La holding familiale d’investissement Dentressangle a annoncé, ce 30 juillet, être entrée en négociations exclusives avec Bridgepoint Development Capital, l’activité « smid-cap » de Bridgepoint, en vue d’acquérir une participation majoritaire dans le groupe Acteo, une « medtech » française spécialisée dans l’équipe dentaire et médical de haute technologie. Les détails de l’opération n’ont pas été dévoilés.Acteon conçoit et fabrique des équipements de haute technologie et des consommables pour le secteur dentaire ainsi que des équipements médicaux. Basée à Mérignac, en Gironde, Acteon emploie 850 personnes réparties sur 5 sites industriels en Europe. Au cours des trois dernières années, son chiffre d’affaires est passé de 119 millions d’euros en 2014 à 162 millions d’euros en 2017. « Dentressangle mettra au service d’Acteon sa culture entrepreneuriale pour renforcer son positionnement comme partenaires incontournable des chirurgiens-dentistes dans le monde, explique la holding d’investissement dans un communiqué. L’ambition de Dentressangle est d’accélérer le développement d’Acteon, grâce à un effort accru en R&D, une extension de son empreinte géographique mondiale et la mise en œuvre d’une stratégie de croissance externe. »
KKR a annoncé avoir conclu un accord en vue de l’acquisition de Discovery Midstream, un fournisseur de services de collecte de gaz naturel et de pétrole et de traitement du gaz naturel, auprès de TPG Growth pour environ 1,2 milliard de dollars. KKR réalise cette opération via une coentreprise nouvellement créée avec le groupe Williams. La transaction est principalement financée par les fonds d'énergie et d’infrastructure de KKR. Discovery a été fondé en 2015 et est basé au Texas. «Nous sommes ravis de collaborer avec Williams dans le cadre de l’acquisition de Discovery», a déclaré James Cunningham, managing director de l'équipe énergie et infrastructure de KKR. «L'équipe de Discovery a bâti une solide infrastructure de collecte et de traitement pour desservir une production croissante (...) et Williams est reconnue comme une entreprise sûre et fiable de systèmes G & P à grande échelle dans les Rocheuses. Nous nous efforçons d'établir des partenariats avec des exploitants de premier ordre qui privilégient l’excellence opérationnelle et l’engagement des intervenants lorsque nous travaillons sur des infrastructures nord-américaines de premier plan. Nous sommes impatients de soutenir la croissance de Discovery aux côtés de la direction et de Williams pendant les nombreuses années à venir."Au bouclage de l’opération, attendue pour le troisième trimestre 2018, Discovery sera dirigée par son équipe de direction existante et la contribution économique initiale de Williams sera de 40% du prix d’achat, tandis que celle de KKR sera de 60%. Williams sera l’opérateur de Discovery et détiendra la majorité des droits de vote. Williams s’est engagée à apporter davantage de capital afin de ramener sa participation à 50/50.
La firme américaine de capital-investissement KKR a annoncé, hier, la cession de sa participation de 18,2% dans Saba Infraestructuras (Saba) à Criteria Caixa, son actionnaire majoritaire et filiale de CaixaBank. Basé à Madrid, Saba est un opérateur industriel de solutions de mobilité urbaine, spécialisé dans la gestion des parkings. La société emploie plus de 1.500 personnes en Europe et en Amérique latine et a généré un chiffre d’affaires de 213 millions et un Ebitda de 100 millions d’euros en 2017. KKR était entré au capital de Saba via deux opérations réalisées en 2011 et 2012.
Le fonds immobilier ouvert paneuropéen Encore+, détenu par LaSalle Investments Management (LaSalle) et Aviva Investors, a acquis un portefeuille de trois actifs en pleine propriété à Madrid dans le cadre d’une opération de « sale and lease back », a-t-il annoncé ce 30 juillet. Ces actifs sont occupés par la chaîne de distribution Makro, filiale du groupe allemande Metro, en vertu d’un bail de 15 ans ferme. Ce portefeuille comprend des entrepôts de vente en gros et du bureau. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué.Fin mai 2018, LaSalle a conclu un accord avec Aviva Investors en vue d’acquérir la pleine propriété de la gestion d’Encore+, y compris les droits et responsabilités en tant que gestionnaire de fonds. « Cet accord devrait être finalisé avant la fin de l’année », indique LaSalle dans un communiqué. Le fonds est géré et dirigé conjointement par les deux sociétés depuis 11 ans. LaSalle deviendra le seul gestionnaire d’Encore+ et David Ironside deviendra le gérant du fonds. Le fonds Encore+ a une valeur d’actifs brute de 1,7 milliard d’euros.
