Locaux sur mesure, bureau privé, poste de travail… Le meilleur moyen de s’offrir une belle adresse ne serait-il pas de rejoindre WeWork ? Le leader mondial du co-working vient de signer un bail ferme de 12 ans, sur une surface de 3.400 m² au 92 Champs-Elysées, immeuble emblématique à l’angle de la rue de Berri qui a accueilli dans le passé Thomas Jefferson (1785-1789) et, depuis janvier 2016… Zara. Pour l’ouverture de son premier espace à Paris, en avril 2017, WeWork s’était associé à la Société Générale pour proposer aux membres de sa communauté « une nouvelle façon d’envisager la banque ». Et c’est justement dans cet immeuble Art déco de la rue Lafayette (IXe arr.) que cette dernière a organisé sa soirée presse annuelle. La notion de réseau prend tout son sens.
Huit dollars. C’est le patrimoine net moyen des Afro-Américains, non issus de l’immigration, qui vivent à Boston, contre 3.020 dollars pour les résidents d’origine portoricaine et… 247.500 dollars pour les Blancs. Non, il ne s’agit pas d’une erreur typographique. Le chiffre est issu d’une très sérieuse étude de la Fed régionale, datant de 2015, mais que le Boston Globe a reprise à son compte ce mois-ci pour se demander si « sa » ville, berceau de l’élite Wasp, n’était pas la plus raciste des Etats-Unis. Voilà un beau sujet de réflexion pour les asset managers qui ont fait de la capitale du Massachusetts celle de la gestion d’actifs, ainsi que pour les étudiants tout proches de Harvard et du MIT.
Sincérité, tel est le mot d’ordre énergique martelé par Sébastien Lecornu (photo), secrétaire d’Etat à la Transition écologique et solidaire, pour énoncer les objectifs de la France sur le climat et les moyens qui vont avec. Sobriété : voilà l’impératif catégorique qu’il nous donne pour économiser les moyens : la performance énergétique des bâtiments, par exemple, doit être améliorée. Responsabilité : l’Etat va reprendre la main sur les décisions dans le domaine des éoliennes, où les multiples recours finissent par laisser aux juges la conduite de notre tournant énergétique. Partage : le gouvernement prévoit des mesures d’intéressement des communes quand elles reçoivent des éoliennes. Les bons sentiments finissent tout de même sous une forme monétaire !
Exposition. La boulimie d’acquisitions de Steinhoff risque de coûter cher aux banques. Le spécialiste de la distribution de meubles a reconnu des irrégularités dans ses comptes, ce qui a provoqué un effondrement de son action de plus de 80 % ainsi que de ses obligations. Au total, le groupe sud-africain affiche un endettement de 18 milliards d’euros (à fin mars 2017), dont 9,6 milliards de dette financière et 3,1 milliards de disponibilités. Une partie de ces sommes a été octroyée par des banques ayant prêté main forte à Steinhoff dans sa quête des marchés internationaux. Parmi elles Citigroup, Bank of America, HSBC et BNP Paribas.
C’est le revers de la médaille des grands raouts sur le climat. Ils offrent à certaines ONG l’occasion rêvée de ruiner les effets d’annonce. La Société Générale a en fait les frais à l’occasion du Climate Finance Day organisé le 11 décembre à Paris. L’association Les Amis de la Terre a posté à l’entrée de Bercy des militants déguisés en escargots rouge et noir, aux couleurs de la banque. Celle-ci se voit reprocher son rôle de conseil pour un projet de pipeline et de terminal d’exportation de gaz naturel liquéfié aux Etats-Unis. Mais il y a pire affront pour le groupe que cette opération escargot : c’est d’entendre les Amis de la Terre l’inviter à suivre l’exemple de son grand concurrent BNP Paribas.
