L’Etat est assuré mercredi, au soir de la deuxième journée d’enchères, de retirer au moins 2,65 milliards d’euros de l’attribution des fréquences de la 5G en France. La vente aux enchères, organisée par l’Arcep, l’autorité de tutelles des télécoms, porte sur onze blocs de 10 MHz que convoitent Bouygues Telecom (Bouygues), Orange , Free (Iliad) et SFR (Altice). Chaque bloc de 10 MHz, mis en vente au prix minimum de 70 millions d’euros, a atteint mercredi soir un nouveau prix de 114 millions. La veille, après une première journée d’enchères, il était passé à 90 millions. Le processus se poursuivra jeudi, précise l’Arcep. Ce nouveau prix, encore provisoire, de 114 millions par bloc fixé par l’Arcep pour le deuxième jour des enchères, représente un total de 1,254 milliard d’euros. L’Etat ayant déjà engrangé 1,4 milliard d’euros lors de l’attribution hors enchères de quatre blocs de 50 MHz, le montant atteint par les enchères garantit pour l’heure 2,65 milliards, au-dessus du plancher de 2,17 milliards fixé par les pouvoirs publics.
Le spécialiste des véhicules de loisirs Trigano a annoncé mercredi la nomination de Stéphane Guigou et de Michel Freiche aux postes de président du directoire et de directeur général. Ils remplacent à ces mêmes postes François Feuillet et Marie-Hélène Feuillet. Le départ de François Feuillet et son remplacement par Stéphane Guigou avaient été précédemment annoncés. François Feuillet et Marie-Hélène Feuillet restent membres du directoire. La famille Feuillet est l’actionnaire majoritaire de Trigano avec une détention de 57,80% du capital et de 69,31% des droits de vote.
L’armateur CMA CGM a déclaré mercredi qu’il mettait «tout en oeuvre» pour évaluer l’impact de l’attaque informatique dont il semble avoir été victime en début de semaine. «Nous avons une suspicion de vol de données et mettons tout en oeuvre pour en évaluer la volumétrie et la nature éventuelles», précise le transporteur maritime dans un communiqué. Les équipes techniques du groupe et des experts indépendants sont mobilisés. CMA CGM a annoncé lundi qu’il faisait l’objet d’une cyberattaque sur des serveurs périphériques.
Le géant allemand de la chimie Bayer a annoncé mercredi qu’il comptait réaliser 1,5 milliard d’euros d'économies supplémentaires d’ici 2024 face à l’impact de la pandémie de Covid-19, ce qui pourrait entraîner des suppressions d’emplois. Le groupe s’attend par ailleurs à une dépréciation d’actifs de plusieurs milliards d’euros dans sa division d’agrochimie en raison d’une «baisse de la perspective de croissance» du secteur agricole, conséquence de la situation sanitaire, une «situation qui ne changera pas prochainement», ajoute Bayer dans un communiqué. Son cours de Bourse a chuté suite à l’accord qu’il a noué en juin pour payer environ 11 milliards de dollars pour mettre fin à des poursuites judiciaires américaines autour de son pesticide Roundup, qu’il a acquis avec le rachat de Monsanto pour 63 milliards de dollars en 2018.
Dans les heures qui ont suivi le refus par les autorités californiennes de laisser rouvrir ses parcs Disneyland d’Anaheim, le groupe Disney a annoncé la suppression de 28.000 emplois aux États-Unis dans ses activités de parcs à thème, de croisières et de distribution. Le plan social vise des salariés et des cadres. Les deux tiers de ces employés travaillaient à temps partiel et la plupart avaient été temporairement mis à pied en avril. Avant cela, Disney employait 100.000 personnes dans ses parcs à thème aux États-Unis, sur un total de 223.000 pour l’ensemble du groupe dans le monde. Or, avec 26 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2019, l’activité parcs à thème et produits dérivés était la première source de revenus du groupe Disney, qui a été durement touchée par la pandémie.
CMA CGM a déclaré mercredi qu’elle mettait «tout en oeuvre» pour évaluer l’impact de l’attaque informatique dont elle semble avoir été victime en début de semaine.
Total a annoncé mercredi qu’il entendait accélérer sa transition vers l'électricité et les énergies renouvelables. Il anticipe une baisse de ses ventes de produits pétroliers de près de 30% au cours de la prochaine décennie. A cet horizon, les ventes de Total seront composées de 30% de produits pétroliers, 5% de biocarburants, 50% de gaz et 15% d'électricité, essentiellement renouvelables, a précisé Total dans un communiqué.