Alors que le fabricant japonais de consoles Nintendo poursuit son redressement, le hedge fund Melvin Capital Management a accumulé une position vendeuse sur 1,2 million d’actions, soit 0,8% des titres en circulation, pour un montant total de 375 millions de dollars, a révélé Bloomberg qui évoque un document remis au gendarme de la Bourse de Tokyo. Le fonds dirigé par Gabriel Plotkin, un ancien trader de SAC Capital Advisors, a ainsi constitué la plus importante position à la baisse contre la société nippone depuis 2013, selon des données de Bloomberg. Près de 7% du volume d’échange quotidien sur le titre Nintendo serait lié au parie à la baisse de Melvin Capital Management, ce qui devrait accentuer l’étrange chute de l’action depuis mai. L’action Nintendo a en effet perdu 27% depuis son pic du mois de mai, à la grande surprise des investisseurs.
L’accélération de la hausse des salaires et une économie plus résistante que prévu devraient conduire la Banque d'Angleterre à relever ses taux de 25 pb jeudi.
Le groupe bancaire BNP Paribas a annoncé lundi qu’il allait de nouveau réduire sa participation dans First Hawaiian de 48,8% à 33% environ, au moyen d’une offre secondaire d’actions ordinaires de la banque américaine. L’offre secondaire porte sur 20 millions d’actions First Hawaiian, vendues par une filiale de BNP Paribas, au prix unitaire de 27,90 dollars. Ce montant valorise l’offre totale à 558 millions de dollars. Parallèlement, First Hawaiian rachètera directement, auprès de cette filiale, des actions pour 50 millions de dollars. L’opération, qui devrait être bouclée le 1er août, comprend une option de surallocation sur 3 millions de titres. Si elle est exercée en totalité, la participation de BNP Paribas sera réduite à 31%. Cette cession de titres entraînera une perte de contrôle de First Hawaiian. BNP Paribas anticipe par ailleurs un effet «positif d’au moins 10 points de base sur son ratio CET1 au 30 septembre 2018». BNP Paribas publie ses résultats du deuxième trimestre demain mercredi.
L’agence a émis 6 milliards de dollars de titres indexés sur le substitut du Libor, après l’introduction de contrats futures et un premier contrat de swap.
Le gestionnaire d’actifs immobilier Axa Investment Managers – Real Assets (Axa IM – Real Assets) a annoncé, ce 27 juillet, l’acquisition, pour le compte de ses clients, d’une participation majoritaire significative dans la galerie commerciale « 8Gallery » à Turin, en Italie, pour 105 millions d’euros. La transaction a été réalisée dans le cadre d’une coentreprise avec Pradera, spécialiste de l’immobilier « retail » et gestionnaire de fonds. Localisée dans le complexe Lingotto, la « 8Gallery » développe une superficie de 23.300m² sur deux étages, avec 4.000 places de parking.
Le gestionnaire d’actifs immobiliers Generali Real Estate a annoncé, le 25 juillet, l’acquisition pour le compte de deux filiales du groupe Generali, de deux nouveaux actifs à Paris et Bruxelles auprès de GLL Real Estate Partners, un gestionnaire d’actifs immobiliers allemands. A Paris, Generali Real Estate a ainsi acquis Atrium Bercy, un immeuble de bureaux qui couvre 11.500 m². Il est entièrement loué par le Ministère français des Finances. A Bruxelles, Generali Real Estate s’est porté acquéreur du Montoyer 47, un immeuble mixte (bureaux et commerces) qui a été entièrement rénové en 2006. Cet actif développe 8.900 m².
Coup de froid sur le marché français de la gestion d’actifs. Au cours du mois de mai 2018, les organismes de placements collectifs (OPC) de droit français ont subi une décollecte nette de 12,7 milliards d’euros, après une collecte nette de 12,1 en avril, selon des données publiées par l’Association française de la gestion financière (AFG). Depuis le début de l’année, la collecte nette s’établit désormais à 32,6 milliards d’euros.Au cours du mois de mai, toutes les classes d’actifs ont terminé un territoire négatif. La palme de la décollecte nette revient aux fonds monétaires, qui ont enregistré 9,8 milliards d’euros de sorties nettes. Suivent les fonds actions, qui affichent 1,4 milliard d’euros de rachats nets. La décollecte nette ressort à 600 millions d’euros à la fois pour les fonds à formule et les fonds diversifiés. Enfin, les fonds obligations ont terminé le mois de mai sur 300 millions d’euros de sorties nettes.A fin mai 2018, les encours totaux des OPC de droit français ressortent à 1.931,7 milliards d’euros, en repli de 12,1 milliards d’euros par rapport à avril mais en hausse de 2,6 milliards d’euros depuis le début de l’année.
