Le fabricant de plats préparés Bakkavör prévoit de placer début novembre à la Bourse de Londres au moins un quart de son capital. Le groupe agroalimentaire, fournisseur entre autres de Marks & Spencer, Waitrose et Tesco, compte lever environ 100 millions de livres via une émission d’actions nouvelles, tandis que certains actionaires - le fonds spéculatif américain Baupost et les fondateurs islandais Agust et Lydur Gudmundsson - veulent réduire leur participation.
Le gouvernement italien a donné mardi son feu vert à la tenue d’un vote de confiance destiné à donner un coup de pouce, à la chambre des députés, à l’adoption de la nouvelle loi électorale, a déclaré à Reuters une source gouvernementale. La nouvelle loi électorale, qui sera appliquée pour les élections législatives prévues au plus tard en mai prochain, a le soutien du Parti démocrate (PD, centre gauche au pouvoir) et des autres partis traditionnels, mais elle est vivement combattue par le mouvement anti-establishment M5S.
Concernant la France, le Fonds monétaire international ne change pas ses prévisions, la croissance devant atteindre 1,6% en 2017 puis 1,8% l'an prochain.
La vente du fabricant de matériel de diagnostic médical Sebia se prépare, d’après une information de Capital Finance, reprise par les Echos. Après une première étape franchie cet été avec le rachat d’une participation de 40 % du groupe par la Caisse de Dépôt et Placement du Québec, le solde du capital encore détenu par les fonds Astorg Partners et Montagu Private Equity pourrait être prochainement revendu à un industriel ou à un fonds. Le pilotage de cette seconde phase de cession a été confié aux banques d’affaires JP Morgan et Lazard. En 2014, Sebia avait été valorisé 1,3 milliard d’euros par Astorg et Montagu, alors que son chiffre d’affaires était inférieur à 200 millions d’euros.
Richard H. Thaler, professeur à l’université de Chicago, a montré comment certaines caractéristiques humaines, comme les limites de la rationalité et les préférences sociales, « affectent systématiquement les décisions individuelles et les orientations des marchés », rapporte Le Monde. Il a notamment théorisé le concept de « comptabilité mentale » expliquant la façon dont les individus « simplifient la prise de décision en matière financière, en créant des cases séparées dans leur tête, en se concentrant sur l’impact de chaque décision individuelle plutôt que sur l’effet global ».
La dernière édition de l’enquête annuelle de la Fédération européenne des usagers des services financiers, Better Finance, sur le rendement réel de l'épargne de long terme en Europe, qui couvre 86% de la population du Vieux continent, vient une fois de plus confirmer que de très nombreux produits de pension sous-performent massivement les marchés de capitaux, indique un communiqué. Ils dégagent encore des rendements réels de long terme très bas voire négatifs alors que les marchés affichent des rendements tout à fait satisfaisants tant du côté actions que du côté obligations, souligne un communiqué de Better Finance.Pourquoi des rendements aussi médiocres? Selon Better Finance, les frais et les commissions sont les principaux coupables, notamment pour les produits individuels de pension et les contrats d’assurance-vie en unités de compte. La fiscalité sur l'épargne de long terme est également à la hausse. L’allocation d’actifs est également en cause, estime Better Finance, qui rappelle l’environnement de taux très bas qui risque de pénaliser encore davantage les rendements servis par des fonds de pension européens qui restent principalement investis en obligations. Guillaume Prache, directeur général de Better Finance, estime qu’il est urgent d’agir, en mettant en oeuvre les composantes «retail» du plan d’action de l’Union des marchés de capitaux (CMU), avec notamment la transparence des performances des frais des produits d'épargne retraite et de long terme et le lancement du plan d'épargne retraite européen (PEPP).
