Une pension de retraite sur six liquidée en 2020 était affectée d’une erreur financière, contre une sur neuf en 2016. Le rapport de la Cour des comptes publié en mai faisait état d’une situation particulièrement dégradée, pour un montant d’erreurs cumulées qui culminerait à 1,6 milliard d’euros. Interpellé par le député Jean-Raymond Hugonet (LR), le gouvernement a défendu un «exercice extrêmement complexe». Le secrétariat d’Etat en charge des Retraites et de la Santé au travail a fait valoir le travail important de détection et de correction d’au moins 40% de ces anomalies dans les mois qui suivent leur identification. Un chiffre qui devrait augmenter avec le plan d’action global de l’Assurance retraite qui vise à développer les outils, traitements, formations et la supervision adaptée pour répondre à ces erreurs. Le gouvernement s’est dit «très attentif» à ce que le plan ait des effets concrets dès 2021. L’erreur médiane est actuellement en défaveur des assurés, de l’ordre de 10 euros par mois.
La frustration face à la situation économique difficile de la Zambie a profité à Hakainde Hichilema, le chef de file de l’opposition qui a remporté lundi les élections dans le pays. La nouvelle a été saluée par les marchés : les eurobonds zambiens ont gagné 10% depuis le début de semaine. La Zambie a été le premier pays africain à faire défaut sur sa dette durant l’épidémie de Covid, en novembre dernier, mais le gouvernement sortant s’était montré réticent à s’accorder avec le FMI. Hakainde Hichilema a au contraire annoncé vouloir démarrer la restructuration de la dette dès que possible, en suivant le cadre commun de restructuration («common framework») mis en place par le G20 l’an dernier. Avec l’Ethiopie et le Tchad, la Zambie est l’un des rares pays émergents à avoir accepté d’étrenner ce cadre commun.
Le ministre de l’économie japonais a fait état de données «mitigées» pour l’économie japonaise au deuxième trimestre. Certes, le PIB a progressé de 1,3% en rythme annualisé entre avril et juin, contre une chute de 3,7% au trimestre précédent, tandis que les analystes ne tablaient que sur une croissance de 0,7%. Le détail est aussi encourageant : malgré les mesures sanitaires, la consommation et les dépenses en capital sont reparties à la hausse au deuxième trimestre, respectivement de +0,8% et +1,7%, après des contractions de 1% et 1,3%. Et les exportations affichent une progression de 2,9%. Mais ces chiffres sont décevants par rapport au reste des pays développés et illustrent la difficulté du pays à maîtriser l’épidémie. Seulement un tiers de la population japonaise est vaccinée, et de nouvelles restrictions sanitaires, qui pèseraient sur la consommation, ne sont pas à exclure. Par ailleurs, le variant Delta pourrait peser sur les chaînes d’approvisionnement dans la région asiatique, et, par ricochet, sur les exportations japonaises.
Avec deux années de retard du fait du Covid, la compagnie saoudienne est sur le point de signer son entrée au capital des activités pétrolières de l'indien Reliance.
La démission du premier ministre malaisien, Muhyiddin Yassin, risque de plonger le pays dans une impasse politique. Aucune majorité d’où pourrait sortir un successeur ne se dégage au Parlement, ce qui ralentit la prise de décision et inquiète les marchés : le ringgit a atteint son plus bas niveau depuis un an, à 4,24 pour un dollar, et les marchés malaisiens ont chuté de 0,4%, lundi. De fait, les investisseurs estiment que le gouvernement doit dépenser davantage pour pallier les effets de l’épidémie de Covid et relancer l’économie, qui stagne en l’absence de réformes et qui souffre de l’instabilité politique. Les marchés malaisiens affichent des flux sortants depuis 25 mois, chutant de 8% cette année, contre une progression de 1% pour le voisin indonésien.
Le président de la Réserve fédérale (Fed) de Saint Louis, James Bullard, s’est déclaré lundi favorable à l’arrêt des rachats obligataires de la Fed en mars prochain. D’ici là, le dirigeant souhaite que la banque centrale réduise le rythme de ses achats d’obligations du Trésor à 60 milliards de dollars (50,9 milliards d’euros) par mois et de titres hypothécaires à 30 milliards de dollars. De son côté, le président de la Fed de Dallas, Robert Kaplan, souhaite poursuivre les rachats jusqu’en mai prochain, tout en réduisant les achats de titres du Trésor de 10 milliards de dollars à compter d’octobre et ceux de titres hypothécaires de 5 milliards de dollars.
