Les bons élèves ne sont pas forcément les plus inventifs. Un grand groupe français de services technologiques confirme la règle en devançant les exigences de la loi Pacte avec l’expression de sa « raison d’être ». Ledit groupe, membre du CAC 40, explique que son objectif est de « façonner l’espace informationnel… Nous supportons (sic) le développement de la connaissance… ». Rien de moins ! Il souhaite « challenger (re-sic) les modes de travail »... Pourquoi se l’interdire ? La raison d’être, apparemment, n’empêche ni les ambitions, ni les barbarismes. Rien ne manque non plus côté bons sentiments, ni l’« approche pluriculturelle », ni l’offre « au plus grand nombre, de vivre, travailler et progresser durablement et en toute confiance dans l’espace informationnel ». Espérons que ce sujet de la « raison d’être » des entreprises va dépasser peu à peu l’exercice formel s’il veut atteindre son objectif : réconcilier la population avec les grands groupes.
MODÈLE À CRÉDIT La livre turque est de nouveau dans une zone de turbulence. Après une chute historique en 2018, qui avait obligé la Banque centrale à porter son taux directeur à 24 %, la pression était retombée, mais la situation économique et l’interventionnisme de l’exécutif ont rappelé aux investisseurs la fragilité du pays. La Turquie est entrée en récession au premier trimestre ; situation économique qui a coûté les élections municipales à l’AKP, le parti du président turc Recep Tayyip Erdogan, à Ankara et à Istanbul. Ce dernier a réclamé un décompte des votes à Istanbul. Avant ce scrutin, le taux offshore interbancaire au jour le jour de référence sur la livre turque avait atteint 1.200 %, une façon de dissuader la vente à découvert de la devise. Ce qui n’a pas été du goût des investisseurs étrangers. Malgré l’amélioration au dernier trimestre de la balance courante, la Turquie est victime de son modèle de croissance par le crédit. Les marchés financiers montrent crûment qu’ils sont de moins en moins enclins à financer de tels modèles.
GRISE MINE En 2018, les investissements de business angels français ont marqué un repli sensible. Selon les données de France Angels, les montants totaux investis ont reculé de 23 % sur un an, à 37,7 millions d’euros, de même que le nombre d’opérations de financement ou de refinancement réalisées, passé de 509 à 455. Le réseau de business angels explique que cet attentisme a été « provoqué par les mesures réglementaires et fiscales votées lors de la Loi de finances 2018 ». Géographiquement, l’Ile-de-France concentre le plus d’investissements (31,7 %), suivi de Rhône-Alpes-Auvergne (17,9 %) et de la région Paca (9,4 %). Les business angels restent concentrés en priorité sur les secteurs de l’informatique et du numérique (42 %) et de la santé (21 %).
Pinterest fait pâlir ses actionnaires. Le réseau social de partage d’images a annoncé le 8 avril son intention de s’introduire sur le Nasdaq à un prix compris entre 15 et 17 dollars par action. Sur la base de cette fourchette, la société se paierait environ 3 milliards d’euros en-dessous de la valorisation qu’elle avait atteinte lors de son dernier tour de table, en 2017. Le message des investisseurs en Bourse est clair : toute la création de valeur a été captée, et soufflée, lors des multiples levées de fonds privées qui sont devenues la norme pour les entreprises technologiques, le dernier arrivé étant évidemment perdant. Vivement l’introduction en Bourse d’Uber, un temps fort de l’année pour Wall Street.
Le nombre d’obligations chinoises – d’Etat et de banques de développement d’Etat – onshore libellées en renminbi ayant débuté le 1er avril leur processus d’entrée dans l’indice Bloomberg Barclays Global Aggregate (BBGA), qui doit s’étaler sur vingt mois. Ce « segment » représentera d’abord environ 6,1% de l’indice (54.900 milliards de dollars) derrière les titres libellés en dollar, euro et yen. L’univers offre un rendement moyen de 3,2 %, plus élevé que celui de l’indice « couvert » (1,9 %) pour une duration moyenne inférieure (5,5 au lieu de 7 ans), et un peu de diversification pour les investisseurs qui n’en auraient pas déjà. Cette première phase d’inclusion pourrait attirer 250 à 500 milliards d’investissements étrangers « passifs », sur un marché obligataire chinois de 13.000 milliards. L’indice obligataire FTSE Russell WGBI pourrait annoncer l’inclusion des titres chinois en septembre.
