commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers à BNP Paribas Securities Services (BP2S) pour manquement à ses obligations professionnelles en matière de traitement des instructions de vote en assemblée générale. La commission rappelle que BP2S a transmis en avril et mai 2018, pour le compte de clients actionnaires au porteur, des instructions erronées à 44 émetteurs du fait d’erreurs techniques ou humaines. Si la commission pointe l’insuffisance de moyens affectés à la mission de BP2S ainsi que les défaillances des dispositifs de contrôle ou d’audit internes, elle salue les efforts de remédiation promptement déployés depuis lors par le groupe bancaire. La sanction peut faire l’objet d’un recours, ce que BP2S ne commente pas.
Baisse. Conséquence de la crise sanitaire, les dividendes mondiaux ont chuté de 55 milliards de dollars pour atteindre 329,8 milliards au cours du troisième trimestre, soit une baisse de 14,3 % des dividendes totaux, selon l’enquête annuelle de Janus Henderson (voir le graphique). Au Royaume-Uni, les dividendes se sont effondrés de plus de 41 % au troisième trimestre, pour atteindre leur plus bas niveau depuis trois ans. Relativement épargnés par la crise, le Canada, Hong Kong et la Chine font partie des rares pays et territoires qui échappent à la tendance baissière. China Construction Bank et China Mobile Limited, composent, avec Gazprom, le trio de tête des meilleurs payeurs. Aux Etats-Unis, une société sur six a réduit ou annulé ses dividendes au troisième trimestre, et malgré les annonces récentes de quelques émetteurs tels qu’Altice USA et Berkshire Hathaway, les rachats d’actions ont globalement diminué. « Les études sur la baisse des rachats d’actions en 2020 seront disponibles début 2021 mais si environ la moitié des rachats sont mis de côté cette année aux Etats-Unis, cela pousserait le rendement total des actionnaires à la baisse d’un peu plus d’un quart (modestes réductions de dividendes comprises). Cela donnerait une image plus fidèle de la situation aux Etats-Unis, plaçant le pays au même niveau que les nations européennes les plus performantes », estiment les auteurs de l’étude.
Les manifestants n’étaient pas nombreux ce 27 novembre devant le siège d’Amazon à Seattle, mais ils avaient envie de mettre leur patron Jeff Bezos à contribution (photo). Le géant du commerce en ligne, grand gagnant des confinements, a été critiqué dès le début de la pandémie aux Etats-Unis pour se montrer peu regardant sur la sécurité de ses employés, dont 19.000 ont été testés à ce jour positifs au coronavirus. Le groupe a annoncé qu’il verserait une prime de 300 dollars à ses salariés à plein temps en décembre, soumis à de rudes cadences en raison du « Black Friday » et des achats de Noël. Un petit cadeau au pied du sapin pour acheter la paix sociale et soigner son image.
Après avoir investi les rues, les monuments historiques et les réseaux sociaux, John Hamon (photo) crée sa propre monnaie. L’artiste urbain français y applique sa démarche habituelle : actif depuis 2000 dans le monde, s’inspirant des graffiti et affichages publicitaires ou politiques, il reproduit une photo d’identité prise à 17 ans. Avec sa série « Hamoney », il imprime ainsi 5.000 billets numérotés, avec une particularité : ce sont des billets de 0 euro. Sauf pour lui : 1.500 de ses « vrais faux-billets » sont vendus 50 euros l’unité pour les 100 premiers, puis le prix augmente au gré des numéros signés et timbrés, de 3 à 16 euros. Par ailleurs un « print premium » représentant une planche de billets de banque est « offert » à 250 euros. A terme, chaque billet numéroté sera enregistré dans la blockchain pour avoir son équivalent en crypto-monnaie : un vrai « projet monétaire » !
Les autorités européennes de la concurrence s’apprêtent à donner leur feu vert au projet d’acquisition de Refinitiv, fournisseur de données et d’analyses financières, par le London Stock Exchange pour un montant de 27 milliards de dollars (près de 23 milliards d’euros), selon Reuters. L’opérateur de la Bourse de Londres a proposé le mois dernier de fournir à tous ses concurrents un accès à ses données et à ses activités de compensation pour obtenir cet accord. Il avait auparavant annoncé la vente de Borsa Italiana à Euronext pour 4,325 milliards d’euros. Thomson Reuters, maison mère de Reuters News, possède 45% de Refinitiv, contrôlé par Blackstone.
Lors de la publication de ses résultats du quatrième trimestre 2020, Hewlett Packard Enterprise (HPE) a annoncé son projet de transférer son siège social dans la région de Houston au Texas. Fondé à Palo Alto en Californie, le groupe informatique, déficitaire cette année, entend ainsi réduire ses coûts principalement grâce au prix moins élevé de l’immobilier au Texas qu’en Californie. Les embauches y sont également moins coûteuses et moins concurrentielles que dans la Silicon Valley.
