Une majorité d’entreprises de services financiers basées au Luxembourg (60 %) prévoit des recettes inférieures aux prévisions pour fin 2020, montre un sondage réalisé par Luxembourg for finance*. 49 % pensent que les revenus seront «modérément» plus faibles, et 11 % «beaucoup» plus faibles. Sur cet échantillon, les sociétés de gestion sont seulement 50 % à prédire des recettes inférieures aux prévisions. Et 17 % d’entre elles envisagent même une hausse des revenus. Malgré ce contexte difficile, les sociétés de services financiers sont dans une large mesure confiantes pour les revenus de 2021 (64 %). Les sociétés de gestion sont même 72 % à se dire confiantes. Cela pourrait toutefois être lié au fait que plus de la moitié (56 %) prévoient de réduire leurs budgets opérationnels pour 2021. Les sociétés de gestion sont 57 % à envisager une diminution. Interrogées sur leurs investissements mondiaux en 2021, 44 % des sondés indiquent qu’ils resteront similaires à cette annéeet 31 % anticipent une baisse. Les proportions sont à peu près similaires dans la gestion d’actifs. Quant aux défis de 2021, les sociétés de services financiers se disent plutôt confiantes pour le développement de leur activité, la finance durable et l’accès aux talents. Le sondage interroge enfin les entreprises sur les nouvelles méthodes de travail prenant en compte la distanciation sociale et les mesures de confinement. À la question de savoir ce qu’elles feraient si les restrictions étaient levées et si la situation se normalisait en 2021, près des trois quarts (74 %) ont répondu qu’elles continueraient à adopter le télétravail au moins un jour par semaine, voir 2 à 3 jours par semaine pour 32 % d’entre elles. Les sociétés de gestion sont un peu moins nombreuses à le plébisciter: 54 %. *À la mi-octobre 2020, l’Agence luxembourgeoise de développement de la place financière, Luxembourg for finance, a conduit un sondage auprès de 400 dirigeants et cadres supérieurs employés d’entreprises internationales de services financiers - notamment des grandes banques, des gestionnaires d’actifs, des assureurs et des sociétés de capital-investissement afin de collecter leur sentiment sur la situation macroéconomique.