Les rebondissements dans la finance allemande donnent le tournis. Ce pays modèle s’écarte de sa stricte obédience budgétaire avec un déficit de 3,2 % du PIB, au-delà des limites européennes, à la fin du premier semestre. Et il ne compte pas pour autant freiner ses actions de relance ! La rigueur n’a pas non plus été au rendez-vous dans le suivi de Wirecard, coupable d’une fraude comptable d’au moins 1,9 milliard d’euros. Dans la même veine, les pratiques comptables de la société de location Grenke viennent de déclencher une enquête de la Bafin. Et voilà que Deutsche Bank se retrouve en première ligne des banques épinglées par les révélations du Consortium international des journalistes d’investigation, sonnant l’alerte sur 2.000 milliards de dollars de blanchiment, entre 1999 et 2017. Les langues commencent à se délier et Gaël Giraud, économiste, évoque le rôle de Deutsche Bank comme intermédiaire entre des fonds russes d’origine illicite et le soutien à Trump, lui sauvant la mise au début des années 1990, puis soutenant son élection il y a quatre ans, avec les conséquences que l’on sait…