L’Autriche est prête au « conflit » avec les autres pays membres de l’Union européenne pour bloquer le projet d’accord commercial entre l’UE et le Canada, a déclaré le chancelier autrichien. Christian Kern a jugé que le CETA (Comprehensive Economic Trade Agreement ou Accord économique et commercial global), un texte de 1.600 pages qui a nécessité cinq années de négociations, posait beaucoup de problèmes identiques à ceux contenus dans le traité de libre-échange en cours de négociations avec les Etats-Unis. Un diplomate en poste à Bruxelles, favorable à une finalisation de ce traité avec le Canada d’ici la fin de l’année, a dit qu’un échec aurait « un effet désastreux sur la crédibilité de la politique commerciale de l’UE ».
Une fois n’est pas coutume, les produits libellés en dollars se taillent la part du lion sur le marché mondial des contrats dérivés de taux échangés de gré à gré, selon l’enquête triennale publiée par la Banque des règlements internationaux (BRI) aujourd’hui. Alors que les instruments de taux libellés en euros sont traditionnellement les plus négociés, leur volume a reculé à 638 milliards de dollars par jour en avril 2016 (contre 1.100 milliards en avril 2013). Dans le même temps, les instruments en dollars ont enregistré une hausse à 1.400 milliards de dollars (contre 639 milliards en avril 2013). Ce phénomène peut notamment s’expliquer par les spéculations sur la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine. Les Etats-Unis sont ainsi devenus la première place d’échange des dérivés de taux, avec près de 41% du marché, volant la vedette à Londres qui était jusque-là toujours en tête du podium.
Le fonds activiste Elliott Capital a porté sa participation dans le capital de l’enseigne discount britannique Poundland à 22,7%, ce qui le place en position de bloquer l’OPA amicale du groupe sud-africain Steinhoff International Holdings, rapporte l’agence Reuters . Cette initiative pourrait être un nouveau coup dur pour le groupe sud-africain qui a averti mercredi que la chute de la livre après le vote des Britanniques pour une sortie de l’Union européenne pourrait affecter son activité au Royaume-Uni. Steinhoff a relevé son offre sur Poundland de 597 millions de livres (702,63 millions d’euros) à 610 millions de livres le 11 août, tout en assurant qu’il ne la relèverait pas davantage afin d’inciter Elliott à accepter ses nouvelles conditions.
Les ménages, les entreprises et les banques détenaient un montant record de 26.300 milliards de yuans (3.500 milliards d’euros) de produits de gestion de fortune (WMP) en Chine à la fin du mois de juin dernier, soit une hausse de près de 12% au cours du premier semestre de l’année, selon des chiffres officiels publiés hier soir. Plus de 450 banques chinoises ont distribué quelque 97.636 WMP sur les six premiers mois de l’année, malgré le durcissement des restrictions entourant ces produits qui contribuent très largement à l’essor de la finance de l’ombre dans le pays.
Le député PS Christophe Sirugue a été nommé ce matin secrétaire d’Etat à l’Industrie et la secrétaire d’Etat au Numérique Axelle Lemaire obtient le portefeuille de l’Innovation, après le départ du gouvernement d’Emmanuel Macron, a annoncé l’Elysée.
Avec une inflation qui reste stable à 0,2% en août, certains économistes s’attendent à voir la BCE prendre de nouvelles mesures d’ici à la fin de l’année.
La production industrielle japonaise est restée stable en juillet par rapport au mois précédent, soulignant la fragilité du secteur industriel nippon, montrent les chiffres publiés hier par le Ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie (Meti). Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une progression de 0,8%, après une hausse de 2,3% en juin. Les industriels interrogés par le ministère tablent à ce stade sur un rebond de 4,1% de la production en août avant un repli de 0,7% en septembre.
La consommation des ménages français en biens a reculé en juillet pour le quatrième mois consécutif, selon les données publiées hier par l’Insee. Les dépenses de consommation en biens se sont contractées de 0,2% par rapport au mois précédent, sous l’effet notamment d’un net recul des achats d’automobiles et de biens d'équipement du logement. Le consensus des économistes anticipait en moyenne une hausse de 0,3% des dépenses de consommation le mois dernier. L’institut a parallèlement confirmé l'évolution du mois de juin à -0,8%.
