L’Irlande a décidé de modifier l’outil statistique qui mesure la santé et la taille de son économie, abandonnant le traditionnel produit intérieur brut (PIB) pour un «revenu national brut ajusté» (RNB) qui entrera en vigueur d’ici la fin 2018. Abritant les sièges européens de multinationales comme Google ou Apple en raison d’une fiscalité avantageuse, l’Irlande a révisé l’an passé la croissance de son PIB de 7,8% à plus de 26% après la réévaluation des actifs financiers de ces entreprises. Le RNB ne prendra pas en compte les effets liés à la re-domiciliation de ces sociétés ou au transfert et à la dépréciation de leurs actifs financiers, a indiqué l’institut central de la statistique irlandais (CSO).
Donald Tusk, président du Conseil européen dont le mandat expire en mai, se dit prêt à en accomplir un second. «Après avoir parlé à beaucoup de dirigeants qui ont exprimé leur soutien, je vous informe que je suis prêt à poursuivre mon travail, mais cela dépendra de la décision des chefs d’Etat et de gouvernement», a annoncé à la presse l’ancien Premier ministre polonais, à l’issue d’un sommet européen à La Valette.
Le Trésor américain a pris de nouvelles sanctions contre l’Iran, touchant treize individus et douze «entités», dont certaines basées en Chine, aux Emirats arabes unis et au Liban. La prise de ces sanctions, que le Trésor annonce dans un communiqué sur son site internet, fait suite à un tir de missile balistique effectué par l’Iran dimanche dernier. Le président Donald Trump a déclaré jeudi que «rien n'était exclu» à propos de l’Iran, marquant un changement de ton majeur envers la République islamique par rapport à la précédente administration démocrate de Barack Obama.
L’IPO de Groupe Afflelou, qui devrait être l’une des plus importantes de l’année 2017, est suspendue sine die, confie à L’Agefi un porte-parole du groupe d’optique. Une hypothèse qu’envisageaient déjà certains observateurs après l’annonce surprise en janvier du rapprochement d’Essilor et de Luxottica, créant un mastodonte du secteur. « Alors que le marché parisien des introductions en Bourse ne redémarre toujours pas, nous ne voulons pas prendre de risque inutile et décevoir le marché, poursuit le porte-parole de Groupe Afflelou. D’ailleurs, la santé de notre groupe est excellente et ne nécessite pas une IPO rapide ».
L’exploitant canadien de grands magasins Hudson’s Bay a approché la plus grande chaîne de magasins américaine Macy’s, rapporte le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier. En raison de résultats décevants, Macy’s est sous la pression de son actionnaire activiste Starboard. A Wall Street, le cours de l’action Macy’s bondit de 7,7% portant à plus de 10 milliards de dollars la capitalisation boursière du groupe de grands magasins.
Le fournisseur d’indices américain Research Affiliates vient d’annoncer le lancement de nouveaux indices factoriels et multifactoriels. Quatre de ces indices sont basés sur les facteurs de valeur, de faible volatilité, de qualité et de taille. Il s’agit des indices RAFI Value Factor Index, RAFI Low Volatility Index, RAFI Quality Factor Index et, enfin, RAFI Size Factor Index. Le cinquième indice, baptisé RA Momentum Factor Index, sera intégré dans sa gamme RAFI Multi-Factor Index et ne pourra donc être utilisé qu’à travers une stratégie multifactorielle. Ces indices ont été développés en partenariat avec Solactive AG.
Swiss Life Asset Managers Real Estate France (Swiss Life REIM France) a annoncé, ce 2 février, l’acquisition auprès de Vinci Immobilier d’une nouvelle résidence étudiants en VEFA pour compte d’un fonds immobilier dédié à une institution de retraite. Située à Bagnolet, en banlieue de Paris, cette résidence fait partie du projet développé par Vinci Immobilier et Pitch Promotion comprenant 20.000 m² de logements, 4.700 m² de commerces et un hôtel 3 étoiles. Le bâtiment développera une surface habitable de 2.633 m² sur 8 niveaux pour 140 chambres. La résidence sera exploitée par Student Factory, filiale à 100% de Vinci Immobilier spécialisée dans la gestion de résidences étudiants. La livraison est prévue pour la rentrée 2019.
