La rémunération des membres du comité exécutif d’Air France a augmenté de 17,6% en 2016, et non de 41% ou 67% comme indiqué initialement à la suite d’une «mauvaise imputation comptable», a rectifié vendredi la compagnie. Après un débat houleux en comité central d’entreprise jeudi sur le sujet, la compagnie informe dans un communiqué avoir fait «vérifier en détail» la rémunération brute du comité, composé d’une quinzaine de membres. « Cet examen a permis de déceler une mauvaise imputation comptable en 2016 d’un montant de 0,8 million d’euros ». « Le chiffre exact pour l’année 2016 est de 4 millions d’euros à comparer aux 3,4 millions d’euros en 2015, soit une hausse de 17,6% », ajoute la compagnie.
Les institutionnels hésitent de moins en moins à faire entendre leur voix aux côtés des fonds activistes pour pousser ou bloquer une fusion-acquisition.
L’opérateur de téléphonie mobile a de nouveau été condamné hier pour violation de ses engagements après l’externalisation en 2007 de ses trois centres d’appels de Toulouse, Lyon et Poitiers vers Téléperformance et Arvato, a indiqué hier à Reuters Me Romain Geoffroy, l’avocat des ex-salariés de ces sites. La cour d’appel de Toulouse a donné raison à 128 anciens salariés du centre d’appels toulousain de SFR, en leur accordant entre 15.000 et 40.000 euros de dommages et intérêts pour «perte de chance dans le maintien de leur emploi». Quelque 350 personnes ont déjà obtenu gain de cause dans ce dossier.
L’ex-directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Rodrigo Rato, a été condamné hier à quatre ans et demi de prison par la justice espagnole pour avoir utilisé pour son usage personnel une carte de crédit de l’entreprise Bankia qu’il a présidée pendant deux ans, jusqu'à son renflouement par l’Etat en 2012. L’ancien ministre espagnol de l’Economie était jugé en même temps que 64 autre dirigeants et anciens membres du conseil d’administration de Bankia et de sa maison mère, Caja Madrid. L’ex-président de Caja Madrid, Miguel Blesa, a lui aussi été condamné à six ans de prison pour abus de bien social.
Bonduelle a annoncé hier soir l’acquisition du groupe californien non coté Ready Pac Foods, spécialisé notamment dans les salades en portion individuelle, afin d’accroître son expansion aux Etats-Unis qui deviendra son premier pays d’exploitation. Ready Pac Foods, qui possède quatre usines aux Etats-Unis où il emploie 3.500 personnes, génère environ 800 millions de dollars (756 millions d’euros) de chiffre d’affaires. L’opération, dont les modalités ne sont pas précisées, devrait être finalisée d’ici à fin mars.
Malgré l’activité soutenue de sa filiale Universal Music, le résultat net du groupe de Vincent Bolloré a enregistré en 2016 une chute de 35 % à 1,26 milliard d’euros en raison de cessions d’actifs et d’un creusement de la perte opérationnelle de sa filiale Canal+ France qui continue à perdre des abonnés. Vivendi table sur une hausse de plus de 5% de son chiffre d’affaires en 2017 grâce au redressement de la chaîne cryptée et aux partenariats conclus à l’automne avec Orange et Iliad. En repli de 23% à 724 millions l’an dernier, son résultat opérationnel ajusté devrait progresser d’environ 25% cette année.
Le leader mondial des matériaux de construction a réalisé l’an dernier un bénéfice d’exploitation de 2,82 milliards d’euros, en hausse de 6,9% en données publiées (+10,8% à données comparables), en ligne avec le consensus. Le groupe, qui fera le point sur sa stratégie à moyen terme le 17 mai lors d’une journée investisseurs, compte bénéficier en 2017 d’une amélioration progressive en France grâce au marché du neuf et de la rénovation. En revanche, il attend un ralentissement dans l’immobilier non résidentiel dans la région de Londres au second semestre dans le contexte du Brexit. Saint-Gobain vise cette année 270 millions d’euros de nouvelles économies, comme en 2016, et s’estime en ligne avec son programme de 800 millions d’euros de baisse de coûts sur trois ans. Ses investissements industriels seront portés en 2017 à 1,6 milliard d’euros (1,4 milliard l’an dernier), avec une priorité aux gains de productivité et à la transformation digitale.
