Alors que le président Donald Trump affirme en même temps que la Fed doit baisser ses taux et que l’économie américaine va très bien, le secteur manufacturier s’est contracté en août pour la première fois en près de dix ans aux Etats-Unis, selon l’enquête mensuelle d’IHS Markit. Signe qu’une guerre commerciale acharnée entre les Etats-Unis et la Chine pourrait faire basculer l'économie dans une récession, l’indice PMI «flash» sur l’activité manufacturière est tombé à 49,9 ce mois-ci, son niveau le plus bas depuis septembre 2009, contre 50,4 en juillet selon l’indice PMI définitif. Un indice PMI inférieur à 50 signifie que le secteur est en contraction. Le sous-indice des nouvelles commandes de produits manufacturés est tombé à 49,5%, son plus bas depuis août 2009, contre 51,7 en lecture définitive en juillet.
Le Royaume-Uni et la Corée du Sud ont signé hier un accord de libre-échange leur permettant de continuer à commercer librement après le Brexit, prévu le 31 octobre prochain. L’accord «reproduit, dans la mesure du possible, les effets de l’accord commercial entre l’UE et la Corée du Sud, permettant aux entreprises de continuer à bénéficier de conditions préférentielles», a expliqué le ministère britannique dans un communiqué. Les échanges commerciaux entre les deux pays ont progressé d’environ 12% chaque année depuis la signature de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et la Corée du Sud en 2011. Ils représentaient 14,6 milliards de livres en 2018 (16 milliards d’euros).
L’activité du secteur manufacturier s’est contractée en août pour un quatrième mois consécutif au Japon, sous l’effet d’une importante baisse des commandes à l’exportation, montrent les résultats préliminaires de l’enquête Markit/Jibun Bank auprès des directeurs d’achats, avec un indice PMI «flash» à 49,5 en août en données corrigées des variations saisonnières (49,4 en juillet). L’indice PMI «flash» des services s'établit lui à 53,4 (51,8 en juillet), sa plus forte progression depuis octobre 2017.
Les ventes de logements neufs ont reculé de 3,3% (à 33.900 unités) par rapport au deuxième trimestre 2018, selon le ministère de la Cohésion des territoires. Le reflux s’avère plus marqué dans le logement individuel (-10,7% sur les ventes de maisons), que sur les ventes d’appartements (-2,7%). Parallèlement, les mises en vente de nouveaux logements ont augmenté de 31,8% par rapport au premier trimestre (32.100 unités) même si elles restent toujours orientées à la baisse sur un an (-14,4% sur la période juin 2018-mai 2019 par rapport aux douze mois précédents). L’encours total de logements sur le marché pour une vente s'établissait à 107.400 unités à fin juin, en baisse de 8,6% par rapport fin juin 2018.
La Chine a dit jeudi espérer que les Etats-Unis mettent un terme à leur politique de tarifs douaniers sur les produits en provenance de Pékin, ajoutant que l’imposition de nouveaux droits de douane entraînerait des mesures de rétorsion. Selon Gao Feng, le porte-parole du ministère du Commerce, les négociateurs des deux premières économies mondiales seraient restés en contact. Washington a annoncé début août la mise en oeuvre à compter de septembre de droits de douane de 10% sur les 300 milliards de dollars d’importations chinoises encore non taxées, avant que le président Donald Trump ne revienne en partie sur cette décision, en reportant à mi-décembre l’imposition de certains produits chinois importés.
La croissance de l’activité du secteur privé en France a accéléré en août, selon les données préliminaires d’IHS Markit. L’indice PMI composite de la France s’est redressé à 52,7 en août, contre 51,9 en juillet. Un chiffre supérieur à 50 indique une expansion de l’activité par rapport au mois précédent. L’indice PMI du secteur des services est ressorti à 53,3 en août, un plus haut en neuf mois (52,6 en juillet), l’indice PMI du secteur manufacturier s'étant établi à 51, son niveau le plus élevé depuis deux mois (49,7 en juillet). Le consensus Dow Jones Newswires tablait pour août sur un indice PMI des services de 52,5 et un indice PMI manufacturier de 49,5.