La Française Real Estate Partners International a acquis, pour le compte de deux Sociétés Civiles de Placements Immobiliers (SCPI) de La Française, LF Europimmo et Pierre Privilège, un immeuble de bureaux situé au Mittlerer Pfad 13-15 dans le quartier de Weilimdorf à Stuttgart. Le montant de l’opération n’est pas communiqué. Stuttgart est l’un des premiers marchés de l’immobilier de bureaux en Allemagne et se démarque grâce à des taux d’occupation élevés et des loyers stables, commente le communiqué.L’ensemble développe 30.270 m2 et se compose de deux bâtiments : le principal, construit en 1993, offre une surface utile de 22.960 m2 sur six étages, tandis que le secondaire, construit en 2001, développe 7.310 m2 sur cinq étages. Les deux bâtiments sont loués au constructeur automobile, Dr. Ing. h.c. F. Porsche AG, dans le cadre d’un bail de 9 ans et demi. Jens Goettler, Managing Director pour l’Allemagne de La Française Real Estate Partners International, a déclaré : « Il s’agit de notre deuxième acquisition pour des SCPI de La Française dans la ville de Stuttgart, où nous anticipons une hausse des loyers. En raison du faible rythme de construction et de la stabilité de la demande, les taux d’occupation pourraient rester élevés et contribueraient à générer des rendements à long terme. Cette vingtième acquisition effectuée en Allemagne, dont quatorze pour le compte de nos SCPI, porte les encours gérés dans le pays à plus de 800 millions d’euros. »
ACG Management a annoncé ce 9 octobre un investissement en fonds propres de 1 million d’euros dans le groupe SFICR, basé à La Réunion, via son FPCI Run Croissance. Le groupe SFICR est une entreprise de restauration spécialisée dans la reprise d’affaires localisées dans des zones jugées à fort potentiel, et organisée autour de services support permettant l’optimisation des coûts et la productivité de chacun des sites.Le projet du groupe SFICR est de développer un réseau de restaurants emblématiques et idéalement situés autour trois pôles opérationnels (traiteur/charcutier, boulanger/pâtissier, glacier). ACG Management investit en obligations convertibles avec pour objectif de sécuriser le développement rapide du groupe. Cet investissement permettra également d’accompagner le projet de croissance externe et le déploiement d’un portefeuille de restaurants. A l’heure actuelle, le groupe SFICR emploie 54 salariés et affiche un chiffre d’affaires annuel de 4,8 millions d’euros.
Au premier semestre 2017, les professionnels du capital-investissement français ont levé 8,1 milliards d’euros d’épargne mondiale, une hausse de 30% par rapport au premier semestre 2016. Ces capitaux seront majoritairement investis au cours de cinq prochaines années pour accompagner la transformation des entreprises françaises et européennes, selon les statistiques communiquées par l’Association Française des Investisseurs pour la Croissance (Afic). Les intentions d’investissement sont en forte hausse à destination du capital-innovation (x3,4 par rapport au premier semestre 2016) et du capital-développement.La collecte auprès des investisseurs français a augmenté de plus de 2 milliards d’euros. Elle atteint 5,4 milliards d’euros contre 3,2 milliards d’euros au premier semestre 2016 et totalise 67% des capitaux levés. Ces capitaux d’origine française proviennent à 23% du secteur public, à 20% des assurances, à 19% des personnes physiques et des family offices, et à 9% des industriels. A noter que les industriels ont multiplié par trois leurs allocations au non coté par rapport au premier semestre 2016. Les 2,7 milliards d’euros de capitaux d’origine étrangère proviennent à 38% des fonds de fonds et à 21% de caisses de retraite.Au premier semestre 2017, les acteurs du capital-investissement français ont investi 6,4 milliards d’euros dans l’accompagnement et l’accélération d’entreprises engagées dans des projets de croissance. Il s’agit de la cinquième année de croissance consécutive sur un premier semestre, en progression de 16% par rapport au premier semestre 2016. Au total, 1.179 entreprises, un record semestriel, ont choisi d'être accompagnées par les membres de l’Afic. Elles sont basées en France à hauteur de 84%.
Les grandes entreprises cotées en Bourse usent-elles d’incitations financières pour que leurs dirigeants agissent de manière durable ? Seules sept entreprises du Swiss Market Index lient les rémunérations de leurs directions à une gestion durable, selon une enquête effectuée par le suisse Actares. L’association d’actionnaires voulait savoir des entreprises du Swiss Market Index (SMI) si leurs politiques de rémunération pour leurs directions fixaient explicitement des incitations à satisfaire à des objectifs de durabilité, allant au-delà d’une simple durabilité financière ou opérative.Sept entreprises du SMI ont cité des objectifs de durabilité concrets pour leurs directions ayant un impact direct sur leurs rémunérations : ABB, Julius Baer, LafargeHolcim, Nestlé, Novartis, Roche et Syngenta. Mais aucune de ces entreprises n’a accepté de donner des précisions sur la pondération de ces objectifs de durabilité dans le calcul de la part variable du salaire. Trois entreprises (Nestlé, Novartis et Julius Baer) citent des critères de durabilité, dont l’appréciation qualitative sert à calculer le bonus annuel. Chez Julius Baer par exemple, on trouve comme critère «la promotion de la prise en compte des aspects de la durabilité dans les activités quotidiennes de Julius Baer, y compris l’investissement durable».Les entreprises du SMI portent une responsabilité pour les conséquences de leurs activités économiques sur l’homme et l’environnement, et jouent un rôle important dans le combat contre le réchauffement climatique. Actares croit que les entreprises conscientes de leur responsabilité devraient s’engager à atteindre certains objectifs de durabilité, et utiliser aussi pour les réaliser le levier de la rémunération variable.
