Malgré l’agitation post-Brexit, des signes annoncent une hausse de l’activité des introductions en Bourse européennes fin 2016 et début 2017, selon la dernière étude «IPO Watch Europe» publiée ce matin par PwC. En atteste le nombre d’opérations de grande envergure prévues à travers l’Europe dans les prochains mois. Au Royaume-Uni, parmi les entreprises ayant d’ores et déjà fait part de leur intention de s’introduire en Bourse, figurent Pure Gym, TI Fluid Systems, Misys et ConvaTec, sans oublier le projet de spin-off d’O2, opérateur de téléphonie mobile britannique détenu par Telefonica. En Europe continentale, l’introduction d’Innogy, filiale allemande spécialisée dans les énergies renouvelables du groupe RWE, a été lancée vendredi 7 octobre et a permis de lever 4,5 milliards d’euros. Enfin, dans le cadre du programme de privatisation du gouvernement italien, l’introduction de Ferrovie Dello Stato Italiane, la dernière opération représentant plusieurs milliards d’euros, est attendue en 2017. La situation en demi-teinte observée en début d’année s’est prolongée jusqu’au troisième trimestre 2016. En témoigne le faible niveau d’activité suite à l’agitation provoquée par le résultat du référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE. Au troisième trimestre, 52 introductions en bourse ont permis de lever 3,8 milliards d’euros, soit une chute de 65% par rapport aux 95 introductions du deuxième trimestre qui avaient permis de lever 10,9 milliards d’euros, et un repli de 17% des fonds levés par les 53 introductions du troisième trimestre 2015. Parmi les introductions prévues au troisième trimestre 2016, au moins quatre d’entre elles ont été soit annulées, soit reportées, juste après l’annonce du résultat du référendum Brexit. L’activité des introductions en Bourse au troisième trimestre 2016 a été générée pour l’essentiel par les bourses d’Europe continentale. L’introduction la plus importante du trimestre est celle de l’entreprise Nets A/S, lancée fin septembre sur Nasdaq Copenhagen et représentant 55% des fonds levés, soit 2,1 milliards d’euros. Borsa Italiana a enregistré cinq introductions au total qui ont permis de lever 0,8 milliard d’euros, soit 20% des fonds levés sur le marché européen au troisième trimestre. La privatisation d’Enav, groupe public de gestion du contrôle aérien, y a particulièrement contribué. Après une reprise de l’activité des introductions au deuxième trimestre 2016, la Bourse de Paris n’a enregistré que 4 introductions au cours du troisième trimestre pour un montant total de 78 millions d’euros. Sur les neuf premiers mois de l’année 2016, Paris connaît une forte baisse de son activité par rapport à l’année précédente : 12 introductions pour 764 millions d’euros en 2016, contre le double (24 introductions) pour près de 3 milliards d’euros en 2015.
Erste Asset Management, dont les actifs sous gestion s'élèvent à plus de 55 milliards d’euros, a annoncé sa décision d’exclure de ses fonds ouverts les sociétés dont la production de charbon représente plus de 30% du chiffre d’affaires. En début d’année, Erste avait déjà exclu, sur les mêmes bases, les mines de charbon de ses fonds durables. La société de gestion est l’une des premières à prendre une telle mesure. Jusqu’ici, de telles décisions d’investissement ont surtout été le fait d’investisseurs institutionnels. Depuis le 1er août, Erste a introduit une mesure supplémentaire qui s’applique aux fonds durables. Les producteurs d'énergie, dont plus de 20% du chiffre d’affaires est lié à l’utilisation du charbon, seront exclus.
