Trois jours après l'abandon de l'OPA de Kraft Heinz, le groupe engage une revue stratégique qui pourrait le conduire à se concentrer sur un seul métier.
La SSII dirigée par Thierry Breton table pour 2017 sur une marge opérationnelle comprise entre 9,5% et 10% et sur un chiffre d’affaires en croissance organique de plus de 2%. Les objectifs de ces indicateurs s'établissaient pour 2016 à entre 9,2% et 9,5% et entre 1,5% et 2% respectivement. Atos, qui a annoncé hier un dividende en hausse de 45% pour 2016, à 1,6 euro par action, a dégagé l’an dernier un résultat opérationnel de 1,104 milliard d’euros, en progression de 20,4% (soit un taux de 9,4%) et a réalisé un chiffre d’affaires de 11,717 milliards, en hausse organique de 1,8%.
HP Inc, l’entité qui a recueilli les activités de matériel informatique de l’ancien Hewlett-Packard, a annoncé hier soir une hausse de 3,6% à 12,68 milliards de dollars (12,01 milliards d’euros) de son chiffre d’affaires trimestriel, soutenu par la stabilisation du marché des ordinateurs personnels. Le bénéfice net des opérations poursuivies sur le trimestre clos le 31 janvier a baissé de 6% à 611 millions de dollars, alors que le bénéfice par action est resté stable à 36 cents.
Réuni hier, le conseil d’administration de CNP Assurances a arrêté l’ordre du jour de l’assemblée générale mixte des actionnaires convoquée le 13 avril 2017. Les résolutions proposeront notamment la nomination ou le renouvellement du mandat de sept administrateurs. (Sopassure, Virginie Chapron du Jeu, Delphine de Chaisemartin, Rose-Marie Van Lerberghe, l’Etat, Jean-Paul Faugère et Frédéric Lavenir). Si ces résolutions sont adoptées, Jean-Paul Faugère et Frédéric Lavenir seront reconduits dans leurs responsabilités respectives de président du conseil d’administration et de directeur général.
ADP a annoncé hier qu’il tablait pour 2017 sur une croissance de son trafic de 1,7% à 2,2%, qui n’intègre pas la reprise constatée à la fin de l’an dernier. L’exploitant des aéroports de Roissy et d’Orly prévoit une légère progression de son excédent brut d’exploitation hors exceptionnels et s’engage à verser un dividende au moins équivalent à celui de 2,64 euros proposé au titre de 2016. Il compte se désengager de TAV Construction en Turquie cette année et n’envisage pas à ce stade de participer à l’appel d’offres pour la gestion d’un terminal de l’aéroport de Téhéran.
Eiffage a publié hier un bénéfice opérationnel courant annuel en hausse de 11,6% à près de 1,6 milliard d’euros, soit une marge opérationnelle de 11,4%, en hausse de 110 points de base sur un an. Ce bénéfice a progressé aussi bien dans le pôle Travaux (+10,2%) que dans le segment Concessions (+11,8%). Le groupe, qui anticipe une légère croissance de son activité et une nouvelle progression de ses résultats en 2017, malgré un moindre dynamisme du trafic autoroutier, est aussi à l’affût d’acquisitions en Europe, en visant des entreprises «qui partagent des valeurs similaires» aux siennes.
Si Vallourec se prépare à un rebond de ses activités dans les hydrocarbures aux Etats-Unis, il a cependant jugé hier que son résultat brut d’exploitation devrait rester dans le rouge en 2017, bien qu’en amélioration de 50 à 100 millions d’euros par rapport à la perte de 229 millions de l’an dernier. Le producteur de tubes sans soudure a dégagé une perte nette de 758 millions d’euros (contre -865 millions en 2015) pour un chiffre d’affaires en baisse de 22% à 2,96 milliards. Son flux de trésorerie disponible s’est fortement détérioré (-395 millions d’euros contre +135 millions) et demeurera négatif en 2017.
