Les tensions qui ont gagné le marché de l’immobilier depuis depuis le référendum britannique favorable à la sortie de la Grande Bretagne de l’Union européenne pourraient durer moins longtemps et être moins dramatiques que ce que craignent de nombreux investisseurs. Telle est la principale conclusion de l’enquête semestrielle « Investment Strategy Annual » (« ISA ») du gestionnaire d’actifs immobilier LaSalle Investment Management (LaSalle IM). De fait, en Europe, l’étude estime que les conditions défavorables auxquelles sont confrontés les marchés financiers londoniens devraient contribuer à soutenir le marché immobilier dans des villes comme Francfort, Dublin, Amsterdam ou encore Paris. « Avant même l’impact du Brexit, l’immobilier de bureau européen enregistrait une forte reprise de la demande locative dans les villes bénéficiant d’une évolution démographique, de développements technologiques et d’une urbanisation favorables », observe d’ailleurs les auteurs de l’étude.Concernant l’immobilier de bureaux, l’étude avance que la reprise se confirme et qu’elle ne devrait pas être affectée par le Brexit. Ainsi, sur le semestre écoulé, la demande placée sur le marché de bureaux en Ile-de-France, qui représente 1,1 million de mètres carrés en France, a progressé d’environ 20% par rapport au premier semestre 2015. En outre, la dynamique du marché locatif et du marché de l’investissement est plutôt positive et bien ancrée pour la France et l’Ile-de-France en particulier, poursuit l’étude. A titre d’exemple, le taux de vacance est passé de 10,6% à La Défense fin 2015 à 8,3% au second semestre 2016 et est passé sous la barre des 4% dans Paris intra-muros. En parallèle, le marché de l’investissement francilien s’est accéléré avec 6,4 milliards d’euros investis sur l’ensemble du premier semestre 2016 – soit une croissance de 11 % par rapport au 1er semestre 2015 – et les « Prime » au sein du quartier central des affaires devraient continuer à baisser cette l’année.S’agissant des commerces, l’étude note que la confiance des consommateurs français reste globalement satisfaisante, « ce qui est prometteur pour le secteur ». Toutefois, « le phénomène de polarisation, que nous avons déjà anticipé depuis un certain temps chez LaSalle se poursuit », évoque la société de gestion. De fait, l’écart se creuse toujours entre les grands centres commerciaux implantés dans des endroits stratégiques et très fréquentés, et les plus petits centres localisés dans des secteurs où la croissance et l’emploi sont moins développés. « Cette même observation est faite dans les autres marchés européens et en Amérique du Nord et doit absolument être prise en compte dans les stratégies des investisseurs », juge LaSalle IM.