Les actionnaires de la société familiale 3B Finance GmbH, CM-CIC Investissement et la Banque Fédérative du Crédit Mutuel (Crédit Mutuel Alliance Fédérale) ont accepté l’offre d’acquisition du suédois Assa Abloy, qui détient déjà 39% du capital de la société suisse. L’accord valorise par transparence la participation majoritaire de 53,75% détenue par Agta Finance – holding d’Agta Record - dans le capital d’Agta record au prix de 70 euros par action. Soit une valorisation de 933 millions d’euros pour 100% d’Agta Record. Assa Abloy détiendrait ainsi 93,77% du capital de sa cible à l’issue de l’opération. Elle sera suivie du dépôt par le groupe Assa Abloy d’une offre publique sur les 7% du capital restants au prix de 70 euros par action. Assa Abloy prévoit ensuite de mettre en œuvre, conformément aux dispositions de la loi fédérale suisse, une procédure dont les effets seraient équivalents à un retrait obligatoire, via une opération de fusion sur l’ensemble des actions Agta Record non encore acquises.
La France met sur les rails ce mercredi une taxe nationale visant les géants du numérique faute d’avoir rallié l’ensemble de ses partenaires européens au projet, sans abandonner toutefois l’espoir d’arriver à une solution plus large, dans le cadre de l’OCDE. Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, doit présenter lors du conseil des ministres un projet de loi instaurant une taxe de 3% sur leur chiffre d’affaires numérique réalisé en France, effective à partir du 1er janvier 2019.
John Marshall, ambassadeur du Royaume-Uni au Luxembourg, s’est exprimé, mardi 5 mars, sur l’agenda à venir concernant le Brexit dans le cadre de la conférence sur l’industrie européenne de la gestion d’actifs organisée par l’association luxembourgeoise des fonds d’investissement (Alfi). Le diplomate, qui a été nommé au Luxembourg en juin 2016,s’en est tenu àsoulignerl’importance cruciale du vote du parlement britannique le 12 mars prochain sur l’accord négocié avec les instances européennes à propos de la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne. Si le deal est rejeté une secondefois, un autre vote interviendra le 13 mars sur la sortie du Royaume-Uni sans accord et si le parlement britannique rejette cette option, un autre vote portant sur le report de la date effective du Brexit aura lieu le 14 mars. «Après le Brexit, nous devrons agir très vite pour négocier les deals dont nous avons besoin,» a déclaré John Marshall. Interrogé sur la possibilité de la tenue d’un second référendum, l’ambassadeur a répondu que «cette idée suscite beaucoup d’oppositions» et qu’il s’agissait d’une question «très clivante». Un vote avait été préalablement soumis au public de la conférence sur l’utilité d’un report de la date effective du Brexit. L’option d’un nouveau référendum et l’implémentation d’un délai pour l’organiser l’emportait largement auprès des participants. Le temps des plans Brexit Plus tôt dans la journée, des représentants de trois gestionnaires d’actifs (M&G Investments, Capital Group et BNY Mellon IM) ont évoqué l’approche de leurs firmes vis-à-vis du Brexit. Micaela Forelli, directrice de la distribution et senior manager à M&G International Investments - filiale luxembourgeoise de M&G Investments - a expliqué que la firme avait été l’une des plus impactées par le Brexit. Après le référendum sur le Brexit, M&G a ouvert un deuxième hub d’investissementau Luxembourg et que les équipes sur place sont passées de 10 à 30 personnes.Quelque 40 milliards d’euros gérés par M&G Investments ont été transférés hors du Royaume-Uni à cause du Brexit. Le projet «Brexit» s’est étalé sur deux ans au sein de la firme britannique. Jean-Marc Goy, conseiller senior chez Capital Group, a indiqué que le gestionnaire d’actifs américain était prêt à affronter n’importer quel scénario du Brexit. Néanmoins quelques ajustements ont été réalisés au sein de l’antenne luxembourgeoise de Capital Group, qui dispose d’une licence étendue pour des opérations sur des mandats de gestion séparés. Aussi les différents bureaux européens de la société de gestion ne sont-ils plus rattachés à Londres mais à Luxembourg. Afin de pouvoir commercialiser ses fonds luxembourgeois auprès de la clientèle britannique, Capital Group a soumis à la FCA - le régulateur britannique - une demande pour bénéficier du régime de permission temporaire (temporary permission regime) dans le cas d’un Brexit sans accord. Du côté de BNY Mellon Investment Management, Gerald Rehn, responsable des produits et stratégies à l’international, le Brexit a amené la firme à se rapprocher encore davantage de ses clients basés en Europe continentale et a regardé encore plus précisément lesréglementations locales (en France, Allemagne et Luxembourg par exemple).Il a aussi indiqué que BNY Mellon IM avait recruté quelquesanciens de la maison pour mener à bien les opérations au Luxembourg et que le nombre d’employés physiquement présents est passé à 12. Aussi la firme a-t-elle de plus en plus recours aux vidéo-conférences pour une meilleure intégration des employés de l’antenne luxembourgeoise et pour qu’ils ne sentent pas exclus des décisions prises à Londres.
