Ron O’Hanley, président et directeur général de State Street Global Advisors (SSGA), le pôle gestion d’actifs du groupe State Street, a appelé les conseils d’administration des entreprises à mettre en place des principes dans le cadre de leurs engagements avec les investisseurs activistes afin de promouvoir la création de valeur à long terme et la croissance économique durable. Une réaction à une étude de Lazard montrant que les entreprises ont tendance à conclure un peu vite des accords avec les activistes et à leur accorder des sièges sans prendre en compte les intérêts d’autres investisseurs comme les actionnaires de long terme tels que SSGA, explique un communiqué."Notre objectif principal en tant que source quasi permanente de capital pour les sociétés cotées dans les indices est d’optimiser la probabilité de création de valeur à long terme pour le compte de nos clients», souligne Ron O’Hanley, cité dans le communiqué. «Nous reconnaissons qu’il existe différents moyens pour les activistes de mettre en œuvre une politique d’engagement auprès des entreprises et que certains activistes parviennent à obtenir des changements pour le meilleur. Mais nous sommes préoccupés par des situations où les activistes donnent la préférence à des gains de court terme au détriment des intérêts des investisseurs de long terme», ajoute-t-il.Sur les huit premiers mois de 2016, près de 50 sociétés (49) avaient attribué aux activistes 104 sièges dans les conseils d’administration dans le cadre de règlements, presque à égalité avec les 106 sièges attribués par 54 sociétés sur l’ensemble de 2015. Cette progression représente une augmentation «spectaculaire» de situations où les actionnaires de long terme n’ont pas eu droit à une discussion publique relative au point de vue de ces activistes entre autres sur la stratégie, la politique de rémunération, les programmes de rachats des entreprises concernées.D’où l’appel de SSGA aux entreprises pour qu’elles intègrent un certain nombre de facteurs lorsqu’elles concluent un accord avec des activistes, par exemple la durée des accords qui gagneraient à être étendus dans le temps afin de mieux prendre en compte le long terme, ou encore la durée de détention des participations dans l’entreprise, qui gagneraient là aussi à s'étendre sur plusieurs années...
Très souvent désignés comme formule par défaut dans les plans d'épargne d’entreprise (PEE), les FCPE monétaires ne rapportent plus grand chose. Leur performance est devenue nulle ou négative pour 95% d’entre eux au troisième trimestre 2016 et s'élève en moyenne à -0,06% contre 0% en 2015, selon les premiers résultats de l'édition 2016 de l'étude «Argus des FCPE» (1) du spécialiste de l'épargne salariale Eres. 19% des fonds ont une performance nulle depuis le début de l’année 2016.Pour mémoire, le marché de l'épargne salariale reste différent de celui de la gestion d’actifs classique en OPC : beaucoup plus exposée en actions grâce à l’actionnariat salarié, il affiche aussi une part en monétaire très importante. En 2015, les placements en actions représentent toujours 50% de l'épargne salariale (y compris les fonds d’actionnariat) contre 26% du côté des OPC. Mais l'épargne salariale (hors fonds d’actionnariat) reste trop investie en fonds monétaires, 33% des encours étant investis dans ces derniers contre 26% des encours des OPC.(1) L’Argus des FCPE analyse plus de 650 FCPE multi-entreprises, totalisant 87% des encours du marché, gérés par 28 sociétés de gestion.
Le Parlement britannique ne votera pas sur le déclenchement de l’article 50 du traité européen qui lancera d’ici à fin mars le processus de sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, ont fait savoir mercredi les services du Premier ministre, Theresa May. Celle-ci s’est dite prête à accorder aux parlementaires un droit de regard sur le Brexit mais elle a rappelé cette semaine qu’il appartenait au gouvernement de décider quand et comment cette procédure de divorce devait être engagée.
Le budget annoncé par le gouvernement irlandais pour 2017 va au-delà de toute prudence, a estimé ce matin John McHale, président du Fiscal Advisory Council, organisme de contrôle de la politique fiscale du pays. Le budget présenté hier par le ministre des Finances, Michael Noonan, prévoit de nouvelles hausses de dépenses et des baisses d’impôts totalisant 1,3 milliard d’euros. Au total, Dublin envisage désormais d’injecter 3 milliards d’euros dans l'économie en 2016-2017, contre 2,4 milliards prévus auparavant.
Malgré l’appui de la Banque centrale européenne, le marché obligataire corporate reste sélectif. Après l’abandon des opérations de Lufthansa ou de Verallia, Eurofins Scientific (qui ne bénéficiait pas du soutien de la BCE) a renoncé mercredi matin à son émission obligataire. Les rencontres avec les investisseurs avaient eu lieu la semaine dernière. L’opération était dirigée par BofA Merrill Lynch, le Crédit Agricole, Natixis et UniCredit. Le laboratoire d’analyses médicales et alimentaires pourrait de nouveau approcher les investisseurs de la zone euro à l’avenir.
