Pour la première fois depuis l’hiver 2011, le secteur de la gestion d’actifs et de la gestion de fortune outre-Manche a connu une perte de confiance significative, selon le dernier sondage trimestriel CBI/PwC sur les services financiers. Ce déficit de confiance est dû pour l’essentiel aux turbulences, aux incertitudes politiques et à une chute de la rentabilité début 2016 qui a incité les sociétés à retarder les lancements de nouveaux produits et à ne plus envisager d’opérations de fusions/acquisitions pour donner la priorité aux activités de cœur de métier comme le maintien des bases de clientèles ou encore les partenariats stratégiques."Les inquiétudes sur la Chine et un début d’année volatil sur les marchés, parallèlement à l’incertitude liée à la possibilité d’un «Brexit», ont créé un climat orageux bien fait pour calmer l’optimisme dans le secteur des services financiers. Comme nous le savons au travers de nos entretiens avec les membres du CBI, la fixation de la date du référendum a poussé certaines sociétés à geler des décisions d’investissement, bien que le phénomène ne soit pas très répandu», remarque Rain Newton-Smith, responsable du CBI pour l'économie, cité dans un communiqué.
Le Comité des ressources naturelles de la Chambre des représentants a publié mardi un projet de loi devant offrir un cadre au processus de restructuration de la dette publique de l’île, qui s’élève à 70 milliards de dollars. Le projet de loi s’inspire des lois existantes sur la faillite des administrations locales américaines, sans aller jusqu’à les appliquer directement à l’île, et propose de mettre en place un comité de gestion financière indépendant du gouvernement local et décisionnaire sur les questions de fiscalité. En l’absence d’accord sur un plan de restructuration volontaire, il aurait alors la possibilité de plaider pour un défaut devant les cours américaines et d’imposer une décote aux créditeurs. Le texte final doit être présenté le 11 avril.
La société de capital-investissement a annoncé hier l’acquisition de la participation majoritaire d’Equistone dans Coventya, pour un montant non communiqué. Coventya, dont le siège est situé en région parisienne, conçoit des spécialités chimiques pour l’industrie du traitement de surfaces. Sur l’exercice clos fin septembre 2015, le groupe a réalisé 124 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 85% à l'étranger. «Coventya compte poursuivre son développement à l’international, notamment dans les pays émergents et aux Etats-Unis», selon un communiqué, qui évoque des acquisitions.
Sanofi a annoncé hier avoir placé avec succès une émission obligataire en 3 tranches à taux fixe pour un montant de 1,8 milliard d’euros: 500 millions d’euros d’obligations échéance 2019 portant intérêt au taux annuel nul, 600 millions à échéance 2024 et au taux de 0,625%, ainsi que 700 millions échéance 2028, offrant 1,125%. La transaction permet au groupe de réduire le coût moyen et d’allonger la maturité moyenne de sa dette. Barclays, Citigroup, ING, Royal Bank of Scotland et Santander ont agi en qualité de chefs de file de l’opération.
Les flux de capitaux vers les émergents ont atteint en mars 36,8 milliards de dollars (32,9 milliards d’euros), d’après les chiffres publiés par l’Institut international de la finance hier. Les quatre régions surveillées par l’organisation ont enregistré des flux positifs, mais l’Asie arrive nettement en tête avec 20,6 milliards de dollars de flux. Le montant global est le plus élevé depuis juin 2014 et fait suite à des flux positifs de 5,4 milliards de dollars en février. La moyenne sur 2010-2014 s’établit à 22 milliards par mois. Les obligations ont devancé les actions (18,9 milliards de dollars contre 17,9 milliards).
L’opérateur boursier américain Bats Global Markets a annoncé hier l’acquisition d’EFT.com, une société spécialisée dans la fourniture d’informations et d’analyses sur les fonds indiciels cotés (exchange-traded funds, ETF). Le montant de la transaction n’a pas été communiqué. Bats précise que le directeur général d’ETF.com, David Lichtblau, demeurera à la tête de la désormais filiale.