Les autorités de supervisions luxembourgeoises ont accordé en 2018 80 nouvelles licences à des banques, des gestionnaires d’actifs, des assurances et des sociétés d’investissement. Ce chiffre inclut les établissements de services financiers qui ont publiquement annoncé leur décision de relocaliser leurs activités au Luxembourg dans le contexte du Brexit : à ce jour, 47 relocalisations d’activités ont été annoncées, précise l’agence de développement Luxembourg for Finance dans un communiqué. Actuellement, 136 banques de 28 pays différents s’appuient sur le Luxembourg comme centre européen ou international. Depuis le 31 novembre 2018, l’industrie luxembourgeoise comptait 4.190 milliards d’euros de fonds sous gestion, avec une augmentation annuelle de 1,37%
L’activité du secteur privé a accéléré plus que prévu en février dans la zone euro, selon les enquêtes IHS Markit auprès des directeurs d’achat. L’indice PMI composite a progressé à 51,9 contre 51,0 en janvier. Il reste proche du seuil de 50 qui marque la frontière entre croissance et contraction. «L'économie de la zone euro pourrait avoir du mal à faire mieux que la croissance de 0,2% du quatrième trimestre», commente Chris Williamson, chef économiste chez IHS Markit. L’activité dans le secteur manufacturier s’est contractée en février pour la première fois depuis juin 2013, mais dans les services l’indice a progressé à 52,8 contre 51,2 en janvier.
Un choc sur l’endettement des entreprises américaines, qui atteint 5.700 milliards de dollars (5.030 milliards d’euros) rendrait un ralentissement de la croissance de la première économie mondiale encore plus douloureux, a indiqué mardi Robert Kaplan, président de la Fed de Dallas, à Reuters. Le souhait de ne pas précipiter une crise de crédit avec un resserrement trop rapide des conditions financières constitue une raison de plus pour justifier la pause décidée par la Fed dans le relèvement des taux.
Les ventes américaines de logements neufs ont augmenté de 3,7% en décembre au rythme annualisé de 621.000 unités, le total le plus élevé depuis mai 2018, selon les données publiées mardi par le département du Commerce. Le chiffre de novembre a cependant été révisé à 599.000 unités au lieu des 657.000 initiales. Le consensus Reuters anticipait en moyenne une baisse de 8,7% à 600.000 en décembre. Sur un an, ces ventes ont reculé de 2,4%, mais sur 2018 elles ont progressé de 1,5%.
La croissance de l’activité dans les services aux Etats-Unis a accéléré plus que prévu en février, selon l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM). L’indice ISM des services a rebondi à 59,7 après 56,7 en janvier, qui constituait un plus bas de six mois. Les économistes prévoyaient en moyenne une hausse plus modeste à 57,3. Les entrées de commandes sont à leur meilleur niveau depuis près de 14 ans, à 65,2, après le recul de janvier à 57,7. Celle de l’emploi s’est tassée à 55,2, au plus bas depuis juin 2018, après 57,8 en janvier.
Le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, a déclaré mardi qu’une décision serait prise d’ici vendredi sur le projet de liaison TGV entre Turin et Lyon, source de profondes divisions au sein de la coalition au pouvoir à Rome. Le projet est au point mort parce que le Mouvement 5-Etoiles (M5S) s’y oppose, alors que leurs partenaires gouvernementaux de la Ligue (extrême droite) y sont favorables. Le sous-secrétaire à l’Environnement, Stefano Buffagni, a déclaré que le M5S était prêt à quitter le gouvernement si le projet n’est pas abandonné.
