Le déficit commercial français s’est creusé de 0,4 milliard d’euros en novembre, à 5,7 milliards, notamment sous l’effet d’une dégradation marquée de la balance pour les produits énergétiques, selon les statistiques CVS/CJO publiées ce matin par les Douanes. Le déficit d’octobre a été revu à 5,3 milliards d’euros contre 5,0 milliards en première estimation. Au total, sur les onze premiers mois de 2017, le déficit cumulé atteint 59,7 milliards contre 45,7 milliards un an plus tôt. Ce montant dépasse celui enregistré sur l’ensemble de l’année 2016, qui s'était élevé à 48,1 milliards d’euros.
La Banque nationale suisse (BNS) pense avoir dégagé un bénéfice annuel de 54 milliards de francs (46,1 milliards d’euros) sur l’année 2017, un record en 110 ans d’existence, la valorisation de ses réserves de changes étant gonflée par la dépréciation du franc, notamment face à l’euro. La banque centrale suisse, qui publiera ses résultats détaillés le 5 mars, anticipe un gain de 49 milliards de francs sur ses positions en devises, et de 3 milliards sur ses réserves d’or. Ce bénéfice annuel est plus de deux fois supérieur au résultat de 24,5 milliards de francs enregistré en 2016 et il est nettement supérieur au précédent record de 38,3 milliards atteint en 2014. Il ne va pas entraîner de hausse de la rémunération des 2.200 actionnaires de la BNS, qui s’en tient à un dividende de 15 francs par action, le maximum autorisé par la loi.
Dans un rapport publié ce matin, l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) a estimé que l’inflation dans la zone OCDE a augmenté pour le cinquième mois consécutif pour atteindre un niveau de 2,4% en novembre 2017, après 2,2% en octobre. Cette augmentation est la conséquence de l'évolution des prix de l’énergie et de l’alimentation, dont le rythme annuel a accéléré à respectivement 7,7% en glissement annuel (après 5.8% en octobre) et 1,9% (après 1,7% en octobre). Hors alimentation et énergie, l’inflation dite sous-jacente qui est la plus suivie par les banques centrales, est néanmoins restée stable à 1,9% en novembre.
Selon des rumeurs concordantes de marchés, la Banque Populaire de Chine (PBoC) aurait demandé aux banques qui contribuent à la fixation quotidienne du taux de change du yuan de ne plus utiliser le facteur «contra-cyclique» qui avait été introduit il y a environ un an pour réduire la volatilité de la devise. Même si cette annonce a fait chuter le cours du yuan de 0,3% sur le marché offshore et de 0,2% sur le marché onshore, il s’est apprécié de près de 7% contre le billet vert depuis le point haut du dollar atteint au mois de décembre 2016, ce qui lui a permis en 2017 de signer sa première hausse annuelle depuis 4 ans.
Le gouvernement allemand a porté à 2,2% sa prévision de croissance économique en 2017, a déclaré mardi le vice-ministre de l’Economie, Matthias Machnig. Sa précédente estimation en octobre était de 2%.
Conséquence indirecte, la transformation du groupe fait d'Altice Europe, nouvelle structure, une cible potentielle pour les autres opérateurs télécoms français.
La foncière Gecina a annoncé hier avoir sécurisé pour 571 millions d’euros de cessions d’actifs immobiliers ou de participations financières sur un objectif supérieur ou égal à 1,2 milliard d’euros que le groupe avait annoncé lors du rachat d’Eurosic, le 29 août dernier. Sur ce montant, 379 millions d’euros ont été finalisés, le solde étant sous promesse, a précisé l’entreprise dans un communiqué. La prime moyenne sur les dernières expertises a été «de l’ordre de 13%», a-t-elle ajouté.
Le premier courtier interbancaire mondial TP Icap a annoncé hier avoir acquis le courtier indépendant en énergie et en matières premières SCS Commodities, basé aux Etats-Unis. Le britannique TP Icap met ainsi en œuvre sa stratégie d’expansion de sa propre division énergie et matières premières, que rejoindra SCS Commodities. L’achat a été réalisé avec un paiement initial en cash, et de futurs paiements pourront être versés dans les cinq prochaines années en fonction de la performance. En 2016, SCS Commodities a réalisé un chiffre d’affaires de 14,3 millions de dollars et un bénéfice avant impôt de 800.000 dollars.
