La société de gestion d’actifs Tikehau Capital a fait état jeudi d’une hausse de 21% de ses encours sous gestion au premier trimestre par rapport à la même période de 2021, et dit avoir déjà atteint l’objectif qu’elle avait fixé pour l’année 2022. A fin mars, ses actifs sous gestion s'élevaient à 35,5 milliards d’euros.Tikehau Capital rappelle que le groupe s'était fixé pour objectif d’atteindre 35 milliards d’euros d’encours d’ici la fin de l’année. «Les levées de fonds importantes réalisées au cours du premier trimestre témoignent de l’intérêt croissant des investisseurs pour nos stratégies», déclarent dans un communiqué Antoine Flamarion et Mathieu Chabran, les deux fondateurs de Tikehau Capital.
Melvin Capital Management prévoit de réduire à 5 milliards de dollars (4,61 milliards d’euros) les 8,7 milliards de dollars qu’il gérait fin mars, a rapporté le Wall Street Journal jeudi, citant une lettre envoyée aux clients du fonds spéculatif qu’il a examinée.
L’inflation dans la zone euro a été légèrement plus faible en mars qu’estimé initialement, selon les chiffres définitifs publiés jeudi par Eurostat, mais elle reste à un niveau sans précédent de 7,4% (au lieu de 7,5%) en raison de l’envolée des prix de l’énergie (+44,4% sur un an).
Face au défi du vieillissement de sa population, l'Empire du milieu va lancer un système de retraite par capitalisation. Il sera d'abord testé dans certaines villes.
Au lendemain du débat télévisé entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron, la Bourse de Paris grimpe, l'euro monte et l'écart entre les taux des bons du trésor allemand et français a diminué.
Le spécialiste des bouteilles en verre a publié de solides résultats trimestriels et confirmé ses objectifs annuels. L'action Verallia se reprend nettement en Bourse.
La guerre en Ukraine a totalement remis en cause les plans de retour à la normale des politiques budgétaire et monétaire. L'analyse de Gilles Moëc, chef économiste du groupe Axa.
Pression. Imaginer que des hausses de taux modestes pourront contenir l’inflation relève du « fantasme », selon le gouverneur de la Fed James Bullard (photo) – une position plus agressive que celle du reste de la Fed. Certes, les facteurs les plus importants de la hausse de l’an dernier – l’énergie et les véhicules d’occasion – ont vu leur importance diminuer. Mais les chiffres sont têtus. Le taux d’inflation moyen ajusté compilé par la Fed de Cleveland, qui exclut les composants extrêmes, a dépassé les 6 % d’augmentation pour la première fois depuis 1984. Et l’indice des prix rigides (sticky prices) a crû à son rythme le plus rapide en trois décennies, à un taux annualisé de près de 6 % – même s’il est encourageant de constater que cette tendance ne s’accélère pas. Deux éléments vont continuer à faire pression sur l’inflation. D’une part, l’indice de l’inflation des loyers Zillow a atteint 12 % en mars, tandis que l’habitation représente un tiers du panier de consommation américain. Par ailleurs, l’indice des prix payés aux producteurs (IPP) a connu en mars sa plus forte hausse depuis 2010, augmentant de 11,2 % d’une année sur l’autre. Le risque est que l’augmentation du coût des intrants soit répercutée, au moins partiellement, sur les consommateurs pour protéger les marges. La Fed pourrait bien se retrouver à devoir suivre ses gouverneurs les plus « faucons ».
Le Sri Lanka n’a pas été épargné par la diminution du tourisme, l’envolée des matières premières et une dette impossible à assumer. Mais le défaut est aussi une conséquence logique des originales politiques de l’autocrate local. Mahinda Rajapaksa a ainsi inauguré son mandat en réduisant tellement les impôts que la note du pays a immédiatement été abaissée. Un enthousiasme mal placé pour l’agriculture bio a ensuite fait s’effondrer la production de riz et de thé, l’un des principaux produits d’exportation de l’île. Est-il surprenant que le dernier projet du Premier ministre – la construction pharaonique d’un port financé par de la dette chinoise et destiné à devenir un paradis fiscal – ait lui aussi échoué ? Difficile d’éviter le naufrage.
