Le président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont, a annoncé hier qu’il avait envisagé d’organiser des élections régionales anticipées mais y avait finalement renoncé faute de garanties suffisantes. Il a ajouté qu’il appartenait à présent au Parlement régional de continuer sur la voie du mandat en faveur de l’indépendance donné par les électeurs lors du référendum du 1er octobre. Le Sénat espagnol doit se prononcer aujourd’hui sur la mise en oeuvre des mesures d’exception dans le cadre de l’article 155 de la Constitution afin de mettre sous tutelle l’exécutif catalan. Madrid veut organiser de nouvelles élections régionales dans un délai maximal de six mois.
La Chine a émis jeudi 2 milliards de dollars d’obligations à un taux à peine supérieur à celui que les Etats-Unis paient pour se financer sur les marchés de la dette, preuve de la confiance des investisseurs dans la deuxième économie mondiale. Une envolée de la demande pour la première émission obligataire en dollar de la Chine depuis 13 ans a permis au pays de fixer le prix des titres de maturité cinq ans de façon à servir un rendement de 2,196%, soit seulement 15 point de base (pb) au-dessus de celui des emprunts d’Etat américains de même échéance. Le rendement des obligations chinoises à 10 ans s'élève à 2,687%, soit 25 pb au-dessus de celui du bon du Trésor américain de même échéance. La demande des investisseurs s’est élevée à plus de 22 milliards de dollars. Un tiers de l'émission a été affecté à des investisseurs européens, l’essentiel ayant été alloué à des institutionnels asiatiques.
Le Congrès américain a adopté hier la résolution sur le budget 2018, après un vote de la Chambre des représentants qui permettra au président américain Donald Trump de lancer sa grande réforme de la fiscalité. La résolution, votée la semaine dernière par le Sénat, a été adoptée à la chambre basse par 216 voix pour et 212 contre. Son intérêt réside dans le fait qu’elle autorise une procédure simplifiée, dite de « réconciliation », pour voter dans les prochains mois la réforme de la fiscalité, avec une clause cruciale: les sénateurs n’auront alors besoin que d’une majorité de 51 voix pour adopter la loi fiscale, au lieu des 60 voix généralement requises.
L’exploitant de centres commerciaux a relevé hier sa prévision de résultat pour 2017 dans le haut de la fourchette fournie en début d’année, après avoir dégagé un chiffre d’affaires en hausse de 1,8% à 1,53 milliard d’euros au cours des neuf premiers mois de l’année, porté par un gain de chiffre d’affaires de 4,5% pour ses commerçants locataires dans un contexte favorable à la consommation en Europe. Le groupe prévoit désormais un résultat net récurrent par action pour 2017 « en haut de la fourchette de 11,80 à 12,00 euros communiquée le 1er février ».
L’Arabie saoudite va autoriser les investisseurs étrangers à intervenir directement sur sa bourse réservée aux mid-cap, dénommée Nomu, ouverte en février 2017. Le premier janvier 2018, les exigences actuelles en vigueur pour le marché officiel, concernant les intervenants, seront transposées au Nomu, a annoncé ce jeudi le président de l’autorité des marchés de capitaux du royaume, Mohammed Elkuwaiz.
Le gouvernement a déposé jeudi, dans le cadre de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2018, un amendement qui reporte la mise en place à compter du 30 novembre 2017 du tiers payant généralisé. L’amendement du gouvernement, qui devrait être examiné samedi ou lundi par les députés en séance publique, tire les conclusions d’une mission de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) qui précise que «le maintien dans la loi de l’obligation du tiers payant pour tous les patients au 30 novembre 2017 est désormais irréaliste».
L’Association pour les marchés financiers en Europe (AFME) a publié aujourd’hui ses dernières statistiques sur les marchés actions en Europe. Les émissions d’actions (IPO, marché secondaire et convertibles) sur les Bourses européennes se sont élevées au total à 172,2 milliards d’euros au cours des 9 premiers mois de l’année, en progression de 61% d’un an sur l’autre. Elles ont été tirées par le bond de 81% des émissions secondaires, contre une augmentation de 43% pour les souscriptions d’émissions primaires. Le montant des opérations de fusions et acquisitions réalisées sur la période s’est élevé à 743,7 milliards d’euros, en légère hausse de 2% d’un an sur l’autre.