Le groupe américain a fait état hier soir d’un bénéfice net stable à 267 millions de dollars (252 millions d’euros) pour son premier trimestre clos le 31 janvier. Hors exceptionnels, le bénéfice par action ressort à 45 cents, un cent de plus que le consensus. Mais son chiffre d’affaires a baissé de 10,4% à 11,41 milliards, à comparer à un consensus de 12,07 milliards. Alors qu’il tablait sur 2,00-2,10 dollars pour l’exercice en cours, HPE anticipe désormais un bénéfice par action ajusté compris entre 1,88 et 1,98 dollar en raison de l’appréciation de la devise américaine, de la hausse des matières premières et de problèmes d’exécution à court terme.
Ingenico a estimé jeudi que ses perspectives à moyen terme présentées en mars dernier s’avéraient désormais « ambitieuses » après avoir manqué en 2016 son objectif de marge, prévue seulement en légère amélioration cette année. Le groupe tablait sur une marge brute d’exploitation de 22%-23% en 2020, en se basant sur une prévision d’environ 21% pour 2016 qu’il n’a pas atteinte, son taux étant finalement ressorti à 20,6%. Il confirme prévoir un taux plancher de 45% de conversion normatif de l’Ebitda en cash-flow livre et de distribuer au moins 35% de son résultat net sous forme de dividende.
Le groupe italien de services pétroliers, contrôlé conjointement par la compagnie pétrolière Eni et le fonds public FSI, a fait état d’une lourde perte nette de 2,1 milliards d’euros en 2016, sous le coup de charges de dépréciation. Saipem, qui n’a pas encore constaté de reprise dans les investissements de ses clients, prévoit toujours pour cette année un bénéfice d’exploitation ajusté de l’ordre d’un milliard d’euros et un bénéfice net supérieur à 200 millions d’euros. Il n’envisage pas de cession d’actifs.
Telefonica a annoncé hier une hausse annuelle de 14,3% de son excédent brut d’exploitation à 15,118 milliards d’euros pour un résultat net de 2,369 milliards, grâce à l’amélioration de ses activités et à une baisse des charges de restructuration. Sa dette s'élève à 48,595 milliards à fin décembre 2016, soit un milliard de moins en trois mois, grâce à une meilleure génération de trésorerie. S’il prévoit un chiffre d’affaires stable en 2017, il vise une amélioration d’un point de sa marge bénéficiaire et une diminution d’autant de son ratio investissements/chiffre d’affaires.
L’opérateur de téléphonie mobile SFR a de nouveau été condamné jeudi pour violation de ses engagements en matière de maintien de l’emploi après l’externalisation en 2007 de ses trois centres d’appel de Toulouse, Lyon et Poitiers vers les entreprises Téléperformance et Arvato, a appris Reuters auprès de Me Romain Geoffroy, l’avocat des anciens salariés de ces sites. La cour d’appel de Toulouse a confirmé le jugement rendu en première instance par le conseil de prud’hommes en juillet 2015 et a donné raison à 128 anciens salariés du centre d’appel toulousain de SFR. La juridiction leur a accordé entre 15.000 et 40.000 euros de dommages et intérêts pour «perte de chance dans le maintien de leur emploi» après leur transfert à Téléperformance en 2007.
L’ex-directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Rodrigo Rato, a été condamné jeudi à quatre ans et demi de prison par la justice espagnole pour avoir utilisé pour son usage personnel une carte de crédit de l’entreprise Bankia dans laquelle il travaillait. Rodrigo Rato a également présidé Bankia pendant deux ans, jusqu'à ce qu’elle soit renflouée par l’Etat en 2012.