Avis aux amateurs. La plateforme de contenus pour adultes Onlyfans veut se coter en Bourse, mais aucun Spac ne désire s’inviter à son capital. La plateforme accuse Wall Street d’hypocrisie, d’autant que Playboy – pudiquement renommé PLBY Group – est justement passé par l’une de ces coquilles vides l’an dernier. La plate performance boursière de PLBY a peut-être convaincu les investisseurs de s’abstenir sur les valeurs roses. Ou bien, avec la fin des confinements et la diminution du temps passé seul chez soi, le modèle de l’entreprise a-t-il cessé d’être viable…
Pour feindre de régler un problème, les politiques français ont trouvé trois recettes : taxer, interdire… ou créer un fonds souverain. Marine Le Pen a fait de cet instrument la pierre angulaire de son programme de relance économique. Avec son FSF, pour Fonds souverain français, la candidate espère drainer 500 milliards d’euros d’épargne privée en cinq ans grâce à la garantie de l’Etat et à une rémunération minimale de 2 %, ajustable à la hausse en fonction de l’inflation et de la durée du placement. Cette manne servirait à financer les PME, mais aussi la transition environnementale et l’aménagement du territoire.
Regain. L’Autorité des marchés financiers (AMF) a dévoilé sa sixième édition du tableau de bord des investisseurs particuliers actifs en Bourse. Nombre d’indicateurs pointent un certain regain, si ce n’est de confiance, tout du moins d’intérêt. Le nombre de particuliers ayant réalisé au moins un achat ou une vente sur actions a repris sa marche en avant, à 793.000 au premier trimestre 2022, 50.000 de plus que le précédent, un « niveau proche de la moyenne élevée observée au cours des deux années précédentes », selon l’AMF. « Dans un contexte de baisse des marchés d’actions », poursuit l’autorité, le trimestre écoulé a été marqué par des nombres inédits depuis près de deux ans de 606.000 acheteurs et 91.000 « nouveaux » investisseurs (inactifs depuis au moins le 1er janvier 2018, date du début des déclarations de transactions). En revanche, le nombre de transactions effectuées sur des actions a diminué, à 10,7 millions, un niveau qui n’a jamais été aussi faible que depuis le quatrième trimestre 2019 (7,5 millions). Le pic a été atteint au premier trimestre 2021 avec 18,3 millions de transactions. L’AMF relève en outre que le nombre de particuliers ayant réalisé des transactions sur des fonds indiciels cotés (exchange-traded funds, ETF) s’est hissé à 165.000 à son plus haut niveau historique depuis janvier 2018.
C’est bien connu, le private equity ne fait plus sa rentabilité grâce à l’effet de levier mais par le talent de ses gérants. Asda doit être l’exception qui confirme la règle. Le fonds TDR, qui avait repris l’an dernier le distributeur britannique avec deux hommes d’affaires, les frères Issa, annonce déjà un retour de 20 fois sa mise, selon des documents de présentation aux investisseurs révélés par le Financial Times. Pour dégager ces profits de papier, liés à la simple revalorisation de cette part dans ses comptes, l’acquéreur a appliqué une vieille recette et forcé sur le « L » du leveraged buy-out : seulement 800 millions de livres de fonds propres ont été investis dans cette affaire à 6,8 milliards, le solde provenant de la dette. Un ratio exceptionnellement élevé, même selon les standards du secteur.
Prévu pour novembre prochain, le sommet du G20 doit-il évoquer la guerre en Ukraine ? La réponse semble évidente pour nous, sinon par solidarité pour l’opprimé, du moins parce que les conséquences du conflit sont considérables pour l’économie mondiale, sujet de ce rassemblement des grandes puissances. Mais le pays hôte de l’année, l’Indonésie, hésite et la perspective d’un imbroglio se précise. Vladimir Poutine s’est annoncé et les Etats-Unis menacent de boycotter des réunions le cas échéant. A l’inverse, Chine et Inde envisagent de ne pas participer du tout au sommet si la Russie est exclue. Le président indonésien Joko Widodo (photo) redoute un fiasco pour son G20 alors qu’il comptait tant sur l’événement pour sa promotion touristique ! Jusqu’ici, il a réussi à éviter une condamnation de l’invasion russe par le groupement. Et avec un peu de chance, une résurgence du Covid jettera un voile sur les déplacements ou les absences à l’automne prochain…
Les deux géants de la construction sont suspendus aux résultats de l'élection présidentielle. En craignant une victoire de Marine Le Pen, qui veut renationaliser les concessions d'autoroutes.