Salesforce.com a confirmé mardi soir avoir conclu un accord en vue de racheter la plateforme de messagerie Slack grâce à une offre en numéraire et en actions de près de 27,7 milliards de dollars. Le groupe de logiciels propose 26,79 dollars par action ainsi que 0,0776 de ses actions en échange de chaque titre Slack. Le Wall Street Journal avait rapporté la semaine dernière que Salesforce était tout proche d’un accord. Ce rachat renforcera la présence de la société dans les entreprises à travers la messagerie instantanée Slack. Slack est cotée en Bourse depuis juin 2019. Cette opération ouvre un nouveau front dans la bataille que se livrent Salesforce et Microsoft sur ce segment. Slack avait récemment saisi la Commission européenne pour concurrence déloyale. Les investisseurs semblaient sceptiques face à ce rachat: Salesforce perdait jusque 11% en Bourse mercredi, pour clôturer à -8,93%.
La marque DS de PSA lancera l’an prochain une nouvelle voiture compacte, la DS4, quatrième modèle de la jeune marque française. Cette nouvelle berline sera fabriquée à Russelsheim (Allemagne) dans l’usine historique d’Opel rachetée il y a trois ans par PSA. Elle rejoindra la grande DS9, commercialisée également à partir de 2021, et les SUV DS7 Crossback et DS3 Crossback, lancés respectivement en 2018 et 2019. La DS9 est importée de Chine tandis que les DS7 et DS3 sont fabriquées en France. A raison d’un nouveau lancement par an, DS vise toujours un plan produit à six modèles pour asseoir son existence sur un segment ultra-dominé par les Allemands.
Engie a présélectionné des banques conseils pour la cession d’une partie de ses activités de services, rapporte l’agence Bloomberg mercredi, citant des sources proches du dossier. Selon ces sources, BNP Paribas, Credit Suisse et Lazard ont été approchées afin d’aider le groupe français à poursuivre la revue stratégique de ces activités. Engie cherche à obtenir environ 5 milliards d’euros grâce ces opérations, ajoutent les sources citées par Bloomberg.
Merck a annoncé la vente de sa participation dans Moderna, dont le cours s’est envolé ces derniers mois à la faveur des succès de la société biotechnologique dans le développement d’un vaccin contre le coronavirus. Merck n’a pas révélé les conditions financières de la cession, se bornant à indiquer que le groupe enregistrerait « une faible plus-value » au quatrième trimestre. Le laboratoire pharmaceutique américain, qui avait investi 50 millions de dollars dans Moderna en 2015, a indiqué qu’il conserverait une exposition indirecte au titre à travers d’autres investissements. La capitalisation boursière de Moderna a été multipliée par plus de six depuis le début de l’année, atteignant maintenant plus de 55 milliards de dollars.
TUI , le géant allemand du tourisme, a conclu un accord avec des investisseurs privés, des banques et le gouvernement allemand pour un troisième plan de sauvetage de 1,8 milliard d’euros afin de limiter l’impact de la crise du coronavirus. TUI, cotée à Londres, a déjà reçu 3 milliards d’euros de prêts garantis par l’Etat cette année. TUI a perdu 1,1 milliard d’euros au deuxième trimestre en raison de la pandémie due au coronavirus. Avec ce nouveau plan de sauvetage, TUI dispose de 2,5 milliards d’euros à la fin du mois de novembre. L’accord est assorti d’une interdiction des primes et des dividendes, a déclaré une porte-parole du ministère allemand de l’Economie.
Le fournisseur de services d’assistance numérique Solutions 30 a annoncé mercredi l’acquisition de 100% de la société britannique Comvergent, spécialiste du déploiement et de la maintenance de réseaux sans fil. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé. En 2019, Comvergent a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 17,5 millions d’euros. Elle est consolidée dans les compte de Solutions 30 à compter du 1er décembre 2020. Cette acquisition marque la première étape du déploiement de Solutions 30 au Royaume-Uni, a souligné le groupe français dans un communiqué.
Amazon est engagé dans des discussions exclusives en vue de racheter l’entreprise américaine de podcasts Wondery pour renforcer sa présence dans le secteur des programmes audio à la demande, selon le Wall Street Journal, qui cite des personnes proches du dossier. Wondery est valorisée à plus de 300 millions de dollars (248 millions d’euros) dans le cadre de ces discussions, ont souligné ces personnes. La société avait réalisé son dernier tour de table en juin 2019 sur la base d’une valorisation de 100 millions de dollars. L’entreprise est en passe de dégager 40 millions de dollars de revenus cette année, dont 75% proviennent de la publicité et le solde de la vente de contenus et d’abonnements, selon le quotidien.
Roquette a annoncé la nomination de Pierre Courduroux comme nouveau directeur général. Il remplace Jean-Marc Gilson, appelé à prendre la direction de Mitsubishi Chemical Holdings en avril 2021, précise le groupe familial d’ingrédients naturels.
Merck a annoncé la vente de sa participation dans Moderna, dont le cours s’est envolé ces derniers mois à la faveur des succès de la société biotechnologique dans le développement d’un vaccin contre le coronavirus.