Comme attendu, la société turque de livraison ultra-rapide de courses Getir a annoncé vendredi avoir bouclé le rachat de l’allemand Gorillas, autre acteur majeur du secteur. Ce rachat valorise le groupe combiné à 10 milliards de dollars, a rapporté vendredi le Financial Times. Cet accord valorise Gorillas à environ 1,2 milliard de dollars, contre 3 milliards de dollars évoqués en septembre 2021, ajoute le FT, citant des sources proches du dossier. Le quotidien évoque aussi de probables suppressions d’emplois dans le cadre de l’accord en raison du doublon considérable entre le réseau de petits entrepôts urbains (dark stores) des deux sociétés.
L'équipementier télécoms Ericsson a annoncé vendredi avoir conclu un accord mondial et pluriannuel de licence de brevets avec l’américain Apple, mettant un terme à un an de litiges concernant l’utilisation de la technologie du groupe suédois dans des appareils comme les iPhone. Outre un accord de licences croisées portant sur les brevets essentiels aux normes liées à la technologie cellulaire et d’autres droits, les deux groupes vont coopérer sur les plans technologiques et commerciaux, a précisé le groupe suédois.
Thales a annoncé vendredi que la cession de son activité Ground Transportation Systems (GTS), spécialisée dans la signalisation ferroviaire, à Hitachi Rail, filiale du conglomérat japonais Hitachi, devrait intervenir au second semestre 2023, plutôt qu’au début de l’année prochaine. La Competition and Markets Authority (CMA) au Royaume-Uni a en effet indiqué vendredi qu’elle ouvrirait une enquête approfondie (phase 2) sur ce projet si les deux groupes ne répondent pas à ses préoccupations en matière de concurrence.
Antoine Arnault, fils aîné du milliardaire et patron de LVMH Bernard Arnault, a été nommé vendredi au poste de directeur général de Christian Dior SE, la holding de contrôle du géant du luxe français. Il remplace Sidney Toledano, 71 ans, qui a «fait part de son souhait de quitter la direction générale», a déclaré la société dans un communiqué.
Une solution alternative pour les créanciers et actionnaires d’Orpéa. C’est ce que proposent Mat Immo Beaune et Nextstone, deux entreprises récemment montées au capital du gérant de maisons de retraite et regroupées via le concert «Concert’o». Dans un communiqué envoyé le 8 décembre, les deux actionnaires présentent un plan de restructuration financière différent de celui annoncé par la société le 15 novembre. Ce projet prévoit «un apport d’un montant total de 2 milliards d’euros» via une nouvelle ligne de crédit renouvelable et une augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription (DPS) de 500 millions d’euros chacune ainsi qu'«un plan de cession d’actifs immobiliers et/ou opérationnels pour 1 milliard d’euros d’ici décembre 2024». Le communiqué indique par ailleurs que «le solde de la dette non sécurisée d’Orpéa d’un montant de 2,8 milliards d’euros pourrait être converti en Obligations Remboursables en Actions ou Rachetables par la société (ORAR), ce qui aurait pour effet d’alléger la structure bilancielle de l’entreprise». Selon Concert’o, ce plan permettrait de réduire l’endettement d’Orpéa de 7,2 à 4,9 milliards d’euros tout en maintenant «de bonnes relations avec les créanciers de la société» et en évitant «une dilution massive et immédiate des actionnaires actuels en leur garantissant le maintien de leur droit préférentiel de souscription». Le 15 novembre, les dirigeants d’Orpéa avaient présenté un plan prévoyant notamment une double augmentation de capital de plus de 5 milliards d’euros.
Lors de son assemblée générale du 8 décembre 2022, les actionnaires du Groupe Gorgé ont voté à 99,99% en faveur de l’opération de cession des activités du pôle Ingénierie & Systèmes de Protection, pour une valeur des titres de 27,4 millions d’euros, à Pélican venture, société de la famille Gorgé. Cette opération constitue la dernière étape de la simplification des activités du groupe entamée en 2018. Les actionnaires ont également approuvé le changement de dénomination sociale du groupe, qui dévient désormais Exail Technologies, reprenant le nom de sa filiale principale. Le code mnémonique boursier de la société devient EXA. Par ailleurs, Julie Avrane et Pierre Verzat ont été nommés administrateurs indépendants.