Le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, promet de nouveaux dispositifs contre la fraude fiscale dans le projet de loi de Finances 2020, notamment une «liste noire» des plates-formes «non-collaboratives». Le texte sera présenté en conseil des ministres fin septembre. Dans un entretien aux Echos, Gérald Darmanin annonce ainsi la transposition d’une directive européenne «qui impose aux plates-formes en ligne comme Amazon ou Alibaba de collecter la TVA». Cette «liste noire» répondra à quatre critères: «payer la taxe Gafa si l’entreprise en est redevable, payer la TVA, répondre à l’administration fiscale en cas de demande et transmettre les revenus des utilisateurs».
La nouvelle division de l’association des trésoriers allemands va notamment plancher sur les opportunités et les risques liés au pilotage des investissements financiers sous contrainte des engagements de l’entreprise.
NN Investment Partners annonce avoir intégré les critères ESG au cours du processus d’investissement de 66 % de ses stratégies, représentant 176 milliards d’euros d’encours sous gestion. Ce chiffre englobe les actifs que la société gère dans le cadre de ses stratégies durables et d’impact. Elle explique que les stratégies durables ont pour objectif de sélectionner les leaders de la durabilité d’aujourd’hui et de demain (17,4 milliards d’euros d’encours sous gestion), tandis que les stratégies d’impact visent les entreprises dont les produits ou solutions apportent une contribution positive aux Objectifs de Développement Durable des Nations Unies (1,9 milliard d’euros d’encours sous gestion). La démarche de NN IP se fonde sur «une définition stricte de l’intégration ESG, requérant d’intégrer l’ensemble des trois facteurs (E, S et G) à chaque analyse d’investissement, dans le cadre d’une démarche mesurée et documentée», assure la société de gestion. «Nos experts examinent en premier lieu les enjeux prioritaires par entreprise, par secteur et par pays. Cette étape est suivie par une évaluation des performances de l’entreprise sur chaque aspect ESG pertinent. Les controverses et impacts éventuels sont mis en évidence lors de cette étape. Enfin, nous incorporons cette évaluation dans notre analyse d’investissement. L’intégration des facteurs E, S et G doit être démontrée et documentée de façon systématique pour chaque analyse d’investissement, afin d’améliorer les rendements ajustés du risque», détaille-t-elle. Les exemples de stratégies d’investissement NN IP dans lesquelles les facteurs ESG ne sont pas encore totalement intégrés sont notamment des titres adossés à des actifs (ABS), des portefeuilles de dérivés et certaines stratégies multi-asset. Cette situation est principalement due à la nature de la classe d’actifs ou à la construction du portefeuille. «Nous nous engageons à accroître encore davantage le nombre d’actifs concernés par l’intégration ESG au cours du processus d’investissement dès que c’est pertinent», assure NN IP.
Selon les chiffres publiés ce 21 août par la Caisse des Dépôts, la collecte du Livret A au titre du mois de juillet 2019 s’est établie à 1,44 milliardd’euros, contre 510 millions au mois de juin. Depuis le début de l’année, la collecte cumulée sur le Livret A a atteint 13,01 milliards d’euros. Les encours totaux du Livret A (tous guichets confondus) se montent à 296,8 milliards. De son côté, leLivret de développement durable et solidaire (LDDS) a enregistré une collecte nette positive de 460 millions d’euros en juillet, contre 120 millions en juin. La collecte cumulée après 7 mois s’est établie à 3,26 milliards d’euros. Les encours totaux du LDDS atteignent désormais 110,9 milliards. Sur les sept premiers mois de l’année, la collectesur les deux livret réglementés s’élève donc,en cumulé, à 16,26 milliards d’euros et l’encours total sur les deux produits atteint 407,7 milliards d’euros à fin juillet 2019. «Le mois de juillet est logiquement un mois de bascule pour le Livret A. En effet, si le premier semestre est, en règle générale, porteur pour le produit d’épargne le plus répandu de France, le second l’est moins en raison de l’accumulation des dépenses : vacances, rentrées scolaires et universitaires, fêtes de fin d’année.», a commenté dans un communiquéPhilippe Crevel directeur du Cercle de l’Épargne, rappelant que cette collecte s’explique en partie par le versementde 2,5 milliards d’euros deréductions d’impôt au titre de l’exercice 2018, dont près de3 millions de contribuables ont bénéficié.
