La Banque nationale suisse (BNS) a, sans surprise, annoncé jeudi le maintien de sa fourchette de fluctuation du Libor à trois mois entre -1,25% et -0,25%, et le niveau de son taux appliqué aux avoirs à vue à -0,75%, auquel il se situe depuis janvier 2015. La devise n’a retrouvé que fugacement le niveau plancher du peg de 1,20 depuis cette date, ce a amené la BNS à estimer encore son niveau «élevé», et à continuer ses interventions sur le marché des changes, ce qui freine le rebond de l’inflation. La banque centrale prévoit ainsi désormais une inflation de 0,3% en Suisse cette année, contre 0,5% attendu en décembre. Elle ne remonterait qu’à seulement 1,2% à horizon 2021.
L’Agence France Trésor a émis jeudi près de 9 milliards d’euros à l’issue de l’adjudication de quatre lignes d’obligations classiques: l’OAT 0,00% 25 février 2022, l’OAT 0,00% 25 mai 2022, l’OAT 0,00% 25 mars 2024 et l’OAT 1,00% 25 novembre 2025. Profitant de la détente globale des rendements en zone euro, et de celui de l’OAT 10 ans à seulement 0,4%, l’AFT a réuni des ratios de couverture respectifs élevés de 5,14, 2,87, 2,48, et de 2,88 fois, et de taux moyens pondérés négatifs, de -0,38%, -0,38%, -0,17%, et -0,02%. L’Agence en a également profité pour adjuger plus de 2 milliards d’euros pour sa nouvelle ligne d’obligations indexées sur l’inflation européenne de maturité 10 ans (l’OAT€i 0,10% 1 mars 2029).
Les dirigeants de l’UE se sont accordés jeudi sur une réforme édulcorée de la supervision financière des Vingt-Huit. Les autorités de tutelle de l’UE disposeront certes de plus de pouvoir pour sanctionner les ventes de produits financiers nuisibles aux investisseurs. Mais la supervision d’acteurs financiers tels que les gérants d’actifs restera du ressort des autorités nationales, permettant à de petits Etats au secteur financier surdimensionné, tels que le Luxembourg et l’Irlande, de se ménager de grands espaces de liberté réglementaire, alors que le texte initial voulait harmoniser le corpus juridique. L’Autorité bancaire européenne (ABE) disposera de plus de moyens pour lutter contre le blanchiment d’argent mais la surveillance continuera d'être exercée pour l’essentiel par les autorités locales.
A l’issue de la réunion du Conseil européen du 21 mars, les dirigeants des Vingt-Sept ont donné deux options au Royaume-Uni concernant la date d’effectivité du Brexit.
La hausse des flux d’investissement combinée à la baisse des rachats a entraîné une collecte nette de 1,5 milliard d’euros en 2018, un record depuis 2011, selon l’enquête annuelle sur l’épargne salariale publiée jeudi par l’Association Française de la Gestion financière (AFG). La légère baisse des encours à 125,5 milliards est due à l’effet marché de fin d’année. Les flux d’investissement dans les PEE et Perco unt connu une hausse de plus de 5% à 15,2 milliards d’euros (+800 millions d’euros par rapport à 2017), avec notamment 3,9 milliards d’euros au titre de la participation (+2%), et 5,2 milliards au titre de l’intéressement (+6%). Les salariés ont investi 9% supplémentaires dans leurs dispositifs d’épargne salariale et retraite par des versements volontaires.
Le Livret A et le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) ont enregistré le mois dernier une collecte nette de 2,5 milliards d’euros, en retrait sensible par rapport à celle de janvier (4,63 milliards), mais néanmoins la plus élevée pour un mois de février depuis 2013, date du dernier relèvement de son plafond, selon les données publiées jeudi par la Caisse des dépôts (CDC). Pour le seul Livret A, les dépôts ont dépassé les retraits de 1,93 milliard d’euros en février et la collecte du LDDS a été pour sa part positive de 580 millions. L’encours total des deux livrets, avec les intérêts capitalisés, s'élevait à 398,6 milliards d’euros à fin février, en hausse de 4,5% sur un an, dont 289,7 milliards pour le Livret A et 108,9 milliards pour le LDDS.