Ils sont venus, ils sont tous là, à l’exception de Donald Trump. La séquence du Climate Finance Day et du One Planet Summit, ces 11 et 12 décembre, aura servi l’ambition française de se trouver à la pointe de la lutte contre le changement climatique. L’espace d’une semaine, Paris est redevenue la capitale mondiale de la finance verte, un rôle qu’elle se plaît à jouer depuis la conférence COP 21. Dirigeants publics et privés auront rivalisé d’engagements multimilliardaires afin de donner chair au fameux objectif de « trajectoire 2°C » signé en décembre 2015.
La Caisse des dépôts a annoncé mercredi de nouveaux engagements en faveur du financement de la transition écologique et énergétique. L’institution, qui a atteint les objectifs annoncés à l’occasion du Climate Finance Day de 2015, va notamment flécher les sommes collectées au titre du Livret des développement durable et solidaire (LDDS) vers le financement de projets favorables au climat. Qunize milliards d’euros de collecte du LDD (prédécesseur du LDDS) ont déjà été consacrés à la transition énergétique entre 2014 et 2017. Le groupe public entend par ailleurs étendre son engagement de réduction de 20% de l’empreinte carbone aux portefeuilles d’obligations d’entreprises sur la période 2014-2020. Jusque-là, cet effort portait sur le portefeuille actions, dont l’empreinte carbone a baissé de 27% entre 2014 et 2016. La Caisse des dépôts va enfin renforcer son dispositif d’engagement actionnarial.
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) s’attend à ce que le marché pétrolier parvienne à l'équilibre d’ici à la fin 2018, grâce à l’extension jusqu'à la fin de l’année prochaine de son accord d’encadrement de la production, et ce, en dépit de la hausse des extractions aux Etats-Unis en particulier. Dans son rapport mensuel publié hier, l’Opep a réduit sa prévision de demande mondiale pour sa production de 270.000 barils par jour (bpj) à 33,15 millions de bpj en 2018, en raison notamment d’extractions plus soutenues sur le marché américain.
La production industrielle a progressé de 0,2% en octobre dans la zone euro en données corrigées des variations saisonnières, selon la statistique publiée mercredi par Eurostat. Elle déjoue ainsi les pronostics des économistes qui attendaient en moyenne une stagnation. Sur un an, la production affiche une hausse de 3,7%, supérieure là aussi au consensus qui était de +3,5%. Le chiffre de septembre a en outre été révisé en hausse à -0,5% au lieu de -0,6%, soit une progression de 3,4% sur un an (3,3% en première estimation). La progression de 0,2% en octobre est due à des hausses de 0,5% de la production de biens de consommation non durables et de 0,1% pour l'énergie, a précisé Eurostat dans un communiqué.
Les élections législatives italiennes se tiendront probablement le 4 mars 2018, rapportent mercredi les médias italiens. Les quotidiens Corriere della Sera, Repubblica et Il Messaggero précisent que le président de la République, Sergio Mattarella, devrait dissoudre le parlement fin décembre. Le scrutin doit se tenir au plus tard d’ici mai. Les sondages donnent pour le moment la coalition de droite en tête des intentions de vote, mais sans obtenir une majorité absolue.
La filiale de JLL va développer trois plates-formes en blanc alors que les investisseurs sont friands de cette classe d’actifs en croissance aux rendements attractifs.
Henderson Park poursuit ses emplettes dans l’hôtellerie de luxe. La société d’investissement immobilier britannique a annoncé l’acquisition du Westin Paris-Vendôme auprès de GIC, le fonds souverain de Singapour. Situé dans le 1er arrondissement de Paris, l’hôtel développe une surface brute de 28.000 mètres carrés et comprend 428 chambres, trois restaurants et treize boutiques. Le prix de la transaction n’est pas communiqué, mais l’actif serait valorisé entre 550 et 600 millions d’euros, selon des rumeurs de marché.