L’Allemagne a bien adjugé mercredi pour la première fois des obligations à 30 ans avec un rendement négatif moyen de -0,11%, mais seulement pour 824 millions d’euros contre un objectif de 2 milliards d’euros. Avec une demande timide des investisseurs qui ne semble pas surprendre les analystes. Pour Matt Cairns, responsable taux chez Rabobank cité par Reuters, «c'était un test décisif sur la volonté du marché de détenir des Bund à 30 ans avec un coupon à 0%, et il y a eu un manque d’engagement et de volonté clairs», également justifié par le contexte macro-économique. «La question est ce qui va advenir de la demande institutionnelle avec toute la courbe des rendements des obligations allemandes inférieure à zéro», a déclaré Michael Leister, responsable taux chez Commerzbank à Bloomberg.
Le Livret A et le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) ont enregistré en juillet une collecte nette positive à hauteur de 1,90 milliard d’euros (1,44+0,46), soit le triple du montant collecté en juin et l’un des trois records mensuels sur dix ans après juillet 2012 (2,6 milliards) et juillet 2011 (2,3 milliards), selon les données publiées par la Caisse des dépôts (CDC). Malgré un rendement réel négatif, la collecte sur ces deux livrets d'épargne défiscalisés est restée positive pour le neuvième mois consécutif, et se monte à 16,26 milliards (13,01+3,26) sur les sept premiers mois de l’année pour des encours totaux de respectivement 296,8 milliards pour le Livret A et 110,9 milliards pour le LDDS.
IAG, la maison mère de British Airways, a renouvelé hier ses critiques contre l’envolée du coût du projet de troisième piste à l’aéroport de Heathrow, craignant une hausse du prix des billets. «Les coûts préliminaires sont hors de contrôle et les coûts totaux de l’extension ne sont pas dévoilés», a écrit le directeur général d’IAG, Willie Walsh. Dans sa réponse à la consultation ouverte par l’autorité britannique de l’aviation civile, IAG souligne que le projet, avant même le début des travaux, coûte déjà 3,3 milliards de livres, bien plus que l’estimation première de 915 millions de livres. Selon le groupe, le coût total va dépasser 32 milliards de livres une fois l’ensemble des travaux terminés, loin des 14 milliards de livres prévus au départ par l’aéroport.
Le Royaume-Uni a dégagé un excédent budgétaire moins important que prévu en juillet, à 1,319 milliard de livres, contre 3,562 milliards en juillet 2018 selon les données publiées mercredi, et 2,7 milliards attendus par les économistes interrogés par Reuters. Le mois de juillet est traditionnellement excédentaire pour les finances publiques, tiré par les recettes fiscales, mais a souffert d’une augmentation des dépenses publiques, de +2,6 milliards (+4,2% sur un an), liée au Brexit (biens et services plus coûts de personnel).
Les reventes de logements aux Etats-Unis ont augmenté plus que prévu en juillet grâce aux taux hypothécaires en repli et à la vigueur du marché de l’emploi, selon les agents immobiliers de la National Association of Realtors (NAR). Ces reventes ont crû de 2,5% à 5,42 millions d’unités en rythme annualisé corrigé des variations saisonnières, contre 5,29 millions en juin. Le prix médian des logements a augmenté de 4,3% par rapport à l’an dernier, à 280.800 dollars.