Ces cinq prochaines années, Chevron s’attend à plus que doubler sa production dans le bassin permien au Texas et au Nouveau-Mexique, à 900.000 barils d'équivalent pétrole par jour, a annoncé le groupe mardi lors d’une journée investisseurs. Cela représente une hausse de près de 40% par rapport à sa précédente prévision. Le pétrolier américain a par ailleurs indiqué qu’il maintiendrait ses investissements à un montant annuel de 18 milliards à 20 milliards de dollars (15,9 à 17,7 milliards d’euros) cette année et en 2020, et que cette fourchette augmenterait légèrement, à 19 - 22 milliards de dollars, sur 2021-2023.
L’administration américaine a annoncé lundi qu’elle va mettre fin à des accords commerciaux préférentiels avec l’Inde et la Turquie car ils «ne respectent plus les critères». Ils bénéficiaient du statut de pays en développement bénéficiant du SGP (système généralisé de préférences), qui permet à des pays en développement d’exporter aux Etats-Unis certains produits sans barrière douanière s’ils respectent des critères, dont la lutte contre le travail des enfants et le respect de la propriété intellectuelle. Concernant l’Inde, le bureau du représentant américain au Commerce (USTR) a mis en avant l’absence d’assurances suffisantes pour permettre aux Etats-Unis un accès «équitable et raisonnable à son marché» - à cause de barrières commerciales qu’impose l’Inde. La Turquie a vu son statut remis en cause officiellement en raison de son niveau de développement économique. Les Etats-Unis ont importé 1,66 milliard de dollars de produits turcs via le programme SGP en 2017.
La Grande-Bretagne supprimera 80 à 90% des droits de douane sur les produits importés si elle quitte l’Union européenne (UE) sans accord, mais elle les conservera dans certaines catégories sensibles, rapporte Sky News mardi. La chaîne ajoute que le gouvernement compte publier les détails de cette opération si les parlementaires rejettent le compromis de la Première ministre Therera May la semaine prochaine. «Selon des sources gouvernementales, les 10 à 20% de produits plus sensibles qui conserveront leur protection sont l’automobile, le boeuf, le mouton, les produits laitiers et certains textiles», dit Sky.
Les valeurs biotechnologiques étaient en repli mardi en fin de séance à Wall Street, après l’annonce par plusieurs médias de la démission prochaine du commissaire de la Food and Drug Administration (FDA), l’autorité sanitaire américaine, Scott Gottlieb. L’un des indices de référence du secteur, l’iShares Nasdaq Biotechnology ETF (IBB) reculait de 0,3% après avoir progressé de 0,5% avant que la nouvelle ne soit rendue publique. Les décideurs du secteur biotechnologique ont souvent loué l’action de Scott Gottlieb, qui a accéléré les approbations de médicaments génériques et mis en place de nouveaux processus d'évaluation pour les nouveaux traitements comme la thérapie génique.
Le groupe suédois de retraites AMF, gérant l’équivalent de 65 milliards d’euros, a nommé Tomas Flodén responsable de la gestion d’actifs. L’intéressé est actuellement directeur de cabinet et vice-président de Finansinspektion, l’autorité suédoise des marchés financiers. Il prendra ses fonctions en avril 2019. AMF gère les retraites d’environ 4 millions de clients. LM.