Le fonds d’investissement IFP Investissements, et le fournisseur international de technologies Axens, deux filiales de l’organisme public français de recherche en énergie IFP EN, détiennent désormais de concert 88,6% du groupe français d’ingénierie pétrolière et gazière Heurtey Petrochem, objet d’une offre publique d’achat (OPA), selon un communiqué diffusé le 2 février.Axens avait déposé en octobre une OPA sur le groupe d’ingénierie, avant de relever son offre mi-novembre, valorisant le groupe à 123 millions d’euros. L’opération s'était déroulée du 1er décembre au 5 janvier. «A la suite de la réouverture de l’offre publique d’achat du 16 au 27 janvier dernier, Axens détient de concert avec IFP Investissements un total de 4.354.286 actions et 4.428.786 droits de vote de Heurtey Petrochem, représentant 88,6% du capital et 88,33% des droits de vote», a indiqué le groupe. IFP Investissements, qui détient 36% du capital, s’est engagé à céder toutes ses parts à Axens à l’issue de l’opération.Ce rapprochement doit permettre aux deux groupes de renforcer leur présence à l’international et d'être présents sur les segments du raffinage, de la pétrochimie, du traitement du gaz naturel et des biocarburants. Heurtey Petrochem, touché par la chute des cours du pétrole, est tombé dans le rouge au premier semestre 2016 et a dû supprimer 15% de ses effectifs.
La gestion passive aux Etats-Unis (ETF et fonds indiciels) va dépasser la gestion active en termes d’encours d’ici à 2024, selon une étude de Moody’s Investor Services. Moody’s prédit que la gestion passive, qui représente actuellement 6.000 milliards de dollars d’actifs dans le monde et environ 28,5 % des actifs sous gestion outre-Atlantique, va excéder le seuil des 50 % sur les quatre à sept prochaines années. “L’adoption par les investisseurs des produits d’investissement passifs et à bas coût va se poursuivre quels que soit l’environnement de marché, et nous estimons que les investissements passifs vont dépasser la part de marché de la gestion active entre 2021 et 2024 », indique Stephen Tu, vice president et analyste senior chez Moody’s. En outre, l’agence de notation pense que les fonds smart beta et multifactoriels seront les prochains produits à la mode pour les investisseurs en dollars et cela plongera l’industrie dans un environnement à plus faible coût pour la gestion active. Ces prédictions ne concernent que les Etats-Unis, mais le reste du monde devrait connaître un sort identique à terme, même si aujourd’hui la pénétration de la gestion passive est de 5 % à 15 % selon les pays. « Avec le temps, nous anticipons une adoption massive dans l’Union européenne et en Asie selon un scénario similaire, pourvu que la transparence et la communication mondiales s’améliorent et que les marchés financiers mondiaux continuent à devenir plus mûrs et plus conviviaux à l’égard des investisseurs », conclut Stephen Tu.
Bridewater Associates, le fonds alternatif du milliardaire Ray Dalio, a gagné 4,9 milliards de dollars pour le compte de ses clients alors que certains de ses concurrents, comme George Soros et John Paulson ont terminé l’année dans le rouge, selon une enquête réalisée par la société LCH Investments NV, qui investit justement dans les hedge funds, rapporte l’agence Bloomberg. L’ensemble des 20 principaux hedge funds retenus dans ce classement ont gagné l’an dernier 16 milliards de dollars, sur un rendement modéré de seulement 2,6%, en deçà des moyennes historiques, souligne le document.Même les gestionnaires ayant des historiques très longs n’ont pas enregistré de très bons résultats et leurs performances sont finalement dans la moyenne, relève Rick Sopher, président de LCH. «Cette sous-performance des plus grands gestionnaires alternatifs illustre les difficultés rencontrées par la plupart des gestionnaires actifs pendant la majeure partie de l’année 2016", commente le patron de LCH.Paulson & Co, dont les actifs sous gestion s'élèvent à près de 10 milliards de dollars, a perdu l’an dernier 3 milliards de dollars, la perte la plus élevée parmi les vingt sociétés du classement. En revanche, Elliott Associates, dont les encours s'élèvent à 31,3 milliards de dollars, a gagné 3,3 milliards de dollars, et Baupost (31 milliards de dollars) affiche des gains de 2,7 milliards de dollars. Plusieurs sociétés bien connues comme D.E. Shaw, Citadel, Millenium, Farallon, King Street Capital et Two Sigma, ont engrangé plus de 1 milliard de dollars chacune. En revanche, Soros Fund Management (28 milliards d’encours), a perdu 1 milliard.