Après avoir fait état hier d’une perte nette de 26 millions d’euros en 2016 en raison d’une hausse de ses charges financières, Technicolor anticipe désormais à l’horizon 2020 un excédent brut d’exploitation (EBE) ajusté d’environ 680 millions et un flux de trésorerie disponible de 280 millions, contre respectivement plus de 750 millions et plus de 350 millions anticipés voici un an. Le groupe, qui a dégagé un EBE ajusté de 565 millions en 2016, vise un chiffre compris entre 460 millions et 520 millions en 2017, accompagné d’un flux récurrent de trésorerie disponible supérieur à 150 millions.
La Maif et PSA ont souscrit à l’augmentation de capital de 15 millions d’euros réalisée par la société d’autopartage entre voyageurs TravelCar. Ce financement doit financer l’implantation aux Etats-Unis de TravelCar à partir du 1er avril avec une offre dans les aéroports de Los Angeles et de San Francisco. Pour PSA, l’opération s’inscrit dans le cadre de son plan stratégique Push to Pass qui prévoit le déploiement de services d’autopartage et de location de voitures. Elle participe aussi du projet à 10 ans de l’arrivée du groupe PSA en Amérique du Nord.
Le Parlement français, qui a suspendu ses travaux pour cause de campagne électorale, a adopté définitivement hier un dernier texte, une proposition de loi socialiste visant à plus de transparence dans la vie politique. Les députés ont adopté dans les mêmes termes ce texte qui vise à renforcer les obligations comptables des partis politiques et des candidats aux élections, la présidentielle n'étant pas concernée puisqu’elle dépend d’une loi organique. Il reprend une disposition de la loi sur la transparence, dite Sapin 2, censurée par le Conseil constitutionnel qui oblige les candidats ainsi que les partis et groupements politiques bénéficiant de l’aide publique ou de dons à publier les montants des emprunts souscrits et les identités des prêteurs. Le texte, qui s’appliquera à partir de 2018, modifie aussi les délais et les modalités de dévolution des comptes de campagne et renforce les pouvoirs de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP).
Alors qu’il était depuis octobre dernier co-président de Nissan, Hiroto Saikawa deviendra le 1er avril prochain PDG du constructeur automobile nippon, a annoncé hier soir le groupe. Déjà PDG de Renault, Carlos Ghosn conservera le titre de président non exécutif du conseil d’administration de Nissan, ce qui lui laissera davantage de temps pour s’atteler au redressement de Mitsubishi Motors, dans lequel Nissan a une participation de 34%.
Unilever tire rapidement les leçons de l’OPA hostile avortée de Kraft Heinz. Quatre jours seulement après l’annonce de l’abandon du projet de son concurrent américain, le groupe anglo-néerlandais d’alimentation et de produits d’hygiène a annoncé mercredi le lancement d’une revue stratégique. «Les événements de la semaine dernière ont mis en lumière l’importance qu’il y a à saisir plus rapidement la valeur que nous percevons dans Unilever», a expliqué le groupe. «Nous pensons que l’examen sera terminé d’ici début avril, à la suite de quoi nous ferons une nouvelle communication», a-t-il ajouté. Des analystes et des investisseurs pensent qu’Unilever fera le point sur sa structure et sur ses charges, avec peut-être à la clé des cessions d’actifs.
Atos a annoncé mercredi un dividende en hausse de 45% pour l’exercice 2016, à 1,6 euro par action, et s’est fixé des objectifs en progression pour 2017. La société de services informatiques dirigée par Thierry Breton table pour 2017 sur une marge opérationnelle comprise entre 9,5% et 10% d’un chiffre d’affaires attendu en croissance organique de plus de 2%. Les objectifs de ces indicateurs s'établissaient pour 2016 à entre 9,2% et 9,5% et entre 1,5% et 2% respectivement.