Les robo-advisor (ces outils d’investissement sur les marchés automatisé et personnalisé) ont de plus en plus la cote. Betterment a annoncé hier avoir levé 100 millions de dollars pour son cinquième tour de table, dans des termes qui le valorise 700 millions de dollars. Soit 60% de plus qu’en février 2015, à l’occasion de la levée précédente. La plus grosse partie du financement annoncé hier (65 millions) a été apportée par la société d’investissement suédoise Kinnevik. Fondé à New York en 2007, il revendique aujourd’hui 3,9 milliards de dollars d’actifs sous gestion.
La banque helvétique a lancé une émission de cinq milliards de dollars d’obligations seniors en trois tranches, qui sera prise en compte par les exigences réglementaires de capacité d’absorption des pertes (TLAC), indique le média IFR. Selon les sources de marché, la demande aurait atteint les 10 milliards de dollars. Une première ligne de 2 milliards de dollars à 5 ans à taux fixe a été proposée à un spread de 175 points de base (pb) au-dessus des Treasuries, une autre d’1 milliard à taux variable à 5 ans également (Libor + 178 pb), ainsi qu’une dernière de 2 milliards à taux fixe à 10 ans (Treasuries + 235 pb). L’émission a été réalisée par la filiale UBS Group Funding Jersey, mais elle est garantie par la maison mère UBS. Les obligations sont notées BBB+ par S&P et A par Fitch.
Le groupe d’investissement Eurazeo a annoncé hier son entrée dans le capital du groupe Les Petits Chaperons Rouges, le deuxième opérateur privé de crèches en France. En investissant 134 millions d’euros en fonds propres et en obligations convertibles, Eurazeo devient actionnaire à hauteur de 41% du capital aux côtés de Jean-Emmanuel Rodocanachi, co-fondateur et PDG de la société (51%) et de Bpifrance, qui prend une participation de 8% pour 25 millions d’euros. Créé en 2000, LPCR , qui a totalisé un chiffre d’affaires de 144 millions d’euros en 2015, dispose d’un réseau de près de 850 établissements dont 250 opérés directement par le groupe.
Le think-tank bruxellois Bruegel propose d’abandonner les règles fondées sur les mesures du déficit structurel, dont il juge l’évaluation trop hasardeuse.
Emmanuel Macron a présenté hier les principales évolutions réglementaires à venir : bon de caisse nouvelle formule, relèvement du plafond en crowdequity.
A défaut de créer de véritable fonds de pension en France, Bercy va proposer un transfert des produits d’épargne retraite professionnelle vers une nouvelle entité juridique qui ne sera plus soumise à la directive Solvabilité 2. Ce changement permettra aux nouvelles structures de mettre en place une allocation d’actifs de long terme.
Emetteur récurrent sur l’Euro PP, Soufflet se lance sur le marché de la dette privée allemande. Le groupe céréalier français a émis son premier Schuldschein pour un montant de 100 millions d’euros, divisés en trois tranches de maturité différentes (5, 6 et 7 ans). La société visait initialement un montant de 75 millions d’euros. L’opération a été sursouscrite 3 fois. Les titres ont été placés à un coupon inférieur de plus de 50 points de base par rapport au dernier Euro PP émis par Soufflet. L'émission était dirigée par BNP Paribas et Raiffeisen.
Bruno Bézard, le directeur général du Trésor, a annoncé ce matin lors des deuxièmes Rencontres Euro PP qu’une disposition de la prochaine loi Sapin 2 prévoit de réformer le marché des titres de créances négociables. L’objectif est de fusionner les instruments de court terme, certificats de dépôts et billets de trésorerie, et développer l’usage d’une documentation en anglais afin « d’établir Paris comme une référence en Europe » pour ce type de financement, a indiqué Bruno Bézard. Par ailleurs, la loi prévoit des ordonnances permettant visant à réformer le cadre juridique obligataire français. Les modifications concernent la représentation de la masse, dont le rôle n’a quasiment pas évolué depuis sa création entre les deux guerres, et l’agent des sûretés.
BlackRock et deux sociétés de hedge funds, Samlyn Capital et Emerging Sovereign Group, ont cessé de parier contre l’action d’Aberdeen Asset Management, les investisseurs retrouvant confiance dans les perspectives de la société de gestion écossaise. Les analystes pensent que le rebond des marchés émergents explique en partie la réduction du nombre d’investisseurs pariant contre Aberdeen. La taille des positions courtes contre la société de gestion a chuté de 5,69 % de ses actions en février à 3,29 % aujourd’hui.