Mariano Rajoy, le chef du gouvernement espagnol sortant, n’est pas parvenu hier à obtenir la confiance du Parlement. Il a recueilli les suffrages de 170 des 350 députés, soit six voix de moins que la majorité. Le Parti Populaire, dont il est issu, et les centristes de Ciudadanos se sont prononcés en sa faveur, tout comme les élus d’un petit parti des îles Canaries, alors que les socialistes, les membres de l’alliance anti-austérité Unidos Podemos et les partis basques et catalans ont voté contre. Un deuxième vote doit avoir lieu vendredi. Les députés pourront alors s’abstenir et Mariano Rajoy devra alors obtenir davantage de votes en sa faveur qu’en sa défaveur pour être reconduit et tenter de former un nouveau gouvernement dans un délai de deux mois. S’il n’y parvient pas, le parlement sera dissous automatiquement le 31 octobre et de nouvelles élections devront être convoquées, en principe le jour de Noël.
Le Premier ministre britannique, Theresa May, a déclaré hier aux membres de son gouvernement qu’ils devraient mettre en œuvre le Brexit et qu’il n’y aurait ni second référendum, ni tentative de rester dans l’Union européenne par la petite porte. «Nous devons continuer d'être clairs: Brexit signifie Brexit, et nous allons le réussir», a-t-elle affirmé lors du Conseil des ministres.
L'économie canadienne s’est contractée de 1,6% en rythme annualisé au deuxième trimestre, pénalisée par un recul des exportations et par les effets du gigantesque feu de forêt dans l’Alberta qui a perturbé la production pétrolière en mai. Ce chiffre publié hier par Statistique Canada est le plus mauvais depuis celui du deuxième trimestre 2009. Les économistes s’attendent néanmoins à un rebond dans la seconde partie de l’année et doutent que cette contraction amène la Banque du Canada à modifier sa politique monétaire la semaine prochaine.
Selon nos informations, Pierre-Jean Besombes vient de démissionner de son poste de directeur de la gestion d’actifs chez Humanis . Il ne quitterait pourtant pas le secteur de la protection sociale... Diplômé de l’ESC Dijon en 1981, Pierre-Jean Besombes démarre sa carrière à Paris chez EDF comme auditeur comptable et financier. Trois ans plus tard, il devient chargé d’étude à la direction générale. En 1987, il découvre le monde de la banque en devenant chef de projet à la direction de l’organisation puis à la direction financière chez Citibank France. En 1990, il continue son ascension et accède au poste d’adjoint du directeur général, puis directeur financier adjoint, deux années plus tard. Par la suite, il accepte la proposition du Crédit Commercial de France (CCF) et devient en 1993, directeur du contrôle de gestion du réseau bancaire. Suite au rachat de la CCF par HSBC, il rejoint Fortis en qualité de directeur financier. Trois ans plus tard, il se voir proposer la direction administrative et financière du groupe Novalis Taitbout. Le 26 janvier 2012, Novalis Taitbout fusionne avec le groupe Humanis. Pierre-Jean Besombes accède alors au poste de directeur technique financier et risques des activités assurances de personnes du groupe. Depuis 2013, il est directeur de la gestion financière du groupe.
Le Premier ministre britannique, Theresa May, a déclaré aujourdh’ui aux membres de son gouvernement qu’ils devraient mettre en oeuvre le Brexit et qu’il n’y aurait ni second référendum, ni tentative de rester dans l’Union européenne par la petite porte. « Nous devons continuer d'être clairs : Brexit signifie Brexit, et nous allons le réussir », a-t-elle affirmé lors du conseil des ministres.
L'économie canadienne s’est contractée de 1,6% en rythme annualisé au deuxième trimestre, pénalisée par un recul des exportations et par les effets du gigantesque feu de forêt dans l’Alberta qui a perturbé la production pétrolière en mai. Les chiffres du produit intérieur brut (PIB) publiés mercredi par Statistique Canada, l’institut national de la statistique, sont les plus mauvais depuis ceux du deuxième trimestre 2009, époque marquée par les retombées de la crise financière mondiale. Les économistes s’attendent néanmoins à un rebond dans la seconde partie de l’année et doutent que cette contraction du deuxième trimestre amène la Banque du Canada à modifier sa politique monétaire la semaine prochaine.
