... de dollars, c’est la valorisation de la société de données financières IHS Markit, atteinte avec le rachat annoncé par S&P Global, agence de notation et fournisseur d’indices et de données, numéro 3 du secteur. Cette fusion record confirmerait le mouvement de concentration dans le marché des données financières, après le rachat l’an dernier de Refinitiv par le London Stock Exchange pour 27 milliards de dollars, opération toujours en cours d’examen par les autorités européennes de la concurrence.
Que les marchés montent ou baissent, il y aura toujours un gagnant à la fin de l’année : les fournisseurs de données financières. Ces rouages essentiels au fonctionnement du système sont assis sur un tas d’or et leur oligopole ne s’est jamais aussi bien porté. En annonçant le rachat d’IHS Markit, S&P Global vient de frapper un grand coup. Il suit les traces des deux géants Bloomberg et Refinitiv, dont les terminaux trônent en bonne place dans toutes les salles de marché.
Quand le lauréat du Prix Goncourt reçoit un chèque de 10 euros, l’Autorité des marchés financiers (AMF) se montre bien plus généreuse pour son Prix du jeune chercheur en économie, doté de 5.000 euros. Certes, Hervé Le Tellier cette année se rattrapera en librairie (physique ou en ligne) avec son roman L’Anomalie. Distinguée par l’AMF, Pauline Gandré poursuivra, elle, ses travaux notamment sur le rôle des anticipations dans les crises financières et les effets de la réforme post-crise sur les marchés de dérivés. Agée de moins de 35 ans comme le veut le règlement du prix de l’AMF, Pauline Gandré est maître de conférences en économie à l’Université Paris Nanterre, et membre du Laboratoire EconomiX.
Bis repetita. Si la France est loin de connaître la même euphorie que les Etats-Unis pour les Spac (special purpose acquisition companies), ces coquilles vides cotées en Bourse en vue de réaliser une ou plusieurs acquisitions, Xavier Niel et Matthieu Pigasse entendent bien imposer ce type de véhicule sur le marché. Après avoir créé le premier Spac français en 2016, Mediawan, avec Pierre-Antoine Capton, pour investir dans les médias audiovisuels, le duo d’hommes d’affaires vient d’obtenir le visa de l’Autorité des marchés financiers pour la cotation, d’ici à la fin de l’année, de 2MX Organic, un Spac destiné à réaliser des acquisitions dans la production et la distribution de biens de consommation durable. Pour cela, ils se sont associés à Moez-Alexandre Zouari, devenu cette année l’actionnaire de référence de Picard Surgelés. 2MX Organic prévoit de lever de 250 à 300 millions d’euros, et vise une première acquisition dès 2021.
Endettés. Selon l’IIF (Institute of International Finance), la dette des pays émergents (hors services financiers) a bondi en moyenne de 25 points en 2020, à 210 % du PIB (voir le graphique). Facteur aggravant, malgré les faibles coûts d’emprunts, la forte baisse de leurs revenus a fait bondir le service de la dette de près de 3 points, au-delà de 10 %. Mécaniquement, les dégradations de notes souveraines ont sensiblement augmenté. Au niveau mondial, le Crédit Agricole dénombre déjà 87 mouvements de rating à la baisse, toutes agences confondues, contre 83 en 2016 (lors de la crise pétrolière), 75 en 2012 et 65 en 2009. Cependant, la plupart des pays émergents dont la note a été dégradée – Bahreïn, Oman, Zambie ou Afrique du Sud – étaient fragiles avant la crise sanitaire. « Ils ont déjà été dégradés mais peuvent l’être encore », alerte le Crédit Agricole. Pour le Mexique, l’Inde, la Colombie et la Roumanie, une dégradation de la note signerait un passage en catégorie spéculative. La Zambie est entrée en défaut technique en octobre ; d’autres pays, comme l’Angola, le Mozambique ou le Laos, en sont tout proches.
Les cinq années écoulées le prouvent, l’Accord de Paris a profondément modifié les termes du débat politique, donnant à l’industrie financière un signal fort d’engagement.