Le groupe PSA va verser un dividende de 0,48 euro au titre de ses comptes 2016. Il s’agit du premier versement depuis l’exercice 2010. Le constructeur automobile français a en effet quasiment doublé son bénéfice net en 2016, à 1,7 milliard d’euros (+92,4%). PSA a généré l’an dernier 2,7 milliards d’euros de trésorerie disponible et affiche une position financière nette de 6,8 milliards d’euros, en forte hausse par rapport à 2015.
Suez étudie l’acquisition de GE Water & Process Technologies, filiale de General Electric spécialisée dans le traitement de l’eau pour les industriels, a déclaré ce matin une porte-parole du groupe, confirmant des informations de presse. Le Figaro rapportait hier que Suez, numéro deux mondial du traitement de l’eau et des déchets derrière Veolia, figurait parmi les candidats encore en course au terme du deuxième tour d’enchères organisées par GE pour sa filiale. «Les activités [de GE Water] sont intéressantes pour Suez et en ligne avec notre stratégie de développement auprès des industriels», a déclaré la porte-parole.
Telefonica a annoncé son intention de privilégier l’amélioration de sa rentabilité cette année afin de réduire son endettement, tout en cherchant des opportunités de cessions d’actifs.
Glencore a annoncé un bénéfice en hausse de 18% en 2016, grâce au rebond des prix des matières premières. Le groupe minier et de négoce affirme qu’il n’a jamais été dans une situation financière aussi solide, ce qui signifie qu’il est prêt pour de petites acquisitions ou de gros dividendes. L’excédent brut d’exploitation (EBE, ou Ebitda) est ressorti à 10,3 milliards de dollars (9,8 milliards d’euros). Le résultat d’exploitation de la division négoce, qui distingue Glencore des autres groupes miniers, a augmenté de 14% à 2,8 milliards de dollars, supérieur à une prévision le donnant de 2,5 à 2,7 milliards.
Le PDG d’Orange, Stéphane Richard, a déclaré ce matin à l’occasion de la présentation des résultats annuels de l’opérateur de télécoms qu’un rapprochement capitalistique n'était pas au menu des discussions avec le groupe de télévision Canal+, pour lequel il avait fait part de son intérêt il y a quelques mois. Orange n’a pas non plus le projet de créer une chaîne de sports en achetant des droits sportifs. En revanche, Stéphane Richard n’a pas fermé la porte à un partenariat avec la filiale de Vivendi pour protéger son accès aux compétitions sportives.
L’action Veolia accusait en fin de matinée la plus forte baisse du CAC 40. Le cours chute de 6,84% à 15,06 euros en réaction à l’abandon par le groupe de traitement de l’eau et des déchets de certains de ses objectifs. Le numéro un mondial du secteur vise désormais un Ebitda de 3,3 à 3,5 milliards d’euros en 2019, contre 3,5 milliards annoncés pour 2018 auparavant (à changes constants). Il a en outre fait savoir que son dividende continuerait d'évoluer en fonction de son résultat net courant (après +9,6% à 0,80 euro par action au titre de 2016), alors qu’il visait précédemment une hausse de l’ordre de 10% par an sur 2016-2018. Veolia n’a non plus formellement confirmé sa prévision de croissance de chiffre d’affaires de 2% à 3% par an en moyenne sur la même période, mais il a en revanche relevé son objectif d'économies à un niveau de 800 millions (contre plus de 600 millions prévus).
Bouygues a publié ce matin des résultats annuels en nette hausse et largement supérieurs aux attentes, portés par une amélioration de la rentabilité de la construction et une forte progression de celle de Bouygues Telecom. Le groupe de BTP, de télécoms et de médias (TF1), dont les ventes ont reculé de 2% en 2016, a vu son résultat opérationnel courant progresser de 19% à 1,12 milliard d’euros, dépassant le consensus Inquiry Financial/Reuters de 1,05 milliard, pour une marge en hausse de 0,6 point à 3,5%. Pour 2017, le groupe prévoit une poursuite de l’amélioration de sa rentabilité, grâce à la stabilisation de la construction en France, à la dynamique de sa filiale télécoms et à une amélioration des performances de TF1. En fin de matinée, le cours de l’action Bouygues caracole en tête du CAC 40 avec une hausse de 4,84% à 36,27 euros.