Le superviseur allemand de l’audit, l’Apas, estime qu’EY aurait agi de manière criminelle dans le scandale Wirecard, indiquaient jeudi le Handelsblatt et le Financial Times en citant un rapport transmis par l’autorité aux enquêteurs en charge du dossier. C’est la première fois qu’une institution officielle indique que le cabinet d’audit pourrait avoir enfreint la loi dans ce dossier, ce qui accroît les risques de réputation et financiers pour le membre des Big Four de l’audit. Aucune enquête contre des collaborateurs d’EY n’a pour l’instant été ouverte. Les anciens dirigeants de Wirecard sont soupçonnés d’une fraude comptable qui a laissé un trou de 1,9 milliard d’euros dans les comptes et provoqué son dépôt de bilan. EY était le commissaire aux comptes du groupe de paiement allemand. La fraude reposait notamment sur de faux soldes bancaires.
Le conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) a estimé, lors de sa réunion de politique monétaire des 28 et 29 octobre, être en position d’agir à tout moment, si nécessaire, selon le compte rendu («minutes») de cette rencontre diffusé jeudi. Elle avait parallèlement maintenu ses taux et ses programmes d’achats d’actifs inchangés. A fin octobre, plus de la moitié de l’enveloppe du Programme d’achats d’urgence pandémique (PEPP) restait disponible. Le montant du PEPP, un programme d’achat d’actifs lancé en mars afin de protéger la zone euro contre les répercussions économiques de la crise sanitaire, s'élève à 1.350 milliards d’euros. Le programme doit se poursuivre au moins jusqu’en juin 2021.
Les indices actions européens ont peu évolué jeudi, le marché se montrant prudent en l’absence de nombreux investisseurs américains due à la célébration de Thanksgiving. L’indice Stoxx Europe 600 a cédé 0,1% à 391,6 points. A Paris, le CAC 40 et le SBF 120 ont effacé 0,1% chacun. A Francfort, le DAX 30 est resté stable tandis qu'à Londres le FTSE s’est replié de 0,4%. Les actions ont été soutenues ces dernières séances par les espoirs sur la disponibilité de plusieurs vaccins contre le Covid-19, ainsi que l’apaisement des craintes sur la transition politique aux Etats-Unis. Les investisseurs surveillent toutefois la progression du coronavirus aux Etats-Unis, alors que de nombreux Américains ont voyagé pour se réunir à Thanksgiving.
La Banque de Suède a surpris en augmentant et en étendant son programme d’achats d’actifs afin de contenir les répercussions économiques de la pandémie.
Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a choisi jeudi Dan Rosenfield, un consultant en affaires et ancien responsable du Trésor, comme nouveau chef de cabinet. Il prendra officiellement ses fonctions le 1er janvier. Cette nomination fait suite au départ du principal conseiller de Boris Johnson, Dominic Cummings, considéré parfois comme le «cerveau» du Premier ministre et le principal artisan du Brexit. Dan Rosenfield a travaillé chez Hakluyt, une société de conseil en stratégie pour les entreprises et les investisseurs. Il a également été directeur de la banque d’investissement de Bank of America. Il a aussi occupé pendant dix ans des fonctions au ministère des Finances.
La banque centrale suédoise a augmenté jeudi l’enveloppe et la durée de son programme d’achats d’actifs (QE) afin de contenir les répercussions économiques de la pandémie. La Riskbank a parallèlement laissé son taux directeur inchangé, à 0%, en indiquant qu’il devrait rester à ce niveau ces prochaines années. Le directoire de la Riksbank a augmenté de 200 milliards de couronnes suédoises (milliards d’euros), à un total de 700 milliards de couronnes, le montant de son programme d’achats d’actifs et en a prolongé la durée de six mois, jusqu’au 31 décembre 2021.
La confiance des ménages s’est nettement dégradée en France en novembre à la suite du reconfinement de la population face à l'épidémie de Covid-19, selon l’Insee. L’indicateur synthétisant cette confiance a reculé de 4 points pour retomber à 90, son plus bas niveau depuis décembre 2018 en pleine crise des ‘Gilets jaunes’. Il s'éloigne ainsi un peu plus de sa moyenne de long terme, fixée à 100, alors qu’il était repassé au-dessus avant le début de la crise du coronavirus au printemps. Les économistes s’attendaient à une baisse moins marquée, à 92. Les ménages français sont notamment beaucoup moins optimistes sur leur situation financière future, constate l’Insee, dont l’indicateur correspondant baisse de 5 points.
Le superviseur allemand de l’audit, l’Apas, estime qu’EY aurait agi de manière criminelle dans le scandale Wirecard, indiquent jeudi le Handelsblatt et le Financial Times en citant un rapport transmis par l’autorité aux enquêteurs en charge du dossier. C’est la première fois qu’une institution officielle indique que le cabinet d’audit pourrait avoir enfreint la loi dans ce dossier, ce qui accroît les risques de réputation et financiers pour le membre des Big Four de l’audit.
Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a choisi jeudi Dan Rosenfield, un consultant en affaires et ancien responsable du Trésor, comme nouveau chef de cabinet. Il prendra officiellement ses fonctions le 1er janvier. Cette nomination fait suite au départ du principal conseiller de Boris Johnson, Dominic Cummings, considéré parfois comme le «cerveau» du Premier ministre et le principal artisan du Brexit.
Le hedge fund Odey Asset Management appelle Rio Tinto à changer la manière dont il finance l’expansion pour 6,6 milliards de dollars du vaste projet de cuivre Oyu Tolgoi dans le désert de Gobi en Mongolie, rapporte le Financial Times. Dans une lettre adressée au directeur financier de Rio, Jakob Stausholm, Odey écrit que le groupe minier devrait déclencher les clauses des accords de financement et demander le remboursement des prêts de financement de projet par le biais d’une augmentation de capital auprès de sa filiale canadienne cotée en bourse, Turquoise Hill Resources (TRQ). «L’absence d’action de Rio Tinto dans le déclenchement des clauses ... cause des dommages matériels aux actionnaires de Rio Tinto, aux actionnaires potentiels de Turquoise Hill et au gouvernement de Mongolie», affirme le gérant de portefeuille Henry Steel dans la lettre. Le projet est marqué par des problèmes et des querelles entre ses partenaires, il a pris plus d’un an de retard et son budget a été dépassé de plus d’un milliard de dollars.
Le deuxième candidat à l’acquisition du groupe immobilier norvégien Entra, déjà convoité par SBB, est sorti du bois aujourd’hui. Il s’agit du suédois Castellum qui a lancé une offre en numéraire et en titres qui valorise sa cible 30,8 milliards de couronnes norvégiennes, soit environ 2,9 milliards d’euros. Sur la base des cours de clôture de mercredi, cela représente un prix de 170,86 couronnes par action Entra, alors que SBB proposait 165 couronnes.
La confiance des ménages s’est nettement dégradée en France en novembre à la suite du reconfinement de la population face à l'épidémie de Covid-19, montrent les données publiées ce matin par l’Insee. L’indicateur synthétisant cette confiance a reculé de 4 points pour retomber à 90, son plus bas niveau depuis décembre 2018 en pleine crise des ‘Gilets jaunes’. Il s'éloigne ainsi un peu plus de sa moyenne de long terme, fixée à 100, alors qu’il était repassé au-dessus avant le début de la crise du coronavirus au printemps. Les économistes s’attendaient à une baisse moins marquée, à 92.
La banque centrale suédoise a augmenté jeudi l’enveloppe et la durée de son programme d’achats d’actifs (QE) afin de contenir les répercussions économiques de la pandémie de coronavirus. La Riskbank a parallèlement laissé son taux directeur (taux de repo) inchangé, à 0%, en indiquant qu’il devrait rester à ce niveau au cours des prochaines années.
Mise en garde. Malgré la perspective de la mise sur le marché de vaccins, la Cnuced (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement) alerte sur les effets durables de la pandémie sur les populations les plus fragiles. La gestion de la crise sanitaire a contribué à accentuer les inégalités. Les dépenses budgétaires supplémentaires médianes par habitant liées à la gestion de la crise, dans les pays développés et les économies en transition, sont de 1.365 dollars depuis le début de l’épidémie, contre seulement 18 dollars dans les pays les moins avancés et 76 dollars dans les autres pays en développement. Les auteurs du rapport paru le 19 novembre anticipent une contraction de 4,3 % de l’économie mondiale en 2020, qui pourrait plonger 130 millions de personnes supplémentaires dans l’extrême pauvreté. Ils soulignent que le programme de développement durable des Nations unies à l’horizon 2030 (Objectifs de développement durable) est voué à l’échec si des actions politiques ne sont pas prises immédiatement.
C’est, en dollars, la valorisation attendue pour la boutique américaine de M&A Perella Weinberg Partners (PWP) qui serait sur le point de s’introduire en Bourse en fusionnant avec un Spac (special purpose acquisition vehicle), une coquille vide déjà cotée, selon Bloomberg. L’identité du Spac n’a pas été dévoilée. L’activité de gestion d’actifs de PWP, qui dispose de 10 milliards de dollars d’encours, resterait indépendante. L’opération pourrait intervenir dès le premier trimestre 2021. PWP rejoindrait ainsi plusieurs boutiques ayant franchi le pas de la cotation, comme Evercore, Greenhill & Co, Lazard et plus récemment, en 2017, Moelis & Co. Profitant d’un engouement historique pour les sociétés « chèque en blanc » à la Bourse américaine cette année, les Spac ont levé quelque 55 milliards de dollars depuis janvier, d’après Refinitiv.
A quelques semaines de la fin de la période de transition, Londres et Bruxelles tentent de s’entendre sur les termes d’un accord de sortie de l’Union européenne.