La Cour des comptes recommande vivement au gouvernement de renoncer aux partenariats public-privé (PPP) pour construire des prisons et des tribunaux, au vu des importants surcoûts qu’ils occasionnent, et de cadrer la stratégie immobilière du ministère de la Justice dans une loi de programmation pluriannuelle. «La fuite en avant que constituerait la conclusion de nouveaux partenariats public-privé pour financer une programmation ambitieuse ne saurait être considérée comme une solution raisonnable pour les finances publiques», dit-elle dans un rapport publié mercredi.
UBS a recruté Chris Cormier pour diriger son équipe Technologie, média et télécommunications (TMT) dans le primaire actions pour la zone des Amériques, selon une note interne consultée par Reuters et confirmée par un porte-parole de l'établissement helvétique. Le banquier occupe le même poste chez Bank of America Merrill Lynch depuis 2015. Auparavant, il a dirigé pendant 10 ans le secteur des technologies pour les Amériques, toujours dans le primaire actions. Chris Cormier rejoindra UBS en mars prochain.
Citigroup a promu de nombreux salariés provenant de son pôle de clientèle institutionnelle aux postes les plus élevés de sa hiérarchie, signe de l’importance croissante des activités de trading et de banque d’investissement de l'établissement américain, a annoncé un porte-parole, confirmant un mémo consulté par Bloomberg. Les deux tiers des 178 employés nommés «managing director» proviennent de la division «Institutional Clients Group» (ICG), soit un peu plus qu’en 2016 (60%). Le nombre de femmes est passé de 21% à 24%. Chez Citigroup, managing director est le grade de plus élevé. Les promotions ont été annoncées en décembre et seront effectives au 1er janvier.
L’Opep s’attend à ce que le marché pétrolier parvienne à l'équilibre d’ici à la fin 2018, grâce à l’extension jusqu'à la fin de l’année prochaine de son accord d’encadrement de la production, et ce, en dépit de la hausse des extractions aux Etats-Unis en particulier. Dans son rapport mensuel publié ce mercredi, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole a réduit sa prévision de demande mondiale pour sa production de 270.000 barils par jour (bpj) à 33,15 millions de bpj en 2018, en raison notamment d’extractions plus soutenues sur le marché américain.
La société d’investissement immobilier britannique Henderson Park poursuit ses emplettes dans l’hôtellerie de luxe. Le groupe a annoncé le rachat du Westin Paris-Vendôme, auprès de GIC, le fonds souverain de Singapour. La transaction est suspendue à la consultation des partenaires sociaux et au feu vert des autorités de la concurrence. Situé dans le 1er arrondissement de Paris, l’hôtel développe une surface brute de 28.000 mètres carrés et comprend 428 chambres, ainsi que trois restaurants, plusieurs bars, et treize boutiques sur la rue de Rivoli et la rue Castiglione.
La société d’investissement Ardian a annoncé, ce 12 décembre, la cession d’un portefeuille d’actifs d’infrastructures d’un montant de plus d’un milliard d’euros au fonds de pension APG et à Axa, au terme d’un processus d’enchères. Les acheteurs sont tous deux investisseurs du portefeuille depuis 2006, précise la société dans un communiqué. A l’issue de la transaction, Ardian continuera d’assurer la gestion de ces actifs. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé. Mathias Burghardt, membre du comité exécutif d’Ardian, précise toutefois que tous les actifs sont valorisés au-dessus de la NAV (valeur liquidative), offrant ainsi «des rendements attractifs». «APG reprend environ 2/3 des actifs tandis que certains LP (limited partners) réinvestissent dans le portefeuille», souligne une source proche du dossier. Le portefeuille concerné se compose de huit actifs d’infrastructures matures et diversifiés sur les plans géographique et sectoriel qui proviennent de la deuxième génération de fonds d’infrastructures d’Ardian, dont la levée a été finalisée en 2007. « La transaction fait suite à l’engagement pris par Ardian, lors de la création du fonds, de fournir de la liquidité aux investisseurs à compter du dixième anniversaire du fonds », souligne la société d’investissement. Ce portefeuille comprend la société italienne de distribution de gaz 2i Rete Gas, la LGV française Lisea, l’autoroute espagnole Trados M-45, le réseau français de télécommunication