Le département du Commerce a fait état aujourd’hui d’un déficit courant en baisse de 5,9% à 128,2 milliards de dollars (115,7 milliards d’euros) sur le trimestre avril-juin aux Etats-Unis. Les chiffres révisés du premier trimestre font ressortir un déficit courant de 136,2 milliards de dollars, contre 130,4 milliards annoncé auparavant. Les économistes prévoyaient en moyenne un déficit de 127,8 milliards au deuxième trimestre. Sa diminution s’explique notamment par l’augmentation de la production pétrolière américaine, qui a réduit la facture des importations, et par la progression des revenus d’investissement de portefeuille, qui a soutenu l’excédent des revenus primaires.
Ce sera une des introductions en Bourse les plus scrutées l’année prochaine. Airbnb a annoncé jeudi, dans un bref communiqué, son intention de procéder à son introduction en Bourse en 2020. Elle n’y précise pas pour quel mode opératoire elle optera, mais elle pourrait recourir à une cotation directe, comme l’ont fait Spotify et Slack. Le groupe de location de logements contournerait ainsi le processus classique d’introduction en Bourse, qui implique de placer au préalable des titres auprès d’investisseurs pour fixer le cours d’introduction.
La banque centrale de Norvège a relevé ce matin son principal taux directeur de 1,25% à 1,5%, prenant ainsi le contrepied de la Réserve fédérale (Fed) américaine et de nombreuses banques centrales dans un contexte de ralentissement de l'économie mondiale. Il s’agit de la deuxième hausse des taux de la Norges Bank en quatre mois. Ses responsables ont toutefois indiqué que de nouveaux relèvements étaient peu probables au cours des prochains mois, compte tenu des «incertitudes considérables» entourant les perspectives de croissance mondiale.
Malgré l’amélioration des conditions décidées la semaine dernière par la Banque centrale européenne (BCE), la première des nouvelles opérations de refinancement à plus long terme ciblées (TLTRO 3) n’a attiré que 3,4 milliards d’euros de demandes ce jeudi. Un montant qui ne représente qu’un peu plus du dixième des TLTRO arrivées à échéance en début de semaine (31,8 milliards d’euros), alors que le marché s’attendait à ce que cette opération à trois ans porte sur la majeure partie des remboursements.
L’OCDE a fortement abaissé aujourd’hui ses prévisions de croissance pour l'économie mondiale pour 2019 et 2020 en les ramenant à leur plus bas niveau depuis la crise financière de 2008/2009, en raison des incertitudes crées par la guerre commerciale, le Brexit et l’endettement privé. La croissance mondiale devrait passer cette année sous la barre des 3% pour chuter à 2,9%, soit 0,3 point de moins que lors des dernières prévisions de mai, et devrait rester pratiquement stable à 3% en 2020 (-0,4 point par rapport à la projection de mai), a estimé l’institution dans ses prévisions actualisées.
A six semaines de la date prévue du Brexit, la Banque d’Angleterre (BOE) a laissé jeudi son principal taux directeur inchangé à 0,75%, comme anticipé par les économistes. Le taux directeur de la banque centrale britannique se situe à ce niveau depuis août 2018. La Banque d’Angleterre a également maintenu le montant de son programme d’achat d’obligations d’Etat à 435 milliards de livres sterling et celui de son programme d’achats d’obligations d’entreprises à 10 milliards de livres.
La forte croissance du secteur du private equitysuscite certaines appréhensions. La rentabilité des gérants d’actifs du secteur serait vulnérable à une correction prolongée des marchés. Au terme d’une ample analyse du secteur, Morgan Stanley arrive à la conclusion que nombre de ces craintes sont exagérées, rapporte L’Agefi suisse Son tableau d’évaluation identifie néanmoins des risques accrus au niveau du financement des transactions par endettement (aux Etats-Unis: 5,4 fois l’Ebitdacontre 4,9 fois avant la crise financière) et des multiples des prix d’acquisitions mais suggère que les craintes relatives auxcapitaux levés et non encore investis («dry powder»), sont probablement surfaites. Alors que les structures de transactions sont jugées nettement plus robustes que lors des précédentes phases de hauts de cycle. En fait, les analystes de Morgan Stanley s’attendent à ce que les valorisations des sociétés de gestion d’actifs cotées centrées sur les marchés privés résistent mieux que lors des précédentes corrections. Pour les raisons suivantes: le marché comprend mieux actuellement les avantages d’un modèle d’affaires centré sur des participations de longue haleine; les risques de défaut des engagements sont faibles; les risques de valorisation aux valeurs de marchés (time to market) des encours gérés et des bénéfices sont limités. De plus, de la dry powderestdisponiblepour profiter de dislocations des marchés. Enfin, les modèles d’affaires se sont diversifiés ces dernières années.
