La Banque mondiale revoit en baisse sa prévision de croissance économique dans la région Asie-Pacifique. La progression du produit intérieur brut (PIB) devrait retomber à 5,8% cette année après 6,3% en 2018, puis 5,7% et 5,6% en 2020 et 2021. La croissance de la Chine devrait passer de 6,6% à 6,1%. L’institution note déjà l’impact de la dégradation de la demande mondiale et de l’incertitude provoquée par le conflit commercial entre la Chine et les Etats-Unis. Face aux conséquences économiques de ces tensions, les pays de la région vont devoir recourir à la relance budgétaire et aux politiques monétaires. La plupart ont abaissé leurs taux directeurs au cours des derniers mois.
La production industrielle française a diminué de 0,9% en août, selon l’Insee. Ce recul fait suite à une progression confirmée à +0,3% en juillet. Les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une hausse de 0,3% en août. La seule production manufacturière (hors énergie) a également accusé une baisse sur le mois (-0,8%), après avoir augmenté de +0,4% (révisé de +0,3%) en juillet.
Dans un entretien à Reuters, Davide Iacovoni, le responsable de l’agence d’émission au sein du Trésor italien, a indiqué que l’Italie souhaitait revenir sur le marché avec de nouvelles émissions en dollars l’an prochain mais aussi au travers de placements privés en yens et dans d’autres devises. Mercredi, l’Italie a émis 7 milliards de dollars d’obligations à 5, 10 et 30 ans, pour son retour sur ce marché après dix ans d’absence. La tranche à 5 ans, de 2,5 milliards de dollars, offrant un coupon de 2,375% s’est négociée sur la base d’un spread de 105 points de base (pb) au-dessus de midswap. Celle à 10 ans, de 2 milliards, avec un coupon de 2,875%, avec un spread de 150 pb. Les tranches à 5 et 10 ans ont été majoritairement placées auprès d’asset managers en EMEA et Amériques celle à 30 ans auprès d’assureurs et de fonds de pension.
La Réserve fédérale (Fed) de New York a injecté jeudi 88,1 milliards de dollars (79,9 milliards d’euros) de liquidités sur le marché interbancaire par deux opérations de prise en pension de titres (repo), pour apaiser les tensions sur le marché monétaire. Elle a alloué 45,4 milliards de dollars dans le cadre d’une opération repo à un jour, ainsi que 42,6 milliards de dollars de liquidités au moyen d’un repo à 14 jours. Jusqu’au 4 novembre, la Réserve fédérale de New York continuera de proposer chaque jour au moins 75 milliards de dollars de liquidités à très court terme aux acteurs du marché monétaire via ces repo. Des opérations de prise en pension de titres à plus long terme, allant de six à 15 jours, auront également lieu jusqu’au 29 octobre.
Les deux parties semblent proches d’une entente a minima, notamment sur les changes et un gel des tarifs. Les investisseurs apprécient mais tous les risques ne seraient pas levés.
14 milliards de dollars (12,7 milliards d’euros) seront levés d’ici à décembre au profit du Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme avec l’objectif, fixé par l’ONU, d'éradiquer les trois maladies d’ici à 2030. La France, qui s'était engagée à hauteur de 1,5 milliard, a rajouté 60 millions d’euros, ainsi que le milliardaire américain Bill Gates, pour atteindre l’objectif. Plus de 12 milliards de dollars avaient été collectés lors de la précédente conférence, en 2016 au Canada. La France est le deuxième contributeur mondial derrière les Etats-Unis.
La reprise des achats d’obligations et la modulation du taux de dépôt de la Banque centrale européenne (BCE) ont suscité l’opposition la plus marquée lors de la réunion de politique monétaire de septembre, même si les nouvelles mesures de soutien ont été approuvées au final, montre le compte-rendu publié jeudi. La BCE a annoncé le 12 septembre une baisse de 10 points de base (pb) de son taux de dépôt, la relance de son programme d’achats d’actifs et la mise en place d’un mécanisme de modulation du taux de dépôt, pour atténuer son impact sur les comptes des banques. Mais plus d’un tiers des membres du Conseil des gouverneurs, dont la France et l’Allemagne, se sont opposés à la reprise de l’assouplissement quantitatif (QE). Selon les minutes, certains membres du Conseil étaient disposés à soutenir une baisse de 20 pb du taux de dépôt à condition que le plan de soutien exclue la reprise des achats d’actifs.
Au moment où Washington et Pékin reprennent leurs discussions, la Banque mondiale revoit en baisse sa prévision de croissance économique dans la région Asie-Pacifique, dans une étude publiée ce jeudi. La progression du produit intérieur brut (PIB) devrait retomber à 5,8% cette année après 6,3% en 2018, puis 5,7% et 5,6% en 2020 et 2021. La croissance de la Chine devrait passer de 6,6% à 6,1%.
La production industrielle française a diminué de 0,9% en août, montrent les données publiées aujourd’hui par l’Insee. Ce recul fait suite à une progression confirmée à +0,3% en juillet. Les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une hausse de 0,3% en août. La seule production manufacturière (hors énergie) a également accusé une baisse sur le mois (-0,8%), après avoir augmenté de +0,4% (révisé de +0,3%) en juillet.