Pernod Ricard a annoncé jeudi un investissement de 238 millions d’euros sur cinq ans pour la construction, dans l’Etat du Kentucky, d’une distillerie de pointe pour Jefferson’s, sa marque de bourbon en pleine croissance. Le bâtiment sera neutre en carbone et doté de chais de vieillissement. La future distillerie devrait être la première de cette taille à obtenir la certification LEED aux Etats-Unis, récompensant les bâtiments exemplaires en termes sanitaires et efficients énergétiquement. Le groupe de spiritueux a récemment investi 400 millions d’euros afin d’accroître ses capacités de production en Irlande et en Écosse et de les rendre plus durables.
Le spécialiste du recyclage de métaux industriels a publié des résultats supérieurs aux attentes au titre de son exercice 2021-2022 clos fin septembre.
Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire et le ministre délégué chargé de la Transition numérique Jean-Noël Barrot ont lancé la French Tech Finance Partners jeudi soir. Cette nouvelle instance regroupera «les acteurs représentatifs du secteur du financement des innovations et des start-up», à savoir les fonds de venture capital, des fonds corporate VC, des représentants de fonds étrangers qui investissent en France, ainsi que des grandes banques et des associations, indiquait Bercy, jeudi soir. Elle sera chargée de proposer des mesures concrètes à la finance publique en matière de financement des start-up. Cette instance sera pilotée par Reza Malekzadeh, qui cumulera cette fonction avec celles de general partner chez Partech et de président de la French Tech San Francisco. Sa composition sera annoncée début 2023.
Le conseil d’administration d’Air France-KLM soumettra à l’AG 2023 une résolution modifiant l’article 26 des statuts d’Air France-KLM afin de préciser que lorsque la limite d’âge du président du conseil d’administration est atteinte en cours de mandat, ce dernier continuera d’exercer ses fonctions de président jusqu’au terme de son mandat d’administrateur. Actuellement, le président exerce ses fonctions au plus tard jusqu’à l’AG statuant sur les comptes de l’exercice au cours duquel il aura atteint l’âge de 72 ans. Anne-Marie Couderc ayant eu 72 ans en février dernier, son mandat de président aurait dû s’arrêter à la prochaine AG. L’objectif de cette modification est de prolonger son mandat jusqu’à l’AG 2024. Aussi, le comité de nomination et de gouvernance a lancé un processus approfondi d’identification d’un successeur à la présidence.
La medtech a réalisé une augmentation de capital express, sans droit préférentiel de souscription, d’un montant de 31,1 millions d’euros. L’opération était composée de deux offres, une réservée aux investisseurs spécialisés pour 27,2 millions d’euros, et une au public via la plateforme PrimaryBid pour 3,9 millions d’euros. Le prix proposé, 10,5 euros par action, représente une décote de 19,8% sur le cours de clôture du 7 décembre. Les actions nouvelles représentent 13,1% du capital après l’opération sur une base non diluée. En réaction, le titre Carmat a clôturé en repli de 17,6% jeudi, à 10,80 euros. Les fonds levés seront utilisés par le constructeur d’un coeur artificiel pour soutenir le développement de ses activités.
Unigestion se prépare à tourner une page de son histoire. Sa directrice générale depuis 12 ans, Fiona Frick, a annoncé qu’elle quittait la société de gestion genevoise. Elle y travaillait depuis 32 ans. «Je souhaite poursuivre de nouveaux projets en tant que membre du conseil d’administration et consultant sur le thème de l’allocation des investissements et de la durabilité. Je consacrerai également du temps à créer des passerelles entre le secteur financier, la durabilité et le monde universitaire», déclare-t-elle dans un post Linked-In. Fiona Frick sera remplacée au poste de directeur général d’Unigestion par Christophe de Dardel. Responsable du private equity de la société de gestion depuis 22 ans, il prendra ses nouvelles fonctions le 1er janvier mais restera étroitement impliqué dans l’activité de private equity.
La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a infligé jeudi une amende de 300.000 euros à l’opérateur télécom Free (groupe Iliad) pour ne pas avoir respecté «les droits des personnes» et «la sécurité des données» de ses utilisateurs. Des contrôles ont ainsi permis de constater «plusieurs manquements», notamment au «droit d’accès et (au) droit d’effacement», ainsi qu'à la «sécurité des données», a expliqué la Cnil, saisie de plusieurs plaintes.