Après la révélation du Canard Enchaîné de la forte hausse de rémunération du président de la Macif, le journal satirique dévoile le parachute doré de 300.000 euros net (soit 12 mois de salaire) de Patrick Bézier, ex-directeur général d’Audiens, le groupe de protection sociale des métiers de la culture et des médias. Parti fin juin 2018, Patrick Bézier a pu toucher au cours de l’année un total de 1,9 million d’euros, en comptant le parachute doré, son salaire (420.000 euros brut en 2017), les indemnités légales de départ à la retraite et le solde pour tout compte. Après 15 ans à la tête du groupe, le dirigeant doit également profiter de deux retraites chapeaux. Audiens, groupe à but non lucratif géré par les partenaires sociaux, s’occupe de la retraite complémentaire des professions du spectacle et des médias (dont des journalistes pigistes précaires) pour le compte de l’Agirc-Arrco, propose des offres de soins et prévoyance et règle également les indemnités de congés payés des intermittents du spectacle. Patrick Bézier explique qu’Audiens regroupe une dizaine d’institutions de retraites et de prévoyance et qu’il touche un salaire pour diriger chacune d’elles. « Ramené à chaque société, ça fait des montants très raisonnables (…) par exemple pour diriger la mutuelle d’Audiens, j’étais payé 5.000 euros par mois », indique-t-il. « On fait le même métier que des groupes d’assurances où les dirigeants touchent, eux, des stock-options », ajoute-t-il. Odile Tessier a été nommée directeur général d’Audiens le 30 juin 2018. Elle était jusqu'à présent directeur général adjoint du groupe. Patrick Bézier est resté conseiller spécial d’Odile Tessier et président d’Audiens Care, l’offre de soins et de prévention du Groupe Audiens, « à titre bénévole », indique-t-il au journal. TV
Dans sa nouvelle lettre d'information, l'Af2i fait la part belle au digital avec un retour sur son Club des Prospectives organisé fin 2018. L'association met aussi en lumière plusieurs événements tenus fin 2018, et présente de nombreuses études ainsi que sa nouvelle Commission Investissement Responsable.
Dzeta Conseil, le family office créé par la famille Darmon en 2009, vient de prendre une participation majoritaire dans la société Groupemen, distributeur de menuiseries intérieures et extérieures. La société perpignanaise qui souhaitait accélérer son développement avait mandaté les équipes d’Adviso Partners fin 2018 pour lui trouver un nouvel investisseur. C’est donc Dzeta Conseil qui a fini par remporter la mise, tandis que le fondateur de la société, Olivier Lopez, conserveraune minorité des titres. L'équipe de management seraégalement intéressée au capital. Le montage est financé par une dette senior structurée par Banque Populaire du Sud, Banque Populaire Occitane et Banque Populaire Méditerranée. Les détails de l’opération n’ont pas été dévoilés. «Groupemen est un leader régional qui a le potentiel pour devenir un acteur significatif à l’échelle nationale par croissance organique et par croissance externe. Nous souhaitons apporter au groupe les moyens humains et financiers pour l’accompagner dans cette nouvelle phase de développement», indique dans un communiqué Claude Darmon, président de Dzeta Conseil. Pour mémoire, depuis sa création en 2009, le family office de la famille Darmon s’est spécialisé dans l’investissement en private equity via des prises de participations quasi exclusivement majoritaires et accompagnées d’une offre de conseil aux entrepreneurs.
Les sorties de cote et le nombre d’entreprises sous LBO battent des records dans le monde, écrit Les Echos. Réunis la semaine dernière à Berlin pour leur grand-messe annuelle, SuperReturn, les fonds veulent détrôner l’industrie du coté avec leurs quelques 2.000 milliards de dollars de cash net à investir. « L’un de nos concurrents, les introductions en Bourse, est sorti du marché. Nous sommes en train de remplacer les marchés de capitaux », a déclaré le responsable en Europe de General Atlantic, aux côtés de Centerbridge, Ares et EQT, alors que l’on ne compte plus le nombre de fonds qui doublent de taille en seulement trois mois depuis deux ans. Les investisseurs ont pris un nouveau cap. En 2019, plus de la moitié des 230 clients du géant Blackrock, à la tête de 7.000 milliards de dollars d’actifs, veulent réduire leur exposition aux marchés actions et 47 % accroître leurs investissements dans le capital-investissement. « Sans les marchés privés, les institutionnels risquent de manquer leur cible de rendement », a estimé David Blumer, le patron des investissements alternatifs de Blackrock, à SuperReturn. D’ici à 2023, un portefeuille coté devrait voir sa performance réduite de quasi-moitié, à 4,5 %. A titre de comparaison, entre 2004 et 2018, le « private equity » a surperformé les actions cotées de 530 points de base, à 14,2 % par an, et la dette privée de 327 points, à 7,1 %. Le journal rappelle aussi que, depuis 2002, la valeur des actifs du secteur privé a déjà septuplé, un rythme deux fois plus rapide que les marchés actions, d’après McKinsey. Le nombre d’entreprises sous LBO aux Etats-Unis a grimpé de 4.000 à 8.000 entre 2006 et 2017, quand celui des sociétés cotées en Bourse a chuté de 16 %, à 4.300, et même de quasi-moitié depuis 1996.
