Le secteur du capital-investissement a tenu la corde de l’actualitécette semaine. Le français NextStage a dévoilé son projet de cotation à la Bourse de Paris, qu’il souhaiterait concrétiser avant Noël. Ses dirigeants veulent offrir une meilleure visibilité à leur marque avec, en toile de fond, l’objectif de devenir un interlocuteur plus spontané des PME françaises souhaitant ouvrir leur capital. Quelques jours plus tard, c’était au tour de Demeter Partners et Emertec Gestion, deux spécialistes de la thématique environnementale, d’annoncer leur rapprochement. Leur but, devenir « le premier acteur européen du capital-investissement dédié aux secteurs de la transition énergétique, de l’environnement et des matériaux innovants ». De son côté, l’AFG, a tenu à montrer l’avancée de ses réflexions sur un environnement marqué par le Brexit, le poids de la réglementation et un marché français de l’asset management plutôt poussif. Dans un ensemble de 10 propositions, l’Association française de la gestion ne réclame pas moins que la création de zones franches défiscalisées pour le secteur. Reste à savoir si les politiques lui prêteront une oreille attentive. Après un mois de septembre à l’équilibre, les retraits d’argent des Français de leur produit d’investissement préféré, l’assurance-vie, ont été supérieurs en octobre aux souscriptions. Pour se consoler, les gérants pourront constater le même phénomène pour le Livret A. Mais si un acteur semble, en tout cas, ne pas en souffrir, c’est bien Amundi. En octobre, elle est la société de gestion européenne qui a enregistré les plus fortes souscriptions nettes pour ses fonds vendus en Europe. Dans le reste du monde, on apprenait l’arrivée chez Unigestion d’un ex-pilier de Pimco, Emanuele Ravano, en tant que président du conseil d’administration de la Sicav Uni-Global. Enfin, Credit Suisse a dévoilé son dernier rapport sur la richesse mondiale. Celle-ci n’a augmenté que très peu au premier semestre, et surtout, la fortune moyenne par adulte a de nouveau reculé.