POLITIQUE Sur la piste de l’acquisition de Refinitiv, le London Stock Exchange (LSE) a reçu une offre indicative de rachat de la part de la Bourse de Hong Kong (HKEX). Cet assaut, qui ne manquera pas de susciter une vive opposition politique, est conditionné à l’abandon du projet Refinitiv. Sur lequel les actionnaires du LSE, désormais prédateur et proie, devraient se prononcer en novembre. Deux chemins incompatibles s’ouvrent devant eux : la création d’une infrastructure mondiale des marchés reliant l’Europe et l’Asie, et la diversification vers la fourniture de données et les Etats-Unis. A coups de dizaines de milliards de dollars, le LSE reste en tout cas au centre du grand meccano mondial des opérateurs boursiers.
C’est la croissance de la production industrielle chinoise en août en rythme annuel, la progression la plus faible depuis 2002. Un chiffre inquiétant d’autant que les derniers résultats du commerce extérieur confirment le ralentissement tandis que la consommation (ventes de détail) reste inférieure aux attentes. Les investisseurs anticipent de nouvelles mesures monétaires et de relance, qui ont jusqu’ici eu du mal à relancer l’activité.
SOMMETS. Les flux restent négatifs sur les actions et pourtant les places boursières sont de retour à leurs plus-hauts annuels. A Wall Street, l’indice S&P 500 est repassé au-dessus des 3.000 points, tandis qu’en Europe l’Euro Stoxx 50 affiche un gain de plus de 10 % depuis janvier. Il faut dire que le marché est moins suracheté qu’en 2018. « Le niveau actuel des actions ne s’explique que par le niveau des taux et les anticipations de politiques toujours plus accommodantes des banques centrales », affirme Frédéric Rollin, gérant chez Pictet AM. Pour preuve, les secteurs défensifs surperforment le reste du marché, même si une rotation vers les cycliques et décotés s’est opérée ces dernières semaines. Malgré tout, les niveaux actuels des marchés actions surestiment l’action des banques centrales. « Sur la base du S&P 500, nos analystes estiment que le marché attend 1.800 milliards de dollars d’injections supplémentaires des banques centrales », indique Frédéric Rollin. Un montant peu probable, à moins que le monde bascule en récession. Un autre élément inquiète les investisseurs : le niveau élevé des anticipations bénéficiaires. Les actions ont continué de progresser malgré la baisse continue des prévisions de bénéfices cette année. « Le marché se projette déjà sur 2020 avec une attente de croissance bénéficiaire de 10 % à laquelle nous avons du mal à croire », affirme Malik Haddouk, directeur de la gestion diversifiée chez CPR AM qui s’attend à un gros choc début 2020. Le fort rebond du pétrole (lire ci-dessous) a toutefois entamé la confiance des investisseurs.
L’Établissement de Retraite additionnelle de la Fonction publique (Erafp), lance une consultation pour sélectionner des cabinets de conseil spécialisés dans l’évaluation des risques et opportunités liés au changement du climat. Les missions seront réparties en deux lots. Le premier sur l’évaluation de l’exposition de ses portefeuilles actions et obligations. Et le second concernant ses portefeuilles immobilier, d’infrastructures et de private equity . Ce marché sera conclu pour une durée de 3 ans.
La fintech Wematch, fondée en 2016, a annoncé mardi que la Société Générale et JPMorgan ont investi à son capital. La société a également participé à des programmes d’incubation des deux banques. Wematch propose une plate-forme et des accès web aux opérateurs de marché sur des classes d’actifs où la négociation traditionnelle «à la voix» reste forte. Déjà présente sur les marchés du repo et des dérivés de taux, la fintech a lancé en juin sa plate-forme pour les dérivés de taux d’intérêt.
Antoine Pertriaux, ancien spécialiste des infrastructures de marché et du conseil aux institutions financières du cabinet Cognizant, vient de lancer Alvae, un bureau d’études consacré à l’analyse et à la recherche stratégique sur l’évolution du secteur. «Celui-ci est en pleine mutation et les gagnants seront ceux qui sauront adapter leur stratégie pour demain, explique le fondateur. Notre objectif est de fournir un décryptage des facteurs économiques et réglementaires ainsi que des innovations technologiques qui façonnent les marchés et services financiers afin de guider les organisations dans leurs choix commerciaux, opérationnels, technologiques.» Ses études, qui s’adressent à l’ensemble des acteurs (banques, sociétés de gestion, post-marché, etc.) mais ne sont pas des recherches en investissement au sens de MIF 2, sont proposées en vente à l’unité, ou personnalisées à la demande du client, par exemple sur des questions de positionnement concurrentiel, mais sans l’accompagnement opérationnel des conseils habituels.