Pour le troisième mois consécutif, les fonds actions commercialisés en Suède ont enregistré en septembre des souscriptions nettes d’un montant de 7,7 milliards de couronnes suédoises (795 millions d’euros), montrent les dernières statistiques publiées par l’association locale des fonds Fondbolagens Förening. Dans ce domaine, les investisseurs ont principalement privilégié les fonds d’actions suédoises et les fonds actions monde, avec plus de 2 milliards de couronnes de collecte pour chaque segment. L’autre catégorie qui a recueilli les faveurs des épargnants en ce mois de rentrée est celle des fonds diversifiés, qui drainent 2,3 milliards de couronnes. En revanche, toutes les autres catégories de fonds sont dans le rouge, ce qui ramène la collecte totale du secteur à seulement 1,9 milliard de couronnes suédoises. Les fonds monétaires voient sortir 4,5 milliards de couronnes, les hedge funds, 2,1 milliards de couronnes et les fonds obligataires, 1,6 milliard de couronnes.Sur les neuf premiers mois de l’année, les fonds suédois dans leur ensemble affichent des souscriptions nettes de 10,6 milliards de couronnes, dont 9,1 milliards de couronnes sur les fonds actions.En septembre, les encours dans les fonds commercialisés en Suède ont augmenté de 17 milliards de couronnes à 3.412 milliards de couronnes ou 352 milliards d’euros. Il s’agit de la plus forte hausse depuis le dernier record en mai 2015.
Charles Evans, le président de la Fed de Chicago et membre non votant du FOMC, a dit ce matin à des journalistes après un discours prononcé à Sydney qu’il s’accommoderait bien d’une hausse de taux en décembre tout en ajoutant qu’il préférerait voir une accélération de l’inflation vers son objectif de 2% et une confirmation de l’amélioration de la situation économique d’ici là. Selon lui, une hausse de taux en décembre « ne serait pas une surprise » après les derniers chiffres de l’emploi qui ont confirmé la bonne santé de l'économie américaine.
Saudi Aramco se sent «à l’aise» avec l’idée que les cours du pétrole se seront redressés d’ici 2018 et que les conditions de marché seront alors favorables pour ce qui s’annonce comme la plus importante introduction en Bourse du monde, a déclaré Amin Nasser, le directeur général de la compagnie pétrolière saoudienne devant le Congrès mondial de l'énergie à Istanbul. Il a en outre précisé que Saudi Aramco envisageait toujours plusieurs marchés pour son offre publique de vente (IPO) portant sur jusqu'à 5% de capital.
Officefirst Immobilien a annoncé mardi le report de son projet d’offre publique de vente (IPO) en raison de conditions de marché défavorables. Le spécialiste de l’immobilier de bureaux comptait faire ses débuts sur le segment «Prime Standard» de la Bourse de Francfort le 14 octobre en levant jusqu'à 800 millions d’euros, montant revu ensuite à 880 millions. Le groupe allemand a dit avoir reçu un retour très positif des investisseurs mais a décidé de reporter l’IPO au vu de la baisse du secteur en Bourse depuis le début de la période de souscription le 3 octobre.
Le groupe Aegide, qui exploite 60 résidences seniors Domitys, a signé un deuxième Euro PP après une émission inaugurale en 2014. Le montant de ce nouvel emprunt obligataire s'élève à 12 millions d’euros avec une maturité de 7 ans. Le groupe prévoit d’exploiter 200 résidences seniors en France et à l’international à l’horizon 2020. L’Euro PP a été arrangé par la Banque Palatine. Dans le même temps, Domitys, la filiale d’exploitation d’Aegide, a signé un financement de 3 millions d’euros auprès de Bpifrance, après des opérations similaires en 2011 et 2014. L’Euro PP de 2014 s'élevait à 13,8 millions d’euros pour un maturité de 6 ans.
Les autorités de régulation chinoises envisagent de durcir davantage les règles de contrôle concernant les fonds investis dans le marché immobilier du pays, indique Bloomberg de sources proches. Les investissements de nature spéculative seraient notamment dans le viseur de la commission de régulation bancaire, de la commission de régulation des marchés et de la Banque populaire de Chine (PBOC). Cette dernière a récemment tiré la sonnette d’alarme sur la flambée des prix et le rôle des collectivités locales dans la finance de l’ombre associée au secteur.
L’Arabie saoudite débutera mercredi une tournée de présentations aux investisseurs de sa première émission obligataire souveraine. Le royaume proposera des souches en dollars à 5, 10 et 30 ans lors de réunions prévues à Londres, Los Angeles, Boston et New York. D’après des sources proches du dossier, le gouvernement saoudien espère lever au moins 10 milliards de dollars (8,9 milliards d’euros) pour financer une partie de son déficit. Citigroup, HSBC et JPMorgan seront en charge de mener l’opération avec l’assistance de Bank of China, BNP Paribas, Deutsche Bank, Goldman Sachs, Morgan Stanley, MUFG et NCB Capital.