La société d’investissement Weinberg Capital Partners doit annoncer ce 3 février la finalisation d’un premier closing pour son OPPCI (Organisme professionnel de placement collectif immobilier) Capital Pierre Services Seniors dédié à l’acquisition de résidences services seniors non médicalisées. Ce véhicule, réservé à une clientèle d’investisseurs institutionnels, se distingue de ceux de la concurrence dans la mesure où il a vocation à investir exclusivement dans des résidences développées par Aegide et exploitées par sa filiale Domitys. Un premier closing vient d'être réalisé à plus de 65 millions d’euros. Le fonds vise 150 millions d’euros de fonds propres avant la fin de l’année et une capacité d’investissement de l’ordre de 300 millions d’euros."Nous travaillons depuis de nombreuses années avec Domitys et de notre point de vue, cette nouvelle initiative est «win-win» pour les deux parties : Domitys sécurise son pipeline de projets avec notre participation et nous sommes en première ligne pour sélectionner les résidences adaptées au profil de risque de notre fonds», explique à Newsmanagers Laurent Halimi, associé responsable de l’immobilier chez Wenberg Capital Partners. Pour Jean-Marie Fournet, PDG du groupe Aegide, la naissance de ce fonds constitue «une formidable opportunité d’accélérer encore notre développement et confirme l’intérêt grandissant des investisseurs institutionnels pour cette classe d’actifs».Le fonds sera géré par Emeric Lacourte de Weinberg Capital Partners qui souligne qu’ «en se positionnant en amont sur les projets, Capital Pierre Seniors Services permettra à Domitys d’accélérer sa croissance, notamment en Ile de France». Laurent Halimi précise que le fonds sera investi à environ 40% en Ile-de-France, le reste étant réparti entre moyennes métropoles et grandes métropoles. «Compte tenu de notre position privilégiée pour sélectionner les actifs dans un environnement démographique où la classe d’actifs va s’imposer dans le paysage, nous visons un rendement initial de 5% net par an et un TRI de l’ordre de 7% à 8% sur dix ans», avance Laurent Halimi.Weinberg Capital Partners dispose déjà d’une certaine expertise dans l’immobilier pour avoir démarré cette activité il y a une dizaine d’années. Un fonds de 200 millions d’euros est en cours d’investissement avec une stratégie flexible sur tous les types d’actifs. La société gère environ 1 milliard d’euros, dont 50% environ dans son métier historique, le capital investissement.
Les fonds communs de placement espagnols ont enregistré une collecte nette de 1,17 milliard d’euros au cours du mois de janvier 2017, selon des données provisoires publiées par Inverco, l’association espagnole de la gestion d’actifs. A fin janvier 2017, les actifs sous gestion s’établissent ainsi à 237,1 milliards d’euros, en hausse de 1,7 milliard d’euros ou 0,7% par rapport à fin décembre 2016.
Crédit Agricole Immobilier a un nouveau directeur général. Marc Oppenheim succède à Michel Goutorbe, qui a décidé de faire valoir ses droits à la retraite. «Conformément au plan à moyen terme du groupe Crédit Agricole Ambition Stratégique 2020, Marc Oppenheim veillera à ce que Crédit Agricole Immobilier contribue pleinement au renforcement du modèle de banque universelle de proximité, au sein du pôle « épargne, assurances et immobilier » de Crédit Agricole SA», indique la banque. Entré au Crédit Lyonnais en septembre 1993, Marc Oppenheim était directeur général de la banque de proximité à l’international et membre du comité de direction de CASA.