L'économie argentine s’est contractée de 2,5% en 2018, sous l’effet de la crise du peso et de la flambée de l’inflation, a annoncé jeudi l’institut national de statistique. Sur le seul quatrième trimestre, la contraction a atteint 6,2%, soit la plus mauvaise performance depuis 2009. Le président Mauricio Macri, qui mettra en jeu son mandat en octobre prochain, peine à contenir l’envolée de l’inflation et les taux d’intérêt astronomiques qui étouffent l’activité des ménages comme des entreprises. Il s’est engagé à réduire les dépenses et la dette publiques dans le cadre d’un plan d’aide de 56,3 milliards de dollars (environ 50 milliards d’euros) négocié l’an dernier avec le Fonds monétaire international.
Steve Eisman, le gérant de Neuberger Berman rendu célèbre grâce à son livre The Big Short, a jeté son dévolu sur le Canada, pariant que son marché immobilier chancelant et son économie léthargique vont causer des problèmes aux principales banques du pays, rapporte le Financial Times. Le gérant de Neuberger Berman fait partie d’un nombre grandissant de vendeurs à découvert qui prennent des positions sur des sociétés comme TD Bank et Royal Bank of Canada, en anticipation d’une chute des actions. Steve Eisman est convaincu que les actions des banques seront sous pression. «Les banques canadiennes sont un oligopole. Elles ne sont pas prêtes mentalement», dit-il.
Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne (UE) vont discuter de la Chine lors d’un dîner, jeudi soir, et d’une stratégie plus défensive face à un pays qui ne semble pas offrir de réciprocité aux Européens en termes d’ouverture des marchés.
Un temps particulièrement doux a permis aux ventes de détail au Royaume-Uni d’afficher un rythme de croissance plus soutenu que prévu au mois de février, montrent les statistiques officielles publiées ce jeudi. L’Office national de la statistique (ONS) a fait état d’une hausse de 4,0% des ventes sur un an le mois dernier.
Le nombre des inscriptions au chômage a baissé plus que prévu la semaine dernière aux Etats-Unis, attestant d’un marché de l’emploi qui reste robuste même si le rythme des créations d’emplois a ralenti depuis l’an passé. Ce nombre, corrigé des variations saisonnières, a diminué de 9.000 à 221.000 dans la semaine au 16 mars, a annoncé aujourd’hui le département du Travail. Les économistes anticipaient en moyenne 225.000 inscriptions.
Wendel a publié jeudi un actif net réévalué (ANR) en baisse de 16,4% sur douze mois et a annoncé le lancement d’un programme de rachat d’actions de 200 millions d’euros. L’ANR de la société d’investissement s'élevait à 6,823 milliards d’euros au 31 décembre 2018, soit 147,4 euros par action. La décote sur l’ANR atteint 30,0% par rapport à la moyenne 20 jours du cours de Wendel au 31 décembre 2018.
L’autorité a décidé hier soir de maintenir son taux directeur Selic à un niveau de 6,50% à l’issue de la première du Comité de politique monétaire (Copom) sous la directeur de Roberto Campos Neto. Ce dernier semble ainsi vouloir assurer la continuité dans la politique monétaire menée par son prédécesseur, Ilan Goldfajn, qui avait réduit le taux de 775 pb, avant de les maintenir à leur plus bas niveau historique de 6,50% depuis il y a tout juste un an, grâce à la faiblesse du niveau d’inflation à 3,9% en février, un niveau bien inférieur à son objectif de 4,25% en moyenne pour cette année.
Les banques centrales d’Indonésie (BI) et des Philippines (BSP) ont toutes deux maintenu ce matin leurs taux directeurs à des niveaux respectifs de 6% et de 4,75%. Ces décisions, qui étaient largement attendues par le consensus, interviennent après des cycles de resserrement monétaire de 175 pb opérés par les deux autorités au cours de l’année dernière à la suite de la forte correction de leurs taux de change, qui menaçait la stabilité financière, et de l’inflation. Or, le répit dont les devises émergentes bénéficient depuis le début de l’année a permis aux niveaux d’inflation des deux pays de reculer à 2,6% en Indonésie et à 3,8% aux Philippines au mois de février.