La commissaire européenne à la concurrence, Margrethe Vestager, a déclaré hier que l’enquête de la Commission sur Google ne s’étendait pas aux accords fiscaux que la filiale du groupe Alphabet a pu passer, à l’instar notamment d’Apple, avec certains pays européens. «Pour le moment non, nous n’avons rien de formel sur ce sujet», a-t-elle déclaré. Google fait l’objet d’une enquête pour abus de position dominante depuis 2010, qui s’est progressivement élargie pour concerner son système d’exploitation Android comme la façon dont la société présente les résultats aux utilisateurs de son moteur de recherche.
Les ministres des Finances européens n'ont approuvé le versement que d'une partie de l'enveloppe d'aide espérée par Athènes, en attendant des informations supplémentaires.
Pirelli travaille à un projet de retour en Bourse dès le début de l’année 2018, a indiqué lundi son administrateur délégué, Marco Tronchetti Provera, un an après avoir été retiré de la cote milanaise après son rachat par ChemChina. Le dirigeant avait alors déclaré que l’accord conclu avec ChemChina prévoyait un retour en Bourse en 2019. Il a ajouté aujourd’hui que Pirelli n'était pas intéressé par une entrée au capital de Formula 1, société organisatrice du championnat du monde de Formule 1, qui passera au premier trimestre 2017 sous le contrôle de l’américain Liberty Media.
La Russie est prête à participer à un accord de l’Opep pour réduire sa production de pétrole, a déclaré hier Vladimir Poutine, qui s’exprimait à Istanbul lors d’un congrès sur l’énergie. La production de pétrole a atteint en Russie un nouveau record post-soviétique en septembre, avec une hausse de près de 4% à 11,11 millions de barils par jour. Les commentaires du Président russe ont permis aux cours du pétrole de se reprendre et s’affichent désormais en hausse de près de 3% à 53,3 dollars pour un baril de brent, proche de son plus haut niveau de l’année, et à 51,3 dollars pour le baril de WTI américain.
La Bourse aura bientôt nommé une personne en charge du listing pour chacun de ses pays. Elle veut développer de nouvelles offres à destination des émetteurs.
Nexity a signé avec Crédit Agricole Assurances la Vente en l’état futur d’achèvement (VEFA) de l’immeuble «Online» à Rueil-Malmaison (92). Le montant de la transaction n’a pas été communiqué. Situé sur la place Renault, à l’angle de la rue François Jacob et de la rue des Deux Gares, le projet a été dessiné par l’agence d’architecture Jean-Paul Viguier et Associés. Le programme, réalisé par Nexity, propose une surface de près de 18 000 m² de bureaux et 315 places de parkings. Les travaux engagés permettront de restructurer l’immeuble existant et d’y ajouter une extension doublant la surface globale de bureaux. Le programme vise la cerfication RT2012 -30 % ainsi que les certifications HQE Excellent, BREEAM niveau “very good” et le label Effinergie+. Sa livraison est prévue pour mi-2018. Dans cette transaction, Nexity était conseillé par les notaires du Trocadéro pour les aspects juridiques et par le département investissement de JLL. Crédit Agricole Assurances, était conseillé par Crédit Agricole Immobilier Investors et l’étude Oudot & Associés.
L’Arabie saoudite débutera mercredi une tournée de présentations aux investisseurs de sa première émission obligataire souveraine. Des présentations auront lieu à Londres, Los Angeles, Boston et New York. Le royaume proposera des souches en dollars à 5, 10 et 30 ans. D’après des sources proches du dossier, le gouvernement saoudien espère lever au moins 10 milliards de dollars (8,9 milliards d’euros) pour financer une partie de son déficit, dont le Fonds monétaire international estime qu’il pourrait atteindre 900 milliards de dollars d’ici 2021. Le ministère des Finances indiquait lundi que les autorités locales étaient endettées à hauteur de 63 milliards de dollars à la fin août.
La Commission européenne a émis lundi une appréciation positive au sujet du dernier train de mesures adopté par la Grèce, ce qui doit permettre aux ministres des Finances de la zone euro réunis à Luxembourg de débloquer une nouvelle aide de 2,8 milliards d’euros en faveur d’Athènes.