Le nombre de traders français de CFD et Forex a de nouveau baissé en 2017 pour une quatrième année consécutive, montre l’étude annuelle d’Investment Trends publiée jeudi. Ils étaient 20.500 en juillet dernier, estime Investment Trends, en baisse de 7% sur un an. En 2013, ils étaient encore 26.000. «La volatilité tiède des marchés boursiers et la restriction sur la publicité électronique entrée en vigueur en début 2017 ont constitué des circonstances aggravantes l’année dernière», observe Irène Guiamatsia, directeur de recherche chez Investment Trends.
Serena Capital, qui investit dans des entreprises digitales, a publié hier une analyse des levées de fonds européennes en Intelligence Artificielle. Elle indique ainsi que 271 start-ups ont été financées en Europe, soit trois fois plus qu’en 2015. Ce sont 774 millions de dollars qui ont été levés en 2016 contre 611 millions de dollars en 2015. La tendance a été fortement tirée par les investissements en early stage. Par ailleurs, des secteurs non technologiques (Santé, Agriculture, Environnement…) sont en voie « d’AI-fication »
Depuis 30 ans, 1,6 milliards d’euros ont été investis par les Sofica (sociétés de financement de l’industrie cinématographique et de l’audiovisuel ) dans le cinéma et l’audiovisuel français, annonce l’Association de représentation des Sofica. Ainsi, plus de 2.000 films ont été soutenus financièrement, soit plus d’un tiers de la production française sur la période. La campagne de collecte 2017 lancée ce 25 octobre, concerne onze Sofica agréées par le CNC (Conseil National du Cinéma) qui pourront investir en 2017 une enveloppe de 63,07 millions d’euros qui sera collectée auprès des particuliers d’ici le 31 décembre 2017.Pour rappel, les Sofica sont aussi un outil de défiscalisation sur le revenu avec un abattement fiscal de 48% de l’investissement, en dehors du plafonnement des niches fiscales, et des frais de gestion. C’est l’un des outils de défiscalisation les plus encadrés, avec une triple tutelle de l’AMF, du Centre National du Cinéma et de la DGFIP.
OpenIO, société française spécialisée dans le stockage d’objets et l’informatique sans serveur, a annoncé un tour de table de 5 millions de dollars mené par Elaia Partners, Partech Ventures et Nord France Amorçage. OpenIO utilisera ce nouveau financement pour élargir son équipe, consolider le marché EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique) et développer de nouveaux marchés aux États-Unis et au Japon, assure le communiqué.
Un consortium d’investisseurs mené par PAI Partners et British Columbia Investment Management Corporation a annoncé, ce 25 octobre, la signature d’un accord portant sur le rachat de Refresco, le groupe néerlandais spécialiste de l’embouteillage de boissons rafraîchissantes. L’opération, d’un montant total de 1,623 milliard d’euros, sera réalisée sur la base d’un prix de 20 euros par action, soit une prime d’environ 41% par rapport au cours de clôture de Refresco le 5 avril 2017, date du rejet d’une première offre. « Cette offre représente une valeur juste pour nos actionnaires et constitue une nouvelle étape pour la compagnie », a souligné Hans Roelofs, directeur général de Refresco cité dans un communiqué. Pour Frédéric Stévenin, « managing partner » chez PAI Partners, « Refresco est une entreprise de grande qualité et représente une plateforme intéressante dans le cadre d’une consolidation de l’industrie des boissons ».