Le gouvernement italien anticipe une croissance de 0,4% en 2020 après une hausse de 0,1% de son PIB en 2019, selon Reuters, qui cite des sources proches du dossier. En avril dernier, le gouvernement prévoyait une croissance de 0,2% cette année suivie d’une expansion de 0,8% en 2020. Les nouvelles prévisions, basées sur un scénario sans changement de politique budgétaire, serviront de cadre à l'élaboration du projet de budget 2020 qui doit être présenté le mois prochain à la Commission européenne. Ce budget devrait inclure des baisses d’impôts et d’autres mesures censées soutenir l'économie et la croissance en 2020.
Hoffmann Green Cement Technologies a obtenu le visa de l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour son document d’enregistrement déposé en vue de son projet d’introduction sur le marché Euronext Growth Paris. La société se présente comme le 6e cimentier français et affiche «l’ambition (...) de devenir le leader du ciment décarboné en France avec une capacité de production portée de 50.000 actuellement à 550.000 tonnes de ciment par an d’ici 2024». Compte tenu de la mise en service de son outil de production en janvier 2019, la société n’a réalisé que 289.000 euros de chiffre d’affaires en 2018. Elle a perdu 1,17 million d’euros nets.
Le groupe immobilier Covivio (ex-Foncière des Régions) a annoncé mercredi la cession à Primonial de l’immeuble de bureaux Green Corner situé à Saint-Denis pour 167 millions d’euros. Offrant une surface de 20.800 m², l’immeuble, qui avait été développé et livré par Covivio en 2015, est occupé par la Haute autorité de santé (HAS), Systra et la société de conseil Talan.
La France réduira l’an prochain son déficit budgétaire à 2,2% du produit intérieur brut (PIB), confirme Gérald Darmanin dans une interview au Parisien de mercredi. «Nous passons d’un déficit de 3,4% en 2017 à 2,2% en 2020», déclare le ministre de l’Action et des Comptes publics. L’exécutif français tablait sur un déficit de 2,0% dans le programme de stabilité transmis en avril dernier à la Commission européenne. «Entre cette année et l’an prochain, le déficit baissera de plus de 20 milliards d’euros», relève le ministre du budget, en ajoutant que le gouvernement a préféré baisser les impôts plus vite que le déficit après le mouvement des «Gilets jaunes».
Le gouvernement français n’envisage pas de hausse de la taxe carbone en 2020, a déclaré mercredi sa porte-parole, Sibeth Ndiaye. Le Conseil des prélèvements obligatoires, organe associé à la Cour des comptes, préconise dans un rapport publié mercredi la relance d’une fiscalité environnementale afin d’atteindre les objectifs de la France en la matière. Il propose ainsi d'élargir l’assiette de la taxe carbone à l’ensemble des «consommations fossiles» (secteurs aérien et maritime notamment) par «la suppression ou la réduction des dépenses fiscales (exonérations, remboursements, taux réduits)».Cette taxe environnementale sur les émissions de dioxyde de carbone a été instaurée en 2014 en France. Elle est de 44,60 euros la tonne depuis 2018.
Les exportations japonaises ont reculé en août pour le neuvième mois consécutif, même si ce déclin est légèrement inférieur aux prévisions, montrent des données officielles du ministère des Finances. Elles ont diminué le mois dernier de 8,2% en rythme annuel, après un recul de 1,6% en juillet. Le consensus Reuters anticipait une baisse de 10,9%. Mais l’excédent commercial du Japon avec les Etats-Unis s’est creusé, progressant de 3,8% sur un an pour s'établir à 472,0 milliards de yens (3,9 milliards d’euros environ).
Les prix à la consommation ont augmenté de 1,7% sur un an en août outre-Manche, après une hausse de 2,1% en juillet, a déclaré l’Office national de la statistique (ONS). Le consensus Reuters prévoyait en moyenne une progression de 1,9%. D’un mois sur l’autre, le rythme annuel de l’inflation britannique a connu sa plus forte baisse depuis fin 2014. Ce ralentissement de l’inflation est principalement dû à une baisse du prix des jeux vidéo et à une hausse moindre du prix des vêtements à la fin des ventes estivales, a précisé Mike Hardie, statisticien à l’ONS.
Exxon Mobil cherche à se défaire de ses actifs de production dans le sud-est de l’Australie. Le groupe pétrolier américain a déclaré mercredi qu’il testait l’intérêt du marché pour ces actifs, qui incluent sa participation dans les champs de pétrole et de gaz du bassin du Gippsland dans le détroit de Bass, au large de l'État de Victoria, des plates-formes offshore et ses usines de Longford et Long Island Point. Les actifs du détroit de Bass appartiennent à la coentreprise Gippsland Basin, opérée par Exxon et détenue à parts égales avec le groupe minier BHP.