Digit RE Group a annoncé, ce 27 juillet, que ses actionnaires sont entrés en négociation exclusive avec le groupe LFPI, un gestionnaire d’actifs alternatifs indépendant, en vue de la cession de la majorité de son capital. Créé en janvier 2016 sous l’impulsion d’Artémis, la holding patrimoniale de la famille Pinault, Digit RE Group se présente comme le leader des réseaux de conseillers en immobilier indépendants en France, et accompagne les enseignes Capifrance, Optimhome, Refleximmo, Immobilier-Neuf, Drimki, Coworkimmo et Dili. « Cette évolution actionnariale de Digit RE Goup s’inscrirait dans la continuité du plan stratégique du groupe tout en renforçant ses ambitions de développement », indique Digit RE Group dans un communiqué. La réalisation de l’opération, dont le montant n’a pas été divulgué, pourrait intervenir avant la fin de l’année.
La société d’investissement Wendel a annoncé, ce 27 juillet, avoir reçu une offre ferme de l’américain Aptar Group en vue d’acquérir la totalité du capital de CSP Technologies, spécialisé dans les solutions polymériques et les spécialités d’emballage de protection, pour une valeur d’entreprise de 555 millions de dollars. Ce montant représente 13 fois l’Ebitda ajusté, précise Wendel dans un communiqué. « Compte tenu de la qualité de l’offre, Wendel est entrée en période d’exclusivité avec Aptar Group afin de concrétiser l’opération qui devrait se finaliser au quatrième trimestre 2018, sous réserve de l’obtention des autorisations réglementaires et légales », ajoute la société d’investissement.En janvier 2015, Wendel avait investi 199 millions de dollars de fonds propres dans CSP, et a par la suite réinvesti 29 millions de dollars afin de financer l’acquisition de Maxwell Chase en mars 2016. « Sur la base de cette offre, Wendel devrait recevoir 345 millions de dollars nets, valorisant ainsi CSP environ 140 millions de dollars de plus que sa valorisation dans l’ANR de Wendel du 2 mai 2018 », indique la société.Aptar Group se présente comme le leader mondial dans l’industrie des systèmes de distribution (emballages, bouchons, sprays, flacons, etc.), notamment pour les secteurs cosmétique et alimentaire.
La firme américaine de capital-investissement KKR a annoncé, le 27 juillet, la création d’une coentreprise avec Urban Exposure, un spécialiste britannique du financement d’immobilier résidentiel, afin de se concentrer sur le financement de logement au Royaume-Uni. Cette « joint-venture » sera initialement lancée avec 165 millions de livres. La coentreprise reposera sur l’expertise d’Urban Exposure en matière d’origination, d’exécution et de gestion des prêts sur le marché résidentiel britannique.
Le gestionnaire de fonds britannique Guinness a réalisé une étude sur les gérants d’actifs «pure players» cotés en Bourse qui ont le plus profité ou le moins profité de la hausse des marchés actions et obligataires depuis la fin de la crise financière. Ce classement, établi sur cinq ans, (2012 à 2017) montre ainsi que le grand gagnant est l’australien Magellan, suivi de KKR, Apollo, Anima et Eaton Vance.Les perdants sont les américains Manning & Napier et Wadell & Reed suivis de Ashmore, Franklin Templeton et Federated Investors.Guinnesss, qui sélectionne les gérants dans un de ses fonds, entend par «pure player», des sociétés de gestion qui ne sont ni détenues par des hedge funds ou du private equity, ni filiales de groupes bancaires ou d’assurances. Dans son étude il montre que la performance à trois ans des fonds a une «corrélation raisonnable» avec la croissance de la collecte chez les gérants.
Malgré la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine et les tensions monétaires entre les deux pays, les investisseurs sont revenus sur les fonds actions américaines. Ces derniers ont été les seuls à enregistrer une collecte nette positive dans les grandes zones géographiques sur la semaine se terminant au 25 juillet, montre l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch Global Research. Ainsi, la collecte nette sur les fonds actions s’est élevée à 1,7 milliard de dollars (1,5 milliard d’euros) alors que les fonds actions américaines ont attiré 4,2 milliards de dollars.Pour les auteurs de l'étude, pas de doute, la guerre commerciale se poursuivra puisque cela fait plusieurs années déjà que la Chine et les États-Unis font la course au leadership technologique mondial ainsi qu'à la domination géopolitique et militaire. «Mais être long sur les BRIC (Russie, Brésil, Inde, Chine) et court sur les FAANG (Facebook, Apple, Amazon, Netflix et Google) ressemblerait à un bon renversement des trades au troisième trimestre», assurent les chercheurs.Les fonds en actions européennes ont connu une vingtième semaine d’affilée de rachats (-500 millions de dollars) tandis que ceux dédiés aux actions japonaises ont subi des rachats de l’ordre de 1,3 milliard de dollars et les fonds en actions émergentes de 600 millions de dollars (soit la dixième semaine d’affilée de rachats).Les fonds obligataires attirent davantage les investisseurs, avec une collecte nette de 4,2 milliards de dollars sur la semaine. Les fonds investis en Investment Grade restent les favoris (+2,3 milliards de dollars) suivis par ceux en obligations du Trésor (+1,1 milliard).Les fonds dédiés à l’or, qui avaient enregistré leurs plus importantes sorties depuis décembre 2016 la semaine dernière, ont engrangé de faibles souscriptions nettes (+35 millions de dollars).