Le spécialiste des gaz industriels Air Liquide a estimé hier que son résultat net pour 2017 intégrerait 150 à 200 millions d'éléments exceptionnels positifs grâce aux effets attendus de la réforme fiscale américaine. La réforme fiscale américaine aura par ailleurs un effet positif sur les résultats et les flux de trésorerie à compter de 2018, a ajouté Air Liquide. Le groupe publiera ses résultats 2017 le 15 février prochain.
Emmanuel Macron a invité hier la Chine et l’Europe à travailler ensemble au projet de nouvelle route de la soie de Pékin, une initiative qui ne saurait selon lui être à sens unique. «Après tout, les routes de la soie n’ont jamais été purement chinoises», a déclaré le chef de l’Etat français à une assemblée de chercheurs, d'étudiants et hommes d’affaires réunis à Xian. Dévoilé en 2013, le projet de nouvelle route de la soie de Pékin vise à renforcer les échanges entre l’Asie, l’Afrique et l’Europe grâce à des investissements dans les infrastructures. Le président chinois Xi Jinping a promis en mai une enveloppe de 124 milliards de dollars pour son ambitieux projet. Emmanuel Macron a annoncé en outre qu’il se rendrait désormais en Chine au moins une fois par an.
La Commission européenne a donné hier le coup d’envoi du débat épineux sur les budgets post-Brexit, en prévenant les capitales qu’elles devaient se préparer à des «coupes impressionnantes» dans certains domaines, tout en contribuant davantage au pot commun. Le départ des Britanniques, programmé en mars 2019, va laisser un trou considérable chaque année dans les finances européennes, au moment où l’UE cherche à financer de nouvelles politiques dans des secteurs comme la défense ou la migration. «Un contributeur net va nous quitter et nous allons perdre 12-13 milliards d’euros par an», a chiffré le commissaire européen chargé du Budget, Günther Oettinger.
Les industriels de la zone euro n’ont jamais été aussi optimistes concernant leurs perspectives. La Commission européenne a annoncé hier que son indice de confiance économique - synthèse du climat des affaires et de la confiance des ménages - s'était hissé à 116 en décembre, contre 114,6 en novembre, atteignant son plus haut niveau depuis octobre 2000. Les économistes s’attendaient à une progression beaucoup plus modérée de l’indice à 114,8. L’indice de confiance dans l’industrie est passé de 8,1 en novembre à 9,1 en décembre, soit son plus haut niveau depuis la création de cette enquête en 1985. L’indice du climat des affaires de la Commission européenne a lui aussi atteint le mois dernier un point haut historique.
La banque centrale de Roumanie a relevé hier son principal taux directeur pour la première fois depuis neuf ans. La Banque nationale de Roumanie a relevé son taux directeur à 2%, contre 1,75% auparavant, et a également augmenté deux autres taux d’intérêt. Le calendrier choisi a surpris les investisseurs, même si les analystes s’attendaient à un resserrement monétaire au début de l’année 2018. Le taux annuel d’inflation dans le pays s’est redressé ces derniers mois pour atteindre 2,6% en novembre, contre 2% en octobre. La banque centrale roumaine a pour objectif un taux d’inflation de 2,5%.
Les ventes au détail ont rebondi plus fortement que prévu en novembre dans la zone euro, de 1,5% sur un mois, selon les données publiées hier par l’agence européenne de la statistique, Eurostat. Sur un an, elles ont progressé de 2,8%. Les économistes s’attendaient en moyenne à une hausse mensuelle de 1,3% et à une progression annuelle de 2,2%.
Les consommateurs britanniques se sont serré la ceinture à Noël, ce qui a entraîné la première baisse de leurs dépenses de consommation annuelles depuis l’année 2012, selon une enquête de Visa publiée hier. Visa, dont les cartes de crédit et de débit sont utilisées pour un tiers des paiements au Royaume-Uni, estime que les dépenses de consommation ont baissé de 0,3% l’an dernier, après prise en compte de l’impact de la hausse de l’inflation, première baisse annuelle en cinq ans. «Ce résultat a renversé la tendance des quatre dernières années pendant lesquelles les dépenses de consommation ont augmenté de 1,7% en moyenne», a précisé son directeur commercial Mark Antipof.