En route vers la scission de ses activités en trois pôles cotés en Bourse et axés sur la santé, l’aviation et l'énergie afin de casser son profil de conglomérat et de réduire sa dette, GE poursuit son opération transparence.
Unigestion se prépare à tourner une page de son histoire. Sa directrice générale depuis 12 ans, Fiona Frick a annoncé qu’elle quittait la société de gestion genevoise. Elle y travaillait depuis 32 ans. «Je souhaite poursuivre de nouveaux projets en tant que membre du conseil d’administration et consultant sur le thème de l’allocation des investissements et de la durabilité. Je consacrerai également du temps à créer des passerelles entre le secteur financier, la durabilité et le monde universitaire», déclare-t-elle dans un post Linked-In.
Les autorités néerlandaises prévoient d’appliquer de nouveaux contrôles sur les exportations d'équipements destinés à la fabrication de puces vers la Chine, a rapporté mercredi l’agence Bloomberg, citant des sources proches du dossier. D’après Bloomberg, ces restrictions pourraient intervenir dès le mois prochain, sans préciser ce qu’elles signifieraient pour ASML en termes de volume des ventes en Chine.
La medtech a réalisé une augmentation de capital express, sans droit préférentiel de souscription, d’un montant de 31,1 millions d’euros. L’opération était composée de deux offres, une réservée aux investisseurs spécialisés pour 27,2 millions d’euros, et une au public via la plateforme PrimaryBid pour 3,9 millions d’euros. Le prix proposé, 10,5 euros par action, représente une décote de 19,8% sur le cours de clôture du 7 décembre. Les actions nouvelles représentent 13,1% du capital après l’opération sur une base non diluée. En réaction, le titre Carmat plongeait de 16% jeudi, à 10,95 euros. Les fonds levés seront utilisés par le constructeur d’un coeur artificiel pour soutenir le développement de ses activités.
Le fournisseur de gaz et d'électricité Engie a annoncé jeudi avoir remporté les droits sur une zone maritime située au large de la Californie afin d’y construire un parc éolien flottant d’une capacité de 2 gigawatts (GW).
Japan Industrial Partners (JIP), le soumissionnaire privilégié pour racheter Toshiba, est proche d’obtenir un financement auprès des banques, selon Reuters, qui cite trois sources proches.
Le groupe de communication extérieure JCDecaux annonce jeudi le rachat de Pisoni, spécialiste du mobilier urbain et de l’affichage, implanté dans le Sud de la France, pour un montant non dévoilé.
Vinci a annoncé jeudi avoir finalisé le rachat auprès du fonds d’investissement Fintech d’une participation de 29,99% au capital de Grupo Aeroportuario del Centro Norte, ou OMA, pour un montant total de 1,17 milliard de dollars. Le groupe français de BTP et de concessions devient ainsi le premier actionnaire du groupe aéroportuaire mexicain, qui exploite 13 aéroports au Mexique jusqu’en 2048.
Mobilisation sans relâche du gouvernement face à la hausse des prix de l’énergie qui écrase les acteurs économiques ! Mais faut-il soutenir avant tout la consommation alors que les économies d’énergie sont devenues impératives ? Des voix se font entendre pour déplorer qu’on ne saisisse pas l’occasion de la crise pour anticiper l’inéluctable. La difficulté d’accès au dispositif « MaPrimRenov’ » amène les particuliers à s’en détourner, selon une enquête récente du journal Le Monde. Du côté des entreprises, la complexité des aides apparaît également excessive, à tel point que le gouvernement vient de revoir les conditions du « bouclier » et de l’« amortisseur ». Des mesures prises à la hâte alors que la question de l’énergie va demander un changement de rythme, une décélération. « On subit la hausse des prix au lieu d’anticiper la sobriété, martèle un représentant de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Les chefs d’entreprise doivent se projeter dans un monde où le chiffre d’affaires va arrêter de croître, reposera sur le tissu local, suivra les saisons, avec une durée de vie accrue des produits… » L’Agence a pour mission d’accompagner les entreprises vers des modèles décarbonés, en vue d’une neutralité carbone à 2050. Las ! Son budget est passé de 800 millions d’euros en 2019 à 2 milliards cette année avec le plan de relance, il atteindra 4 milliards en 2023 : toujours pas de quoi soutenir la comparaison avec les 45 milliards du bouclier tarifaire pour l’énergie, par exemple.