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a estimé jeudi dans son rapport mensuel que la demande mondiale de pétrole devrait augmenter de 980.000 barils par jour en 2019, un volume inférieur de 4.000 barils par jour à la prévision fournie en septembre.
L’Italie, qui vient de placer avec succès 7 milliards de dollars de dette souveraine, envisage d’émettre encore plus d’obligations en monnaies étrangères. Dans un entretien à Reuters, Davide Iacovoni, le responsable de l’agence d’émission au sein du Trésor italien, a indiqué que l’Italie souhaitait revenir sur le marché avec de nouvelles émissions en dollars l’an prochain mais aussi au travers de placements privés en yens et dans d’autres devises. L’objectif est de devenir un émetteur régulier sur le marché en dollars.
Euronext vient de dévoiler son nouveau plan stratégique pour les trois années à venir, intitulé Let’s grow together, afin de « construire l’infrastructure de marché leader en Europe : notre mission est de participer au financement de l’économie réelle sur long terme, et pour cela de connecter les économies locales aux marchés de capitaux à une échelle globale afin d’accélérer l’innovation et la croissance durable », a résumé Stéphane Boujnah, PDG d’Euronext. « Les émetteurs ont besoin de notre soutien sur ces aspects en particulier », a-t-il ajouté.
La Réserve fédérale (Fed) de New York a injecté jeudi 88,1 milliards de dollars (79,9 milliards d’euros) de liquidités sur le marché interbancaire par deux opérations de prise en pension de titres (repo), destinées à apaiser les tensions sur le marché monétaire. Elle a alloué 45,4 milliards de dollars dans le cadre d’une opération repo à un jour, ainsi que 42,6 milliards de dollars de liquidités au moyen d’un repo à 14 jours.
La candidature de la Française Sylvie Goulard au poste de commissaire européenne au Marché intérieur, entachée par des ennuis judiciaires et des soupçons de conflit d’intérêts, a été rejetée jeudi par le Parlement européen. Les eurodéputés ont rejeté sa candidature par 82 voix contre 29, et une abstention, à la suite d’une seconde audition de l’ancienne ministre des Armées, qui n’a pas convaincu.
Les fonds actions commercialisés en Suède ont accusé des rachats nets de 2,5 milliards de couronnes suédoises en septembre, soit 230 millions d’euros, selon les dernières statistiques de l’association suédoise des fonds Fondbolagens Förening. En août, ces fonds avaient déjà décollecté, à hauteur de 9,5 milliards de couronnes (874 millions d’euros). Ce sont les fonds actions américaines qui ont enregistré les plus fortes sorties, de 1,3 milliard de couronnes (119 millions d’euros). Les fonds actions monde collectent en revanche près de 3 milliards de couronnes (276 millions d’euros). Les autres catégories de fonds collectent en septembre. Les fonds monétaires engrangent 6,2 milliards de couronnes (570 millions d’euros) et les fonds obligataires 4,4 milliards de couronnes (405 millions d’euros). Les fonds diversifiés drainent 2,2 milliards de couronnes (202 millions d’euros). Au total, les fonds distribués en Suède affichent une collecte nette de 9,9 milliards de couronnes suédoises (910 millions d’euros). Depuis le début de l’année, ils engrangent 53,3 milliards de couronnes (4,9 milliards d’euros). A fin septembre, les encours des fonds en Suède ressortaient à 4.789 milliards de couronnes suédoises (440 milliards d’euros), dont 59 % placés en fonds actions.
La candidature de la Française Sylvie Goulard au poste de commissaire européenne au Marché intérieur, entachée par des ennuis judiciaires et des soupçons de conflit d’intérêts, a été rejetée jeudi par le Parlement européen. Les eurodéputés ont rejeté sa candidature par 82 voix contre 29, et une abstention, à la suite d’une seconde audition de l’ancienne ministre des Armées, qui n’a pas convaincu.
La réouverture par l’Irlande de sa ligne de green bond attire les investisseurs. La demande a dépassé 7 milliards d’euros. Le pays, qui a émis ce green bond il y a un an, espère lever 2 milliards d’euros supplémentaires, portant à 5 milliards son montant total. Il offre un coupon de 1,35% avec une échéance au 18 mars 2031. L’opération devrait être bouclée ce jeudi.
Les ministres des Finances de l’Union européenne (UE) sont parvenus à un accord sur les conditions de mise en oeuvre d’un budget de la zone euro qui entrera en vigueur en 2021. «Nous disposons d’un nouveau pilier pour soutenir l’euro», a déclaré ce matin le président du conseil des ministres des Finances (Ecofin), Mario Centeno (photo), au cours d’une conférence de presse. Ce budget de la zone euro sera doté d’environ 17 milliards d’euros et sera consacré à l’investissement et au soutien aux réformes économiques. Ce montant correspond à la part allouée à la zone euro sur les 25 milliards d’euros que la Commission européenne propose de consacrer aux réformes économiques dans l’UE.
