Le groupe automobile américain Ford a ramené sa participation à 1,15% dans le constructeur de véhicules électriques Rivian, montre un document boursier. Ford, qui détenait 11,4% du capital de Rivian fin 2021, a déprécié de 7,4 milliards de dollars (6,9 milliards d’euros) la valeur de son investissement dans Rivian l’an dernier en raison des problèmes de production rencontrés par l’entreprise californienne. Sur l’ensemble de l’année 2022, le cours de Bourse de Rivian a chuté de 82%.
ValueAct Capital Management a pris une participation dans Spotify Technology SA, à un moment où la société de streaming audio cherche à réduire ses coûts. Le directeur général de ValueAct, Mason Morfit, a dévoilé l’investissement lors d’une présentation lors d’un événement de l’Université Columbia à New York vendredi. Cette irruption a alimenté vendredi un bond de plus de 4 % en séance du spécialiste du streaming.
La consommation de gaz a baissé de 9,3%, à 430 térawatts-heure (TWh) en 2022 en France, en raison d’un climat doux, de la hausse des prix et des efforts d’économie d’énergies sur fond de crise liée à la guerre en Ukraine, selon un bilan publié vendredi par GRTgaz. La baisse a atteint 16,6% pour la consommation des distributions publiques (-6% en données corrigées des effets du climat), et 11,5% pour les industriels, précise dans un communiqué l’opérateur de la majeure partie du réseau de transport de gaz en France. Dans le même temps, les centrales de production d’électricité à partir de gaz ont vu leur consommation bondir de 54,4% en 2022, pour atteindre un record de 61 TWh, afin de pallier les indisponibilités des centrales nucléaires d’EDF.
Le détaillant de mode britannique Asos a nommé vendredi Sean Glithero au poste de directeur financier par intérim pour aider l’entreprise à mener à bien son plan de redressement. Sean Glithero, qui a précédemment occupé des fonctions chez Auto Trader, Funding Circle et MatchesFashion, a déjà rejoint l’entreprise, a ajouté celle-ci dans un communiqué. Il succédera à l’actuelle directrice financière par intérim, Katy Mecklenburgh, qui partira en mai.
L’action Aperam perd environ 5%, à 34,46 euros, vendredi après que le producteur d’acier a annoncé une baisse de son flux de trésorerie disponible au quatrième trimestre, à 69 millions d’euros, contre 209 millions d’euros au troisième trimestre 2022 et 132 millions d’euros au quatrième trimestre 2021. Les analystes de JPMorgan soulignent que ce chiffre est bien inférieur à leur prévision de 142 millions d’euros. Le groupe a par ailleurs annoncé le versement d’un dividende stable, de 2 euros par action. Son résultat net «nul» au quatrième trimestre s’explique notamment par des «résultats non réalisés sur les dérivés nickel», a également indiqué l’aciériste. Aperam s’est toutefois montré plus optimiste pour le début de l’année en cours, prévoyant une augmentation de son excédent brut d’exploitation (Ebitda) ajusté au premier trimestre par rapport à celui réalisé lors des trois derniers mois de 2022.
L’action Adidas chutait de 11,2% à 138,8 euros vendredi en fin de matinée à la Bourse de Francfort, alors que l'équipementier sportif allemand a prévenu jeudi soir que son chiffre d’affaires devrait reculer de près de 10% cette année et le bénéfice d’exploitation être quasi nul en raison des difficultés rencontrées dans son partenariat avec la marque Yeezy, fondée par le rappeur et styliste américain Kanye West. Les analystes tablaient en moyenne sur une hausse de 4% du chiffre d’affaires à taux de changes constants en 2023 et sur un bénéfice d’exploitation annuel de 1,02 milliard d’euros, selon un consensus fourni par le groupe.
L’Autorité publique de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom, ex-CSA) a annoncé jeudi avoir infligé une amende de 3,5 millions d’euros à la chaîne C8 en raison de propos tenus par son animateur vedette, Cyril Hanouna, à l’encontre du député Louis Boyard. Lors de l'émission «Touche pas à mon poste» diffusée le 10 novembre dernier sur la chaîne du groupe Canal+, propriété de Vivendi, Cyril Hanouna s’en était vivement pris à l'élu de La France Insoumise (LFI) lorsque ce dernier avait accusé «les cinq personnes les plus riches» de France d’appauvrir l’Afrique. Louis Boyard, qui intervenait dans l'émission comme chroniqueur avant son élection en juin 2022, avait cité le nom de Vincent Bolloré, qui contrôle Vivendi, provoquant alors la fureur de l’animateur.