Alibaba a reporté son projet de cotation secondaire à Hong Kong en raison des troubles politiques qui secouent le territoire. Le géant chinois du e-commerce, qui avait tiré une somme record de 25 milliards de dollars de son introduction à la Bourse de New York en 2014, doit lever par cette opération jusqu'à 15 milliards de dollars (13,5 milliards d’euros). Il n’y a pas de nouveau calendrier prévu pour l’opération, qui était programmée pour la fin du mois, mais elle pourrait intervenir dès octobre, sous réserve d’un apaisement des tensions politiques à Hong Kong, un des principaux centres financiers mondiaux, et de conditions de marché plus favorables.
Le gouvernement allemand de la conservatrice Angela Merkel a accepté mercredi d’exempter la plupart des contribuables de la taxe de solidarité de 5,5% introduite après la réunification du pays. Selon un projet de loi du ministre des Finances Olaf Scholz, environ 90% des contribuables n’y seront plus soumis à partir de 2021. Le montant à payer sera aussi réduit pour 6,5% de contribuables et seuls les plus gros salaires continueront à payer la taxe en totalité. La réduction pour les petits et moyens salaires était prévue dans l’accord de coalition de 2018 entre sociaux-démocrates et conservateurs, même si ces derniers souhaitent l’abolition totale d’ici à 2026 de la taxe de solidarité, instaurée à l’origine comme une mesure temporaire pour soutenir l’ancienne RDA. En 2018, elle a contribué à hauteur de 18,9 milliards d’euros au budget fédéral.
Le Parti démocrate (PD), principale formation de l’opposition en Italie, a donné mandat à son chef de file Nicola Zingaretti pour qu’il engage des négociations avec d’autres partis politiques afin de former un nouveau gouvernement. Le parti de centre gauche tenait mercredi matin une réunion après la démission du président du Conseil Giuseppe Conte qui a scellé la fin de la coalition entre la Ligue d’extrême droite et le mouvement antisystème M5S au pouvoir pendant 14 mois. Le président de la République Sergio Mattarella entamait mercredi ses consultations avec les chefs des différentes formations politiques du pays afin de former une nouvelle coalition gouvernementale. Ces consultations devraient se poursuivre jeudi.
En réduisant le taux des Fed funds fin juillet, la banque centrale américaine a exprimé son inquiétude face au ralentissement économique et aux tensions commerciales.
La Bourse de New York a clôturé en hausse mercredi, les bons résultats d’entreprises publiés dans le secteur de la distribution permettant d’apaiser les craintes de ralentissement de l'économie américaine. L’indice Dow Jones (DJIA) a gagné 0,9%, à 26.202,73 points, le S&P 500 a pris 0,8%, à 2.924,43 points, et le Nasdaq Composite s’est adjugé 0,9%, à 8.020,21 points. Le marché a peu réagi aux minutes de la dernière réunion de la Réserve fédérale. Les déclarations de Donald Trump au sujet de possibles baisses d’impôts pour soutenir la croissance ont été bien accueillies par les investisseurs, mais le président américain a fait machine arrière mercredi.
Les sociétés de private equity ont trouvé un secteur passionnant dans lequel investir: le private equity. Plusieurs sociétés ont levé des milliards de dollars pour prendre des participations dans d’autres acteurs du secteur, rapporte Financial News. Depuis 2007, les fonds ciblant les participations dans le private equity ont levé plus de 17 milliards de dollars et prévoient de lever 20 milliards supplémentaires, selon des données de Pitchbook. Parmi ceux qui s’essaient à ces stratégies figurent Blackstone, Dyal Capital Partners de Neuberger Berman et Petershill de Goldman Sachs. L’une des plus grosses opérations récentes est l’acquisition par Blackstone de 10-15 % de BC Partners pour 500 millions d’euros.
Porsche Ventures, la société d’investissement du groupe allemand Porsche, a annoncé ce 21 août avoir participé à la levée de fonds de la start-up israélienne TriEye dont la technologie infrarouge à ondes courtes (SWIR) permet d’améliorer la visibilité dans des conditions de conduite difficiles. Outre Porsche Ventures, TriEye a finalement levé 19 millions de dollars auprès de Intel Capital, MariusNacht et Grove Ventures, l’investisseur historique de la strart-up. Les fonds levés par la start-up, qui a démarré ses activités en novembre 2017, seront investis dans le développement produit et le renforcement des équipes.