PRUDENCE Les entreprises françaises aiment la dette. Notamment le financement de marché de plus en plus tonique : +7 % sur un an en février et même +9,2 % pour les opérations en euros (43 milliards de flux nets), selon les données de la Banque de France. Le crédit bancaire va bon train lui aussi avec une hausse annuelle de 6,1 % et un encours de plus de 1.000 milliards d’euros. La dette des « sociétés non financières » progresse vite et atteint un stock de 1.633 milliards d’euros. Le HCSF (Haut Conseil de stabilité financière), qui réunit la Banque de France et Bercy, a actionné récemment la politique macro-prudentielle pour tenter de freiner la hausse du crédit bancaire en décidant d’ajouter une surcharge en fonds propres, un coussin contracyclique de 0,5 %.
SURPRISE Alors que quatre premières titrisations STS (simple, transparente et standardisée) ont été bouclées depuis mi-mars – CIF, Volkswagen, Obvion et Venn Partners –, une note DBRS indique que plusieurs autres opérations sont à venir. « Bien que la plupart d’entre elles ne soient pas très conséquentes globalement, cette hausse de l’activité est une surprise agréable pour le marché », estime l’agence de notation. Le 3 avril, elle recensait huit opérations en cours, soit davantage en nombre et en volume que toutes les titrisations enregistrées en janvier en Europe (quatre opérations pour un montant d’un peu plus de 6 milliards d’euros). Février et mars ont quant à eux totalisé 16 titrisations, respectivement pour 11,7 milliards d’euros et 14,2 milliards d’euros.
De toutes les réformes prévues par le quinquennat Macron, aucune n’est aussi complexe et potentiellement explosive que celle des retraites. Le passage d’un système pluriel à un régime universel par points, fondé sur la promesse des mêmes droits pour tous et pour chaque euro cotisé, engagera le pays dans un chantier titanesque. C’est bien cette demande d’équité qui a légitimé dès son origine l’engagement de campagne, dont l’aboutissement sera la disparition de régimes spéciaux considérés par beaucoup de salariés comme des privilèges exorbitants du monde ancien. Il reste que la construction d’une maison de retraite unique en lieu et place des 42 régimes existants ne garantit pas en soi la justice sociale : le système actuel mélange des dispositifs relevant de la solidarité nationale, comme le minimum vieillesse, qui auraient vocation à être financés par l’impôt (lire page 25) et d’autres de nature purement assurantielle. Et à l’heure du grand saut, les Français n’auront qu’une question en tête : seront-ils moins bien lotis dans le nouveau régime alors qu’ils ont commencé à acquérir des droits dans le système actuel ? C’est toute la crainte des caisses complémentaires de retraite, qui soupçonnent l’Etat de vouloir faire main basse sur leurs réserves.
Le leader des VTC doit publier aujourd’hui le document de base de son IPO, la plus importante pour le secteur technologique américain depuis celle de Facebook en 2012.
Royal Dutch Shell a décidé de se retirer du projet de gaz naturel liquéfié (GNL) de la Baltique mené par Gazprom dans la région de Léningrad, a indiqué mercredi le président de la filiale russe du groupe anglo-néerlandais. «A la suite de l’annonce faite par Gazprom le 29 mars concernant le développement définitif de Baltic LNG, nous avons décidé de mettre un terme à notre participation dans ce projet», a déclaré Cederic Cremers, président de Shell Russia.
La production industrielle de la France a poursuivi son rebond en février, stimulée par une nette accélération dans la pharmacie, la chimie et les matériels de transport hors automobile, selon les données publiées mercredi par l’Insee. Elle a progressé de 0,4% sur le mois alors que les économistes l’attendaient en moyenne en baisse de 0,5%. La seule production manufacturière (hors énergie) a augmenté de 1,1% sur le mois.