Les mesures drastiques du groupe pour augmenter sa rentabilité ont convaincu Nelson Peltz, le cofondateur de Trian, de renoncer à demander un siège au conseil.
ArcelorMittal a indiqué jeudi qu’il versera un dividende en hausse au titre de l’année écoulée et qu’il s’attend à une reprise de la demande, après avoir vu ses résultats reculer au quatrième trimestre 2022. Le groupe sidérurgique proposera le versement d’un dividende de 0,44 dollar par action, après 0,38 dollar par action au titre de 2021. Il prévoit deux paiements égaux en juin et en décembre si ce dividende est approuvé lors de l’assemblée générale prévue le 23 mai prochain. Lors de cette assemblée générale, le groupe demandera aussi à ses actionnaires d’approuver des rachats d’actions supplémentaires «afin de disposer d’une marge de manœuvre suffisante» pour le retour aux actionnaires au titre de 2023.
Le laboratoire pharmaceutique britannique a fait état jeudi d’un chiffre d’affaire en baisse de 7% à 11,21 milliards de dollars (10,41 milliards d’euros) au quatrième trimestre 2022, mais en hausse de 17% si l’on exclut son vaccin Vaxzevria contre le Covid-19. AstraZeneca anticipe pour cette année un bénéfice ajusté par action en hausse de 9% à 10% et un chiffre d’affaires en progression de 1% à 5%. En 2022, son bénéfice ajusté par action était en hausse de 26% à 6,66 dollars pour un chiffre d’affaires en croissance de 19% à 44,35 milliards de dollars.
L’activité d’Unilever a dépassé les attentes en fin d’année grâce à la hausse des prix de ses détergents, savons et produits alimentaires emballés. Le groupe basé à Londres a annoncé jeudi une augmentation de de 9,2% de ses ventes sous-jacentes au quatrième trimestre 2022, au-dessus des estimations des analystes qui tablaient sur une croissance de 8,2%. Unilever s’attend à ce que les prix continuent d’augmenter en 2023 et prévoit une inflation nette des matières au premier semestre d’environ 1,5 milliard d’euros. «Le volume s’améliorera à mesure que la croissance des prix ralentira, mais il est trop tôt pour dire si le volume deviendra positif au second semestre», a estimé le groupe.
Walt Disney a annoncé mercredi une restructuration d’ampleur, avec une scission en trois unités et un plan de licenciements massifs de 7.000 personnes – soit 3,6 % de ses effectifs - dans le cadre de mesures destinées à réduire ses coûts de 5,5 milliards de dollars.
Orpea a annoncé jeudi que le fonds de pension Canadian Pension Plan Investment Board (CPPIB) avait cédé sur le marché 7,4 millions d’actions du gestionnaire d’Ehpad entre le 2 et le 7 février.
La pose et les sourires sont un peu crispés, mais quoi de plus normal après tant de fâcheries et de frustrations ? Makoto Uchida, Jean-Dominique Senard, Takao Kato et Luca de Meo (de gauche à droite sur la photo), les dirigeants de Nissan, Mitsubishi et Renault, ont enfin posé les bases de la nouvelle alliance entre les trois constructeurs automobiles. Des mois de difficiles négociations ont abouti à un rééquilibrage des pouvoirs en faveur du camp japonais. Les états-majors font le pari que le retour de la confiance permettra de relancer des collaborations industrielles entre Paris et Tokyo. Reste à faire adhérer, sur le terrain, des équipes qui ont passé les dernières années à se regarder en chiens de faïence.
Sous pression. A l’issue d’une année 2022 marquée par un fort ralentissement du marché mondial des fusions-acquisitions au second semestre, les dirigeants d’entreprises devront faire preuve d’audace en matière de M&A pour dessiner le futur de leur activité, annonce le dernier rapport M&A annuel de Bain & Company. Le cabinet de conseil rappelle que le coup d’arrêt du marché est intervenu en juin 2022 lorsque, dans un contexte d’incertitude macroéconomique, la Réserve fédérale américaine a à nouveau relevé ses taux dans sa lutte contre l’inflation. En conséquence, les méga-deals se sont mis en pause et les valorisations ont entamé leur correction. Avec 3.800 milliards de dollars de transactions, le marché s’est ainsi contracté de 36 % par rapport aux volumes record de 2021. Pour 2023, Bain & Company a identifié cinq thèmes M&A à surveiller. Il estime que les sociétés au bilan garni devront réaliser des mouvements stratégiques et audacieux, malgré le manque de visibilité, rappelant qu’historiquement les acteurs poursuivant les acquisitions dans les périodes complexes créent à terme plus de valeur que les entreprises levant le pied. Bain anticipe une domination des petites et moyennes opérations sur le marché en volume ainsi qu’un équilibre entre les « scope deals » (extension de cœur de métier) et les « scale deals » (transactions d’effet d’échelle). Il table également sur une pression toujours forte sur les valorisations d’entreprises et la poursuite de revues de portefeuille à travers des ventes ou des spin-off.