Van Eck Global a récemment annoncé que toutes les activités et produits du groupe allaient passer sous la marque «VanEck». C’est ainsi que les ETP Market Vectors, bien connus des investisseurs, seront désormais distribués sous la dénomination VanEck Vectors ETF. A compter du 1er mai, la nouvelle marque sera progressivement introduite dans toutes les activités du groupe au niveau mondial.A fin janvier 2016, VanEck gérait environ 24,7 milliards de dollars d’actifs.
Federal Finance a annoncé le 25 mars le lancement d’un nouveau produit structuré qui propose le versement potentiel d’un gain de 8% par année écoulée, en cas de remboursement anticipé et à l’échéance si le niveau de clôture de l’indice est supérieur ou égal à son niveau initial, en contrepartie d’un risque de perte en capital en cours de vie et à l’échéance. Il offre également une opportunité de remboursement automatique tous les ans en fonction de l’évolution de l’indice, ainsi qu’un remboursement du capital initial à l’échéance si l’indice n’enregistre pas de baisse de plus de 40% par rapport à son niveau initial au terme des 8 ans (ou une perte partielle ou totale du capital en cas de baisse de plus de 40%).Disponible en contrats d’assurance-vie ou de capitalisation en unités de compte et en compte-titres, ‘Alcanterra Mai 2016’ est un titre de créance qui offre aux investisseurs un accès au marché actions européen via l’indice de référence EURO STOXX 50, dividendes non réinvestis. Ce nouveau produit est commercialisé par Federal Finance et Arkéa Banque Privée jusqu’au 4 mai 2016 en assurance-vie et en compte-titres.
Comme au cours du mois précédent, les indices immobiliers ont suivi en février la chute généralisée des marchés financiers. Toutefois, les indices français affirment une nouvelle fois leur résistance à cette spirale baissière. En effet, l’indice de performance globale Euronext IEIF REIT Europe a perdu 5,6% sur le mois de février, tandis que l’indice Dow Jones Stoxx 50 a reculé de 3,1%. L’indice Euronext IEIF SIIC France a une performance négative de 0,5%, alors que l’indice CAC 40 a chuté de 1,3% en février. Sur un an, les indices français, immobiliers et de référence, affichent de meilleures performances que celles des indices européen ou américain. Les indices Euronext IEIF REIT Europe et Dow Jones Stoxx 50 perdent respectivement 12,5% et 14,9%, alors que l’indice Euronext IEIF SIIC France enregistre un recul de 6,2% et que l’indice CAC 40 ne baisse que de 9,2%.
L’idée que les investisseurs doivent plutôt mettre leur argent dans des fonds indiciels que dans d’autres fonds onéreux gérés par des sélectionneurs de valeurs n’est pas nouvelle, relève le Financial Times fund management. Les professeurs de finance et les groupes de défense des consommateurs clament depuis longtemps que les gérants actifs se font payer trop cher pour des rendements trop faibles. Les gérants actifs ne réfutent pas les résultats des études montrant qu’ils sont peu nombreux à battre leur indice, mais insistent sur le fait que de telles statistiques ne discréditent pas le concept de gestion active. Nombre d’entre eux pensent qu’il revient aux investisseurs de faire des recherches plus poussées afin d’éviter les fonds peu performants.
La décision de la Réserve fédérale américaine de ne pas relever ses taux dans l’immédiat a incité les investisseurs à reprendre du risque, mais plutôt sur les actifs les plus risqués comme le high yield ou les marchés émergents que sur les actions européennes ou américaines. Les fonds monétaires ont ainsi affiché des sorties nettes massives de 29 milliards de dollars durant la semaine au 23 mars, selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données communiquées par le spécialiste de l'évolution des flux EPFR Global. Les fonds dédiés aux actions n’ont pas particulièrement profité de ces dégagements, à l’exception des fonds spécialisés sur les actions émergentes qui ont enregistré des souscriptions nettes pour la deuxième semaine consécutive, pour un montant de 300 millions de dollars. En revanche, les fonds d’actions européennes ont encore subi des sorties nettes durant la semaine sous revue, à hauteur de 1,6 milliard de dollars tandis que les fonds d’actions américaines affichaient pour 2,6 milliards de dollars de dégagements. Les fonds d’actions japonaises, qui semblaient ces dernières semaines bénéficier d’un regain d’intérêt ont subi des sorties nettes de 200 millions de dollars. Toutes catégories confondues, les fonds d’actions ont ainsi terminé la semaine sur des sorties nettes de 1,1 milliard de dollars. Côté obligataire, la semaine s’est soldée toutes catégories confondues par une collecte nette de 5,9 milliards de dollars. Les fonds obligataires à haut rendement ont attiré 2,6 milliards de dollars et les fonds dédiés à la dette émergente 1,4 milliard de dollars. On observe aussi un regain d’intérêt pour les stratégies susceptibles de protéger contre un retour de l’inflation. Les fonds adossés à l’or ont ainsi attiré 1,4 milliard de dollars et les fonds d’obligations indexées sur l’inflation 400 millions de dollars.