Les 28 Etats membres de l’UE ont retiré aujourd’hui la Suisse de leur liste dite «grise» des paradis fiscaux, estimant qu’elle « se conforme à tous les engagements en matière de coopération fiscale ». La Suisse faisait partie de cette liste dite qui regroupe tous les mauvais élèves en matière fiscale ayant pris des engagements non encore concrétisés, depuis le début de son établissement par l’UE le 5 décembre 2017.
Le produit intérieur brut (PIB) du Royaume-Uni s’est replié de 0,1% en août sur un mois et a crû de 1,1% par rapport à août 2018, selon les données publiées jeudi par l’Office national de la statistique (ONS). Sur les trois mois à fin août, le PIB britannique a augmenté de 0,3% par rapport à la période précédente et de 1,2% sur un an, légèrement au-dessus des attentes du consensus. La croissance du mois de juillet a été revue à la hausse, à 0,4%.
Washington et Pékin, qui ont repris aujourd’hui leurs discussions arrêtées en juillet, seraient parvenus à accord sur le changes. Aucune annonce officielle n’a encore été faite. Le représentant au commerce américain Robert Lighthizer et le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin doivent rencontrer le vice premier ministre chinois Liu He à Washington.
D’anciens banquiers centraux germanophiles ont décidé de taper du poing sur la table et de se rebeller… contre Mario Draghi. Inutile de préciser qu’ils appartiennent au camp des faucons et qu’ils vitupèrent contre les taux négatifs et le quantitative easing. Au point d’être signataires d’une pétition dans laquelle ils dénoncent le dévoiement de la politique monétaire qui aurait perdu sa fonction de pilotage. Ils proviennent de la Bundesbank comme Otmar Issing, Helmut Schlesinger, Juergen Stark et de banques centrales satellites, neérlandaise avec Nout Wellink, et autrichienne avec Klaus Liebscher. Sans oublier la Banque de France avec Hervé Hannoun, ancien sous-gouverneur et ancien directeur général adjoint de la BRI. Ah, le bon vieux temps.
OUVERTURE Le gérant de private equity suisse Partners Group a levé 550 millions de dollars australiens en cotant un fonds de dette privée (339 millions d’euros) à la Bourse de Sydney à destination des investisseurs non institutionnels. Ce véhicule investira à travers trois stratégies : les prêts first-lien, qui représenteront la majorité des investissements, second-lien et subordonnés. Il vise un rendement annuel de 4 % au-dessus du taux directeur de la Reserve Bank of Australia (actuellement à 0,75 %) avec des versements mensuels. Cette initiative permettra aux investisseurs non institutionnels d’être exposés à des instruments de dette privée à l’échelle mondiale tout en ayant la possibilité d’acheter et de vendre sur le marché, fait valoir le gérant dans un communiqué. Au 30 juin, Partners Group gérait quelque 20 milliards de dollars en dette privée.
PRÉVISIONS Dans son dernier rapport sur le commerce mondial des services, l’OMC (Organisation mondiale du commerce) constate que celui-ci s’est développé plus rapidement que le commerce des biens, avec une augmentation moyenne de 5,4 % par an depuis 2005 (contre 4,6 %, voir graphique). Les services représentent environ les trois-quarts du PIB des économies développées, contre 40 % en 1950. Cette part est appelée à croître. Selon les estimations de l’OMC, la part des services dans le commerce mondial devrait augmenter de 50 % d’ici 2040. « La distribution et les services financiers sont les plus négociés au monde, ce qui représente près d’un cinquième du commerce des services. Ils sont suivis par les télécommunications, l’audiovisuel et l’informatique, qui représentent chacun 13,2 %. La part du commerce dans d’autres secteurs, tels que l’éducation, la santé, et les services environnementaux, bien qu’encore relativement petite, augmente rapidement », précise Roberto Azevêdo, le directeur général de l’organisation, dans son propos introductif. Cependant, comme les échanges de marchandises, les échanges de services sont affectés par les tensions commerciales. Le 1er octobre, l’OMC a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2019 et 2020. Les volumes ne devraient augmenter que de 1,2 % en 2019, contre 2,6 % annoncés au mois d’avril. En 2020, les échanges devraient progresser de 2,7 % (contre 3 % précédemment), sous condition que les relations commerciales s’améliorent. En net ralentissement depuis le troisième trimestre 2013, les services participent de cette tendance.
C’est le niveau du rendement des Treasuries à 10 ans anticipé par Moody’s en cas de récession. Malgré les rendements très bas actuels, les obligations d’Etat américaines devraient encore délivrer des rendements positifs au cours des cinq prochaines années. La faiblesse de la croissance et de l’inflation dans un contexte de vieillissement de la population explique ce phénomène. Mais c’est l’impossibilité pour la Réserve fédérale de baisser beaucoup ses taux d’intérêt sans passer sous 0 % qui obligera les investisseurs à ajuster les taux longs toujours plus bas.