Le ministère russe des Finances a annoncé vendredi que la banque centrale rachèterait l’équivalent de 6,3 milliards de roubles (98,8 millions d’euros) par jour sur le marché des changes moscovite en février. Au total, la banque centrale achètera pour 113,1 milliards de roubles entre le 7 février et le 6 mars. Ces opérations doivent notamment permettre à la Banque centrale de reconstituer ses réserves de changes et de lisser le taux de change de la devise russe.
La banque centrale chinoise a surpris les marchés financiers aujourd’hui en relevant ses taux à court terme juste après la semaine de congés du nouvel an chinois, un nouveau signe de resserrement de la politique monétaire sur fond de stabilisation apparente de la croissance. Si cette hausse de taux reste modeste, elle renforce le sentiment que les autorités chinoises entendent contenir tout à la fois les sorties de capitaux du pays et les risques créés par des années de soutien à la croissance financé par l’endettement. La Banque populaire de Chine a relevé de 10 points de base, à 2,35%, avec effet immédiat, le taux d’intérêt de ses opérations de prise en pension (repos). Elle a aussi relevé le taux de sa facilité de crédit à court terme, considéré comme un taux plafond pour le crédit interbancaire.
La croissance du secteur des services dans la zone euro est restée stable en janvier à un niveau élevé, montrent aujourd’hui les résultats définitifs de l’enquête mensuelle Markit auprès des directeurs d’achats. L’indice PMI du secteur ressort inchangé par rapport à décembre à 53,7, dépassant légèrement l’estimation «flash» publiée fin janvier, qui le donnait à 53,6. Les entreprises du secteur ont en outre augmenté leurs effectifs au rythme le plus élevé depuis juillet, la composante de l’emploi atteignant 52,8 après 52,2 en décembre. L’indice PMI composite, qui conjugue services et secteur manufacturier, est lui aussi demeuré stable d’un mois sur l’autre à 54,4 contre 54,3 en première estimation. Il reste ainsi à son plus haut niveau depuis mai 2011. «Le dernier chiffre est compatible avec une croissance du PIB de 0,4% en rythme trimestriel, ce qui montre que l'économie entame 2017 d’un bon pas», a déclaré Chris Williamson, chef économiste d’IHS Markit.
Malgré son statu quo, le scénario dressé hier par l’autorité britannique est celui d’une croissance solide et d’une inflation bien au-dessus de son objectif.
La Finma, le régulateur suisse des marchés, a condamné Coutts & Co pour violation des règles anti-blanchiment et profits illicites liés à des transactions autour du fonds souverain malaisien 1Malaysia Development Bhd (1MDB), en ayant permis à 2,4 milliards de dollars (2,22 milliards d’euros) de fonds suspects de transiter via des comptes en Suisse. La banque a aussi ignoré les alertes lancées en interne par certains employés. La Finma a condamné l’établissement à rembourser 6,5 millions de francs suisses (6,1 millions d’euros) de gains illicites liés à ces opérations.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont diminué plus que prévu aux Etats-Unis lors de la semaine au 28 janvier, à 246.000 contre 260.000 (donnée révisée) la semaine précédente, a annoncé hier le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 250.000 inscriptions. Celles de la semaine au 21 janvier ont été révisées en hausse par rapport à une estimation initiale de 259.000. La moyenne mobile sur quatre semaines, considérée comme un indicateur plus fiable car débarrassé de la volatilité des chiffres hebdomadaires, s'établit à 248.000 contre 245.750 (chiffre révisé) la semaine précédente.
Les sorties nettes de capitaux de Chine ont atteint en 2016 le montant sans précédent de 725 milliards de dollars (670 milliards d’euros), soit 50 milliards de plus qu’en 2015, et elles risquent encore d’augmenter si les entreprises américaines s’emploient à rapatrier leurs profits sous la pression du gouvernement, a annoncé hier l’Institute of International Finance (IIF). Les sorties nettes ne représentaient que 160 milliards de dollars en 2014. Elles se sont multipliées depuis, tant de la part des ménages que des entreprises, qui ont cherché à réduire leur exposition à la dépréciation du yuan face au dollar. Ces sorties, ayant entraîné une diminution des réserves de change chinoises de 320 milliards de dollars en 2016, ont poussé les autorités à renforcer le contrôle des changes.