Transparence. L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a publié son troisième rapport sur les dérivés. Il ressort que le montant notionnel a baissé de 5 % pour atteindre 681 trillions (milliers de milliards) d’euros à fin 2019. Les dérivés de taux représentent 82 % des volumes, ceux en devises et en actions ayant baissé de 15 % et 35 % respectivement l’an dernier. Les dérivés de gré à gré représentent une part prépondérante, de 92 %, des transactions. La part des dérivés échangés hors plates-formes d’exécution se situe à 85 %. L’analyse des données met en évidence l’augmentation de la part des chambres de compensation parmi les contreparties, à 35 % du marché notionnel, cette part atteignant 41 % dans le domaine des dérivés de taux et 10 % dans celui des dérivés de crédit. Par ailleurs, l’Esma vient de préciser sa position pour les dérivés échangés sur des plates-formes (derivatives trading obligation) : à partir du 1er janvier 2021, ceux négociés à Londres ne seront plus admis comme équivalents à des instruments négociés dans l’Union européenne. Le problème concerne un marché de 50.000 milliards d’euros en notionnel de dérivés de taux.
Les prix ont rebondi de 70% depuis mars. Une envolée qui reflète davantage des anticipations macroéconomiques très optimistes qu’une tension physique forte sur le marché.
Le départ annoncé de Jean-Pierre Mustier de la tête d’UniCredit a levé un frein au rapprochement des deux banques. Mais l’Etat doit maintenant mettre la main à la poche.
Joe Biden ne reviendra pas dans l’immédiat sur l’accord commercial provisoire conclu en janvier par Donald Trump avec la Chine, a déclaré le président élu des Etats-Unis mercredi dans le New York Times. Dans le cadre de cet accord dit «de phase 1», la Chine s’est engagée à augmenter d’au moins 200 milliards de dollars sur 2020 et 2021 ses achats de produits et services américains. Cet accord maintient en outre des droits de douane américains de 25% sur toute une gamme de biens et de composants industriels chinois représentant 250 milliards de dollars. Joe Biden ciblera les «pratiques abusives» de la Chine, notamment «le vol de propriété intellectuelle», «les subventions illégales» aux entreprises et les transferts de technologie forcés.
L’euro a franchi mercredi le seuil de 1,21 dollar pour la première fois depuis plus de deux ans et demi, profitant d’un nouvel accès de faiblesse de la monnaie américaine. En clôture mercredi, la monnaie unique européenne se traitait autour de 1,2095 dollar après être montée à 1,2108. Le nouvel affaissement du dollar par rapport à l’euro intervient alors que les Etats-Unis avancent vers un renforcement du plan de relance. La fermeté de l’euro risque de renforcer le casse-tête de la Banque centrale européenne. Le conseil des gouverneurs de la BCE se réunit le 10 décembre. Les opérateurs n’excluent pas que la banque centrale tente de freiner l’ascension rapide de l’euro.
Le nombre de touristes étrangers en Espagne a chuté de 87% en glissement annuel en octobre, en raison des nouvelles restrictions imposées en Europe afin de freiner la propagation du coronavirus. 15% du PIB espagnol provient du tourisme. Sur les dix premiers mois de l’année, 17,9 millions de touristes étrangers sont venus en Espagne, soit près de 76% de moins que sur la même période en 2019, précise l’Institut national de la statistique.
L’ancien dirigeant de la Bourse de Londres (London Stock Exchange), Xavier Rolet, a rejoint une nouvelle société de «chèques en blanc» (Spac, special purpose acquisition company) qui cherche à réaliser des acquisitions d’actifs technologiques en Europe. Ce Spac, baptisé Golden Falcon Acquisition Corp, est dirigé par un ancien banquier de Barclays, Makram Azar. Ce type de véhicule financier, très prisé aux Etats-Unis prend la forme d’une société cotée en Bourse destinée à lever des fonds afin de réaliser des acquisitions. Golden Falcon Acquisition sera cotée au New York Stock Exchange, et vise une levée de 250 millions de dollars, selon un document de la Securities and Exchange Commission (SEC). Xavier Rolet sera directeur indépendant du nouveau véhicule. Il avait quitté en février la société de gestion londonienne CGS, où il n’est resté qu’un an à la direction générale, après un départ mouvementéde la direction générale du London Stock Exchange en 2017.
Le Royaume-Uni a surpris mercredi matin en annonçant son feu vert pour une mise sur le marché du vaccin anti-Covid 19 de Pfizer BioNTech dès le début de la semaine prochaine. Il devient ainsi le premier pays occidental à autoriser le produit, devançant les Etats-Unis et l’Union européenne (UE). La Chine et la Russie ont déjà commencé à vacciner leur population. Le vaccin a été validé en un temps record par l’autorité britannique des médicaments, la Medicines and Healthcare Products Regulatory Agency (MHRA), 23 jours seulement après l’annonce des résultats des essais cliniques par Pfizer et BioNTech, en dehors des procédures de l’Agence européenne du médicament (EMA). De quoi nourrir les tensions avec l’UE.