Le Brésil a enregistré au deuxième trimestre une croissance négative avec une baisse de 0,6% du produit intérieur brut, a annoncé mercredi l’institut de la statistique IBGE. Ce chiffre est légèrement plus mauvais qu’attendu, les économistes tablant en moyenne sur une contraction de 0,5% par rapport aux trois premiers mois de l’année. Sur un an, la baisse s’affiche à 3,8%, un peu plus forte que la contraction de 3,7% attendue. Au premier trimestre, l'économie brésilienne s'était contractée de 0,3% par rapport aux trois mois précédents et de 5,4% sur un an.
«Aucun des modèles existants de partenariat avec l’UE n’est convenable pour le Royaume-Uni.» C’est fort de ce constat que le think tank Bruegel a élaboré sa thèse de la construction d’une Europe coupée en deux.
Qu’est ce que les retraités italiens possèdent que les hedge funds internationaux convoitent mais ne peuvent pas obtenir ? Il s’agit des fonds immobiliers fermés italiens, rapporte le Financial Times. Ces petits fonds cotés ont été vendus aux épargnants et retraités italiens avant la crise et ont été délaissés pendant des années. En raison de leur faible liquidité, de l’absence de rapports financiers en anglais et d’une couverture des analystes inexistante, la plupart de la vingtaine de ces fonds se négocient avec une forte décote par rapport à leur valeur liquidative. Récemment, plusieurs gérants de private equity et de hedge funds, dont Capstone Equities, Fortress et Elliott, ont lancé des offres pour acheter les parts des épargnants italiens. Certains de ces fonds ne sont pas endettés, génèrent des cash flows positifs et détiennent même des biens hors d’Italie. En outre, nombre d’entre eux liquident leurs portefeuilles de biens immobiliers actuellement.
UBS a recruté des psychologues, des scientifiques, des spécialistes du transport et des experts en fixation des prix pour réorganiser sa manière de générer des idées d’investissement et des recommandations pour les clients, rapporte le Financial TImes. La banque affirme que cette décision - que certains investisseurs regardent avec scepticisme - a plus que doublé le lectorat des résultats de sa recherche ces deux dernières années. Juan-Luis Perez, le responsable mondial de la recherche d’UBS qui a piloté ces changements, explique qu’il a employé des psychologues pour aider les analystes à concevoir leurs sujets de manière différente et identifier des questions plus précises et perspicaces.
L’Indice mondial de confiance des investisseurs calculé par State Street Global Exchange s’établit à 89,7 en août, en baisse de 8,3 points par rapport au niveau de 98 (en données corrigées) enregistré en août. La baisse de l’indice en Amérique du Nord, de 99,8 à 89,5 est à l’origine de ce repli, l’indice en Europe ayant également enregistré un repli de 92,4 to 86,8 tandis que l’indice de la confiance en Asie baisse de 2 points à 106,1. « Un été mouvementé et des résultats trimestriels plus médiocres que prévus ont clairement coupé l’herbe sous le pied des investisseurs institutionnels, poussant l’indice de confiance américain encore davantage dans le rouge » commente Ken Froot, l’un des créateurs de l’indice. « Dans la mesure où les données de l’indice du mois d’août ont été prises avant le discours de Janet Yellen à Jackson Hole, il reste à voir si sa conviction croissante qu’un relèvement des taux est justifié marquera une nouvelle phase d’aversion au risque ». « Les investisseurs institutionnels ne semblent pas adhérer à la récente « fonte » des valorisations des actifs à risque » ajoute Timothy Graf, Responsable de la stratégie macro chez State Street Global Markets EMEA. « La confiance persistante observée en Asie serait l’exception à cette règle, reflétant peut-être une moindre crainte d’un atterrissage brutal de l’économie en Chine ».
Trois fonds gérés par le gestionnaire d’actifs suisse responsAbility Investments AG ont repris une partie du portefeuille en dette subordonnée de la banque néerlandaise de développement FMO, représentant un montant de 67,4 millions de dollars. Cette transaction porte sur neuf institutions financières actives dans quatorze pays en développement et économies émergentes et qui sont au service de petites et moyennes entreprises, précise un communiqué.L’accord de participation, signé en juillet, stipule que les trois véhicules de placement obtiennent les droits sur le cash-flow dégagé par les neuf deals en dette subordonnée conclus par FMO. Alors que celle-ci demeure le prêteur officiel aux institutions concernées et continue d’administrer leur portefeuille, les trois fonds gérés par responsAbility reprennent le risque sous-jacent dans une proportion allant de 35% à 60% de la dette en cours auprès de FMO.ResponsAbility gère actuellement douze véhicules de placement dans le domaine des investissements servant au développement, dont la plupart se concentrent sur des institutions financières des pays en développement. En fournissant du financement par la dette et par participations à des banques et à des institutions de microfinance, ces véhicules « favorisent la création d’un secteur financier efficace et divers sur ces marchés, condition essentielle de tout développement », selon responsAbility.