Volkswagen a confirmé ce matin son objectif de dégager un bénéfice opérationnel pour 2020 lors de son assemblée générale annuelle. Le constructeur automobile allemand prévoit de dégager un résultat d’exploitation positif cette année, bien qu’en forte baisse par rapport à 2019. Pour septembre 2020, le groupe s’attend à ce que les livraisons et prises de commandes dépassent leur niveau de septembre 2019. La tendance à la hausse devrait se maintenir jusqu'à la fin de l’année et l’activité a continué de se redresser jusqu'à présent au second semestre.
Royal Dutch Shell a annoncé ce matin qu’il comptait supprimer 7.000 à 9.000 emplois d’ici à la fin de 2022. Ces suppressions de postes incluront 1.500 départs volontaires cette année sur un total d’environ 83.000 personnes dans le monde. Le groupe pétrolier et gazier anticipe par ailleurs des charges de dépréciation comprises entre 1 milliard et 1,5 milliard de dollars au troisième trimestre.
Deux jours après avoir annoncé être entré en discussions avancées avec le groupe britannique de paris William Hill, l’américain Caesars Entertainment vient de conclure un accord de rachat pour 2,9 milliards de livres (3,2 milliards d’euros). « Le conseil d’administration de William Hill estime que c’est la meilleure option pour William Hill avec un prix attractif pour les actionnaires », a déclaré Roger Devlin, le président de William Hill.
Le géant américain a mandaté une banque d’affaires dans l’optique de céder sa participation dans le groupe agroalimentaire d’origine française, a appris L'Agefi.
Le gendarme français des données personnelles, la Cnil, va publier jeudi sa «recommandation» sur le consentement à la publicité ciblée et l’utilisation des «cookies» par les sites internet, une étape importante avant de premières sanctions, selon l’AFP. Cela marquera le point de départ d’un délai de six mois laissé aux éditeurs de sites pour s’adapter aux nouvelles consignes. Initialement prévue début avril, cette étape avait été repoussée en raison de la crise sanitaire et dans l’attente d’une décision du Conseil d'État. Dans un arrêt rendu en juin, le Conseil d'État avait donné raison aux éditeurs de sites contre la Cnil sur un point crucial, estimant que le régulateur ne pouvait interdire les «cookies walls», une pratique qui consiste à subordonner l’accès à un site internet à l’acceptation des «cookies».
Les quatre principaux syndicats de Renault, la CFE-CGC, la CFDT, la CGT et Force ouvrière (FO), ont rendu mardi un avis défavorable sur le plan de restructuration du groupe au losange, selon Reuters, qui cite plusieurs sources syndicales. Ils ont communiqué leur avis lors d’un Comité central social et économique (CCSE) central qui s’est tenu mardi matin. Pour sortir d’urgence du rouge, Renault prévoit plus de deux milliards d’euros d'économies sur trois ans, la fermeture du site de recyclage de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), la fin de l’assemblage de voitures à Flins (Yvelines) et 15.000 suppressions d’emplois dans le monde, dont 4.600 en France.Si l’avis des syndicats ne revêt qu’un caractère consultatif, il tombe mal pour le nouveau directeur général, Luca de Meo, bien que celui-ci bénéficie du soutien total de son principal actionnaire, l’Etat français.
Le projet de rachat de Suez par Veolia pose des questions, entre maintien de la concurrence pour favoriser l’émulation et mutualisation de la R&D pour plus de moyens.
L’autorité finlandaise de la concurrence a recommandé l’interdiction du rapprochement de deux laboratoires pharmaceutiques, Mehilainen et Pihlajalinna. Selon elle, cette opération de 362 millions d’euros réduirait le nombre de fabricants finlandais de médicaments à seulement deux acteurs. C’est désormais à la Cour spéciale de Finlande de se prononcer sur l’opération au regard de la recommandation de l’autorité de la concurrence. Elle doit se prononcer dans les trois mois. Le projet de rachat de Pihlajalinna par Mehilainen avait été annoncé en novembre 2019. CVC Capital détient 57% du capital de Mehilainen.