Les prix à la production dans la zone euro ont augmenté plus rapidement que prévu en décembre par rapport au mois précédent, montrent les données publiées hier par Eurostat. Ils ont augmenté de 0,7% d’un mois sur l’autre, alors que le consensus attendait une hausse de 0,4%. Sur un an, ils ont progressé de 1,6%, leur plus forte hausse en quatre ans, alors que les économistes attendaient une hausse de 1,3%. Hors énergie, ces prix ont augmenté de 0,3% sur un mois et de 0,9% sur un an. Les prix de l'énergie ont été les principaux moteurs de la hausse avec des rebonds de 2,1% sur un mois et de 3,9% sur un an.
Le géant américain des cartes de paiement a publié hier soir des résultats trimestriels supérieurs aux attentes à la faveur d’une hausse des volumes de transactions. Le groupe de San Francisco a réalisé un bénéfice net en hausse de 6,6% sur la période octobre-décembre, premier trimestre de son exercice décalé, à 2,07 milliards de dollars (1,92 milliard d’euros) ou 86 cents par action A. Son chiffre d’affaires a progressé de 25% à 4,46 milliards de dollars. Les analystes prévoyaient en moyenne un bénéfice par action de 78 cents et un chiffre d’affaires de 4,29 milliards.
Le Trésor américain a procédé jeudi à un ajustement de sanctions pesant sur les services de renseignement russe, le FSB, et mises en place par Barack Obama après le piratage informatique de la campagne présidentielle américaine dont a été accusé Moscou. Des exemptions d’ordre technique permettront aux entreprises américaines d’effectuer certaines transactions avec le FSB s’agissant de l’exportation de produits dans les technologies de l’information. Au-delà de son rôle d’agence de renseignement, le FSB en Russie contrôle l’importation des logiciels et du matériel informatique faisant appel à la cryptographie.
Aucun pays n’a intérêt à abandonner l’euro et les gouvernements sont la plupart du temps les premiers responsables des difficultés économiques de leur pays, a déclaré hier Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE). La monnaie unique s’est appréciée ces dernières années, en grande partie en raison de la croissance soutenue de l’Allemagne, la première économie du bloc. Dans un discours prononcé à Ljubljana à l’occasion du dixième anniversaire de l’adoption de l’euro par la Slovénie, Mario Draghi a employé un ton inhabituellement ferme à l’adresse des dirigeants politiques auxquels il reproche de saper la confiance dans la zone euro. Selon lui, «les pays qui ont mis en oeuvre des réformes n’ont pas besoin d’un taux de change flexible pour parvenir à une croissance durable». Il a regretté le ralentissement des réformes structurelles, la dilution progressive du Pacte de stabilité et de croissance européen et la fragilité de l’intégration financière, tout en soulignant les divergences entre pays membres.
Le sénateur Serge Dassault a été condamné hier à une amende de 2 millions d’euros et à 5 ans d’inéligibilité et d’interdiction d’exercer une fonction publique pour blanchiment de fraude fiscale et omissions dans ses déclarations de patrimoine. À près de 92 ans, le tribunal correctionnel de Paris a en revanche estimé qu’il ne pouvait être condamné à une peine de prison, même avec sursis. Le Parquet national financier avait requis à l’audience sa condamnation à 2 ans de prison avec sursis, 9 millions d’euros d’amende et 5 ans d’inéligibilité. La défense avait plaidé la relaxe, affirmant que le sénateur avait régularisé sa situation fiscale et qu’il avait «hérité» de son père les comptes et structures mis en cause.
Après les levées obligataires de Microsoft (17 milliards de dollars) et d’AT&T (10 milliards de dollars) cette semaine, le nouvel emprunt obligataire de 10 milliards de dollars (9,3 milliards d’euros) lancé par Apple connaît un franc succès auprès des investisseurs, qui ont déjà placé plus de 38 milliards de dollars d’ordres, rapportait hier soir IFR d’une source proche. L’emprunt, noté Aa1/AA+, comportera neuf tranches avec des échéances allant de deux à 30 ans. Goldman Sachs, Deutsche Bank et JPMorgan Chase sont co-chefs de file de l'émission.