Au cours des cinq prochaines années, Chevron s’attend à plus que doubler sa production dans le bassin permien au Texas et au Nouveau-Mexique, à 900.000 barils d'équivalent pétrole par jour, a annoncé le groupe aujourd’hui lors d’une journée investisseurs. Cela représente une hausse de près de 40% par rapport à sa précédente prévision. Le pétrolier américain a par ailleurs indiqué qu’il maintiendrait ses investissements à un montant annuel de 18 milliards à 20 milliards de dollars (15,9 à 17,7 milliards d’euros) cette année et en 2020, et que cette fourchette augmenterait légèrement, à 19 - 22 milliards de dollars, sur 2021-2023.
Le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, a déclaré aujourd’hui qu’une décision serait prise d’ici à vendredi sur le projet de liaison TGV entre Turin et Lyon, source de profondes divisions au sein de la coalition au pouvoir à Rome. Le projet est au point mort depuis des mois parce que les populistes du Mouvement 5-Etoiles (M5S) s’y opposent, alors que leurs partenaires gouvernementaux de la Ligue (extrême droite) y sont favorables.
Les ventes de logements neufs aux Etats-Unis ont augmenté de 3,7% en décembre au rythme annualisé de 621.000 unités, le total le plus élevé depuis mai 2018, selon les données publiées mardi par le département du Commerce. Le chiffre de novembre a cependant été révisé à 599.000 unités au lieu des 657.000 initialement annoncées. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne une baisse de 8,7% à 600.000 en décembre.
La croissance de l’activité dans les services aux Etats-Unis a accéléré plus que prévu en février, avec des entrées de commandes à leur meilleur niveau depuis près de 14 ans, montrent ce mardi les résultats de l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM). L’indice ISM des services a rebondi à 59,7 après 56,7 en janvier, qui constituait un plus bas de six mois. Les économistes prévoyaient en moyenne une hausse plus modeste à 57,3.
Un choc sur l’endettement des entreprises américaines, qui atteint 5.700 milliards de dollars (5.030 milliards d’euros) rendrait un ralentissement de la croissance de la première économie mondiale encore plus douloureux, a indiqué mardi Robert Kaplan, président de la Fed de Dallas, dans un entretien à Reuters. Le souhait de ne pas précipiter une crise de crédit avec un resserrement trop rapide des conditions financières constitue une raison supplémentaire pour justifier la pause décidée par la Réserve fédérale dans le relèvement des taux. «C’est quelque chose dont je suis conscient et qui en quelque sorte renforce mon sentiment que nous ne devrions pas prendre d’initiative pendant une certaine période de temps», a souligné le banquier central.
La Grèce a placé mardi avec succès un emprunt souverain à 10 ans, le premier depuis une décennie pour cette échéance. Alors que le rendement initial était proposé à 4,125%, le gouvernement a réduit son indication de mise à prix à 3,9-4,0%, avant de placer les titres à un rendement de 3,90%. Les investisseurs ont répondu présent. La demande pour le nouvel emprunt grec à 10 ans a dépassé 11,3 milliards d’euros, et Athènes a levé 2,5 milliards.
L’activité du secteur privé a accéléré plus que prévu en février dans la zone euro mais est restée faible, une reprise dans les services ne masquant que partiellement la mauvaise passe du secteur manufacturier, montrent les résultats définitifs des enquêtes IHS Markit auprès des directeurs d’achat. L’indice PMI composite a progressé à 51,9 contre 51,0 en janvier. Ce niveau est supérieur à l’estimation «flash» de 51,4 publiée le 21 février mais reste proche du seuil de 50 qui marque la frontière entre croissance et contraction de l’activité.
La Chine a annoncé mardi des réductions d’impôts, une hausse des dépenses d’infrastructure et des mesures pour encourager les prêts aux petites et moyennes entreprises afin de relancer une économie qui croît à son rythme le plus faible depuis près de 30 ans. Le gouvernement vise une croissance de 6,0 à 6,5% en 2019, moins que celle de 6,6% officiellement enregistrée en 2018, a déclaré le Premier ministre Li Keqiang à l’ouverture de la session annuelle du Parlement chinois.