La mort programmée de la gestion active n’est peut-être pas pour tout de suite. Alors que de nombreuses études soulignent l’incapacité persistante des gérants actifs à battre le marché, l’analyse (1) réalisée par une équipe d’UBS (UBS Evidence Lab Data Science Team) sur la gestion d’actifs en Europe (plus de 27.000 fonds européens ont été passés à la loupe) montre que les fonds actions gérés activement en Europe ont surperformé leurs indices de référence, après commissions, de 42 points de base par an depuis l’an 2000. L’étude, qui conteste au passage la méthodologie utilisée par Standard & Poor’s dans les études SPIVA, montre aussi que les fonds gérés activement surperforment les stratégies passives avec une plus grande fréquence et dans des proportions plus importantes que par rapport aux indices. Les fonds actifs ont ainsi surperformé les fonds passifs de 78 points de base par an. UBS estime d’ailleurs que la comparaison des performances actives/passives est une base de comparaison plus pertinente que la comparaison par rapport à l’indice de référence.Cela dit, UBS reconnait que les gérants américains affichent de moins bons résultats que leurs homologues européens, tout comme les études SPIVA. Pour UBS, la gestion active en Europe serait beaucoup plus saine qu’aux Etats-Unis où, depuis 2009, plus de 2.000 milliards de dollars ont été investis dans des produits passifs et les stratégies actives ont perdu plus de 600 milliards de dollars. Mais pour Spiva, c’est l’efficience des marchés américains (ultra liquides et avec une égalité d’informations des investisseurs meilleure qu’en Europe) qui les rend plus compliqués à battre. Pour UBS, les investisseurs qui se concentrent sur l’Europe ont beaucoup plus de chances de générer de l’alpha que ceux qui se concentrent sur les Etats-Unis ou encore favorisent une diversification internationale. Les fonds européens qui se concentrent sur les Etats-Unis ou des stratégies globales (environ un tiers des encours totaux) ont sous-performé leur indice de référence ainsi que les produits passifs depuis la crise financière. Les gérants européens les mieux positionnés ont ainsi une exposition élevée aux actions mais une exposition limitée aux stratégies dédiées aux Etats-Unis et à l’international, qui ont sous-performé leur indice de 30 points de base par an en moyenne depuis l’an 2000. L’étude relève que Schroders, Jupiter et Vontobel rentrent dans la catégorie des fonds bien positionnés mais ajoute que Natixis qui affiche une exposition marquée aux Etats-Unis et aux actions internationales dégage malgré tout d’excellentes performances dans ces stratégies.(1) «Active vs Passive: Why Does the Myth Persist that Passive Performs Better than Active in Europe?», Q-Series, 23 octobre 2017
Les changements de règles du système de pension britannique opérés en 2015 inquiètent certains observateurs, rapporte le Financial Times. Ils s’inquiètent sur r les techniques de ventes, l’alarmisme et les ventes abusives de certains conseillers. La réforme a en effet permis aux Britanniques âgés de plus de 55 ans de toucher en cash l’argent de leur retraite qui était jusqu’alors placée de façon sécurisée et versée sous forme de rente. Certains utilisent cet argent pour rembourser des prêts, acheter une voiture, tout dépenser en une fois ou placer leur argent sur des produits beaucoup plus risqués. Depuis 2015, près de 50 milliards de livres auraient été retiré des fonds de pension par les britanniques.
Les sociétés de gestion internationales qui veulent se développer sur le marché des particuliers en Australie sont confrontées depuis toujours à une forte préférence nationale des investisseurs aux dividendes versés par les grands groupes australiens et les crédits d’impôt qui leur sont attachés. Dans sa dernière étude intitulée The Cerulli Edge - Asian Monthly Product Trends Edition., les auteurs assurent cependant que le moment est idéal pour les sociétés de gestion étrangères d’entrer sur ce marché pour deux raisons principales : les dividendes peuvent potentiellement être affectés par l’augmentation des charges requises en fonds propres, la cyclicité croissante du secteur des matières premières (un secteur très répandu en Australie) et le rétrécissement du marché boursier australien. Le cabinet d'études remarque en effet que l’appétit pour les fonds internationaux grandit, car il devient de plus en plus clair que l’Australie n’a pas assez d’actifs pour faire face aux besoins d’investissement. Cela est particulièrement évident dans les produits d’actions, qui représentent près du quart des fonds gérés par des offres de vente au détail. En 2012, les actifs en actions australiennes dans les fonds de détail avoisinaient le double du niveau des actifs d’actions internationales. Actuellement, bien que les actions domestiques soient toujours plus populaires que les actions internationales, l'écart se rétrécit.Cerulli note qu’il est intéressant de voir que les deuxième et troisième fonds classés par les actifs selon Morningstar, soient des fonds globaux offerts par des sociétés de gestion locales, Platinum et Magellan. Les flux nets les plus importants en 2016 ont été réalisées sur le produit Orbis Global Equity, domicilié aux Bermudes mais largement représenté en Australie. Les gérants disent qu’il est de plus en plus facile d’expliquer à leur clientèle, y compris les particuliers, qu’il n’est pas nécessaire d’affecter toutes les actions au marché intérieur et que l’on peut accéder à une plus grande diversité de secteurs en recherchant des sociétés mondiales.