L’autorité de régulation des marchés chinois (CSRC) a annoncé ce matin avoir imposé aux investisseurs institutionnels de ne plus utiliser qu’un seul compte pour souscrire aux émissions d’obligations convertibles, à l’approche de celle qu’envisage de réaliser Bank of Communications dans les prochains jours, selon Bloomberg qui cite des sources proches.
La Banque nationale suisse (BNS) a sans surprise annoncé ce matin le maintien de sa fourchette de fluctuation du Libor à trois mois entre -1,25% et -0,25% et le niveau de son taux appliqué aux avoirs à vue à -0,75%, auquel il se situe depuis janvier 2015 au moment de l’abandon de sa politique d’arrimage (peg) du franc suisse à l’euro. Le fait que la devise n’ait retrouvée que fugacement le niveau plancher du peg de 1,20 depuis cette date a amené la BNS à estimer une nouvelle fois que son niveau est « élevé », et à continuer ses interventions sur le marché des changes, ce qui freine le rebond de l’inflation.
La banque centrale de Norvège a relevé ce matin son taux directeur de 25 points de base (pb) pour le porter à un niveau de 1%, et a même suggéré qu’elle procédera à une nouvelle hausse avant la fin de l’année. « L'économie norvégienne croît à un rythme vigoureux, et l’utilisation des capacités semble désormais légèrement supérieure à la normale (…). Les perspectives et l'équilibre des risques suggèrent que le taux directeur devra probablement être à nouveau relevé dans le courant du prochain semestre », a expliqué le gouverneur de la Norges Bank, Oystein Olsen.
IG group, société de trading en ligne mondiale, a annoncé jeudi une chute trimestrielle de ses revenus de trading de 29,4% par rapport à l’année précédente à 108 millions de livres. Cette baisse est due « à la réduction des revenus par client qui reflète la faible volatilité des marchés financiers ce trimestre », en particulier en février où il y a eu peu d’activité sur les marchés, explique le groupe dans un communiqué.
Le cabinet Ernst & Young estime qu’au 28 février 2019,1.000 milliards de livres sterling d’actifs ont ététransférés ou sont en passe d'être transférés horsdu Royaume-Unien raison du Brexit. Un chiffre qui s'élevait à800 milliards de livres sterlingen novembre dernier. EY s’appuie sur son Brexit Tracker qui suit depuis le 24 juin 2016, date de la victoire du «Leave» au référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, les annonces publiques émanant de 222plus grandes entreprises de services financiers opérant au Royaume-Uni. Le consultant indique que le montant d’actifs concernés par un transfert hors du territoire britannique va probablement encore augmenter à mesure que le Brexit approche. 23 sociétés ont annoncé un transfert d’actifs hors du territoire britannique selon le décompte d’EY, dont 10 sont des banques, 8 des assureurs et 5 des gestionnaires d’actifs et de fortune. Côté emplois, quelque 7000 emplois dans le secteur des services financiers pourraient faire l’objet d’une relocalisation du Royaume-Uni vers l’Europe. Neuf entreprises supplémentaires (39 des entreprises suivies au total) ont annoncé de telles opérations entre novembre 2018 et février 2019. A cela s’ajoute 2300 nouveaux emplois créés ou en train d'être créés pour répondre aux problématiques posées par le Brexit par les firmes suivies au sein duEY Brexit Tracker.Seul un peu plus de 500 de ces 2300 personnes ont été ou seront embauchées à Londres. Dublin confirme sa première place quant aux villes choisies par les firmes de services financiers opérant au Royaume-Uni pour la relocalisation de leur personnel et/ou de leurs opérations. 28 entreprises suivies par EY dans son indicateur ont privilégié la capitale irlandaise. Entre novembre 2018 et février 2019, 3 nouvelles sociétés ont choisi Paris et Luxembourg pour la relocalisation de leur personnel et/ou de leurs opérations, passant de 15 à 18 pour la capitale française et de 16 à 19 pour le duché. EY indique que 21 entreprises ont jeté leur dévolu sur Francfort tandis que 6 ont choisi Amsterdam et Madrid. Milan et Bruxelles ont chacune obtenu les faveurs de 5 sociétés suivies par EY. Selon l’indicateur d’EY, 28 gestionnaires d’actifs présents au Royaume-Uni ont jusqu'à présent publiquement envisagé de transférer ou confirmé le transfert d’opérations et d’employés en Europe, dont 14 à Dublin et 10 auLuxembourg. Omar Ali, chargédes services financiers du Royaume-Uni chez EY, estime qu’aucune entreprise de services financiers ne peut être certaine de la façon dont un Brexit désordonné peut l’impacter, peut impacter ses clients, les chaînes d’approvisionnementou plus largement l'économie britannique. Le consultant souligne aussi ne pas observer beaucoup de surprises de dernière minute, les sociétés exécutant les plans de transfert d’actifs et d’opérations comme attendu. Omar Ali n’a aucun doute sur le fait que les incertitudes liées au Brexit vont pousser au transfert d’un plus grand nombre d’actifs et de personnel hors du Royaume-Uni et pas nécessairement au sein de l’Union européenne.