Le pétrolier britannique s’offre les actifs américains de schiste de BHP pour 10,5 milliards de dollars. Ce dernier les avait acquis pour 20 milliards en 2011.
La réforme fiscale de Donald Trump, qui a abaissé en début d’année les taux d’imposition des entreprises américaines, a plombé les investissements directs étrangers (IDE) à travers le monde au premier trimestre, les groupes américains rapatriant massivement leurs bénéfices, a indiqué vendredi l’OCDE. Les investissements directs étrangers ont plongé de 242 milliards de dollars au dernier trimestre 2017 à 136 milliards lors des trois premiers mois de cette année, soit près de la moitié, a précisé une étude de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE).
La confiance des ménages aux Etats-Unis est restée quasiment stable en juillet, selon l’enquête de l’Université du Michigan parue vendredi, encouragée par les bons chiffres de l’emploi, malgré les inquiétudes liées à l’entrée en vigueur de nouveaux droits de douane sur les produits importés. L’indice de confiance définitif de l’Université du Michigan est remonté à 97,9 en fin de mois après une estimation préliminaire de 97,1 au début juillet. L’indice avait atteint 98,2 en juin et 98 en mai.
Les ministres de l’Agriculture des pays du G20, réunis à Buenos Aires en Argentine, se sont déclarés samedi préoccupés par le recours de plus en plus fréquent à des mesures de protectionnisme incompatibles avec les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Les ministres, parmi lesquels ceux des Etats-Unis et de la Chine, ont dans un communiqué commun affirmé leur volonté de ne pas dresser des «obstacles inutiles» au commerce et souligné les droits et les obligations découlant des accords conclus dans le cadre de l’OMC.
La Maison Blanche laissera le gouvernement fédéral suspendre ses activités en octobre si les démocrates refusent de soutenir la réforme de législation encadrant l’immigration aux Etats-Unis et de financer la construction d’un mur le long de la frontière mexicaine, a prévenu hier sur Twitter Donald Trump. «Je serais disposé à «fermer» le gouvernement si les Démocrates ne nous donnent pas les voix pour la sécurité aux frontières, qui inclut le Mur ! Il faut se débarrasser de la loterie (...) et aller vers un système d’immigration fondé sur le MERITE !», a écrit le président américain sur Twitter.
Le décrochage de la monnaie iranienne s’est poursuivi dimanche, le rial touchant un nouveau point bas historique et franchissant le seuil des 100.000 pour un dollar alors que le pays s’apprête à subir à partir du 7 août la restauration de sanctions économiques américaines. Dimanche, le rial a plongé à 111.500 pour un dollar sur le marché officieux des devises alors qu’il s'échangeait samedi à 97.500 pour un dollar, selon des données collectées par le site Bonbast.com.
Un référendum sur la sortie de la zone euro ne figure pas dans le contrat de gouvernement italien et n’est pas à l’ordre du jour, a déclaré le vice-président du Conseil italien et dirigeant du Mouvement 5 Etoiles (M5S), Luigi Di Maio dans un entretien accordé au Corriere della Sera hier. Même si le gouvernement est «sensible» à l’idée d’organiser un référendum sur une sortie de la zone euro, il «n’entend pas poursuivre (ce projet)», a-t-il déclaré au quotidien italien.
Les prévisionnistes interrogés par la Banque centrale européenne (BCE) ont relevé leurs prévisions d’inflation dans la zone euro pour 2018 et 2019, mais ont abaissé leur estimation de la croissance pour ces deux années, a annoncé vendredi la BCE. Selon l’enquête trimestrielle de la BCE, ces prévisionnistes prévoient maintenant un taux d’inflation de 1,7% pour 2018, 2019 et 2020. Ils tablaient au mois d’avril sur une inflation de 1,5% en 2018, 1,6% en 2019 et 1,7% l’année suivante. Concernant la croissance, leurs prévisions ont été abaissées de 2,4% à 2,2% pour 2018 et de 2% à 1,9% en 2019. Les prévisionnistes ont maintenu leur prévision d’une croissance de 1,6% dans la zone euro en 2020.