L’Etat français est assuré de retirer au moins 2,4 milliards d’euros de la vente des fréquences de cinquième génération de téléphonie mobile (5G), après les offres présentées mardi par les opérateurs télécoms, au premier jour des enchères organisées par l’Arcep. La France a reporté à plusieurs reprises cette opération qui suscite une vive controverse et a pris ainsi du retard par rapport à ses voisins italien, allemand et espagnol, alors que la Commission européenne avait fixé à fin 2020 le déploiement de ces fréquences. L’Etat entendait initialement retirer au moins 2,17 milliards de cette vente, ce qui représentait le prix plancher pour la vente de 310 MHz au total.
Bouygues a annoncé mardi vouloir céder 11 millions d’actions Alstom, représentant au total 4,8% de son capital social, mais il précise que cette transaction n’aura pas d’effet sur l’acquisition par le groupe français spécialisé dans les transports de la division ferroviaire du canadien Bombardier. Au cours de clôture de l’action Alstom mardi soir (44,09 euros), la cession représenterait environ 485 millions d’euros. «Bouygues, dont la participation dans Alstom s'élève à environ 32,9 millions d’actions (représentant environ 14,5% du capital social), annonce son intention de céder 11 millions d’actions (représentant environ 4,8% du capital social)», indique Bouygues dans un communiqué. Une vente à terme a été conclue en ce sens avec BNP Paribas pour un dénouement programmé le 3 novembre prochain.
Total a annoncé ce mardi avoir acquis la société Blue Point London, qui exploite un réseau de 1.600 points de charge pour véhicules électriques dans la capitale britannique, auprès du groupe Bolloré pour un montant non communiqué. Le pétrolier s’engage à alimenter ce réseau de recharge avec de l'électricité garantie à 100% d’origine renouvelable, qui sera fournie par sa filiale Total Gas & Power. Son ambition est d’opérer plus de 150.000 points de charge pour véhicules électriques en Europe d’ici à 2025.
L’autorité finlandaise de la concurrence a recommandé l’interdiction du rapprochement de deux laboratoires pharmaceutiques, Mehilainen et Pihlajalinna. Selon elle, cette opération de 362 millions d’euros réduirait le nombre de fabricants finlandais de médicaments à seulement deux acteurs.
Les compagnies aériennes ont encore abaissé leurs prévisions de trafic pour l’année 2020, un léger rebond constaté durant l'été s'étant évaporé avec la reprise de l'épidémie de coronavirus, a déclaré ce mardi l’Association internationale du transport aérien (Iata). Pour l’ensemble de l’année, le trafic passagers aérien devrait ressortir en baisse de 66%, contre une prévision précédente de -63%, a précisé l’Iata.
L’opérateur télécoms Nippon Telegraph and Telephone (NTT) a annoncé ce matin son intention de prendre le contrôle total de sa filiale mobile dans le cadre d’une opération évaluée à 4.250 milliards de yens (34,5 milliards d’euros), alors que le nouveau gouvernement japonais souhaite une baisse des tarifs du secteur. Le groupe va lancer une offre publique d’achat sur la part de 34% dans NTT Docomo qu’il ne détient pas encore. Il proposera aux actionnaires 3.900 yens par action, soit une prime de 40,5% par rapport au cours de clôture de la cible lundi.
PSA et Fiat Chrysler Automobiles (FCA) ont dévoilé ce matin la composition du conseil d’administration de Stellantis, la structure qui regroupera les activités des deux constructeurs automobiles après leur fusion. Ce conseil sera composé de 11 membres et la majorité des administrateurs non exécutifs seront indépendants.
LVMH a engagé des poursuites en justice contre l’américain Tiffany au sujet de leur projet de fusion, devant un tribunal du Delaware, comme il l’avait promis mi-septembre. Tiffany a lui-même récemment engagé des poursuites contre LVMH, qui a renoncé à acquérir le joaillier pour 16,2 milliards de dollars.
La consommation d'électricité en France a reculé de l’ordre de 13% au deuxième trimestre et celle du gaz naturel de 23% en raison de la crise sanitaire qui a donné lieu à un confinement généralisé sur cette période, a annoncé lundi la Commission de régulation de l'énergie (CRE). «La crise sanitaire a aussi eu un effet significatif sur la dynamique concurrentielle du marché de détail», souligne la CRE. Au deuxième trimestre, 240.000 clients résidentiels ont souscrit une offre de marché pour la fourniture d'électricité, contre 344.000 au premier trimestre. Dans le secteur du gaz, 18.000 clients résidentiels supplémentaires ont souscrit une offre de marché, alors qu’ils étaient 86.000 au trimestre précédent.