Le gouvernement d’Angela Merkel a indiqué mercredi vouloir «accompagner de manière positive» les discussions en vue d’un rachat du constructeur allemand Opel par son concurrent français PSA, après des garanties données par ce dernier. «Il appartient désormais aux entreprises concernées de mener leurs discussions à leur terme et le gouvernement allemand va les accompagner de manière positive», a déclaré le porte-parole de la chancelière, Steffen Seibert, lors d’un point de presse à Berlin. C’est la première fois que Berlin signale son soutien au projet de manière aussi claire.
Le chantier naval italien Fincantieri et son partenaire chinois China State Shipbuilding Corporation vont construire deux paquebots en Chine pour le croisiériste américain Carnival dans le cadre d’un contrat de 1,5 milliard de dollars (1,4 milliard d’euros) signé mercredi. Il s’agira des deux premiers navires de croisière construits sur place pour le marché chinois, qui selon Pékin deviendra d’ici 2030 le deuxième marché mondial des croisières après les Etats-Unis.
Le bénéfice net d’AccorHotels a augmenté de 9% en 2016, malgré la faiblesse de l’activité en France où la fréquentation a été affectée par les attentats terroristes. Il s'élève à 265 millions d’euros. L’année dernière, le chiffre d’affaires d’AccorHotels s’est établi à 5,63 milliards d’euros, en hausse de 0,9% à données publiées et de 2,2% à périmètre et changes constants. Le résultat d’exploitation a progressé de 4,5%, dont 3,8% sur une base organique, à 696 millions d’euros, malgré une baisse de 13% à 150 millions d’euros de ce poste en France. Le résultat d’exploitation d’AccorHotels ressort ainsi légèrement au-dessus de la fourchette d’objectifs que le groupe avait ajustée à la baisse à la fin du mois d’octobre. AccorHotels avait alors indiqué viser un résultat opérationnel compris entre 670 millions et 690 millions d’euros, contre une fourchette comprise entre 670 et 720 millions d’euros auparavant.
Airbus Group a annoncé une nouvelle charge de 1,2 milliard d’euros sur son programme A400M, portant le total pour 2016 à 2,2 milliards. Le constructeur d’avions dit ne pas anticiper à ce stade de nouvelle charge pour cet appareil militaire cette année, au cours de laquelle il compte livrer plus de 20 unités de l’avion, après seulement 17 en 2016, soit moins que prévu. Près de 7 ans après un renflouement massif du programme, Airbus doit de nouveau négocier avec les Etats clients pour les rassurer sur le calendrier de livraisons et les capacités militaires réelles de l’avion, qui a rencontré de nouveaux problèmes de moteur.
ThyssenKrupp a trouvé un acheteur pour son aciérie brésilienne CSA. En vente depuis de longs mois, le site va être repris par Ternium pour un montant de 1,26 milliard d’euros. Selon l’accord, Ternium, qui appartient au groupe italo-argentin Techint, prendra également à sa compte les 300 millions d’euros que CSA doit à la banque publique de développement brésilienne BNDES. ThyssenKrupp cherchait depuis des années à se retirer du Brésil.
RWE a déprécié une nouvelle fois ses actifs. Le producteur d'électricité allemand a annoncé ce matin une charge de dépréciation de 4,3 milliards d’euros, essentiellement sur ses centrales électriques, qui souffrent de la baisse des tarifs et de la concurrence des énergies renouvelables. « Un environnement de marché difficile a rendu les dépréciations nécessaires », a expliqué le président du directoire de RWE, Rolf Martin Schmitz, dans un communiqué, évoquant également le transfert de 6,8 milliards d’euros dans un fonds chargé de financer le stockage des déchets nucléaires. Les dépréciations, qui concernent également des actifs en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas et en Turquie, ont entraîné une perte nette annuelle de 5,7 milliards d’euros.
