L’industrie britannique de la gestion d’actifs a subi de plein fouet le contre-coup du Brexit. Au cours du mois de juin, les fonds britanniques ont en effet enregistré une décollecte nette de 2,58 milliards de livres, après 305 millions de livres de collecte nette au mois de mai, selon des statistiques publiées par The Investment Association, l’association professionnelle de la gestion d’actifs au Royaume-Uni. Dans le détail, les fonds réservés aux institutionnels ont réussi à engranger 883 millions de livres de souscriptions nettes en juin, après 642 millions de livres de flux nets entrants en mai. A l’inverse, les fonds dédiés aux particuliers (« retail ») ont subi une décollecte nette de 3,46 milliards de livres, après 338 millions de livres de sorties nettes en mai. Depuis janvier 2012, les fonds « retail » n’avaient jamais subi un tel niveau de décollecte nette mensuelle. Sur le segment « retail », les fonds actions ont enregistré la plus forte décollecte mensuelle, avec 2,8 milliards de livres de sorties nettes. Les fonds immobiliers ne sont pas en reste, avec une décollecte nette de 1,4 milliards de livres. A l’inverse, les fonds obligataires ont affiché une belle résistance, avec une collecte nette de 258 millions de livres en juin. Pour leur part, les fonds monétaires ont attiré 157 millions de livres de flux nets entrants.Malgré ces vents contraires, les actifs sous gestion de l’industrie britannique ont continué à croître de manière significative. De fait, au 30 juin 2016, les encours s’établissent à 947,7 milliards de livres, contre 933,3 milliards de livres à fin mai 2016 et contre 919,9 milliards de livres à fin juin 2015.