Au deuxième trimestre 2017, le secteur belge des fonds a enregistré, en dépit de souscriptions nettes positives, un recul de 7,6 milliards d’euros ou 4 % à attribuer, entre autres, à une série de facteurs macroéconomiques comme des marchés d’actions volatiles, la tendance internationale à la hausse des taux à long terme et les évolutions des taux de change qui ont influencé la valeur des fonds. Fin juin 2017, l’actif net des fonds commercialisés publiquement en Belgique atteignait 182,3 milliards d’euros, selon des statistiques communiquées par l’association belge des asset managers (Beama).Dans le groupe des fonds investissant majoritairement en titres à revenu fixe, l’actif des fonds obligataires commercialisés en Belgique a diminué de 3 milliards d’euros, soit de 8,5 % au cours du deuxième trimestre de 2017 et représentait ainsi, fin juin 2017, un montant de 33,4 milliards d’euros. L’actif net des fonds d’actions a de son côté diminué de 3,7 milliards d’euros ou 6,1% entre mars et juin pour s'établir à 53,6 milliards d’euros à fin juin 2017. L’encours des fonds mixtes a pour sa part diminué de seulement 0,5 milliard d’euros pour s’inscrire à 82,9 milliards d’euros à fin juin.
UBS France aurait perdu sa requête d’être considérée comme partie civile dans les délibérations concernant le plaidoyer coupable de son ancien directeur général Patrick de Fayet, selon une source proche du dossier citée aujourd’hui par Bloomberg. En mars, la banque privée a été renvoyée en correctionnelle pour démarchage illicite et blanchiment aggravé de fraude fiscale, trois ans après sa mise en examen. En 2016, Patrick de Fayet avait passé un accord avec la justice française pour plaider coupable. L’accusation souhaite utiliser ses déclarations pour monter un dossier à charge contre UBS. Si la banque avait été considérée comme partie civile, cela aurait encore ralenti la progression du dossier.
Spread Research a annoncé mardi l’arrivée d’un groupe d’investisseurs institutionnels (AG2R LA MONDIALE, Apicil, Auctus Lending, Bpifrance, Eiffel Investment Group, Groupama Rhône-Alpes Auvergne, Klésia, Siparex et SMABTP) à son capital. A l’issue d’une cession de titres et d’une augmentation de capital, ces derniers possèdent depuis juin 60% du capital du spécialiste de la recherche crédit et de la notation financière. Les 40% restant sont la propriété d’actionnaires historiques, dont le président-fondateur de la société, Julien Rérolle.
Le déficit marchand du Royaume-Uni s’est creusé en août, pour atteindre un montant record de 14,245 milliards de livres de sterling (15,93 milliards d’euros), en raison de la hausse des importations de produits chimiques, de machines et de textiles, a annoncé mardi l’Office national de la statistique. Il avait été de 12,829 milliards de livres en juillet (chiffre révisé) et les économistes interrogés par Reuters l’attendaient à 11,20 milliards en août. En incluant les services, le déficit commercial britannique s’est élevé à 5,626 milliards de livres en août contre 4,236 milliards un mois plus tôt.
Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte devrait annoncer mardi la conclusion d’un nouvel accord de coalition, au terme de négociations qui ont duré près de sept mois. Les quatre composantes de la nouvelle coalition de centre-droit ont dû combler de profondes divergences, qui vont de la fiscalité au droit à l’euthanasie en passant par l’immigration, ce qui explique la durée, sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale, de leurs discussions.
Après avoir dû mettre son projet en sommeil fin 2015, HelloFresh relance son processus d’introduction à la Bourse de Francfort. La société de livraison de kits de repas frais, détenue par la holding d’investissement allemande Rocket Internet, veut lever entre 250 et 300 millions d’euros par l'émission de nouvelles actions. Une source proche du dossier a indiqué à Reuters que les nouveaux investisseurs détiendraient 20% du capital de la société. Rocket Internet détient actuellement 53% du capital. Cette levée de fonds valorise la société 1,5 milliard d’euros. Rocket Internet a déjà mis en Bourse Delivery Hero avant l'été, l’une de ses autres participations dans la foodtech.
La retenue à la source de l’impôt sur le revenu, qui devrait être mise en place le 1er janvier 2019, ne représentera pas un coût si important que cela pour les entreprises. C’est ce qu’affirme l’Inspection générale des finances, dans un rapport publié ce mardi et rendu public par Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics.