Amérique. Les opérateurs boursiers conservent leur appétit de croissance au-delà de l’historique trading. En témoignent deux projets d’acquisition dévoilés par les poids lourds Deutsche Börse et Nasdaq. Le premier a convenu du rachat de 80% de l’agence de conseil en vote ISS (Institutional Shareholder Services), valorisée 1,9 milliard d’euros. ISS est un géant mondial du proxy voting aux côtés de Glass Lewis. L’ogre allemand reste ouvert à des acquisitions de 1 à 5 milliards. De quoi soutenir l’ambition d’une hausse annuelle moyenne de 10 % des revenus d’ici à 2023 (4,3 milliards d’euros en 2019). Nasdaq, de son côté, a jeté son dévolu pour 2,75 milliards de dollars sur un spécialiste de lutte contre la fraude et le blanchiment d’argent, Verafin. La proie canadienne fournit aux institutions financières, essentiellement nord-américaines, une plate-forme de détection en mode SaaS (Software as a service).
Un banquier central au Trésor, et la boucle est bouclée. Si Joe Biden voulait aligner parfaitement la politique monétaire et budgétaire, remède essentiel à la crise économique que le monde traverse, il ne pouvait pas trouver mieux que Janet Yellen. L’ancienne présidente de la Fed, dont Donald Trump n’avait pas renouvelé le mandat en 2018, devrait être nommée secrétaire d’Etat au Trésor dans la prochaine administration. De quoi espérer une reprise des programmes de soutien à l’économie de la banque centrale, que l’actuel titulaire du poste, Steven Mnuchin, n’a pas souhaité prolonger.
La plateforme de distribution de fonds espagnole Allfunds prépare son introduction en Bourse pour l’an prochain, rapporte le quotidien Cinco Días. La société serait valorisée entre 4 et 5 milliards d’euros. Selon le journal, Allfunds s’appuiera sur les groupes BNP Paribas et Credit Suisse, tous deux actionnaires à hauteur de 22,5% et 13,95% respectivement, pour coordonner l’opération. Les principaux vendeurs identifiés seraient les fonds de capital-risque figurant au capital d’Allfunds, indique Cinco Días. Cette IPO pourrait aussi constituer une opportunité pour BNP Paribas et Credit Suisse de se délester d’une partie de leurs actions pour récupérer un peu de cash.
Le retour au plein emploi semble encore s’éloigner aux Etats-Unis. La flambée de de l'épidémie de Covid-19 et les restrictions visant à la freiner ont débouché sur une augmentation des inscriptions hebdomadaires au chômage pour la deuxième semaine d’affilée, a annoncé ce mercredi le département du Travail. Ces inscriptions ont progressé à 778.000 lors de la semaine au 21 novembre contre 748.000 (chiffre révisé) la semaine précédente. Les économistes attendaient un recul à 730.000.
Le fisc français entend bien prélever sa taxe Gafa pour l’année 2020, faute d’avancées dans les discussions sur la fiscalité du numérique au sein de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE). Selon le Financial Times, le fisc a notamment envoyé leurs avis d’imposition à Facebook et Amazon, pour un versement d’un acompte en décembre. Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, l’avait annoncé le mois dernier. La taxe tricolore consiste en un prélèvement de 3% sur le chiffre d’affaires numérique pour les entreprises dont les ventes mondiales sur le web sont supérieures à 750 millions d’euros et à 25 millions dans l’Hexagone. La décision de Bercy pourrait exposer la France à des représailles, les Etats-Unis ayant promis d’imposer des droits de douane de 25% sur certains produits de luxe français.
Les risques pour la stabilité financière sont à la hausse, constate la Banque centrale européenne (BCE) dans son rapport semestriel publié mercredi. Les mesures massives de soutien à l’économie en raison du Covid-19 permettent de contenir ce risque, mais un retrait trop brutal mettrait à rude épreuve les finances des ménages et des entreprises. La perspective qu’une crise de liquidités ne dégénère en crise de solvabilité inquiète toujours la BCE. Les prêts garantis par les Etats (PGE) représentaient 14% des concours aux PME à fin juin.
L’agence de notation a remis à jour ses prévisions de défauts pour les douze prochains mois et anticipe un taux de 8% en Europe. Cela signifierait 58 défaillances. En septembre 2020, le taux de défaut, sur un an, avait déjà augmenté à 4,3% et concernait 30 entreprises (le plus élevé depuis juin 2010 et plus que la moyenne historique de 3,1% et de 2,1% depuis 2011). Dans ses deux scénarios alternatifs, S&P Ratings anticipe une baisse des défauts à 3,5% (le plus optimiste, qui intègre la baisse des primes de risque sur le marché) ou une hausse à 11% (hypothèse plus négative suite aux reconfinements). S&P table sur une contraction du PIB de 7,4% cette année et sur un rebond de 6,1% l’an prochain en Europe.