ferroviaire Synerail, des sociétés spécialisées dans les énergies renouvelables comme le français Kallista Energy et l’italien 3 New & Partners, l’autoroute française A88 et, enfin, l’hôpital italien HISI Legnano. L’Agefi note ce matin 13 décembre qu’Ardian continuera à gérer ces actifs pour le compte d’APG et reste donc intéressé à la performance future du portefeuille, ce qui laisse perplexes certains investisseurs. « Alors qu’Ardian avait pour mission d’optimiser la performance dans l’intérêt du fonds et de ses souscripteurs, on se demande s’il a bien vendu ou s’il a bien acheté ce portefeuille», s’interroge l’un d’eux auprès du quotidien. Cette cession, permettant à Ardian de vendre ces actifs en une seule transaction et de remonter de l’argent à ses investisseurs, est bienvenue alors que la vente des parkings Indigo, détenus par son troisième fonds d’infrastructures conjointement avec Predica, a été abandonnée le mois dernier. Les vendeurs en espéraient près de 4 milliards d’euros de la part du chinois Shougang.
Aquiline Technology Growth (ATG) et BlackFin Capital Partners, des fonds spécialisé dans les services financiers, ont investi dans la société Friss, qui revendique la place de leader européen du logiciel de détection de fraude à destination des assureurs, avec une levée de fonds de Série A de 15 millions d’euros. Selon un communiqué, l’argent sera utilisé pour développer les solutions de détection de fraude, accélérer le développement à l’international de l’entreprise et faciliter la coopération transfrontalière et inter-assureurs en matière de lutte contre la fraude.L’indicateur de fraude principal, le Friss Score repose sur des techniques d’intelligence artificielle, d’analyse de données, et de machine learning pour évaluer le niveau de risque lors de l’émission de devis, lors de la souscription à une police d’assurance, et lors de la déclaration de sinistre. Friss indique avoir pour ambition d’établir son score en standard à l’échelle mondiale.Suite à cet investissement, Mike Cichowski, associé chez ATG et Maxime Mandin, directeur de participations chez BlackFin, rejoindront le comité de direction de Friss.
Deloitte et WeSave, plateforme de gestion privée en ligne, ont publié un baromètre « Les Français et l’épargne digitale », réalisé par Harris Interactive auprès de 2.000 Français. L’enquête révèle leurs connaissances financières, leur rapport à l’épargne et leur perception de l’épargne digitale.Sans surprise, l'étude montre ainsi que 59% des épargnants souhaitent bénéficier d’outils leur permettant de mieux comprendre la façon dont est gérée leur épargne, ils sont 56% en attente d’un acteur unique et 48% de l’accompagnement d’un conseiller physique. Le Top 3 des sources d’informations des épargnants : le conseiller, les sites spécialisés et le site des banques. L'étude montre aussi que le Top 3 des critères pour le choix d’un produit d’épargne est la sécurité, le rendement et la disponibilité de l’épargne.Les solutions d’épargne digitale recueillent un accueil plutôt favorable commentent les auteurs de l'étude : 53% des patrimoniaux et 44% des épargnants les plébiscitent pour se former sur la gestion de l’épargne. En termes d’image, l’épargne digitale est surtout associée aux frais bas pour 54% des épargnants, aux placements performants (40%) et à la gestion optimisée (35%). La société qui a commandé l'étude, WeSave, assure qu’elle est la plateforme d’épargne digitale à plus forte notoriété (12%) devant Linxea (8%) et Altaprofits (6%)
La start-up française Uwinloc vient de boucler une levée de fonds de 1 million d’euros auprès de trois fonds d’investissement européens et asiatiques, à savoir M Capital Partners, ACE Management et Cylon Capital, a annoncé ce 12 décembre la société M Capital Partners. Fondée en 2015, Uwinloc a développé une technologie de localisation interne lui permettant de produire des étiquettes géolocalisables de très haute précision, fonctionnant sans pile, alimentées en énergie uniquement grâce au captage de signaux radio. Cette levée de fonds doit permettre à la start-up « d’accélérer l’industrialisation de sa solution ainsi que son déploiement, en Europe et aux Etats-Unis notamment », explique M Capital Partners dans un communiqué. Un second tour de table de l’ordre de 2 à 3 millions d’euros est d’ores et déjà envisagé sur le deuxième trimestre 2018.
