D’importantes divergences persistent aux Etats-Unis entre les démocrates et la Maison blanche sur le contenu d’un plan d’aide à l'économie et à la société américaines face à l'épidémie de coronavirus, un entretien téléphonique jeudi entre la présidente de la Chambre des représentants et le secrétaire au Trésor n’ayant pas permis de rapprocher les points de vue. La majorité démocrate à la Chambre, emmenée par Nancy Pelosi, propose un plan de 2.200 milliards de dollars (1.873 milliards d’euros) pour répondre aux conséquences économiques et sociales d’une épidémie qui a déjà fait plus de 200.000 morts et des millions de chômeurs aux Etats-Unis. L'équipe de négociateurs du président Donald Trump évoque pour sa part un ensemble de mesures pour 1.600 milliards de dollars et la Maison blanche a jugé jeudi que le projet démocrate manquait de sérieux. La Chambre des représentants s’apprêtait à voter jeudi sur le plan démocrate après avoir reporté cette consultation d’une journée pour laisser du temps aux discussions.
Le président américain Donald Trump s’est dit, jeudi, opposé à un changement des règles pour ses prochains débats avec Joe Biden, après un premier duel télévisé chaotique. La commission chargée d’organiser les débats électoraux aux États-Unis a annoncé mercredi la mise en place de mesures additionnelles afin de «maintenir l’ordre» lors de deux prochains face-à-face entre les candidats à la Maison-Blanche. Malgré ses tentatives répétées, Chris Wallace, présentateur chevronné de Fox News, n’a pas pu empêcher le débat entre les deux candidats septuagénaires de virer à la cacophonie.
Vinci a annoncé ce matin avoir signé un accord avec le Kenya pour la construction d’une autoroute, précisant qu’il s’agit du premier partenariat public-privé (PPP) conclu par Vinci Concessions en Afrique. Le projet, chiffré à environ 1,3 milliard d’euros sur 30 ans, consiste à transformer une route existante en une autoroute à 2x2 voies sur 175 kilomètres entre Nairobi et les villes de Nakuru et Mau Summit, à travers la vallée du Rift, avec exploitation et maintenance de la nouvelle autoroute pendant 30 ans. Les travaux de construction sont prévus pour durer 42 mois et le closing financier du projet devrait intervenir d’ici à fin 2021.
L’action du groupe de distribution et de stockage de produits pétroliers Rubis chute de 6% jeudi, à 32,20 euros, après l’abaissement par Goldman Sachs de sa recommandation sur la valeur, d'«acheter» à «neutre». «Les défis à long terme limitent le potentiel de hausse» de l’action Rubis, selon le titre de la note de recherche de la banque.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont diminué un peu plus que prévu aux Etats-Unis lors de la semaine au 26 septembre, à 837.000 contre 873.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé ce jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 850.000 inscriptions au chômage. Les inscriptions de la semaine au 19 septembre ont été très modestement révisées en hausse par rapport à une estimation initiale de 870.000.
Nestlé a annoncé ce matin que sa filiale américaine Nestlé Purina PetCare investira un montant estimé à 450 millions de dollars (385 millions d’euros) pour ouvrir une nouvelle usine en Caroline du Nord afin de répondre à la demande croissante pour ses marques d’aliments secs pour chiens et chats. Le groupe agroalimentaire suisse a précisé que cette nouvelle usine, située à Eden, serait opérationnelle en 2022. Plus de 300 personnes devraient être employées sur le site d’ici à 2024. L’usine fera partie du réseau de 21 sites de fabrication existants de Purina aux Etats-Unis.
La croissance du secteur manufacturier de la zone euro s’est accélérée en septembre grâce à une hausse de la demande. L’indice manufacturier est remonté à 53,7, conformément à une première estimation, après 51,7 en août, selon l’enquête mensuelle PMI réalisée par IHS Markit auprès des directeurs d’achat. L’indice PMI atteint son plus haut niveau depuis août 2018 malgré la résurgence des cas de Covid-19 qui menace à nouveau l’activité.
La Bourse de Tokyo a annoncé avoir interrompu pour la journée entière l’ensemble des opérations à cause de la pire faille technique de son histoire, laissant les investisseurs dans l’incertitude concernant la reprise des échanges sur la troisième place boursière mondiale.
Eurazeo, à travers sa filiale Eurazeo PME, est entré au capital du groupe Utac Ceram pour 80 millions d’euros ce qui lui permettra de détenir la majorité du capital, aux côtés des actionnaires actuels (FCDE, CCFA, dirigeants et principaux cadres du groupe). L’objectif est d’accélérer la croissance de l’entreprise en Europe et dans le monde et d’accompagner ledéveloppement du groupe dans le digital. Utac Ceram opère dans le secteur de l’automobile et de la mobilité, pour lesquels il réalise notamment des essais de développement et de validation enenvironnement, des contrôles techniques et de la formation. Dans le cadre de l’acquisition d’Utac Ceram, Eurazeo PME a négocié avec le prêteur, Barings, le premier unitranche ESG. Adossée à cinq critères ESG, la marge de ce financement sera revue annuellement en fonction de la réalisation de ces objectifs.
Ardian a confirmé jeudi matin une marque d’intérêt à acheter 29,9% du capital de Suez à Engie, volant ainsi au secours du groupe de services à l’environnement qui lutte contre le projet d’OPA de son concurrent Veolia.