Faute de consensus, les Vingt-Sept devraient réserver un accueil mitigé au «Plan pour un pacte vert industriel» proposé par Bruxelles la semaine dernière.
Les comptes de la major pétrolière sont au rendez-vous. Le retour aux actionnaires - que les investisseurs ne jugent pas à la hauteur - n’occulte pas d’autres questions.
Le Parlement a donné mercredi son «avis favorable» à la reconduction de Nicolas Dufourcq pour un troisième mandat à la tête de la banque publique d’investissement Bpifrance, a indiqué l’Assemblée nationale. Titulaire du poste depuis 2013, Nicolas Dufourcq avait été proposé fin janvier par l'Élysée pour un nouveau mandat de 5 ans, mais devait pour cela obtenir l’aval des élus de la commission des Finances de chacune des deux chambres du Parlement, au terme d’un vote tenu à huis clos. Après une matinée d’audition, «l’Assemblée nationale a émis un avis favorable à la nomination de M. Nicolas Dufourcq», est-il indiqué dans un communiqué de l’institution, précisant que la commission du Sénat avait émis un avis similaire. Devant sénateurs et députés, Nicolas Dufourcq a défendu durant quatre heures son bilan, affirmant que l’institution était devenue sous sa houlette une «banque profitable» qui a «engendré en 2022 un résultat net d'à peu près 1,5 milliard d’euros». Il a présenté ses principaux objectifs en cas de reconduction : «décarboner le tissu productif», «réindustrialiser» la France et «redresser le commerce extérieur», en faisant comprendre aux entrepreneurs français qu'«exporter est un devoir patriotique». Nommé en 2013 par le président d’alors François Hollande, il avait déjà vu son mandat être renouvelé une première fois par Emmanuel Macron en 2018.
Le rachat par Microsoft de l'éditeur de jeux vidéos Activision Blizzard pour 69 milliards de dollars (64,27 milliards d’euros) soulève des problèmes de concurrence au Royaume-Uni concernant les jeux en ligne et les consoles, a déclaré mercredi l’autorité britannique de la concurrence à l’issue d’une enquête approfondie. Selon la Competition and Markets Authority (CMA), l’union du fabricant de la console de jeu Xbox et l'éditeur de la franchise de jeu vidéo Call of Duty pourrait affaiblir «l’importante rivalité» entre la XBox et la PlayStation de Sony. «L’enquête a provisoirement conclu que le projet d’acquisition d’Activision par Microsoft pourrait entraîner une hausse des prix, une réduction du choix ou une diminution de l’innovation pour les joueurs britanniques», indique un communiqué. Pour approuver la transaction, l’antitrust exigera donc des concessions de la part des deux groupes. Parmi les remèdes possibles dont elle dresse la liste, figure a minima la cession des activités liées à Call of Duty, pourtant essentielles à l’intérêt économique de la transaction. Les deux groupes ont jusqu’au 22 février pour proposer leurs concessions à la CMA. Celle-ci rendra son rapport final d’ici au 26 avril.
Protégé contre l'inflation, le loueur de véhicules contrôlé par la Société Générale doit désormais tirer en Bourse les fruits du rachat de son concurrent.
La plateforme de visioconférneces Zoom a annoncé mardi un plan social qui prévoit le licenciement de 15% de ses effectifs, soit environ 1.300 personnes, que le groupe justifie par l'«incertitude économique mondiale» et la transition post-Covid. En outre, le PDG du gorupe Eric Yuan a annoncé réduire son salaire de 98% pour le prochain exercice et renoncer à sa prime d’entreprise pour l’exercice 2023. Il a annoncé en parallèle une réduction du salaire de base des cadres de l’entreprise de 20 % et la suppression de leurs primes. La plateforme vidéo vise un chiffre d’affaires compris entre 4,37 et 4,38 milliards de dollars pour l’ensemble de son exercice décalé 2023, clôturé fin janvier, ce qui représenterait une croissance située entre 6,5% et 6,8%, contre 54% l’année précédente.