Les ETF cotés en Europe ont enregistré une collecte nette de plus de 42 milliards d’euros au cours de l’année 2016, selon des données publiées par Amundi ETF. Les ETF obligataires se sont taillés la part du lion, attirant 22,7 milliards d’euros de flux nets entrants, soit 54% du total. Dans ce segment, les investisseurs se sont majoritairement orientés vers les obligations d’entreprises, avec une collecte de plus de 16,3 milliards d’euros en 2016. Les investisseurs ont privilégié la zone euro (6,3 milliards d’euros de souscriptions nettes) suivie par les titres américains (2,9 milliards d’euros de collecte nette). Les obligations d’Etat ont été moins prisées, avec une collecte nette de 1,4 milliard d’euros seulement. L’allocation sur la dette d’Etat a été largement orientée vers les titres des marchés émergents qui ont cumulé 4,8 milliards d’euros de flux nets. Les ETF dédiés aux obligations indexées sur l’inflation ont également été très recherchés avec 1,95 milliard d’euros pour les obligations américaines indexées sur l’inflation et 1,13 milliard d’euros pour les obligations de l’eurozone indexées sur l’inflation. En revanche, les obligations d’Etats périphériques de la zone euro ont subi une décollecte nette de 2,2 milliards d’euros.En parallèle, les ETF actions cotés en Europe ont réalisé une collecte nette de 16 milliards d’euros en 2016. Les investisseurs ont privilégié les actions américaines (5,97 milliards d’euros de flux nets) devant les actions des marchés émergents (5,14 milliards d’euros de souscriptions). Les actions mondiales ont, quant à elles, attiré 3,27 milliards d’euros de flux l’an dernier. A l’inverse, les investisseurs ont fortement délaissé les ETF axés sur la zone euro, ces derniers ayant enregistré 3,36 milliards d’euros de rachats (pour les fonds non « hedgés ») et 1,47 milliard d’euros de sorties (pour les fonds « hedgés »).Enfin, les ETF matières premières ont enregistré une collecte nette de 2,63 milliards d’euros.