La flambée de l’inflation en France devrait entraîner une nette augmentation des rémunérations des placements réglementés, qui pourrait avoir lieu en mai, ou plus probablement en août.
Le groupe de services parapétroliers CGG a annoncé mercredi la finalisation de l’opération de cession-bail de son siège social Galiléo situé à Massy, pour un montant de 59,25 millions d’euros. CGG avait indiqué en janvier dernier avoir signé une promesse de vente avec Pramena Investment & Anacap Financial Partners pour la vente de son siège social, dans le cadre d’une opération de cession-bail. La clôture de cette transaction était attendue au deuxième trimestre 2022.
Le premier trimestre 2022 a vu un record des levées de fonds pour les entreprises de la French Tech, avec une hausse des montants de 259% par rapport à la même période en 2021, selon une étude publiée mercredi par la société de conseil In Extenso Croissance, en partenariat avec Essec Business School. Elle évalue à 5 milliards d’euros le montant des levées de fonds réalisées durant les trois premiers mois de l’année. Un chiffre qui placerait la France au deuxième rang européen en matière d’investissements dans les start-up technologiques, derrière le Royaume-Uni et devant l’Allemagne. Cette hausse des investissements est soutenue de manière significative par les levées de fonds opérées par Back Market (450 millions d’euros), Qonto (486 millions d’euros) et Doctolib (500 millions d’euros). Des montants qui relèvent le ticket moyen à 21,3 millions d’euros pour 236 levées réalisées sur la période, soit une hausse de 21% du nombre d’opérations.
Adossé depuis peu à Oaktree, la société 17Capital a annoncé mercredi la clôture finale de son premier fonds de dette. Avec 2,6 milliards d’euros (2,9 milliards de dollars), le véhicule atteint son hard cap et dépasse son objectif initial de 1,5 milliard d’euros. Fondé et présidé par Pierre-Antoine de Selancy, 17Capital est un spécialiste du financement des fonds de capital investissement grâce à la technique du «NAV financing», basée sur la valeur des portefeuilles (lire L’Agefi Hebdo du 31 mars).
La Commission européenne envisage de porter son objectif d'énergies renouvelables à 45% d’ici 2030, contre 40% annoncé l’an passé, afin d’accélérer la sortie de l’UE des énergies fossiles fournies par la Russie, après l’invasion de l’Ukraine. «Nous y travaillons sans relâche pour tenir compte, tout d’abord de la proposition de passer de 40% à 45%, mais aussi dans le contexte de la hausse des prix de l'énergie», a déclaré Mechthild Woersdoerfer, directrice générale adjointe du département énergie de la Commission, lors d’une réunion de parlementaires européens mercredi, a rapporté l’agence Reuters.
Les stocks de brut américains ont fortement chuté la semaine dernière en raison d’une flambée des exportations à un plus haut de plus de deux ans, tandis que la production approchait des niveaux d’avant la pandémie, a annoncé mercredi l’EIA. Les stocks de brut ont chuté de 8 millions de barils au cours de la semaine terminée le 15 avril à 413,7 millions de barils, alors que les analystes s’attendaient dans un sondage mené par Reuters à une hausse de 2,5 millions de barils. Cela a été stimulé par une augmentation des exportations, qui ont atteint 4,3 millions de barils par jour au cours de la semaine la plus récente, la plus élevée depuis mars 2020, tandis que les importations sont tombées à leur plus bas niveau depuis avril 2021. Ces exportations ont compensé une injection de 4,7 millions de barils provenant des réserves stratégiques américaines dans le cadre des efforts de la Maison-Blanche pour réduire les prix du carburant.
Les prix à la production ont augmenté de 30,9% sur un an en mars en Allemagne, leur plus forte hausse depuis la création de la statistique en 1949, selon les données publiées mercredi par l’Office fédéral de la statistique (Destatis). Elles prennent en compte pour la première fois les effets de la guerre en Ukraine. Par rapport au mois de février, les prix à la production, considérés comme un indicateur avancé des prix à la consommation, ont augmenté de 4,9%. Il s’agit du treizième mois consécutif de hausse, principalement en raison de l’augmentation des prix de l’énergie, selon Destatis. Les prix de l’énergie ont augmenté de 83,8% par rapport à mars 2021.