Greystar a annoncé mercredi l’acquisition d’Acteva. Le montant de l’opération n’a pas été communiqué. Acteva, qui fait partie du Groupe Promeva, exploite et gère des résidences étudiantes en location. Avec cette acquisition, Greystar, spécialiste de l’investissement, de la promotion et de la gestion immobilière d’appartements locatifs, entend passer le cap des 4.000 lits d’ici 2020.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu semblait assuré, mercredi, d’obtenir un cinquième mandat grâce au soutien des partis religieux et nationalistes, la droite et l’extrême droite étant en passe, mercredi soir, d’obtenir 65 des 120 sièges parlementaires. Le Likoud et Bleu et blanc étaient crédités de 35 sièges chacun. Les chiffres définitifs sont attendus vendredi. Le scrutin faisait figure de référendum sur la personnalité et le bilan du Premier ministre, qui est sous le coup de plusieurs enquêtes pour corruption. Le candidat retenu aura 28 jours pour former un gouvernement.
Les membres du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine se sont accordés sur la nécessité de privilégier la patience en matière de taux d’intérêt lors de la réunion des 19 et 20 mars, montre le compte rendu publié mercredi. Alors que la Fed a amorcé un nouveau virage, ne prévoyant plus qu’une seule hausse de taux d’ici 2021, selon les «minutes» de sa réunion, elle a jugé que l'économie américaine n'était pas menacée par une récession ces prochaines années. Mais certains membres du Federal Open Market Committee (FOMC) pourraient réviser leur jugement sur l’opportunité de baisser ou de relever les taux à l’avenir. Pour plusieurs responsables de la Fed, il faudrait aussi stabiliser le niveau des réserves une fois achevée la réduction du bilan, via une reprise des achats de titres du Trésor.
Le budget fédéral des Etats-Unis a accusé en mars un déficit de 147 milliards de dollars (130 milliards d’euros), selon le Trésor. Le consensus Reuters prévoyait un déficit mensuel de 180 milliards de dollars. Les dépenses fédérales ont baissé de 10% le mois dernier par rapport à mars 2018 pour revenir à 376 milliards de dollars, tandis que les recettes augmentaient de 9%, à 229 milliards, précise le Trésor. Le déficit total depuis le début de l’exercice budgétaire en cours atteint 691 milliards de dollars, contre 600 milliards sur la période correspondante un an plus tôt.
Le secteur financier américain doit accélérer les démarches entreprises pour rompre définitivement avec les références au taux Libor, a déclaré mercredi Randal Quarles, gouverneur de la Réserve fédérale en charge de la régulation. Les Etats-Unis et les autres grandes places financières ont jusqu'à fin 2021 pour remplacer le taux Libor, longtemps référence clé des marchés monétaires. Présent à Washington, Andrew Bailey, le président de la Financial Conduct Authority (FCA) britannique, n’a pas exclu que certains produits existants puissent encore faire référence au Libor après la fin 2021, mais il a averti que ce ne serait pas le cas pour les nouveaux produits.
Les Britanniques investis dans des fonds ont transféré en net à l’étranger 62 milliards de livres depuis le référendum du Brexit en juin 2016, révèle le dernier Fund Flow Index de Calastone. La quasi-totalité des 62 milliards de livres est désormais placée dans des fonds basés au sein de l’UE. Dublin tire son épingle du jeu puisque la place irlandaise s’arroge les deux tiers du total, soit près de 42 milliards de livres. Le Luxembourg a absorbé pratiquement tout le reste, soit près de 20 milliards de livres. Source : Calastone Sur les 18 mois précédant le référendum sur le Brexit, les investisseurs britanniques n’avaient investi que 2,5 milliards de livres à l’étranger, a calculé Calastone, mettant en évidence l’ampleur du phénomène de transfert post-vote. Sur cette période, pour 14 livres placés dans des fonds domiciliés au Royaume-Uni, seul 1 livre allait à l’étranger, soit un ratio de 14/1. Depuis le vote sur le Brexit, ce ratio a diminué à 1,5/1! Sur les six derniers mois, les investisseurs britanniques ont davantage investi dans des fonds offshore, avec 9,5 milliards de livres, que dans des fonds britanniques (7,5 milliards). En mars uniquement, alors que le Parlement britannique était au bord d’un Brexit sans accord, ils ont placé 2,7 milliards de livres nets dans des fonds domiciliés dans l’Union européenne, soit près de trois foisle montant investi dans les fonds régulés au Royaume-Uni.