L’activité manufacturière dans la région de New York a baissé plus que prévu en août, montrait lundi l’enquête mensuelle de l’antenne régionale de la Réserve fédérale. Son indice «Empire State» a chuté à 18,3 après 43 en juillet, soit un chiffre bien inférieur à l’estimation moyenne des économistes, qui le donnait à 29. La composante des nouvelles commandes ressort à 14,8 après 33,2 le mois dernier et celle de l’emploi à 12,8 après 20,6. Le sous-indice mesurant le jugement des entreprises sur leurs perspectives d’activité à un horizon de six mois a de son côté augmenté pour atteindre 46,5 après 39,5 en juillet.
La justice russe a décidé de limiter pendant 18 mois les possibilités de déplacement de Kira Iarmich, porte-parole de l’opposant Alexeï Navalny, après l’avoir déclarée coupable de violations des règles en matière de lutte contre l'épidémie de Covid-19, montrait lundi son compte Twitter. La Russie a infligé des sanctions à différents représentants de l’opposition avant les élections législatives prévues le mois prochain et nombre des alliés les plus proches d’Alexeï Navalny ont quitté la Russie ou font l’objet de poursuites.
L’autorité britannique de la concurrence, la Competition and Markets Authority (CMA), a annoncé lundi qu’elle avait ouvert une enquête sur l’acquisition du spécialiste britannique de l’optique Lenstec Optical Group par le groupe lunettier franco-italien EssilorLuxottica. Le régulateur britannique a déclaré qu’il examinait si l’opération constituait un rapprochement pertinent et si elle pouvait entraîner une diminution substantielle de la concurrence. La CMA publiera sa décision dite de «phase 1» d’ici au 12 octobre prochain.
La croissance a été affectée en juillet par des éléments exceptionnels mais des facteurs plus structurels vont continuer de peser. Une réponse monétaire ne suffirait pas.
La collecte des fonds d’infrastructure a rebondi après un ralentissement dû à la pandémie l’année dernière. Environ 75,5 milliards de dollars ont été levés dans le monde cette année, contre 105,9 milliards de dollars pour toute l’année 2020, selon le fournisseur de données Preqin cité dans le Financial Times. Mais la pénurie de projets «prêts à démarrer» fait que la «poudre sèche» - l’argent fourni par les clients mais qui n’a pas encore été dépensé - a presque doublé pour atteindre 302,6 milliards de dollars, contre 153 milliards de dollars à la fin de 2016.Les projets de dépenses de Joe Biden pourraient permettre de canaliser une partie de ces capitaux.
La chancelière allemande Angela Merkel se rendra vendredi prochain à Moscou, où elle rencontrera le président russe, Vladimir Poutine, a déclaré en fin de semaine son porte-parole à Berlin. Angela Merkel se rendra le dimanche suivant en Ukraine, a ajouté le porte-parole sans plus de précisions. Cette visite en Russie interviendra quelques semaines avant les élections législatives en Allemagne du 26 septembre, à l’issue desquelles Angela Merkel se retirera après 16 ans au pouvoir. La dernière visite de la chancelière à Moscou remonte à janvier 2020, avant la pandémie de Covid-19.
La Haute Cour de Londres a ordonné à Binance, l’une des plus grandes plateformes mondiales d’échange de cryptomonnaies, d’identifier ses hackers et de geler leurs comptes après que l’un des utilisateurs de la plateforme, le spécialiste de l’intelligence artificielle Fetch.ai, a déclaré s’être fait dérober 2,6 millions de dollars (2,2 millions d’euros). «Nous pouvons confirmer que nous aidons Fetch.ai à récupérer les actifs détournés», a déclaré vendredi un porte-parole de Binance. La plateforme a précisé qu’elle avait augmenté les effectifs de ses équipes en charge des questions de conformité à l’international pour être en mesure se respecter les réglementations locales.