La production industrielle est ressortie en hausse de 1,6% dans la zone euro en août, selon les chiffres publiés ce matin par Eurostat. En juillet 2016, la production industrielle avait reculé de 0,7%. Sur un an, elle a crû de 1,8%.
L’ancien directeur financier d’Areva, Alain-Pierre Raynaud, a été mis en examen dans l’enquête sur la valorisation de la société minière Uramin, dont le rachat en 2007 a tourné au désastre financier pour le spécialiste du nucléaire, a appris Reuters aujourd’hui de source judiciaire. Sa mise en examen porte sur les chefs de complicité de présentation et publication de comptes inexacts et diffusion de fausses informations, a indiqué la source.
Le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif), a retenu la Banque Postale pour un financement total de 225 millions d’euros destiné à financer une partie du renouvellement du matériel roulant dans la région. Le montant se décompose en 175 millions d’euros de financement bancaire et 50 millions d’euros de placement privé. Le Stif avait lancé au départ une consultation pour la mise en place d’un financement de 600 millions d’euros.
Le programme sera finalement circonscrit aux sociétés saines rencontrant des difficultés temporaires, même si les sociétés d'Etat en bénéficieront aussi.
L’allemand Officefirst Immobilien et le britannique Pure Gym ont annoncé hier le report de leurs projets d’offres publiques de vente (IPO) en raison de conditions de marché défavorables. Le spécialiste de l’immobilier de bureaux Officefirst comptait faire ses débuts sur le segment «Prime Standard» de la Bourse de Francfort le 14 octobre en levant jusqu'à 880 millions d’euros. Le groupe de salles de sport Pure Gym devait quant à lui s’introduire à la Bourse de Londres, après avoir annoncé son projet il y a moins d’un mois. Il espérait lever jusqu'à 190 millions de livres.
La filiale de gestion d’actifs du Crédit Mutuel Nord Europe a présenté hier sa fintech Moniwan, une plate-forme de vente digitale dédiée à la pierre-papier.
Icade, contrôlée par la CDC et Groupama, déménagera son siège à l’été 2017 dans l’immeuble Open, situé à Issy-les-Moulineaux, d’une surface de 9 500 m². Acquis en 1999 par la foncière, l’immeuble fait l’objet d’une restructuration profonde et doit être livré à la fin du mois. Des équipes opérationnelles resteront à proximité de leur territoire dans les différentes implantations d’Icade en Ile-de-France, précise le groupe dans son communiqué.
Saudi Aramco se sent «à l’aise» avec l’idée que les cours du pétrole se seront redressés d’ici 2018 et que les conditions de marché seront alors favorables pour son introduction en Bourse, a déclaré Amin Nasser, le directeur général de la compagnie pétrolière saoudienne devant le Congrès mondial de l'énergie à Istanbul. Il a en outre précisé que Saudi Aramco envisageait toujours plusieurs marchés pour son offre publique de vente portant sur jusqu'à 5% de capital.
Le Mécanisme européen de stabilité (MES) a émis pour 4 milliards d’euros d’obligations en deux tranches via un nouveau titre à 6 ans et une nouvelle émission sur un titre à 16 ans. Le titre à 6 ans offre un coupon de 0% et a été émis à un taux de mid-swap (MS) moins 22 points de base (pb), soit un rendement implicite de 0,203%. Le titre à 16 ans affiche un coupon de 1,125%, émis à un spread de MS-13 pb, soit un rendement de 0,660%. Goldman Sachs, Morgan Stanley et UniCredit étaient en charge de l’opération.
Les autorités de régulation chinoises envisagent de durcir davantage les règles de contrôle concernant les fonds investis dans le marché immobilier du pays, indique Bloomberg de sources proches. Les investissements de nature spéculative seraient notamment dans le viseur de la commission de régulation bancaire, de la commission de régulation des marchés et de la Banque populaire de Chine (PBOC).
Le groupe Aegide, qui exploite 60 résidences seniors Domitys, a emprunté 12 millions d’euros via un deuxième Euro PP arrangé par la Banque Palatine, après une émission inaugurale en 2014. Ce nouvel emprunt obligataire affiche une maturité de 7 ans. Dans le même temps, Domitys, la filiale d’exploitation d’Aegide, a signé un financement de 3 millions d’euros auprès de Bpifrance, après des opérations similaires en 2011 et 2014.