Les fonds actions commercialisés en Suède ont accusé des rachats nets de 3,9 milliards de couronnes suédoises, soit 373 millions d’euros, en mars, selon les dernières statistiques de l’association suédoise des fonds Fondbolagens Förening. En février, ils avaient drainé 3,5 milliards de couronnes. Sur trois mois, les fonds actions conservent un solde positif, à 1,6 milliard de couronnes. Les fonds obligataires ont largement compensé les sorties des fonds actions avec 4,7 milliards de couronnes de collecte. Le secteur des fonds suédois a terminé le mois de mars sur une collecte positive de 2,4 milliards de couronnes. Sur trois mois, la collecte est de 10 milliards. Fin mars, les encours des fonds commercialisés en Suède ressortaient à 4.424 milliards de couronnes, soit 424 milliards d’euros, soit une hausse de 49 milliards de couronnes sur un mois. 59 % du total est géré dans des fonds actions.
Uber Technologies veut lever environ 10 milliards de dollars (8,8 milliards d’euros) dans le cadre de son introduction en Bourse (IPO) dont le prospectus d’informations devrait être rendu public ce jeudi. Il vise, à priori, une première cotation début mai sur le New York Stock Exchange. Une telle opération permettrait au groupe américain de services de VTC de réaliser l’une des plus importantes IPO, et un record depuis la cotation à Wall Street en 2014 du géant chinois du e-commerce Alibaba Group.
La Banque centrale européenne va évaluer la nécessité de réduire ou non l’impact des taux d’intérêt négatifs sur les banques de la zone euro, a annoncé en début d’après-midi, Mario Draghi, le président de la BCE, après la réunion du conseil des gouverneurs qui a maintenu inchangée la politique monétaire.
Garda World Security a annoncé réfléchir à une offre d’achat sur tout ou une partie des activités de G4S, faisant s’envoler l’action du groupe britannique de services de sécurité à la Bourse de Londres. La société canadienne a publié ce communiqué à la suite d’un article du Evening Standard évoquant une possible offre.
Royal Dutch Shell a décidé de se retirer du projet de gaz naturel liquéfié (GNL) de la Baltique mené par Gazprom dans la région de Léningrad, a indiqué aujourd’hui le président de la filiale russe du groupe anglo-néerlandais. « A la suite à l’annonce faite par Gazprom le 29 mars concernant le développement définitif de Baltic LNG, nous avons décidé de mettre un terme à notre participation dans ce projet », a déclaré Cederic Cremers, président de Shell Russia.
L’Autorité de la concurrence a procédé hier, après autorisation d’un juge des libertés et de la détention, à des opérations de visite et saisie inopinées auprès d’entreprises suspectées d’avoir mis en œuvre des pratiques anticoncurrentielles dans le secteur des vins et spiritueux. A ce stade, ces interventions ne préjugent bien évidemment pas de la culpabilité des entreprises concernées par les pratiques présumées, que seule une instruction au fond permettra, le cas échéant, d'établir, précise l’Autorité de la concurrence. Elle ne fera aucun autre commentaire ni sur l’identité des entreprises visitées ni sur les pratiques visées.
La production industrielle de la France a poursuivi son rebond en février, stimulée par une nette accélération dans la pharmacie, la chimie et les matériels de transport hors automobile, selon les données publiées ce mercredi par l’Insee. Elle a progressé de 0,4% sur le mois alors que les économistes l’attendaient en moyenne en baisse de 0,5%. La seule production manufacturière (hors énergie) a augmenté de 1,1% sur le mois.
Clarion Partners, la boutique de gestion immobilière entrée en 2016 dans l’orbite de Legg Mason, a annoncé mercredi prendre pied en Europe grâce à l’acquisition de Gramercy. La société américaine a pris une participation majoritaire dans Gramercy Europe, qui sera rebaptisée Clarion Gramercy. La cible est spécialisée dans l’immobilier logistique en Europe, avec un portefeuille d’environ 700 actifs et 16 milliards de dollars (14,2 milliards d’euros). Clarion revendique de son côté 50 milliards de dollars d’encours.