La société d’investissement Keensight Capital, l’un des spécialistes du Growth Private Equity en Europe, a annoncé ce 25 octobre réinvestir dans Menix, fabricant français de prothèses de hanche et d’implantologie dentaire, aux côtés de l’équipe de direction, emmenée par Patrick Rondot, Jean-Luc Aurelle et Christophe Marrone, de Five Arrows Principal Investments et de Turenne Capital. Le montant des nouveaux engagements n’a pas été précisé.Porté par une croissance annuelle moyenne du chiffre d’affaires de 15% au cours des dernières années, le groupe prévoit de poursuivre son expansion, notamment par l’élargissement de son offre avec le lancement d’une nouvelle gamme de prothèses de genoux, l’accélération de l’internationalisation de son activité ainsi que via de nouvelles acquisitions ciblées en France et en Europe.
Le fournisseur d’indices Solactive a annoncé ce 25 octobre le lancement d’un nouvel indice, le Solactive Emerging Markets Consumer Technology Index, qui va servir d’indice de référence pour un ETF, le KraneShares Emerging Markets Consumer Technology Index ETF négocié sur Nyse Arca. L’indice sélectionne des sociétés dans 26 pays éligibles au sein des marchés émergents dont l’activité principale est la vente retail sur internet, les processus de paiement, les logiciels internet et les transactions commerciales sur internet.
Des sociétés de gestion utilisent de plus en plus l’intelligence artificelle notamment en matière de langage des dirigeants des entreprises afin de connaitre les meilleures opportunités d’investissements. «Quand les gens ont des bonnes nouvelles à annoncer, ils ont tendance à le dire directement. Quand ils ont de mauvaises nouvelles à annoncer, ils ont tendance à tourner autour», explique au quotidien David Pope, head of «quantamental» (mélange de quantitatif et fondamental) research chez S&P. Ainsi, la stratégie appelée «natural language processing» consiste à apprendre à des machines toutes les subtilités du langage humain. Des demandes pour ces machines émaneraient ainsi de gérants traditionnels qui ont des difficultés à trouver de nouvelles sources de rendement ainsi que de certains fonds souverains.
Robart Gmbh, société autrichienne spécialisée dans l’intelligence artificielle en robotique domestique, vient de réaliser un nouveau tour de financement de 6,1 millions d’euros mené par CM-CIC Innovation, filiale de CM-CIC Investissement, membre du groupe Crédit Mutuel CM11. « CM-CIC Innovation rejoint ainsi Innovacom, Robert Bosch Venture Capital et SEB Alliance dans l’aventure Robart », selon un communiqué du groupe autrichien. « Les tendances du marché s’orientent incontestablement vers l’utilisation massive des robots dans notre vie quotidienne », a commenté Stéphane Simoncini, directeur de participations chez CM-CIC Innovation, qui rejoint le conseil d’administration de la société. Fondée en 2009 par Harold Artés, Robart compte faire passer ses effectifs de 57 à 70 collaborateurs d’ici la fin de l’année 2017.
L’industrie italienne de la gestion d’actifs a enregistré une collecte nette de 3,6 milliards d’euros au cours du mois de septembre, après 8,6 milliards d’euros de flux nets entrants en août, selon les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. Depuis le début de l’année 2017, les fonds italiens (ouverts et fermés ainsi que les gestions sous mandat) totalisent une collecte nette de 79,5 milliards d’euros, en hausse de 43% par rapport à fin 2016.A eux seuls, les fonds ouverts commercialisés en Italie ont drainé 2,6 milliards d’euros de souscriptions nettes en septembre, portant à 57,4 milliards d’euros leur collecte nette depuis le début de 2017. Au cours du mois de septembre, les fonds flexibles se sont taillés la part du lion, avec 2,05 milliards d’euros de flux nets entrants. Suivent les fonds diversifiés (827 millions d’euros), les fonds obligataires (735 millions d’euros) et, enfin, les fonds actions (490 millions d’euros).Par ailleurs, les fonds fermés ont enregistré 24 millions d’euros de collecte nette en septembre tandis que les gestions sous mandat ont attiré 923 millions d’euros de flux nets.A fin septembre, les encours du secteur italien de la gestion d’actifs s’élèvent à 2.046 milliards d’euros contre 2.031 milliards d’euros à fin août. Les seuls fonds ouverts totalisent 983 milliards d’euros d’encours à fin septembre contre 972 milliards d’euros à fin août.