Berkshire Hathaway, le conglomérat de l’investisseur renommé Warren Buffet, devrait voir la valeur nette de ses actifs bondir de 37 milliards de dollars, soit 12%, grâce aux effets de la réforme fiscale américaine, indiquaient hier des analystes de Barclays. La réforme devrait par ailleurs gonfler les revenus tirés par Berkshire Hathaway de ses filiales à l’avenir de 12% environ.
Le président de la Réserve fédérale d’Atlanta, Raphael Bostic, qui votera pour la première fois au sein du comité de politique monétaire cette année, a indiqué hier que la Fed devra peut-être se montrer plus prudente que prévu en matière de relèvement des taux, si les anticipations d’inflation des ménages et des entreprises n’augmentent pas davantage et ce, même si l’inflation se rapproche de l’objectif de 2% de la banque centrale. Le président de la Fed d’Atlanta a également estimé qu’il était à l’aise avec l’idée de continuer à relever lentement les taux, mais en prévenant que «cela ne signifi(ait) pas nécessairement trois ou quatre hausses par an».
Metrovacesa, qui avait été repris par ses créanciers BBVA et Santander durant le krach immobilier espagnol, a annoncé hier son intention de s’introduire en bourse, illustrant le retournement du secteur. Metrovacesa, dont l’actif net atteint 2,7 milliards d’euros, a déjà désigné des banques pour préparer son IPO, une opération destinée à élargir sa base d’actionnaires et à faciliter son accès aux marchés des capitaux pour financer ses projets. BBVA, Santander, Deutsche Bank et Morgan Stanley sont co-chefs de file de l’offre publique de vente et co-teneurs de livres. Goldman Sachs et Société Générale sont teneurs de livres additionnels.
Le parquet de Paris a ouvert une enquête visant Apple sur des soupçons d'«obsolescence programmée» de certains modèles d’iPhone. Cette enquête préliminaire ouverte le 5 janvier et confiée au service national des enquêtes de la Direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), vise également le chef de «tromperie», d’après des sources citées par Reuters et l’AFP. Elle fait suite à la plainte de l’association Halte à l’obsolescence programmée (HOP) déposée le 27 décembre contre Apple France dans la foulée de l’aveu du géant américain qui avait admis ralentir volontairement ses anciens modèles.
Le crédit à la consommation aux Etats-Unis a connu un bond record depuis 16 ans en novembre, d’après les données publiées hier par la Réserve fédérale (Fed). L’encours a bondi de 28 milliards de dollars en novembre, pour atteindre 3.830 milliards de dollars en rythme annuel, correspondant à un taux de croissance annuelle de 8,8%. Les économistes s’attendaient à une hausse de seulement 18 milliards sur la période.
L’inflation au Venezuela s’est élevée l’an dernier à 2.616%, a affirmé hier l’Assemblée nationale, où l’opposition au gouvernement de Nicolas Maduro est majoritaire. D’après les chiffres fournis par des élus de l’opposition, qui sont globalement en adéquation avec les estimations d’experts, pour le seul mois de décembre, les prix ont augmenté de 85%, bien au-dessus du seuil des 50% qui sert de référence pour déterminer une situation d’hyperinflation. La banque centrale ne publie ni les chiffres de l’inflation ni ceux du PIB depuis deux ans.
La formation d’une coalition droite-gauche ne peut pas être exclue si aucune majorité claire ne se dessine après les législatives italiennes du 4 mars, estime le ministre de l’Economie, Pier Carlo Padoan, dans un entretien publié dimanche par le Corriere della Sera. Selon lui, aucun des trois grands courants - le Mouvement 5 étoiles, le Parti démocrate (PD) de Matteo Renzi et le bloc conservateur emmené par Forza Italia, de Silvio Berlusconi - ne pourra gouverner seul. La droite est en tête des intentions de vote, mais ne semble pas en mesure d’obtenir la majorité absolue.