Vladimir Poutine, qui s’exprimait lundi à Istanbul lors d’un congrès sur l’énergie auquel participaient de nombreux membres de l’Opep, a estimé que la Russie était prête à se joindre à un accord de l’Opep pour geler voire réduire sa production de pétrole. La production de pétrole a atteint en Russie un nouveau record post-soviétique en septembre, avec une hausse de près de 4% à 11,11 millions de barils par jour.
Verallia ne procédera pas à un deuxième dividend recap en quatre mois. L’ex-filiale d’emballage en verre de Saint-Gobain, contrôlée par le fonds Apollo avec le soutien de Bpifrance, a renoncé à émettre 500 millions d’euros de PIK toggle, des obligations de maturité 2021 à intérêts capitalisées remboursables en cash ou en titres. La société comptait sur le produit de cette émission pour verser un dividende de 490 millions d’euros à ses actionnaires, après leur avoir déjà fait remonter 230 millions en juin à l’occasion d’un autre placement obligataire.
Pirelli travaille à un projet de retour en Bourse dès le début de l’année 2018, a indiqué lundi son administrateur délégué, Marco Tronchetti Provera. Le fabricant italien de pneus a été retiré de la cote milanaise l’an dernier après son rachat par ChemChina. Le dirigeant avait alors déclaré que l’accord conclu avec ChemChina prévoyait un retour en Bourse en 2019. Il a ajouté aujourd’hui que Pirelli n'était pas intéressé par une entrée au capital de Formula 1, société organisatrice du championnat du monde de Formule 1, qui passera au premier trimestre 2017 sous le contrôle de l’américain Liberty Media.
Les fonds communs de placement espagnol ont enregistré une collecte nette de 1,189 milliard d’euros au cours du mois de septembre 2016, selon des données provisoires publiées par Inverco, l’association espagnole de la gestion d’actifs. Depuis le début de l’année, le secteur totalise 7,5 milliards d’euros de souscriptions nettes.Dans le détail, au cours du mois écoulé, les fonds obligataires ont réalisé la meilleure collecte nette, avec 615,4 millions d’euros de souscriptions nettes. Les fonds actions internationaux ont réussi à capter 115,7 millions d’euros de flux nets entrants alors que les fonds actions nationaux ont subi une décollecte nette de 6,36 millions d’euros. Fait notable, les fonds de gestion passive ont accusé 59 millions d’euros de rachats nets en septembre.Grâce à cette solide collecte nette mensuelle, les actifs sous gestion du secteur s’établissent à 226,15 milliards d’euros à fin septembre, soit une progression de 955 millions d’euros ou 0,4% par rapport à fin août. Depuis le début de l’année 2016, les encours ont augmenté de près de 6,3 milliards d’euros, soit une croissance de 2,9%.
Rien n’y fait! La perspective d’un relèvement des taux américains avant la fin de l’année ou encore des interrogations sur le ralentissement éventuel des achats d’actifs de la Banque centrale européenne n’ont pas dissuadé les investisseurs de continuer à investir dans les actifs de rendement début octobre. Les fonds obligataires ont ainsi enregistré des entrées nettes de 11,4 milliards de dollars durant la semaine au 5 octobre, les plus importantes des 13 dernières semaines, selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données communiquées par le spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global.Dans le détail, la plupart des fonds obligataires ont affiché des bilans hebdomadaires positifs. Les fonds d’obligations en catégorie d’investissement ont attiré 4,9 milliards de dollars tandis que les fonds d’obligations high yield ont engrangé 2,5 milliards de dollars. Les fonds de dette émergente ont affiché une collecte nette de 2 milliards de dollars, enregistrant ainsi une quatorzième semaine consécutive de flux entrants positifs. Côté actions, les mouvements observés début octobre ont confirmé les tendances des semaines précédentes. Les fonds dédiés aux actions européennes ont connu une trente-cinquième semaine consécutive de décollecte avec des sorties nettes de 1,6 milliard de dollars. Les fonds investis en actions américaines ont enregistré 7,2 milliards de rachats nets. En revanche, les fonds spécialisés sur les actions japonaises ont marqué une cinquième semaine consécutive de collecte à hauteur de 800 millions de dollars et les fonds investis dans actions émergentes ont bénéficié d’un milliard de dollars d’entrées nettes.