La société de services d’investissement en ligne Wealthsimple, basée au Canada, propose des portefeuilles d’investissement responsables basés sur des ETF. Wealthsimple sera ainsi l’une des seules plateformes offrant des portefeuilles socialement responsables sur le marché canadien.Les ETF sélectionnés afin de constituer un portefeuille diversifié et best-in-class mettent l’accent sur les émissions bas carbone, l’innovation favorisant les technologies propres et la promotion de la croissance durable sur les marchés émergents. Parmi les options retenues figurent iShares MSCI ACWI Low Carbon Target ETF; iShares Jantzi Social Index ETF; Vident International Equity Fund; PowerShares Cleantech Portfolio; et BMO Mid Federal Bond Index ETF.
Interrogé par L’Agefi, Frédéric Jamet, directeur de la gestion chez State Street, justifie sa forte sous-pondération aux actions par une anticipation de croissance très moyenne d’une part, et de nombreux risques d’autre part. «La croissance mondiale attendue est de l’ordre de 3%, légèrement inférieure à la croissance historique», indique le responsable qui détaille par ailleurs des risques sur la croissance chinoise, le risque du Brexit, la Fed et les élections américaines, la situation au Moyen Orient et le prix du pétrole. «Ces différents éléments ne sont pas des facteurs négatifs en soi, mais risquent d’alimenter la volatilité en 2016", a relevé Frédéric Jamet. Certes, la BCE agit significativement sur tous les leviers dont elle dispose mais les annonces étaient globalement anticipées par les investisseurs, a-t-il également rappelé ainsi que le contexte d’aversion au risque qui règne aujourd’hui rend malheureusement les banques et les entreprises très prudentes.
Les flux de capitaux vers les émergents ont atteint en mars 36,8 milliards de dollars (32,9 milliards d’euros), d’après les chiffres publiés par l’Institut international de la finance mardi. Si les quatre régions surveillées par l’organsiation ont enregistré des flux positifs, l’Asie arrive nettement en tête avec 20,6 milliards de dollars de flux vers ses marchés et obligations. Le montant global est le plus élevé depuis juin 2014, et fait suite à des flux positifs de 5,4 milliards de dollars en février. La moyenne sur 2010-2014 s’établit à 22 milliards par mois. Les obligations ont devancé les actions, à 18,9 milliards de dollars contre 17,9 milliards.
Emmanuel Macron, le ministre de l’Economie, a annoncé mardi un relèvement des plafonds d’investissements des plates-formes de crowdfunding, à l’occasion de la troisième édition des Assises du financement participatif. Les plates-formes ayant le statut de conseiller en investissement participatif (CIP) ou de prestataire en services d’investissement (PSI) pourront miser 2,5 millions d’euros en fonds propres sur 12 mois dans un projet, au lieu d’un million d’euros à l’heure actuelle.
La société de capital-investissement annonce aujourd’hui la signature d’un accord pour l’acquisition de la participation majoritaire d’Equistone dans Coventya, pour un montant non communiqué. Coventya, dont le siège est situé en région parisienne, développe, fabrique et distribue des spécialités chimiques pour l’industrie du traitement de surfaces. Sur l’exercice clos à fin septembre 2015, le groupe a réalisé 124 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 85% à l’international. «Avec l’appui de Silverfleet, Coventya compte poursuivre son développement à l’international, notamment dans les pays émergents et aux Etats-Unis», selon un communiqué, qui évoque de la croissance externe.