L’indice mondial de confiance des investisseurs de State Street Global Exchange s’établit à 72,9, en mars, en hausse de 1,7 point par rapport au niveau de 71,2 (en données corrigées) enregistré en mars. Le mois précédent, l’indice avait progressé de 0,4 point. Cette augmentation masque une situation contrastée. La confiance des investisseurs en Amérique du Nord s’est encore améliorée, l’indice régional passant de 68,3 à 71,1. Les Européens et les Asiatiques sont moins optimistes. L’indice de la confiance en Europe a décliné de 1,7 point à 86,7, tandis que l’indice de la confiance en Asie a plongé de 6,7 points pour terminer à 92,9. En mars, l’indice européen était déjà en baisse (-7,8), alors que l’asiatique augmentait (+3,6). «Alors que les marchés actions ont affiché une forte performance au premier trimestre, les investisseurs institutionnels continuent de faire preuve d’un appétit limité pour le risque et sont restés largement réticents à plonger de nouveau dans les actifs à risque», a commenté Rajeev Bhargava, managing director et directeur du groupe de recherche sur le comportement des investisseurs chez State Street Associates. L’indice « State Street Investor Confidence Index® » (ICI) a été conçu par Kenneth Froot et Paul O’Connell de State Street Associates, l’activité de recherche et de services de conseil de State Street Global Exchange.
UBS a coté 5 nouveaux ETF sur la bourse suisse peut-on lire sur le site de SIX, opérateur de la Bourse suisse. Ces ETF sont basés sur des aspects environnementaux, éthiques et de gouvernance. Il s’agit des ETF suivants : UBS (Irl) ETF plc S&P 500 ESG UCITS (hedged to CHF) A-acc; UBS (Irl) ETF plc S&P 500 ESG UCITS (hedged to EUR) A-acc; UBS (Irl) ETF plc S&P 500 ESG UCITS (hedged to GBP) A-dis; UBS (Irl) ETF plc S&P 500 ESG UCITS ETF (USD) A-acc et UBS (Irl) ETF plc S&P 500 ESG UCITS ETF (USD) A-dis. Ils affichent des frais de gestion variant de 0,12% à 0,22%. Le 18 avril, UBS avait également coté un ETF sur les marchés émergents et internationaux UBS ETFs plc MSCI ACWI SF UCITS ETF (USD) A-UKdis. SIX indique par ailleurs que 43 nouveaux ETF ont été cotés sur sa bourse au premier trimestre 2019, portant à 1.470 le nombre d’ETF cotés en Suisse par 25 fournisseurs différents.
La valeur boursière de Microsoft a franchi aujourd’hui à l’ouverture à Wall Street la barre des 1.000 milliards de dollars pour la première fois de son histoire, le titre profitant des bons résultats publiés mercredi soir par l'éditeur de Windows. Le titre a bondi de 4,7% en début de séance, pour atteindre une capitalisation boursière de 1.003 milliards de dollars, dépassant Apple, qui pèse près de 976 milliards de dollars. L’action Microsoft a gagné 29% depuis le début de l’année, contre un gain de 23% pour l’indice Nasdaq.
La Cour administrative d’appel de Paris, saisie en juillet 2017 par le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a confirmé ce jeudi l’annulation du redressement fiscal de 1,15 milliard d’euros infligé par l’Etat français à l’américain Google au titre des années 2005 à 2010. La Cour, par cinq arrêts, «confirme la solution retenue par les premiers juges» dans leur jugement du 12 juillet 2017. Le ministre avait alors fait appel tout en ouvrant la voie à un accord transactionnel avec le groupe numérique.
Le nombre des inscriptions au chômage a augmenté de 37.000 à 230.000 dans la semaine au 20 avril, sa hausse la plus forte depuis septembre 2017. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient 200.000 inscriptions. Le nombre de la semaine précédente était de 193.000 (192.000 en première estimation), le plus bas depuis septembre 1969. La moyenne mobile sur quatre semaines, considérée comme un meilleur étalon des tendances du marché du travail en lissant les chiffres hebdomadaires, n’a cependant augmenté que de 4.500 à 206.000 sur la semaine écoulée.
Kering est proche d’un accord avec les autorités italiennes en vue de régler le litige fiscal concernant sa marque Gucci, rapporte jeudi l’agence Reuters. Le groupe de luxe accepterait de verser entre 1,3 et 1,4 milliard d’euros afin de solder ce litige. Cet accord doit être validé lors d’une réunion avec les autorités italiennes le 2 mai, précise l’agence, qui cite trois sources au fait du dossier.
La banque centrale turque a laissé jeudi son principal taux directeur inchangé comme attendu, mais a renoncé à son intention de procéder si nécessaire à un nouveau resserrement de sa politique monétaire pour lutter contre l’inflation. Le taux de prise en pension à une semaine reste ainsi à 24% après avoir été relevé de 11,25 points l’an dernier.