Malgré un léger ralentissement des souscriptions en septembre, les ETF obligataires européens affichent à la fin du troisième trimestre un record d’encours à 150 milliards d’euros, selon les chiffres fournis par iShares/BlackRock. Depuis le début de l’année, les fonds indiciels cotés dans l’obligataire attirent beaucoup plus les investisseurs que ceux liés aux actions avec des souscriptions respectives de 27 milliards d’euros contre 3,8 milliards d’euros.De taille encore très réduite il y a cinq ans, le marché des ETF obligataires en Europe se rapproche à grand pas de celui des actions à 360 milliards d’euros d’encours. «Cela va très vite» note auprès de NewsManagers Benoit Sorel, directeur d’iShares France, Belgique et Luxembourg. Même si le rythme de croissance est le même qu’en 2012, la base du marché est beaucoup plus large aujourd’hui. La politique accommodante de la BCE qui a décidé en avril de racheter des obligations d’entreprises est une des principales raisons à ces records. «L’objectif des investisseurs est d’être rapidement exposés à cette classe d’actifs, notamment pour profiter immédiatement du rallye lors d’annonces de la BCE. De plus en plus d’investisseurs restent toutefois exposés aux ETF à long terme avec l’espoir d’accroître encore la plus-value», explique Benoit Sorel. Et plus le marché grandit, plus il attire les acheteurs, surtout les gros, incapables jusqu'à présent par leur contrainte de liquidité de s’y intéresser. « On ne voit plus uniquement des gérants multi-actifs, qui en étaient les premiers utilisateurs naturels, acheter des ETF obligataires. La plupart des gérants obligataires (gérants de fonds obligataires ou de compagnies d’assurance) les intègrent désormais dans leurs outils de liquidité. »La liquidité reste toutefois au cœur des préoccupations de certains observateurs, inquiets des conséquences d’une éventuelle sortie massive des investisseurs en cas de panique, notamment sur la dette d’entreprises. « Le vrai danger pour la liquidité résiderait dans les périodes de krach obligataire quand tout le monde est à la vente et sans aucun acheteur. Mais je ne suis pas inquiet car jusqu’à présent, on a vu que les investisseurs qui avaient absolument besoin de rendement se portaient très vite acheteurs lorsque la dette décotait. C’est un facteur fort de soutien à la liquidité. La liquidité des ETF a d’ailleurs établi des records lors des récentes périodes de forte volatilité obligataire.», veut toutefois rassurer Benoit Sorel. Sur les 150 milliards du marché européen des ETF obligataires, les produits estampillés iShares totalisent 100 milliards.
Les flux sur le marché des ETF européens ont ralenti au mois de septembre. Les nouveaux actifs nets se sont élevés à 2 milliards d’euros, un montant largement inférieur à la moyenne depuis le début de l’année (3,2 milliards d’euros), selon le baromètre mensuel publié par Lyxor. L’encours total sous gestion s’inscrit en hausse de 7% par rapport à la fin de l’année 2015 et se monte à 480 milliards d’euros, avec un effet de 3,7%. Les entrées de capitaux dans les ETF actions ont reculé en septembre, à 86,5 millions d’euros. Parmi les pays développés, l’exposition aux Etats-Unis a cristallisé la plupart des flux entrants sur les ETF, avec un montant de 55,5 millions d’euros, à la suite des commentaires positifs de la Fed concernant la résilience de l'économie ainsi que sa volonté de relever ses taux avant la fin de l’année. Après deux mois de décollecte conséquente, les rachats sur les ETF européens se sont pratiquement taris, à seulement 203 millions d’euros. Les flux sur les actions japonaises ne sont pas parvenus à se défaire de leur tendance négative, les politiques actuelles semblant incapables de raviver de manière décisive la dynamique de reflation. Les actions émergentes ont continué d’enregistrer des entrées de capitaux, quoiqu'à un rythme moins soutenu (580 millions d’euros), principalement sur les indices globaux. La dissipation des incertitudes sur le marché américain a déclenché des sorties de capitaux (602 millions d’euros) sur les produits américains de Minimum volatilité. Dans l’ensemble, les flux sur le Smart Beta se sont inversés sur le mois et, pour la première fois depuis le début de l’année,ont enregistré des sorties de 686 millions d’euros, après avoir enregistré une année record en termes d’entrées de capitaux. Les flux entrants sur les ETF obligataires se sont également ralentis à 1 milliard d’euros. Les flux sont restés axés sur les ETF indéxés sur les obligations d’entreprises de qualité. La quête de rendement demeure dans un environnement peu rémunérateur demeure un thème majeur, avec des flux importants sur les emprunts d’Etats émergents (1,3 milliard d’euros). Les ETF dédiés aux obligations indexées sur l’inflation ont une nouvelle fois enregistré des flux positifs (164 millions d’euros).Les flux sur les matières premières sont restés très limités à 73 millions d’euros, les ETF sur l’or enregistrant des entrées nettes de 166 millions d’euros alors que les indices diversifiés affichaient des sorties nettes de 93 millions d’euros.