Les manifestations qui ont ébranlé l’Iran pendant plus d’une semaine n’ont pas eu que des questions économiques pour origines, a déclaré lundi le président Hassan Rohani, sous-entendant par là que les protestataires ne visaient pas son gouvernement mais l’establishment chiite, plus rigide. Les Gardiens de la Révolution ont affirmé dimanche que les forces de sécurité avaient mis un terme aux troubles, fomentés selon eux par des ennemis étrangers.
La société Enterome SA, spécialisée dans le développement de thérapies innovantes pour les maladies liées à des anomalies du microbiote intestinal avec un focus sur les maladies inflammatoires de l’intestin (IBD) et l’immuno-oncologie (IO), a annoncé ce 5 janvier avoir levé 32 millions d’euros dans le cadre d’une levée de fonds de série D. Tous les investisseurs actuels d’Enterome – Seventure Partners, Health for Life Capital, LundbeckFonden Ventures, Omnes Capital et Nestlé Health Science - ont participé au tour de table, aux côtés d’un nouvel investisseur de capital-risque, Principia SGR, et de l’investisseur stratégique Bristol-Myers Squibb. Le produit de la levée de fonds sera principalement utilisé pour réaliser deux essais cliniques visant à valider la preuve de concept des programmes de développement phare d’Enterome, un essai clinique de phase 2 de l’agent oral EB8018 conçu par la société pour bloquer l’adhésine bactérienne FimH dans le traitement de la maladie de Crohn et un essai clinique de Phase 1 d’EO2315, nouveau candidat-médicament d’immuno-oncologie ciblant les patients atteints d’un cancer agressif du cerveau (gliobastome multiforme).Enterome poursuivra par ailleurs le développement de la nouvelle génération de sa plateforme métagénomique de découverte de médicaments, renforçant ainsi son statut de leader en matière de découverte et de développement de nouvelles pistes et cibles thérapeutiques dans le traitement des maladies liées au microbiote et élargissant par la même occasion la portée de ses plateformes technologiques. En parallèle de cette levée de fonds, Enterome a signé un accord avec la Banque Européenne d’Investissement (BEI) visant à sécuriser une ligne de crédit de 40 millions d’euros pour soutenir l’accélération du développement de son portfolio de médicaments et de ses technologies
Xavier Marie, fondateur de Maisons du Monde, le fonds d’investissement Apax Partners et Bpifrance, via les fonds Industries Culturelles et Créatives et Région Ile-de-France, ont annoncé, ce 5 janvier 2018, être entrés en négociations exclusives pour la reprise du groupe Eric Bompard, leader européen du cachemire. La transaction pourrait être finalisée au cours du 1er trimestre 2018.Créé il y a plus de 30 ans, le groupe Eric Bompard compte 56 boutiques, commercialise 500.000 pièces par an et est réputé pour la qualité de ses matières. La reprise du groupe par Xavier Marie, Apax Partners et Bpifrance, marquerait une nouvelle étape dans le développement de la marque en tant qu’expert incontesté du cachemire, indiquent les trois partenaires dans un communiqué. L’objectif serait notamment de renforcer la présence internationale du groupe et d’accélérer le développement du e-commerce.
Le conseil d’administration de l’IFA, la maison des administrateurs, a nommé Cécile Helme-Guizon en tant que déléguée générale, en remplacement d’Antoine Metzger qui a souhaité prendre sa retraite tout en poursuivant l’exercice de ses mandats d’administrateur.Cécile Helme-Guizon a pris ses fonctions le 2 janvier 2018. Cécile Helme-Guizon a débuté sa carrière chez PwC, comme auditrice financière, avant de se spécialiser dans le domaine des fusions-acquisitions. Elle a ensuite évolué pendant 20 ans dans le monde de la distribution spécialisée au sein du groupe Kingfisher plc comme directrice du développement international, puis chez Darty comme directrice générale des services, puis président directeur général de Mistergooddeal.Cécile Helme-Guizon est administrateur de Manitou, ainsi que de Séquana (ex ArjoWiggins), et de sa filiale Antalis.