A l’occasion du « Climat Finance Day » et du « One Planet Summit », qui se sont tenus à Paris ces 11 et 12 décembre, l’Association française de la gestion française (AFG) a publié 10 recommandations afin d’aider les sociétés de gestion à établir leur reporting sur les enjeux environnementaux, notamment climatiques, sociaux et de gouvernance (ESG) des investissements qu’elles réalisent pour le compte de leurs clients. Un reporting qui, en France, a été rendu obligataire par l’article 173 de la loi sur la transition énergétique du 17 août 2015. Cette liste de recommandations a pour objectif de « rendre plus visible et plus pédagogique le reporting ESG et climat des sociétés de gestion », souligne l’AFG.Les 10 recommandations sont les suivantes : 1- Identifier clairement dans le rapport annuel des fonds et sur le site internet de la société de gestion les informations liées à l’article 173 ;2- Etablir des rapports distincts pour la société de gestion et pour les fonds concernés ;3- Publier les informations ESG relatives à la société de gestion en un seul document, aisément accessible sur le site internet ;4- Présenter de façon claire et structurée l’approche de la société de gestion sur la prise en compte des critères ESG et climat et ses évolutions récentes ;5- Rendre transparentes les approches ESG et climat par rapport à la stratégie globale de la société de gestion : afficher les encours prenant en compte les critères ESG concernés et leurs poids par rapport aux encours globaux ; lister les principaux indicateurs ESG dont les indicateurs climat utilisés ; 6- Concentrer le rapport de chaque fonds sur les éléments de prise en compte des critères ESG qui lui sont spécifiques. Les éléments relatifs à la démarche globale de la société de gestion peuvent y figurer de façon synthètique ;7- Dissocier les méthodes d’analyse ESG, les modalités de prise en compte des critères ESG dans le processus d’investissement et le suivi d’indicateurs ESG ;8- Regrouper les principaux critères ESG par grandes thématiques, en fournir une définition précise et expliquer leur recours au regard de la politique de gestion suivie ;9- Afficher des indicateurs simples et facilement mesurables sur les risques associés au changement climatique ;10- Lorsque les critères ESG ne sont pas explicitement pris en compte dans la stratégie d’investissement, présenter les actions générales menées par la société de gestion relatives aux critères ESG.Par ailleurs, l’AFG a décidé de s’associer à l’initiative conjointe entre émetteurs et investisseurs lancée par le MEDEF et la FFA sur la transparence des données climat « dont l’objectif est de définir un socle d’informations partagées permettant d’améliorer l’accessibilité et la pertinence des données concernant la stratégie climat et les données quantitatives des émetteurs », poursuit l’association professionnelle.Enfin, un guide établissant un bilan de l’application de l’article 173 et détaillant ces 10 recommandations fera l’objet d’une publication d’ici la fin de l’année, annonce l’AFG.