Le taux de chômage calculé selon les normes du Bureau international du travail (BIT) est resté quasi-stable au deuxième trimestre en France (hors Mayotte), à 8% (-0,1 point) de la population active, selon les chiffres publiés vendredi par l’Insee. Il n’a pas connu d'évolution significative au cours des deux premiers trimestres 2021 et reste proche de son niveau de 8,1% à fin 2019. Le nombre moyen de chômeurs s'élevait à 2,386 millions en France métropolitaine au deuxième trimestre, soit 16.000 personnes de moins qu’au trimestre précédent (3,75 millions à fin juin inscrits à Pôle Emploi en catégorie A). Le taux de chômage de longue durée représente 2,4% de la population active (0,2 point au-dessus de son niveau d’avant crise). En hausse de 0,3 point sur le trimestre, le taux d’emploi des 15-64 ans s’inscrit à 66,9% (+0,1 point par rapport à son niveau d’avant-crise), soit une proportion record depuis le début du suivi de cet indicateur par l’Insee, en 2003.
Le contrat qui octroyait à la société privée Adrexo une partie de l’acheminement de la propagande électorale en France a été résilié, a annoncé vendredi le ministère de l’Intérieur. Désormais, les mises sous pli seront effectuées par les services des préfectures et non plus par des sociétés privées, indique son communiqué. Outre l’abstention spectaculaire, les scrutins départementaux et régionaux de juin dernier ont été marqués par une controverse sur les dysfonctionnements observés dans l’acheminement de la propagande électorale, en partie gérée par Adrexo.
La zone euro a enregistré en juin un excédent commercial de 18,1 milliards d’euros, contre 20 milliards d’euros en juin 2020, d’après les chiffres publiés vendredi par Eurostat, l’agence européenne de la statistique. Les exportations de la zone euro ont augmenté de 23,8% sur un an en juin dernier, à 209,9 milliards d’euros, tandis que les importations dans la région ont crû de 28,2%, à 191,8 milliards d’euros. Le commerce intra-zone euro a néanmoins atteint 188,0 milliards d’euros en juin 2021, en hausse de 24,6% par rapport à juin 2020.
La chute en août du moral des ménages américains, qui pourrait incité la Fed à ne pas se précipiter dans son resserrement monétaire, a provoqué vendredi un effondrement des taux longs aux Etats-Unis. Le rendement des emprunts à 10 ans a baissé de 6 points de base (pb) peu après l’annonce, à 1,30%, entraînant un aplatissement par le haut de la courbe des taux, le rendement à 2 ans des Treasuries ne baissant que de 1 pb, à 0,21%. En Europe, les rendements étaient stables. Le moral des ménages américains est tombé à son plus bas niveau depuis décembre 2011, selon les résultats préliminaires de l’enquête mensuelle de l’Université du Michigan. Son indice de confiance a reculé à 70,2 après 81,2 en juillet. Les économistes l’attendaient inchangé. La composante du jugement des consommateurs sur leur situation actuelle a diminué à 77,9 après 84,5 et celle des perspectives est revenue à 65,2 contre 79,0 le mois dernier.
Le gouverneur de la banque centrale du Liban, Riad Salamé, a déclaré samedi que personne ne gouvernait le pays et a défendu sa décision de suspendre les subventions sur les carburants qui ont épuisé les réserves de devises, affirmant que le gouvernement pouvait résoudre le problème en modifiant le cadre législatif actuel. Pour continuer à fournir un soutien aux carburants et aux importations de première nécessité, la banque centrale libanaise a affirmé qu’elle avait besoin d’une législation pour permettre l’utilisation de la réserve obligatoire, une partie des dépôts qui doit être préservée en vertu de la loi.
Estimant qu’avec la pandémie le pays se trouvait dans un moment «historique», le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, a annoncé dimanche un scrutin anticipé pour le 20 septembre, moins de deux ans après les dernières élections fédérales. «La gouverneure générale a accepté ma demande de dissoudre le Parlement. Les Canadiens iront donc aux urnes le 20 septembre», a-t-il déclaré depuis la capitale fédérale Ottawa. «Je vous demande d’appuyer un gouvernement progressiste et ambitieux» qui prône «un système de santé fort, le logement abordable et un environnement protégé», a-t-il précisé en lançant certaines des grandes thématiques de sa campagne.
Le record des 6.922 points est à portée de mains. Ce vendredi matin, le CAC 40 est tout près de battre son plus haut historique atteint le 4 septembre 2000, juste avant l’explosion de la bulle internet. En fin de matinée, l’indice de référence de la Bourse de Paris progressait de 0,45% à 6.913 points, au plus haut de cette première moitié de séance.