Le comité américain des investissements étrangers CFIUS (Committe on Foreign Investment) a approuvé le transfert d’une participation dans la société de cybersécurité Cofense d’une société de private equity liée à la Russie à des fonds gérés par BlackRock, rapporte le Wall Street Journal. Le feu vert a été donné lundi, selon des sources proches du dossier. Cette approbation lève l’un des derniers obstacles d’un long processus de vente qui a commencé l’an dernier. Cela met un terme à une épreuve de force inhabituelle entre le Cfius et Pamplona Capital Management, une société de capital investissement ayant des liens avec les Russes dont l’homme d’affaires Mikhail Fridman. Le Cfius a ordonné à Pamplona de vendre sa participation minoritaire dans Cofense après des inquiétudes soulevées par des politiques sur la sécurité nationale concernant l’ampleur des capitaux étrangers investis avec Pamplona, compte tenu de la nature sensible des activités de Cofense. BlackRock détient déjà une participation minoritaire dans Cofense par le biais de ses fonds gérés par son département de private quity.
En juillet 2019, les investisseurs en Suisse ont confié 1168,3 milliards de francs à l’industrie de la gestion d’actifs, contre 1149,9 milliards en juin (+1,6%), selonlesstatistiques de la Swiss Fund Data SA et Morningstar publiés ce 20 août. «La majorité des bourses concernées étaient également positives en juillet.Les taux de croissance des marchés d’actions n’étaient toutefois pas aussi prononcés que le mois précédent. Le marché suisse des fonds s’est développé en conséquence. La tendance des flux de trésorerie nets s’est également poursuivie. Pour la première fois depuis longtemps, plus de ressources ont été investies dans des fonds d’actions que retirées. Les fonds du marché monétaire se situent toutefois en tête des apports, ce qui est un signe clair de prudence des investisseurs», a indiqué dans un communiqué Markus Fuchs, directeur de la Swiss Funds & Asset Management Association SFAMA. Les afflux de trésorerie nets ont représenté 4,4 milliards en juillet 2019. Ce sont lesfonds du marché monétaire qui ont attirés le plus de capitaux (2,2 milliards). Les fonds en actions (1,2 milliard) et obligataires (1,1 milliard) ont progressé de manière significative. Des désinvestissements n’ont été enregistrés que dans deux catégories de fonds, ceci à un niveau modeste : les fonds de placements alternatifs (-336,4 millions de francs) et la catégorie «autres fonds» (-18,8 millions). Le palmarès des catégories de fonds les plus prisées n’a en revanche subi aucun changement: fonds en actions 41,90%, fonds obligataires 31,58%, fonds stratégiques de placement 11,20%, fonds du marché monétaire 8,87%. Évolution du marché suisse des fonds (en millions de CHF) Source : SFAMA
Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a estimé hier que la proposition présentée lundi par Boris Johnson ne constituait pas «une alternative réaliste» à la clause de sauvegarde (backstop) telle qu’elle a été approuvée en novembre par les négociateurs britanniques et européens sur le Brexit. «Le backstop est une assurance destinée à éviter une frontière physique sur l'île d’Irlande en attendant qu’une alternative soit trouvée. Ceux qui sont contre le backstop et ne proposent pas d’alternatives réalistes sont en réalité favorables au rétablissement d’une frontière, même s’ils ne l’admettent pas», a écrit Donald Tusk sur Twitter. Dans sa lettre, le Premier ministre britannique posait l’abandon de cette clause comme condition préalable à la discussion d’un accord entre le Royaume-Uni et l’UE. «La lettre ne fournit pas de solution opérationnelle légale pour empêcher le retour d’une frontière physique sur l'île d’Irlande», a appuyé Natasha Bertaud, porte-parole de la Commission européenne, lors d’un point de presse : «Notre position sur le backstop est bien connue (...) C’est le seul moyen identifié jusqu'à présent par les deux parties pour honorer cet engagement.»