L’année 2018 s’annonce sous les meilleurs auspices pour l’économie. Tel est la prévision établie par les experts d’Axa Investment Managers (Axa IM) à l’occasion, hier, d’une rencontre avec la presse. « Pour 2018, notre scénario central table sur une croissance économique mondiale qui va rester solide, a ainsi avancé Maxime Alimi, responsable de la stratégie d’investissement chez Axa IM. L’inflation devrait remonter modérément du fait de la pression généralisée des marchés du travail. Cet environnement devrait donc permettre aux banques centrales de poursuivre leur politique de normalisation monétaire de manière graduelle, prudente et patiente. » La société de gestion a malgré tout identifié deux risques à moyen et long terme. De fait, Axa IM estime que l’endettement important des entreprises non-financières américaines et les valorisations élevées des actions aux Etats-Unis sont deux points à surveiller en 2018. « Mais nous ne sommes pas dans un scénario de bulle ni dans un scénario de retournement brutal pour 2018, a tenu à préciser Maxime Alimi. Un cycle économique ne meurt pas de vieillesse mais de mort violente. Or, à ce stade, nous ne voyons pas venir de chocs d’ampleur susceptibles d’interrompre la croissance américaine. » Ensuite, Axa IM a également attiré l’attention sur la situation de la Chine qui représente aujourd’hui un tiers de la croissance économique mondiale. « C’est la première fois que l’économie mondial dépend aussi fortement d’un pays émergent, qui présente en outre un certain nombre d’incertitudes, a fait valoir Maxime Alimi. Toute la question réside dans la pérennité de son modèle. » Pour autant, l’heure reste à l’optimisme. « Pour 2018, nous surpondérons les actifs risqués », a annoncé Serge Pizem, responsable de la gestion multi-classes d’actifs chez Axa IM. Ainsi, à l’instar de bon nombre de sociétés de gestion, la société de gestion préconise de surpondérer les actions, notamment celle de la zone euro et des marchés émergents. « C’est la première fois depuis 2010 que nous avons une telle croissance économique synchronisée, ce qui devrait soutenir la croissance des marges bénéficiaires et des profits des entreprises », a estimé Serge Pizem. Sa préférence va clairement pour les actions de la zone euro « car nous sommes au début d’un cycle économique plus long et nous allons encore voir s’améliorer les marges des entreprises », a-t-il ajouté. De fait, Axa IM table sur « une progression de 8% des actions européennes en 2018, liée essentiellement à la croissance des bénéfices des entreprises », a souligné Serge Pizem pour qui les fusions-acquisitions devraient constituer un élément porteur en Europe. Au niveau sectoriel, il a avoué avoir un faible pour les banques européennes, « surtout en cas de remontée progressive de taux », a-t-il précisé. « Globalement, ce n’est pas le moment de sortir des marchés actions, même s’il y aura de la volatilité en 2018 », a-t-il ajouté. A l’inverse, Axa IM entend sous-pondérer les obligations d’Etat au sens large. « Les marchés sous-estiment l’inflation à venir, a avance Serge Pizem. Vu la situation de plein emploi aux Etats-Unis, la probabilité de voir s’accélérer l’inflation est forte, confortant ainsi la Réserve fédérale (Fed) dans le resserrement de sa politique monétaire. Nous sous-pondérons donc les obligations d’Etat mais nous avons une position longue sur les points morts d’inflation. » Sur le terrain des obligations, seules les dettes émergentes trouvent grâce à ses yeux, principalement sur des durations courtes. « Nous aimons bien les dettes émergentes tant en devises dures qu’en devises locales car nous pensons qu’il y aura une poursuite du renforcement des devises émergentes tant que la Chine n’est pas confrontée à un choc », a expliqué Serge Pizem. Sur le marché du crédit, Axa IM conseille de sous-pondérer le segment « investment grade », lui préférant le « high yield ». « Nous aimons les stratégies de ‘carry’ qui donne du rendement, à l’image du ‘high yield, n’a pas caché Serge Pizem. Les politiques monétaires sont encore très expansionnistes et les banques centrales vont donc laisser l’économie se raffermir. Ce contexte est porteur pour les stratégies de ‘carry’, plus en Europe qu’aux Etats-Unis où le poids du secteur pétrolier est important dans le segment ‘high yield’. »