Les conséquences économiques du réchauffement climatiquerisquent de gonfler une dette mondiale déjà en forte expansion, en raison de la crise sanitaire, et de provoquer une vague de dégradations de notation crédit voire de défauts, selon une étude de FTSE Russell. Dans un scénario extrême, ses analystes préviennent que des pays tels la Malaisie, l’Afrique du Sud, le Mexique et même l’Italie pourraient faire défaut d’ici 2050. Une étude académique, réalisée notamment par l’université de Cambridge, anticipe 63 rétrogradations de notations souveraines d’ici la fin du siècle pouvant aller jusqu’à six crans pour les pays les plus vulnérables comme le Mexique ou la Chine, et jusqu’à quatre crans pour les Etats-Unis ou l’Allemagne. Avec des conséquences sur les coûts de financement qui pourraient augmenter de 137 à 205 milliards de dollars d’ici 2100. Pour les pays en développement, les Nations unies estiment à 300 milliards de dollars le coût d’adaptation d’ici 2030 et 500 milliards d’ici 2050. Si les pays tardent trop à agir au niveau mondial, le coût économique du dérèglement climatique pourrait atteindre 54.000-69.000 milliards de dollars d’ici 2100, selon Bank of America.
Pékin a publié un plan quinquennal dans lequel est esquissé un cadre très général des évolutions législatives à venir, laissant perplexes les investisseurs.
Le gouvernement japonais va créer un nouvel indicateur visant à refléter les progrès du pays dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) par rapport à son produit intérieur brut (PIB), a affirmé jeudi le quotidien économique Nikkei. Un responsable du Bureau du Cabinet a déclaré que rien n’avait été décidé concernant la publication régulière d’un nouvel indicateur. L’agence gouvernementale, dirigée par le Premier ministre, dit chercher des moyens d'évaluer les statistiques liées à la neutralité carbone, précisant que ses recherches étaient encore à leurs débuts et pourraient s'étendre sur plusieurs années. Elle a confié à une entreprise privée le soin d’évaluer les données et les indices liés à la neutralité carbone. En avril dernier, le gouvernement japonais a doublé ses ambitions de réduction des GES à 46% en 2030 par rapport à 2013.
Le trafic maritime est perturbé autour des principaux ports à conteneurs chinois après la découverte cette semaine d’un cas de coronavirus à Ningbo. Une quarantaine de porte-conteneurs attendaient jeudi de pouvoir s’amarrer dans ce port de Ningbo après la fermeture d’un de ses terminaux. La compagnie maritime française CMA CGM a annoncé dans une note jeudi que certains de ses navires seraient reroutés vers Shanghai ou ne feraient pas escale à Ningbo, et l’allemand Hapag-Lloyd a prévenu qu’il fallait s’attendre à des retards dans certaines traversées. Ceci pourrait entraîner une nouvelle hausse des tarifs d’expédition des conteneurs, qui ont récemment dépassé 20.000 dollars par conteneur de 40 pieds pour la première fois sur le trajet Chine-États-Unis, et aggraver les pénuries dans la chaîne d’approvisionnement.
La production industrielle de la zone euro a reculé en juin plus que prévu, les goulets d'étranglement dans la chaîne d’approvisionnement ayant notamment affaibli l’activité en Allemagne. Elle a régressé de 0,3% en glissement mensuel, a annoncé jeudi Eurostat, après -1,1% en mai (chiffre révisé). La baisse de la production est en grande partie due au repli inattendu de la production en Allemagne, qu’Eurostat a estimée à 1% sur le mois, soit moins que la baisse de 1,3% calculée la semaine dernière par Detatis. Ce recul a été partiellement compensé par des hausses en France et en Italie, respectivement de 0,4% et 1%. L’indicateur de la zone euro a également été pénalisé par une baisse de 1,5% de la production de biens d'équipement, le secteur le moins performant de l’industrie de l’Union européenne pour un deuxième mois consécutif, ce qui laisse présager une baisse de la production à l’avenir. Sur l’année, la production dans la zone euro a augmenté de 9,7%, le bloc poursuivant son redressement après la chute massive provoquée l’an dernier par la pandémie.