L’indice de confiance du consommateur dans la zone euro a progressé à -6,6 en première estimation pour le mois de juillet, soit 0,6 point au-dessus de son niveau de juin, a annoncé hier la Commission européenne. Les économistes et analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre inchangé à -7,2. Pour l’ensemble de l’Union européenne, l’indice de confiance du consommateur a progressé de 1,0 point à -5,9, selon l’enquête de la Commission.
L’Assemblée nationale a voté hier en faveur de la ratification du Ceta, le traité de libre-échange conclu en octobre 2016 entre l’Union européenne et le Canada, que ses détracteurs jugent contradictoire avec les engagements écologiques, sanitaires et sociaux de Paris et Bruxelles. Au total, 266 députés ont voté en faveur et 213 contre le projet de loi autorisant la ratification du traité, qui doit désormais passer au Sénat. L’accord, entré en vigueur provisoirement le 21 septembre 2017, doit être approuvé par les parlements nationaux pour être définitivement mis en oeuvre.
Les reventes de logements aux Etats-Unis ont baissé plus fortement que prévu en juin, la pénurie persistante de biens ayant poussé les prix à de nouveaux sommets, selon les données publiées hier par la National Association of Realtors (NAR), principale fédération d’agents immobiliers du pays. Les reventes ont diminué de 1,7% à 5,27 millions d’unités en rythme annualisé corrigé des variations saisonnières, contre un repli de 0,2% au rythme de 5,33 millions attendu par le consensus. Sur un an, les ventes de logements existants, qui représentent environ 90% du marché immobilier résidentiel, ont baissé de 2,2%, leur 16ème mois consécutif de repli.
Les députés espagnols ont refusé hier de reconduire le chef du gouvernement socialiste sortant Pedro Sanchez, qui a dorénavant deux jours pour obtenir le soutien de la gauche radicale dans de difficiles tractations. Pedro Sanchez a largement perdu le premier vote, n’obtenant que 124 «oui» à sa réélection, ceux de son groupe et d’un député régionaliste, alors qu’il lui fallait une majorité absolue de 176 voix. Les députés ont jusqu'à jeudi à la mi-journée, date du second tour où il suffit d’une majorité simple, pour parvenir à un accord sur un gouvernement de coalition.
Le premier groupe minier mondial coté a fait savoir hier qu’il consacrerait 400 millions de dollars (358 millions d’euros) sur cinq ans à la réduction des émissions de ses propres activités et de celles générées par l’utilisation de ses ressources. Le groupe anglo-australien est le premier producteur mondial de charbon à coke, utilisé avec le minerai de fer et également exploité par BHP pour la fabrication d’acier dans un processus émettant de grandes quantités de CO2. Le montant investi par BHP représente environ 5% de son bénéfice ajusté de 8,93 milliards de dollars sur l’exercice fiscal clos le 30 juin 2018.
Boris Johnson a été élu mardi à la tête du Parti conservateur, devançant largement son adversaire Jeremy Hunt, ce qui fera de lui dès mercredi le nouveau Premier ministre britannique en remplacement de Theresa May. Quelque 160.000 adhérents du Parti conservateur étaient appelés à se prononcer sur l’identité du nouveau chef des Tories et donc du gouvernement. L’ancien maire de Londres a recueilli 92.153 voix et le secrétaire au Foreign Office Jeremy Hunt 46.656.
Le spécialiste du private equity BC Partners se rapproche de la conclusion d’un accord pour une prise de participation majoritaire dansGarda World Security une très importante société de services de sécurité, dévoilele Wall Street Journal. L’accord, qui pourrait être annoncé dès ce 23 juillet, évalue la société basée à Montréal aux alentours de 5,2 milliards de dollars canadiens (4 milliards de dollars américains), en incluant la dette. À la suite du rachat, BC Partners détiendrait 51 % du capital de l’entreprise, tandis que Stephan Crétier, fondateur et CEO, en conserverait 49 % avec son équipe de management. Garda World Security emploie 92.000 personnes dans 46 pays. La majorité de son capital est actuellement détenu par Rhône capital and management, une autre société de private equity qui avait racheté les parts en 2017 à Apax Partners.
L’agence de notation américaine a relevé hier la note de crédit des principales entités opérationnelles d’Aviva de A+ à AA-. La note de la holding passe de son côté à A contre A- précédemment. La perspective reste stable, l’agence s’attendant à voir le groupe maintenir voire améliorer son profil de risque et sa solide capitalisation. Les notes des dettes subordonnées et hybrides sont aussi simultanément rehaussées d’un cran (respectivement BBB+ et A). La dette senior passe enfin à A. La raison principale de l’amélioration de la note d’Aviva par S&P tient à la mise en place d’une révision de méthodologie par l’agence, notamment à propos des notes des hybrides et des notes attribuées aux assureurs.
Le nouveau gouvernement conservateur grec a obtenu hier soir la confiance du Parlement sur son programme économique prévoyant une baisse des impôts des entreprises et des particuliers et des mesures en faveur de l’investissement. Le parti Nouvelle démocratie du Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a largement remporté les élections législatives du 7 juillet en promettant de baisser les impôts et de relancer la croissance économique.
Amundi a annoncé hier avoir souscrit en intégralité, en juin, un EuroPP de 7 ans émis par la société italienne Industria Macchine Automatiche (IMA) pour 50 millions d’euros. Cette opération, menée conjointement à un prêt syndiqué de 180 millions d’euros arrangé par UniCredit et co-arrangé par Crédit Agricole CIB, doit financer l’acquisition d’Atop. La première société est leader mondial dans la conception et la fabrication de machines automatiques pour le traitement et le conditionnement de produits pharmaceutiques, cosmétiques ou alimentaires (thé et café), la seconde fabrique des machines pour produire des pièces de moteurs électriques.
