« Créativité intellectuelle, humilité et capacité de décision sont indispensables »
La parole à... Marie Clark, associée chez Vendôme Associés
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Morgane Remy
Marie Clark, associée chez Vendôme Associés
Le profil d’analyste crédit est-il recherché ?
C’est un métier actif, en fort développement ces dernières années, impulsé notamment par le déploiement des investisseurs en dette privée. On a noté une demande croissante pour les analystes high yield, sur fond de baisse des taux et de recherche de rendement… mais les analystes investment grade sectoriels n’ont pas été en reste. Les sources d’approvisionnement (agences de notation, équipes sell-side, buy-side) restent limitées et le niveau d’exigence élevé.
Quelles sont les exigences des recruteurs ?
Conjuguer une solide expertise analytique et des qualités personnelles : richesse du questionnement, écoute, créativité intellectuelle, humilité, sens critique constructif et capacité à trancher comme à argumenter sont des prérequis. Nous cherchons avant tous des esprits agiles et rigoureux, résistants à la pression, qui ne se laissent pas dominer par les émotions.
Et les salaires sur la place parisienne ?
Ils sont naturellement liés à l’ancienneté dans le métier, en croissance ces dernières années. En moyenne, la base fixe à partir de 6 à 7 ans d’une expérience probante se situe autour de 70 à 80.000 euros. La progression est constante, un analyste très expérimenté et performant peut prétendre à un fixe annuel brut entre 100.000 et 130.000 euros, et supérieur s’il adjoint des responsabilités managériales. Quant au variable, la fourchette est large, de 30 % à 80 % du fixe corrélés à la performance et la valeur ajoutée.
Quelles sont les évolutions possibles ?
Ce métier ouvre actuellement de nombreuses possibilités. Une filière naturelle vers les métiers de la gestion, mais pas exclusivement. Les pistes sont ouvertes : banques (corporate finance), supranationaux, agences de notation, corporates notamment s’il existe un lien sectoriel (fonction financière, communication financière/relations investisseurs…) sont friands de ces profils analytiques, conceptuels et évolutifs.
Entre les discours plus restrictifs de Kevin Warsh et les tensions en Iran, les marchés ont relevé à près de 40% la probabilité d’une hausse de taux ce mercredi à l’issue de la réunion du Comité de politique monétaire de la Fed. Une telle hausse surprise, non téléguidée par le président de la banque centrale, serait une première en dehors des périodes de crise.
La banque centrale joue la montre avant une très probable hausse de taux en septembre, le temps d’avoir les données pour la justifier. Le Conseil des gouverneurs donne cependant l’impression de se satisfaire de voir les marchés anticiper, voire guider ses décisions. Malgré des taux à 10 ans au plus haut depuis longtemps.
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