Les perspectives à court terme des stratégies alternatives liquides en Europe restent sombres, mais la promesse de rendements décorrélés devrait doper la demande sur le moyen terme, estime Cerulli Associates dans une nouvelle étude. «Les flux des stratégies alternatives liquides en Europe devraient être négatifs pour la deuxième année consécutive en 2020, même si les rachats devraient ralentir sur la fin de l’année», estime Andrius Dovydavicius, analyste au sein de l’équipe institutionnelle européenne de Cerulli Associates. Les actifs des stratégies alternatives liquides s’élevaient à 356 milliards d’euros fin septembre 2020, représentant une baisse de 15 % par rapport au début de l’année. Les rachats nets ont dépassé les 21 milliards d’euros sur l’année, même si les rachats ont ralenti à 1 milliard au troisième trimestre. Cerulli pense que le renforcement de la transparence fournie par les stratégies alternatives liquides, la baisse des niveaux de frais et la promesse de rendements décorrélés va doper la demande sur le moyen terme, dans un contexte de diversification des portefeuilles. De plus, la crise du Covid-19 va conduire à une plus forte dislocation des marchés financiers, créant des opportunités pour les gérants de stratégies alternatives liquides. Cerulli prédit un fort intérêt pour les fonds alternatifs liquides spécialisés sur l’immobilier. La demande devrait venir des banques privées et gestionnaires de fortune.