Elior Group a annoncé être entré récemment en discussions exclusives avec PAI Partners concernant une cession potentielle de ses activités de concessions regroupées au sein de sa filiale Areas. "À ce stade, toute indication sur l’issue de ces discussions est tout à fait prématurée. Elior Group ne souhaite faire à ce stade aucun commentaire additionnel et communiquera en temps voulu, conformément à la réglementation en vigueur», indique un communiqué du groupe de restauration collective et de concessions. Ce processus de vente, dont les chefs de file sont Morgan Stanley et BNP Paribas, devrait être bouclé dans les semaines qui viennent et rapporter entre 1 et 1,5 milliard d’euros, indiquait mardi l’agence Reuters.Mi-novembre, Elior avait annoncé envisager la scission de ses activités de concession regroupées dans sa filiale Areas.
C’est le montant en dollars de la dette traitant à un taux négatif, soit 17 % du stock mondial. Elle a fortement augmenté depuis octobre 2018, quand elle avait atteint un point bas à un peu plus de 5.700 milliards. Mais depuis, les grandes banques centrales ont adopté (Fed, BCE,..) ont adopté un ton plus accommodant en marquant une pause ou en reportant la hausse des taux face au ralentissement économique et à une inflation anémique. La conséquence : un regain de vigueur de la recherche de rendement et donc des marchés crédits et émergents.
Sentiment. Plus l’incertitude économique et politique dure, plus elle est susceptible d’avoir un impact sur la croissance économique et donc d’amplifier un ralentissement tout en entamant le potentiel de croissance. C’est le risque auquel doit aujourd’hui faire face l’Europe. Afin de mesurer et d’anticiper cet impact, Oxford Economics a développé un indicateur de sentiment des affaires à partir de la dispersion des réponses sur les anticipations des entrepreneurs dans l’enquête réalisée par la Commission européenne. Ce nouvel indicateur permet d’anticiper de six mois les évolutions de la demande de biens d’équipements et intermédiaires et de onze mois la demande de crédit. Les économistes pensent que la hausse de l’incertitude au cours des douze derniers mois pourrait peser sur l’investissement jusqu’à la fin de cette année. L’Allemagne est sans surprise le pays où l’incertitude est la plus grande. Et si la baisse de la confiance ne provoque pas à elle seule un ralentissement, elle peut néanmoins amplifier significativement les chocs. Cette incertitude rend ainsi la zone euro plus vulnérable aux risques non encore résolus que forment le Brexit, la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine et les menaces de tarifs douaniers américains dans l’automobile. Si l’un d’eux se matérialise, l’Europe pourrait basculer du ralentissement à la récession, selon Oxford Economics.
Nouveau rebondissement dans l’affaire des taux interbancaires. L’ESTR (Euros Shot Term Rate) ne verra pas le jour. Toutefois, il est entendu que l’Eonia n’est plus une référence pour les prêts entre banques au jour le jour. La Banque centrale européenne (BCE) a simplement décidé de modifier l’appellation de son taux à court terme en euros, déjà surnommé « Ester ». C’est « €STR » qui verra le jour en octobre. Nul n’ira ester en justice.