La banque centrale suédoise a maintenu jeudi son taux d’intérêt directeur à -0,25%, un statu quo sans surprise, mais elle a déclaré qu’en raison du ralentissement de l’inflation, le prochain relèvement de taux interviendrait un peu plus tard que prévu jusqu'à présent. Cette décision inattendue a fait chuter la couronne de 1% face à l’euro.
La banque centrale chinoise n’a l’intention ni de resserrer ni d’assouplir sa politique monétaire, a déclaré jeudi l’un de ses vice-gouverneurs alors que les marchés sont animés par un débat sur l’opportunité d’un soutien accru à l'économie après les indicateurs supérieurs aux attentes publiés la semaine dernière.
Pour comprendre le fonctionnement d’Euroclear, il existe trois modèles : des dépositaires centraux détenus par des banques centrales nationales, notamment sur la dette d’Etat ; un modèle d’infrastructure intégrée type Deutsche Börse/LSE avec des places de négociations, des chambres de compensation, des dépositaires centraux de titres ; et un troisième modèle, principalement porté par Euroclear aujourd’hui, où vous n’avez que des dépositaires centraux locaux. L’inconvénient dans cette situation, c’est que vous ne garantissez pas naturellement la redescente de flux de transactions négociées par les infrastructures. Or, pour Euroclear, un certain nombre d’activités régaliennes a été absorbé par la Banque centrale européenne (BCE). La BCE a également l’ambition de se développer sur d’autres activités connexes, qui consisterait à prendre une partie de l’activité d’Euroclear. Ainsi, réfléchir à une évolution de l’actionnariat pour aller vers un modèle plus industriel, et donc différent de celui actuel, semble intéressant. Le modèle type Deutsche Börse semble être la voie qu’ils pourraient privilégier au moins de façon partielle, avec ICE qui a pris une participation à hauteur de 10 %, le LSE qui a pris il y a quelques mois 5 % dans le capital d’Euroclear. On est ainsi dans une logique de partenariats.
PRUDENCE Le fossé est abyssal entre des fonds obligataires ayant collecté 112 milliards de dollars depuis le début de l’année et leurs concurrents sur les marchés actions ayant accusé 90 milliards de rachats, selon Bank of America ML et EPFR. Prudents face au contexte macro-économique et géopolitique incertain et de faible inflation, les investisseurs ont continué d’empiler leurs actifs dans l’obligataire. Un mouvement confirmé par le dernier SPDR Bond Compass, un relevé des compteurs trimestriel de la détention et des flux de titres obligataires réalisé à partir des données de l’activité de conservation de State Street (18 % des actifs mondiaux). « La forte demande pour les dettes souveraines, à fin mars, témoigne de cette frilosité », note Antoine Lesné, responsable de la recherche et de la stratégie EMEA chez SPDR ETF. Totalement à l’opposé du relevé de fin décembre, les bons du Trésor américain sont les principaux bénéficiaires de cette fuite vers la qualité sur la partie courte de la courbe (3-5 ans). L’appétit est moindre pour les obligations core européennes, vu leur faible rendement, au profit des dettes périphériques. L’Italie offre un spread de près de 260 points de base (pb) et l’Espagne de 105 pb. Malgré ce regain d’intérêt, la dette italienne reste nettement sous-détenue par les investisseurs. Les dettes en euro les plus détenues sont celles de la France et de l’Espagne. Toujours parmi les produits de spread, l’obligataire corporate américain investment grade enregistre des flux massifs, le marché étant à son maximum d’exposition sur cinq ans. Autre enseignement de ce relevé, la dynamique de flux sur la dette émergente redevient légèrement positive. « Ce que nous confirme le retour des investisseurs sur les fonds actifs après les ETFs en fin d’année », indique Antoine Lesné. Un signal fort de la confiance des investisseurs dans la classe d’actifs, comme en 2016 et 2017.
Les cours du pétrole ont terminé en baisse mercredi sur le marché new-yorkais Nymex, l’annonce d’un gonflement plus marqué que prévu des stocks de brut aux Etats-Unis servant de prétexte à des prises de bénéfice après les plus hauts de six mois atteints la veille. Le contrat juin sur le brut léger américain a perdu 41 cents, soit 0,62%, à 65,89 dollars (59 euros) le baril et le Brent a abandonné six cents ou 0,08% à 74,57 dollars. Le Brent a culminé à 74,73 dollars, un pic depuis le 1er novembre. Les données de l’EIA montrent aussi que la production de pétrole des Etats-Unis, devenus l’an dernier le premier producteur mondial, est remontée au niveau record de 12,2 millions de barils par jour la semaine dernière.