PSA et la Maif ont souscrit à l’augmentation de capital de 15 millions d’euros réalisée par la société d’autopartage entre voyageurs TravelCar. Ce financement doit financer l’implantation aux Etats-Unis de TravelCar à partir du 1er avril avec une offre dans les aéroports de Los Angeles et de San Francisco. Pour PSA, l’opération s’inscrit dans le cadre de son plan stratégique Push to pass qui prévoit le déploiement de services d’autopartage et de location de voitures. L’opération s’inscrit aussi dans le projet à 10 ans de l’arrivée du groupe PSA en Amérique du Nord, ajoute le constructeur automobile.
La famille Peugeot, l’un des trois grands actionnaires de PSA, est favorable au projet de rapprochement entre le groupe automobile français et Opel/Vauxhall, a indiqué hier à Reuters une source proche. Le projet sera évoqué aujourd’hui lors du conseil de surveillance du groupe qui précédera la publication de ses résultats annuels demain. Il a également été abordé hier au conseil de FFP, holding de la famille Peugeot, ainsi qu'à celui d’EPF (Etablissements Peugeot Frères), l’actionnaire majoritaire de FFP.
Le joaillier américain Tiffany a annoncé hier la nomination de trois administrateurs indépendants dans le cadre d’un accord avec le fonds activiste Jana Partners, moins de trois semaines après le départ de son directeur général, Frédéric Cumenal. Francesco Trapani, ancien directeur général de Bulgari, qui détient avec Jana 5,1% du capital de Tiffany, fera son entrée au conseil d’administration du groupe, tout comme Roger Farah, co-directeur général du maroquinier Tory Burch, et James Lillie, ex-directeur général de Jarden. Le nombre d’administrateurs passera ainsi de 10 à 13.
Le groupe a débarqué sa directrice financière et directrice générale déléguée, Catherine Guillouard pour «divergence de vue» sur la nouvelle stratégie.
Gemalto a annoncé hier la signature d’un accord avec Microsoft dans le développement de la gestion à distance des cartes e-SIM. Le groupe a développé un service appelé «Connectivité à la demande» qui sera associé aux cartes e-SIM fonctionnant avec les appareils de Microsoft sous Windows 10. A la différence des SIM traditionnelles, celles-ci sont soudées dans les téléphones mobiles ou dans les appareils connectés et sont donc interchangeables entre les opérateurs et fabricants d’appareils. La première vague d’appareils équipés de cette technologie devrait être commercialisée courant 2017.
Le prix de l'acquisition des activités de messageries du portail a été réduit de 350 millions de dollars et les deux groupes se partageront certains litiges.
Les dépenses des touristes internationaux ont augmenté de 17,2% en janvier, portées par un rebond des achats des clientèles chinoise et américaine. Les achats des touristes chinois ont ainsi bondi de 25,2% le mois dernier, stimulés par les fêtes du nouvel an chinois plus précoces, selon le spécialiste de la détaxe Global Blue. Par ailleurs, la reprise des achats touristiques intervenue en France fin 2016 s’est poursuivie en janvier (+19,7%) tandis que la baisse de la livre sterling a continué d’attirer massivement les touristes à Londres. Les dépenses y ont encore grimpé de 45,5%, après des hausses comprises entre 30% et 40% depuis juillet.
Areva a indiqué hier que les discussions se poursuivaient en vue d’une entrée du groupe chinois CNNC dans «New Areva», la nouvelle société recentrée sur le combustible nucléaire créée dans le cadre du renflouement de la filière nucléaire française. «Le capital de New Areva reste ouvert à un investissement de CNNC dans le même cadre que les accords en cours de finalisation avec deux investisseurs», souligne Areva. Le groupe a aussi annoncé la signature à Pékin d’un accord-cadre de coopération industrielle et commerciale entre «New Areva» et CNNC dans le combustible nucléaire. Début février, Areva avait indiqué que Japan Nuclear Fuel Limited (JNFL) et Mitsubishi Heavy Industries (MHI) allaient chacun entrer à hauteur de 5% dans le capital de New Areva. Les deux groupes nippons ont accepté d’apporter ensemble 500 millions d’euros en échange des 10% dans le cadre de la recapitalisation d’Areva.