Des investisseurs représentant 2.000 milliards de dollars d'actifs ont adressé une lettre à des cimentiers pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.
Le pétrolier français offre 207 millions de livres en numéraire et en titres pour le groupe britannique actif en Amérique du Sud. Amerisur cote au-dessus du prix d’offre.
L’Union européenne répliquerait à coup de tarifs douaniers si l’administration de Donald Trump décidait de taxer les importations automobiles européennes, a déclaré hier Sabine Weyand, nouvelle commissaire européenne au commerce, à l’occasion d’un déplacement officiel aux Etats-Unis. Elle espère aussi une solution pour mettre fin aux quinze ans de contentieux sur les subventions dont bénéficient Boeing et Airbus pour leur R&D.
Le socialiste Pedro Sanchez a exhorté les députés espagnols à le reconduire dès cette semaine à la tête du gouvernement, après les législatives du 28 avril n’ayant pas abouti à une majorité. L’emploi, l'égalité entre les sexes et la lutte contre le changement climatique seraient les priorités de son programme, a-t-il développé pour convaincre un ralliement probable, mais encore incertain, du parti Podemos. Un premier vote est prévu mardi, à la majorité absolue, suivi d’un autre, jeudi, à la majorité simple. Sinon, il pourra convoquer un autre vote en septembre, ou de nouvelles législatives.
La Chine a annoncé hier qu’elle allait imposer à partir du 23 juillet des taxes sur certains produits en acier inoxydable importés en provenance de l’Union européenne (UE), du Japon, de Corée du Sud et d’Indonésie afin de lutter contre une baisse des prix provoquée par ces importations. Le ministère du Commerce précise que des taxes entre 18,1% et 103,1% seront prélevées sur les billettes et les tôles en acier inoxydable importées de l’UE et des trois pays d’Asie. Pékin avait annoncé en juillet 2018 l’ouverture d’une enquête sur ses importations d’acier inoxydable à la suite d’une plainte de producteurs locaux qui reprochaient à ces importations d’avoir provoqué une baisse des prix. Le ministère du Commerce avait déjà fait part le mois dernier de mesures anti-dumping visant les tubes et les tuyaux en acier inoxydable en provenance de l’UE et des Etats-Unis.
Londres a annoncé hier vouloir instaurer une mission de protection avec les autres Etats européens dans le Golfe, en réponse à l’arraisonnement par l’Iran d’un pétrolier battant pavillon britannique dans le détroit d’Ormuz. «Nous allons désormais chercher à mettre en place une mission de protection maritime dirigée par les Européens pour soutenir un passage sûr à la fois pour les équipages et les cargos dans cette région vitale», a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, devant les députés britanniques. Il a ajouté qu’il voulait que cette mission soit opérationnelle «aussi vite que possible».
L'économie allemande s’est probablement contractée au deuxième trimestre, pénalisée par l’affaiblissement des exportations et par une conjoncture dégradée dans le secteur de la construction, a annoncé hier la Bundesbank dans son rapport mensuel. L’aggravation des tensions internationales ces derniers mois, liées notamment aux différends commerciaux et au Brexit, a particulièrement affecté l'économie allemande, très dépendante des exportations. «Aucune reprise n’est encore observée dans le secteur de l’export ni dans l’industrie», a déclaré la banque centrale.
L’association de lutte contre la corruption Anticor a annoncé hier avoir déposé une nouvelle plainte dans l’affaire de la vente de la branche énergie d’Alstom à l’américain General Electric (GE) et de la fusion de la branche transports du groupe français avec l’allemand Siemens. Anticor avait déjà déposé en avril 2018 une plainte visant le gouvernement pour «négligence par une personne dépositaire de l’autorité publique». Sur la base des mêmes faits, l’association a porté plainte le 17 juillet auprès du pôle financier du tribunal de Paris pour corruption et détournement de fonds publics. L’association rappelle en outre qu’Alstom a reconnu en 2014 devant la justice américaine des faits de corruption lors de la conclusion de contrats, ce qui lui a valu une amende de 772 millions de dollars (689 millions d’euros) aux Etats-Unis à la suite d’une procédure de plaider coupable.
Le département américain de la Justice a annoncé hier que Microsoft Hongrie allait s’acquitter d’une amende au pénal de 8,75 millions de dollars (7,80 millions d’euros) via un accord par lequel cette entité «admet, accepte et reconnaît» la responsabilité des pratiques de ses employés. Le groupe informatique a aussi accepté de payer 16,6 millions de dollars dans le cadre d’un accord au civil avec le gendarme boursier américain (SEC) sur ses activités en Hongrie, Arabie saoudite, Thaïlande et Turquie. Microsoft n’a reconnu aucune faute dans ce volet. Ces deux accords mettent fin à des accusations selon lesquelles il a enfreint la législation américaine anti-corruption.
Fitch Ratings a abaissé hier de «stable» à «négative» la perspective sur la note de crédit de Boeing en raison des incertitudes liées à la remise en service du 737 MAX, interdit de vol depuis mars. L’agence juge que les 737 MAX resteront un sujet d’inquiétude en 2020 et s’attend à ce que l’impact de cette crise sur la marge d’exploitation du groupe américain se prolonge pendant plusieurs années, même après leur remise en service. Fitch estime que la dette nette de l’avionneur, qui s'élevait à 14,7 milliards de dollars au 31 mars dernier, pourrait grimper à presque 24 milliards de dollars cette année.