Au deuxième trimestre 2016, le nombre de lancements de fonds en Europe s’est élevé à 463 contre 459 au deuxième trimestre 2015, selon des données communiquées par Thomson Reuters Lipper. Dans le détail, on dénombre notamment 151 nouveaux fonds actions, 101 fonds obligataires et 170 fonds diversifiés.Au total, 689 fonds, dont 437 liquidations et 252 fusions, ont été retirés du marché au deuxième trimestre. Le nombre de liquidations a augmenté de 22% sur un an alors que le nombre de fusions a diminué de 23% dans le même temps.
La société d’investissement Montefiore Investment, spécialiste des PME de services en France, annonce ce matin la cession de sa participation dans Groupe Avenir Santé à Groupe C2S, l’un des leaders de l’hospitalisation privée en région Auvergne, Rhône-Alpes. Sous l’impulsion de Montefiore Investment depuis 6 ans, Groupe Avenir Santé est devenu le 2ème acteur de Santé privée en Bourgogne Franche-Comté et un modèle à l’échelle nationale. Il compte aujourd’hui 4 établissements dans la région. Depuis 2010, le Groupe affiche une croissance annuelle moyenne de 13% (c’est à dire multipliée par 2 sur la période d’investissement), et ce malgré les baisses de tarifs imposées au secteur. Son chiffre d’affaires est supérieur à 55 millions d’euros. Cette cession est la dernière opération en date réalisée par Montefiore Investment dont l’année 2016 a déjà été marquée par le récent closing du Fonds Montefiore Investment IV, à hauteur de 420 millions d’euros, ainsi que par plusieurs prises de participations.
Rémy Cointreau a lancé ce matin une émission d’obligations à option de conversion et/ou d’échange en actions nouvelles et/ou existantes (Oceane) à échéance 7 septembre 2026 pour un montant nominal d’environ 275 millions d’euros. L’opération «vise notamment à refinancer l’emprunt obligataire de 205 millions d’euros émis en 2010 et arrivant à échéance en décembre 2016 et à financer les besoins généraux de la société», indique le groupe de spiritueux.
Dans son deuxième rapport au G20, le Conseil de stabilité financière juge que des progrès ont été réalisés en matière de régulation, mais que les chantiers sont inachevés et les vulnérabilités persistent.
Bagdad est prêt à appuyer une proposition de l’Opep et d’autres grands pays producteurs de pétrole en faveur d’un gel de la production lors d’une réunion informelle prévue à Alger le mois prochain, a déclaré hier le Premier ministre irakien Haidar Al-Abadi. Cette annonce marque un net changement par rapport à sa position affichée voici une semaine, lorsqu’il estimait que l’Irak n’avait pas encore suffisamment augmenté sa production. «La chute des cours entraîne de la volatilité et ceci nuit à l’Irak car nos revenus sont dépendants du pétrole», a précisé le dirigeant.
Le Fonds monétaire international (FMI) s’est montré hier sceptique quant au projet du Kenya de réaliser une nouvelle émission en euros d’ici à la fin de l’année fiscale du fait du renforcement de la probabilité de voir la Fed relever ses taux et de l’approche des élections dans le pays. Le Kenya avait réalisé en 2014 sa première émission en monnaie unique en levant 2,82 milliards d’euros et s’est déjà assuré un prêt de 600 millions de dollars de la Chine et une ligne de crédit de 1,5 milliard auprès du FMI pour financer un déficit budgétaire représentant 9,3% de son PIB.
L’inflation annuelle a ralenti contre toute attente en Allemagne en août, au vu de données provisoires publiées hier, la politique monétaire ultra accommodante de la Banque centrale européenne (BCE) ne parvenant pas à faire décoller l’inflation de la première économie du Vieux continent. En données harmonisées aux normes européennes (IPCH), l’inflation annuelle est de 0,3% après 0,4% en juillet, a annoncé l’Office fédéral de la statistique. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient une inflation annuelle de 0,5%.