La production industrielle française est contre toute attente repartie en baisse en août, se contractant de 0,3% après un rebond plus marqué qu’annoncé initialement en juillet, selon les données publiées aujourd’hui par l’Insee. La seule production manufacturière s’est également inscrite en baisse de 0,4% en août. L’institut a dans le même temps révisé en hausse à +0,8% l'évolution de la production industrielle de juillet, initialement annoncée à +0,5%. Celle de la production manufacturière du même mois a également été revue en hausse, à +0,6%, contre +0,3% précédemment.
Les exportations allemandes ont augmenté de 3,1% en août, tandis que les importations ont progressé de 1,2%, en données corrigées des variations saisonnières. L’excédent commercial, en données corrigées des variations saisonnières, s’est élevé à 21,6 milliards d’euros contre 19,3 milliards (chiffre révisé à la baisse) en juillet, a annoncé ce mardi l’Office fédéral de la statistique. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient pour août une hausse des exportations de 1,0% et une croissance des importations de 0,5%, ainsi qu’un excédent commercial de 20 milliards d’euros.
Le gouvernement nippon a réclamé aujourd’hui une enquête approfondie au sidérurgiste Kobe Steel, qui a révélé le week-end dernier avoir falsifié des données de contrôles qualité afin que ses produits répondent aux spécifications requises par ses clients. Le ministère japonais de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie a également demandé au troisième sidérurgiste nippon de vérifier si ces manipulations avaient des conséquences sur la sécurité de ces composants, a déclaré à la presse Yasuji Komiyama, directeur du département des industries de métaux.
La biopharmaceutique, cotée à Paris depuis mai 2013, vient de lancer son processus d’introduction aux Etats-Unis, sur le Nasdaq. Erytech envisage de procéder à une offre globale, comprenant l’émission d’ADS aux États-Unis et d’actions ordinaires par voie de placement privé en Europe, qui sera soumise au dépôt d’un prospectus auprès de l’AMF, sous réserve notamment des conditions de marché. Ce projet est une nouvelle étape pour Erytech, qui veut se concentrer sur le développement clinique d’eryaspase dans le traitement du cancer du pancréas aux États-Unis et en Europe.
Après un repli de 0,1% en juillet, la production industrielle a rebondi de 2,6% en août en Allemagne, sa plus forte hausse depuis juillet 2011, selon des chiffres publiés lundi. Ils témoignent de la poursuite d’une croissance solide au troisième trimestre. Les économistes prévoyaient en moyenne un rebond de 0,7%. La production allemande a augmenté de 3,2% dans l’industrie manufacturière et de 1,7% dans l'énergie, mais elle a diminué de 1,2% dans la construction, précise le ministère de l’Economie.
Alors que s’amorce une période de resserrement de la politique monétaire, la banque centrale va sensibiliser les banques sur les risques d’arbitrage des déposants.
DSW, association allemande de défense des investisseurs, a conseillé lundi aux actionnaires de Linde de ne pas participer à l'échange de titres censé aboutir à la fusion avec Praxair. Dans un communiqué, DSW juge cette offre trop faible. «Pourquoi un actionnaire de Linde devrait-il échanger ses actions si, fondamentalement, on lui propose seulement la valeur actuelle de marché?», interroge Daniela Bergdolt, vice-présidente de DSW. Cette opération entre les groupes allemand et américain est censée donner naissance au numéro un mondial des gaz industriels, devant Air Liquide.
Dans sa réponse à la proposition de la Commission européenne de confier à la BCE le pouvoir d’exiger que la compensation des dérivés en euros se fasse au sein de la zone euro, l’Isda craint une hausse de 65% des exigences en capital liées à ces activités du fait d’un poids du risque plus élevé, et de 16% à 24% des appels de marges initiaux. Ces données sont issues d’une enquête quantitative menée auprès de 12 grandes banques. Mettre en place ces propositions «mènerait à la fragmentation des marchés, à une moindre compétition, à une baisse de la liquidité, à davantage de risques et des appels de marges plus élevés, ce qui augmenterait le coût de la compensation dans l’Union européenne», a déclaré Scott O’Malia, le président de l’Isda.
Pour 2018, les députés de la majorité veulent faire passer la réduction d’impôt pour investissement dans une PME de 18% à 30%. Certains songent à créer de nouveaux produits.
La suspension par les Etats-Unis de l’attribution de visas pour la Turquie a fait chuter la devise de 6% en début de séance hier, portant à 9% sa baisse en un mois.
Compte tenu d’un indicateur du climat des affaires globalement stable à 104, la Banque de France a annoncé maintenir sa prévision de croissance du PIB pour le troisième trimestre, à +0,5%. Ce niveau est identique à celui de l’Insee qui prévoit également une croissance de 0,5% au quatrième trimestre.