La banque des collectivités a émis un milliard d'euros de dette senior en son nom, alors qu'elle plaçait jusqu'ici des obligations sécurisées via sa filiale Caffil.
LPL Financial Holdings, le plus grand dealer-broker indépendant aux Etats-Unis explore diverses options stratégiques dont une vente potentielle, indique Reuters de source proche du dossier. LPL a nommé Goldman Sachs pour explorer ce scénario, qui a attiré l’attention de plusieurs entreprises et fonds de private equity.
BC Partners, spécialisée dans les LBO, serait la mieux placée pour acquérir l’activité de centres de données (data centers) mise en vente par CenturyLink, qui fournit des services de téléphonie et internet aux Etats-Unis, ont indiqué à Reuters plusieurs sources. CenturyLink espère récupérer 2,5 milliards de dollars (2,3 milliards d’euros) de la vente.
Le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) est un des rares institutionnels français à être investi sur les marchés émergents de façon relativement massive. A fin 2015, la part des actions émergentes dans sa poche de performance (qui représente 48,9% de l’actif du FRR) s’élevait à 15% (en intégrant les actions des pays développés exposées à la croissance émergente) et la part des obligations émergentes à 10%.
Le STIF, Autorité organisatrice des transports en Ile-de-France, a retenu la Banque Postale pour un financement total de 225 millions d’euros destiné à financer une partie du renouvellement du matériel roulant dans la région. Le montant se décompose en 175 millions d’euros de financement bancaire et 50 millions d’euros de placement privé. Le STIF avait lancé au départ une consultation pour la mise en place d’un financement de 600 millions d’euros.
La Française a annoncé aujourd’hui le lancement d’une plateforme de distribution digitale pour permettre aux particuliers d’investir dans des SCPI (sociétés civiles de placement immobilier). Baptisé Moniwan, ce nouvel outil sera accessible dès 200 euros et accompagnera étape par étape chaque investisseur, depuis la définition de son projet de vie jusqu’à sa réalisation via la souscription en direct. Chacune des SCPI est détaillée sur la plateforme, qui propose des services spécifiques à la carte (lisibilité des revenus, instantanéité des revenus, offre de bienvenue). « Nous sommes fiers de pouvoir proposer [aux Français] une nouvelle manière de gérer leur épargne en leur apportant toute l’expertise et les compétences nécessaires pour qu’ils deviennent le gérant de leur épargne », déclare Christophe Descohand, directeur du développement de Moniwan. D’autres solutions d’épargne verront le jour dans un second temps.
Le directeur du développement investisseurs de la société de gestion immobilière JLL, Jacques Bagge, a quitté ses fonctions, rapporte le site BusinessImmo. Il était auparavant à la tête du département Agence, entre 2005 et 2015. Âgé de 59 ans, Jacques Bagge a débuté chez Total en 1982 au sein de la direction immobilière puis a rejoint Auguste Thouard de 1987 à 2004. En mai 2016, il a été élu président de Fnaim Entreprises.
Les dix pays européens qui se sont engagés en faveur de la mise en œuvre d’une taxe sur les transactions financières (TTF) européenne pourraient s’accorder sur celle-ci d’ici à la fin de l’année, après de nombreux reports. « Pour la première fois, nous avons un accord clair de l’ensemble des pays. Le projet de texte sera discuté d’ici à décembre », a déclaré mardi le ministre français de l’Economie et des Finances, Michel Sapin, alors qu’une réunion sur la TTF s’est tenue en marge de l’Eurogroupe à Luxembourg lundi.
Le Mécanisme européen de stabilité (MES) a émis pour 4 milliards d’euros d’obligations en deux tranches via un nouveau titre à 6 ans pour 3 milliards et une nouvelle émission sur un titre à 16 ans. La demande pour le nouveau titre à 6 ans était de 5,3 milliards d’euros. Le titre offre un coupon de 0% et a été émis à un taux de mid-swap (MS) moins 22 points de base (pb), soit un rendement implicite de 0,203%. Le titre à 16 ans affiche un coupon de 1,125%, émis à un spread de MS-13 pb, soit un rendement de 0,660%. Goldman Sachs, Morgan Stanley et UniCredit étaient en charge de l’opération.
Mauvaise journée pour le marché européen des introductions en Bourse. En plus de l’allemand OfficeFirst, le groupe de salles de sport Pure Gym a annoncé mardi l’annulation de son projet d’IPO à la Bourse de Londres évoquant des conditions de marchés défavorables. Il y a quelques jours, Telefonica avait annulé la mise en Bourse de sa filiale d’infrastructures Telxius en raison d’une demande insuffisante. L’opération de Pure Gym était dirigée par Jefferies et JPMorgan avec Credit Suisse comme teneur de livre associé.