Le retour des Français vers les actions au printemps, à la chasse aux bonnes affaires, avait été remarqué et commenté. Pour qu’il y ait un acheteur, il faut un vendeur. Le dernier bulletin de la Banque de France donne une idée du phénomène de vases communicants. Pendant que les investisseurs du cru achetaient 20,7 milliards d’euros de titres au premier trimestre, dans les secteurs de la santé, l’énergie et la finance, les non-résidents se délestaient de 15 milliards. On n’avait pas connu de mouvements d’une telle ampleur lors des précédents krachs (-20 % et plus) du CAC 40 au dernier trimestre 2008 et au troisième trimestre 2011. A ce compte-là, le repli régulier du taux de détention du CAC par les non-résidents (40,7 % fin décembre) devrait se confirmer en 2020 pour la septième année consécutive.
L’intelligence froide et artificielle des algorithmes doit permettre d’éviter les biais inhérents à l’homme. C’est pour cette raison qu’en 2017, de nombreuses stations-service allemandes avaient laissé à un programme le soin de faire évoluer les prix à la pompe en fonction de la demande, une innovation qui devait gonfler les marges. Une expérience qui a réussi bien au-delà des espérances : les économistes de l’université de Queen, au Canada, se sont aperçu que, dans une situation où deux stations-service étaient en compétition, la marge bondissait d’environ 30 %. Plutôt qu’une coûteuse guerre des prix, les machines avaient choisi une lucrative – et illégale – entente. « L’adoption de logiciels d’IA (pour fixer les prix) a un impact significatif sur la concurrence », concluent les chercheurs.
Malgré les perspectives de développement de filières industrielles d’excellence, le redressement des entreprises françaises pourrait pâtir de la faiblesse durable des investissements.
En 2020 comme en 2021, c’est le montant des émissions de dette annoncé par Bercy pour financer le déficit et le plan de relance français. La dette publique devrait représenter 116,2 % du PIB, après un pic à 117,5 % à fin 2020.
L’avis d’expert de Xavier Girre, directeur exécutif groupe en charge de la direction financière d’EDF, Anthony Attia, CEO d’Euronext Paris, et Thibault Bechetoille, président de CroissancePlus
« Il n’est pas déraisonnable de supposer qu’avec une offre limitée, la demande accrue d’eau pourrait avoir un effet très important, voire explosif, sur le prix de l’eau. Il n’a jamais été aussi important pour ceux qui sont exposés à la volatilité du prix de l’eau d’avoir la possibilité de couvrir ce risque. » C’est avec ces mots que Clive Murray justifie la création du World Water Exchange, dont il est le PDG. Quoi de plus évident, pour protéger une ressource de plus en plus rare, que de lancer un index du prix de l’eau, avec produits financiers à la clé ? Peut être existe-t-il d’autres solutions pour l’économiser, mais elles sont, sans nul doute, moins lucratives.
Marchés. La Commission européenne (photo) vient de publier le nouveau plan d’action destiné à redynamiser l’Union des marchés de capitaux (UMC). L’enjeu est de taille, s’agissant de soutenir la reprise et le financement de l’économie à long terme. Après le rapport Demarigny de l’automne 2019 commandé par le Conseil européen et les propositions du Forum de haut niveau constitué par sa direction des services financiers, outre les travaux du Parlement, la Commission européenne précise ses vues. Elles se déclinent en 16 actions pour favoriser l’accès des entreprises aux marchés financiers et la mise en regard de l’épargne privée. Des sujets tels que le verdissement de l’économie, la digitalisation et le financement des retraites traversent les chantiers pratiques. Ceux-ci vont s’atteler à revoir les régulations prudentielles des acteurs financiers pour encourager les investissements en actions, vers les PME et les infrastructures. La révision du cadre des fonds d’investissement européens de long terme (Eltif) à long terme doit permettre de convaincre davantage les particuliers et un nouveau cadre pour la titrisation est également prévu. En parallèle, la simplification des règles doit faciliter tant la cotation des entreprises que les analyses des investisseurs sur tous les instruments, avec une plate-forme dotée d’un accès unique aux informations financières et extra-financières. La convergence des supervisions est également sur la table, mais pour commencer du moins, sans mesure pratique de mise en œuvre. Les grands chantiers doivent être conduits dans les deux ans. Les propositions de la Commission devraient être discutées par les ministres des Finances à l’Eurogroupe du 5 octobre.
Les derniers dispositifs de la réforme de l’assurance chômage, censés s’appliquer au 1er janvier prochain, seront assouplis, a annoncé mardi le ministère du Travail, à l’issue d’une journée de discussions avec les partenaires sociaux. Selon Reuters, ces mesures établissent des modalités de calcul de l’allocation chômage plus contraignantes pour les personnes alternant période d’activité et de chômage et introduisent une mesure de dégressivité sur les allocations des hauts revenus. Elles resserrent les critères d’entrée dans le régime et prévoient la mise en place d’un bonus-malus, pour pénaliser les entreprises abusant des contrats courts.
La Bourse de Francfort a clôturé dans le rouge mercredi, sur un marché oscillant entre incertitudes après le débat présidentiel aux États-Unis, et espoirs liés à des indicateurs conjoncturels encourageants. Le Dax a perdu 0,51% à 12.760,73 points, tandis que le MDax des valeurs moyennes a gagné 0,14% à 27.006,81 points. L’activité manufacturière de la région de Chicago, considérée comme un baromètre fiable de l'économie américaine, a augmenté en septembre. En Allemagne, le taux de chômage a légèrement baissé en septembre à 6,3%.