La société américaine de capital-investissement Cerberus Capital Management a contacté la compagnie aérienne italienne Alitalia en vue de son rachat, rapporte le Financial Times qui cite des sources proches du dossier. Cette offre permettrait ainsi à la société transalpine en difficulté de rester indépendante. Selon le quotidien économique britannique, Cerberus serait intéressé par un rachat d’Alitalia dans sa totalité à condition que la compagnie soit « complètement restructurée », selon ces mêmes sources anonymes. Le fonds d’investissement américain étudierait le dossier Alitalia depuis plusieurs mois et aurait eu plusieurs conversations avec des administrateurs de la compagnie. Cerberus serait prêt à investir entre 100 et 400 millions d’euros pour prendre le contrôle d’Alitalia.
Les ventes au détail ont accusé leur plus important recul annuel depuis mars 2009 en octobre, d’après l’étude mensuelle Distributive Trends Survey du CBI publiée jeudi. L’indice des ventes est passé de +42 en septembre à -36 en octobre. Samuel Tombs, économiste chez Pantheon Macro, souligne toutefois la variabilité de cette étude basée sur les réponses de 49 distributeurs, le rebond affiché au mois de septembre ne s’étant par exemple pas reflété dans les données officielles.
La Riksbank et la Norges Bank, les banques centrales de la Suède et de la Norvège respectivement, ont annoncé jeudi le maintien de leur politique monétaire accommodante, alors qu’une annonce de la Banque centrale européenne sur la poursuite de son programme d’achat d’actifs est attendue dans la journée.
La croissance de l’agrégat monétaire M3, considéré comme un bon indicateur avancé de l’inflation, a légèrement accéléré en septembre tout comme la progression du crédit bancaire aux entreprises, a annoncé jeudi la Banque centrale européenne (BCE). Le rythme de croissance annuel de M3 dans les 19 pays de la zone euro s’est établi à 5,1% après 5,0% en août, qui avait marqué un rebond par rapport à juillet où il était tombé à 4,5%, soit son plus bas niveau depuis octobre 2016. Les économistes interrogés par Reuters avaient anticipé une progression de 5,0% en septembre.
La Chine ne se fixera plus comme objectif de doubler son produit intérieur brut (PIB) à compter de 2021, a annoncé jeudi un haut responsable du Parti communiste chinois (PCC), signe d’une inflexion dans la politique de croissance de Pékin à long terme. Le gouvernement chinois ne va pas se contenter de rechercher la croissance économique, il va souligner l’importance de la qualité de cette croissance, a expliqué Yang Weimin, vice-ministre du Bureau central des Affaires financières et économiques, lors d’une conférence de presse.
Désormais troisième marché obligataire au monde, les efforts de la Chine continentale pour attirer les émetteurs internationaux semblent payer. Dans un rapport publié la semaine dernière, l’ICMA (International Capital Market Association) et la NAFMII (National Association of Financial Market Institutional Investors) saluent les mesures d’assouplissement des procédures d’émissions pour les émetteurs étrangers par les autorités chinoises. Le marché des pandas bonds, ces obligations en renminbi émises par des sociétés ou gouvernements non chinois, atteint ainsi 11 milliards de renminbis (1,4 milliard d’euros) depuis le début de l’année à fin août, pour 57 émissions.
Bastien Davalos, partner Financial Structuring, Otimind Winter, George Paterson, associé, dirigeant du bureau de Paris, Norton Rose Fulbright, et Alain Chrun, CEO, Global Asset Capital