Attaché à son indépendance, mise en avant dans l’affaire Benalla, le Sénat a entrepris de réaliser sa propre évaluation de réformes fiscales du gouvernement dont la suppression de l’impôt sur la fortune (ISF), que certains «Gilets jaunes» veulent rétablir. Lancée en début d’année, cette mission sénatoriale doit rendre ses conclusions à l’automne pour pouvoir proposer des amendements à la loi de finance, indique au Figaro le sénateur LR Albéric de Montgolfier, rapporteur général du budget, confirmant une information de France Info. Sauf surprise, le retour de l’ISF, remplacé par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), ne devrait pas faire partie jeudi des annonces d’Emmanuel Macron.
Neuberger Berman a annoncé mercredi le closing final de NB Private Debt Fund 3, son troisième millésime de fonds dédié à la dette privée, à 1,7 milliard de dollars (1,5 milliard d’euros). Le véhicule dépasse ainsi son objectif de 1,5 milliard de dollars et porte à environ 4,2 milliards les engagements collectés par Neuberger Berman Private Debt. NB Private Debt Fund 2 avait levé 750 millions de dollars. Le véhicule se concentre sur les dettes first lien, unitranche, et second lien d’entreprises américaines de taille moyenne soutenues par des sociétés de private equity.
La société d’investissement Raise, via sa structure philanthropique Raise Sherpas, et le Crédit Agricole d’Ile-de-France (Cadif) ont annoncé mercredi le lancement d’un fonds de prêt participatif, auquel la banque régionale s’est engagée à allouer 10 millions d’euros sur trois ans. La structure permettra aux start-up sélectionnées de bénéficier d’un prêt sans garantie allant de 200.000 à 500.000 euros pour une durée de 7 ans, avec possibilité de remboursement anticipé sans pénalité et un an de différé partiel. Tediber et Chefclub font partie des premiers dossiers retenus.
La Banque du Canada a laissé son taux directeur inchangé mercredi, une décision sans surprise, mais elle a renoncé à évoquer l'éventualité d’un resserrement de sa politique à l’avenir et abaissé sa prévision de croissance pour cette année. Elle s’attend désormais à ce que la croissance de l'économie canadienne au premier semestre soit inférieure à celle prévue en janvier en raison du ralentissement du secteur pétrolier, de l’impact des incertitudes sur les politiques commerciales et de contributions inférieures aux attentes du logement et de la consommation. La banque centrale, qui a relevé son taux directeur à cinq reprises depuis juillet 2017, table sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 1,2% seulement en 2019, contre 1,7% auparavant. L’institution précise s’attendre à ce que l’inflation au Canada, proche de son objectif de 2%, baisse légèrement au troisième trimestre «en raison surtout de la dynamique des prix de l’essence», avant de revenir aux alentours de 2% en fin d’année, un niveau auquel elle devrait se maintenir en 2020 et 2021. Sur le marché des changes, le dollar canadien est tombé à son plus bas niveau depuis plus de trois mois face au dollar américain après ces annonces.
Le Trésor espagnol a annoncé mercredi avoir réduit son programme d'émissions de dette pour cette année à 30 milliards d’euros, le montant prévisionnel le plus faible depuis 2007, contre 35 milliards prévus initialement. Cette réduction résulte de l’effet conjugué de la baisse des taux d’intérêt, de recettes fiscales supérieures aux prévisions, de l’amélioration de l’efficacité budgétaire et du retour de certaines régions à une situation d’autofinancement, explique le Trésor.
Le ministre britannique des Finances Philip Hammond a manqué son objectif de réduction du déficit budgétaire durant l’exercice 2018-2019, clos au 31 mars, celui-ci ressortant à 24,7 milliards de livres (31,6 milliards d’euros), en baisse de 41% sur l’exercice précédent, mais supérieur à l’objectif de 22,8 milliards donné le mois dernier. Ces montants sont provisoires et sujets à une révision éventuelle. Le déficit annuel représente 1,2% du produit intérieur brut (PIB), au plus bas depuis 17 ans, alors qu’il approchait les 10% voici une dizaine d’années, selon l’Office national de la statistique (ONS). Sur le seul mois de mars, il a atteint 1,7 milliard de livres, dépassant le consensus qui tablait sur un déficit de 400 millions.
Le moral des entreprises allemandes s’est dégradé en avril, attestant des difficultés qu'éprouve la première économie européenne à relancer sa croissance dans un contexte de tensions commerciales. L’indice de l’institut munichois Ifo le mesurant est ressorti à 99,2 contre un indice de mars revu en hausse à 99,7. L’indice d’avril était attendu en progression à 99,9. Le sous-indice des conditions actuelle est ressorti à 103,3, en baisse par rapport à un consensus le donnant à 103,6 et au sous-indice de mars revu à 103,9.
Le climat des affaires est resté stable ce mois-ci en France en dépit d’une détérioration dans l’industrie, montrent les chiffres de l’Insee. L’indicateur global, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise interrogés, est inchangé à 105 ; la marque du mois de mars, initialement à 104, ayant été révisée en hausse d’un point. Dans tous les secteurs, les indicateurs continuent d'évoluer bien au-dessus de leur moyenne de longue période, calée à 100.