Dans le cadre duprocessus de cession de sa filiale de chimie de spécialités Atotech B.V., leader mondial de la chimie de métallisation, Total a décidé de retenir l’offre du Groupe Carlyle, annoncent les deux sociétés dans un communiqué commun. Au titre de cette transaction, Total recevra 3,2 milliards de dollars, ce qui représente un multiple de 11,9 fois l’Ebitda ajusté d’Atotech en 2015.La transaction sera financée par Carlyle Europe Partners IV, un fonds d’investissement de 3,75 milliards d’euros, et Carlyle Partners VI, un fonds d’investissement de 13 milliards de dollars.« Atotech, très présent en Asie, est leader mondial dans ses métiers de haute technologie, avec un business model qui repose sur l’innovation et la proximité avec le client. Carlyle lui donnera les moyens de poursuivre ses ambitions de développement, au service de ses clients, et dans le respect des engagements pris vis-à-vis de ses salariés et de ses partenaires. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la gestion de portefeuille de Total, qui vise à aligner la base d’actifs du Groupe sur son ambition business. Elle contribue également au programme de cession de 10 milliards de dollars sur la période 2015-2017 annoncé par le Groupe », a commenté Patrick Pouyanné, président-directeur général de Total.
La société européenne de capital-investissement Ardian a annoncé, ce vendredi 7 octobre, l’acquisition d’une participation majoritaire dans Weber Automotive, une société allemande de sous-traitance dans l’industrie de l’automobile spécialisée dans le domaine de la fabrication de pièces complexes d’entraînement. Dans le cadre de cette opération, Ardian et la famille fondatrice souscriront à une augmentation de capital « qui donnera à l’entreprise les ressources nécessaires pour se développer », selon un communiqué. La famille Weber, fondatrice, conservera une part importante du capital et participera au futur développement de la société ainsi qu’à sa direction. Il s’agit du troisième investissement d’Ardian LBO Fund VI, dont la levée a été finalisée en septembre à 4,5 milliards d’euros. Ni le détail ni le montant de l’opération n’ont été dévoilés.
Le gestionnaire d’actifs immobiliers TH Real Estate a annoncé avoir finalisé l’acquisition d’un immeuble à Tokyo, réalisant son premier investissement sur le marché japonais. L’opération porte sur l’immeuble Ginza 1 Chrome Building, qui réunit des commerces et des bureaux et développe une surface de près de 4.600 m². Ce bien a été acquis auprès de Standard Life Investment Global Real Estate Fund pour un montant d’environ 82 millions de dollars américains.
Ces dernières années, le secteur de la gestion d’actifs outre-Rhin a enregistré d’excellentes performances et l’année 2016 s’inscrit encore dans cette tendance. Mais la situation financière des gestionnaires d’actifs devrait se détériorer au cours des prochaines années, si l’on en croit Philipp Koch, directeur chez McKinsey. D’ici à 2018, les bénéfices de la gestion d’actifs devraient diminuer d’un cinquième à un tiers, a-t-il indiqué au quotidien financier Börsen-Zeitung. A l’origine de cette détérioration, l'évolution de la réglementation, notamment MiFID II, mais également les mauvaises décisions des sociétés de gestion elles-mêmes. En effet, la diminution des marges liée à la réglementation incite les gestionnaires à limiter leurs dépenses de publicité et leurs activités de distribution. Les sociétés de gestion devraient au contraire renforcer leur marque et être à l’offensive sur le marché...