Les fermetures d’ETF devraient atteindre un niveau record en Europe cette année, estime Refinitiv. D’ores et déjà, plus de 250 ETF ont été liquidés en 2020, selon Refinitiv. A cela pourrait s’ajouter une trentaine d’autres fonds. Refinitiv a calculé que 358 ETF créés depuis plus de trois ans sur 1.689 enregistrés à la vente en Europe n’ont jamais réussi à réunir plus de 100 millions d’euros d’encours au cours des trois dernières années, même sur un seul mois. Sachant qu’en deçà de ce seuil, on estime qu’un ETF n’est pas rentable. Sur cet ensemble, 88 ETF avaient des encours inférieurs à 10 millions d’euros d’encours au 31 octobre 2020. Et 31 d’entre eux ne sont jamais parvenus à afficher au moins une fois plus de 10 millions d’euros d’encours sur les trois dernières années. Ces 31 ETF ont été placés sur la liste des produits qui devraient disparaître («death list») dans les 12 à 18 mois qui viennent. Ce nombre important de fermetures de fonds peut sembler étonnant compte tenu de la bonne santé du secteur. Les actifs sous gestion des ETF en Europe sont passés de 870,0 milliards d’euros au 31 décembre 2019 à 874,3 milliards d’euros à la fin du mois d’octobre 2020, notamment grâce à une collecte nette de plus de 50 milliards d’euros, selon Refinitiv. «Même si certains observateurs du marché anticipent peut-être une concentration plus large pour le secteur européen des ETF et considèrent le nombre élevé de fermetures d’ETF comme un signe clair de cette tendance, je n’interpréterais pas les chiffres de cette manière», estime Detlef Glow, Lipper Head of EMEA Research at Refinitiv. «De mon point de vue, le nombre élevé de fermetures d’ETF en Europe correspond à une forte activité de lancement. Comme les nouveaux produits ne finissent pas tous par répondre aux attentes des investisseurs, ils sont fermés après un certain temps», conclut-il.
Le nombre de touristes étrangers en Espagne a chuté de 87% en glissement annuel en octobre, en raison des nouvelles restrictions imposées en Europe afin de freiner la propagation du coronavirus, selon les statistiques officielles publiées mercredi. Un coup dur pour une économie dont 15% du PIB environ provient du tourisme.
L’euro a franchi mercredi le seuil de 1,21 dollar pour la première fois depuis plus de deux ans et demi, profitant d’un nouvel accès de faiblesse de la monnaie américaine.
L’ancien dirigeant de la Bourse de Londres (London Stock Exchange), Xavier Rolet, a rejoint une nouvelle société de «chèques en blanc» (Spac, special purpose acquisition company) qui cherche à réaliser des acquisitions d’actifs technologiques en Europe. Ce Spac, baptisé Golden Falcon Acquisition Corp, est dirigé par un ancien banquier de Barclays, Makram Azar.
L’Autriche a décidé aujourd’hui de rouvrir les stations de ski du pays pour le 24 décembre mais en limitant leur accès aux seuls habitants locaux et aux personnes en excursion pour la journée. Les remontées mécaniques seront en effet autorisées à rouvrir le 24 décembre, mais les hôtels et les restaurants resteront fermés jusqu’au 7 janvier 2021. Le gouvernement autrichien a précisé que, jusqu’au 10 janvier, une période d’isolement de dix jours serait imposée à toute personne arrivant d’un pays dont le taux d’incidence a été supérieur à 100 cas pour 100.000 habitants au cours des deux semaines précédentes. Cela concerne actuellement des pays limitrophes tels que l’Allemagne et l’Italie dont les habitants ne pourraient ainsi pas venir passer de courtes vacances en Autriche pour skier.
Michel Barnier a souligné mercredi devant les ambassadeurs des Vingt-Sept que les discussions avec Londres sur les relations futures entre l’Union européenne (UE) et le Royaume-Uni arrivaient à un «moment décisif», mais ces derniers l’ont exhorté à ne pas se précipiter sur un mauvais accord malgré l’imminence de la date butoir du 31 décembre.