Les investisseurs ont massivement suivi l'émission de dette lancée ce matin par le Trésor italien, au moment où les discussions sur la préparation du budget ravivent les tensions. L’Italie a vendu un montant total de 7,75 milliards d’euros, divisé en quatre souches, deux à taux fixes et deux à taux variables. Les analystes d’UniCredit soulignent notamment que le ratio de couverture pour l’obligation à 5 ans était de 2,12, soit le niveau le plus élevé depuis de nombreuses années. La taille de la souche à 5 ans est de près de 4 milliards d’euros mais elle n’a pas pesé sur les rendements du marché secondaire. En milieu de journée, les taux à 5 ans italiens augmentent de 1,1 point de base à 2,402%.
Un vent de fronde semble souffler sur l’Europe. Les réactions face aux abus de position dominante américains se multiplient, attisées par les excès du président Trump. En plus des tentatives de coup d’arrêt à l’hégémonie des Gafa, on a vu quelques tentatives de contournement de l’embargo imposé par les Etats-Unis sur l’Iran. Certes, aucune entreprise n’ose s’y opposer, pas même la BEI, mais au moins la loi de blocage qui prévoit de dédommager les entités européennes soumises à des sanctions américaines est-elle à présent adoptée. Et voilà que le ministre allemand des affaires étrangères, Heiko Maas, relance l’idée d’un système Swift européen, indépendant du dollar, l’outil principal de notre sujétion. Tous les espoirs sont permis, sans compter que le Brexit ne pourra que faciliter l’action au-delà des gesticulations !
Innovation. La Banque mondiale a placé le 23 août la toute première obligation cotée créée et gérée sur la blockchain pour un montant de 100 millions de dollars australiens (63 millions d’euros). Le titre, baptisé Bondi pour Blockchain Operated New Debt Instrument et faisant référence à la plus célèbre plage d’Australie, offre un rendement de 2,251% et arrive à échéance en 2020. L’opération constitue une première étape visant à tester la façon dont la blockchain peut améliorer les pratiques historiques du marché obligataire. Plus tôt dans l’année, le groupe de télécoms russe MTS avait revendiqué la première émission obligataire au monde basée sur la blockchain, mais il s’agissait d’un placement privé.
Le pourcentage des grandes sociétés de gestion interrogées par le broker Liquidnet qui font leurs préparatifs en vue d’un « hard Brexit ». Même si la moitié croient à la possibilité d’une issue consensuelle des négociations, 83% ont mis en place un plan théorique. Seules 49% sont passées à l’action. Beaucoup continuent à fonder leur stratégie sur le maintien du principe de délégation. Elles anticipent peu de délocaliser leur desk de trading malgré l’apparition des problèmes potentiels liés à l’exécution.
La couronne suédoise est tombée à son plus-bas depuis 2009 contre euro, avant les élections du 9 septembre, sous la menace d’une percée de l’extrême droite.
La croissance de l’économie américaine au deuxième trimestre a été relevée à 4,2% en rythme annualisé, au plus haut depuis près de quatre ans, contre 4,1% en première estimation, selon une deuxième estimation publiée hier par le département du Commerce. Cette révision, supérieure aux attentes des économistes, s’explique principalement par une hausse des investissements des entreprises en logiciels plus importante qu’initialement annoncé et par un recul des importations, notamment de pétrole. Par rapport au deuxième trimestre 2017, le produit intérieur brut américain affiche une progression de 2,9%, contre 2,8% en première estimation.
Les mises en chantier de logements en France se sont repliées de 1,3% sur les trois mois à fin juillet, après avoir chuté de 7,7% au deuxième trimestre, selon les données corrigées des jours ouvrables et des variations saisonnières publiées hier par le ministère de la Cohésion des territoires. La baisse provient de la construction de logements individuels (-4,1%, après -3,0%) alors que les mises en chantier se sont redressées dans les logements collectifs (+0,8%, après -10,9%). Sur les douze mois à fin juillet, 421.400 logements ont été mis en chantier en France, contre 407.400 un an plus tôt, soit une hausse de 3,4%. Mais les permis de construire ont reculé de 4,5%, à 474.800, au plus bas depuis février 2017.
Berlin soutiendrait la candidature de Sharon Donnery, vice-gouverneure de la Banque centrale d’Irlande, pour la présidence de l’organisme chargé de la supervision des banques européennes, rapportait hier Reuters citant une source au fait des discussions. Le président de l’Autorité française des marchés financiers, Robert Ophèle, a aussi fait acte de candidature pour succéder à Danièle Nouy, qui quittera ses fonctions à la fin de l’année au terme d’un mandat de cinq ans consacré à la mise en place du Mécanisme de supervision unique (MSU), dont elle a été la première dirigeante.
Taxer les produits industriels trop salés sur le modèle de la «taxe soda» visant les boissons sucrées : telle pourrait être la préconisation d’un rapport parlementaire attendu fin septembre, selon des premiers éléments révélés hier. Fruit du travail de la vingtaine de députés de la Commission d’enquête sur l’alimentation industrielle, créée en mars, le document pourrait inciter par la loi les fabricants à revoir leurs recettes pour préserver la santé des consommateurs.
La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, s’est dite «encouragée» par les progrès réalisés au cours des négociations avec les Etats-Unis sur la révision du traité de libre-échange nord-américain (Aléna) hier à Washington. «Je continue à être encouragée par les bonnes conversations que nous avons et les progrès que nous réalisons», a-t-elle déclaré à l’issue d’une séance de négociations au siège des services du Représentant américain au commerce, Robert Lighthizer.
Le président russe, Vladimir Poutine, a proposé hier, lors d’une rare adresse télévisée à la nation, un assouplissement de la très impopulaire réforme des retraites, dont l’annonce avait provoqué des manifestations et une chute de sa cote de popularité. Vladimir Poutine a notamment proposé d’augmenter l’âge de départ pour les femmes à 60 ans (au lieu de 63 dans le texte initial), arguant qu’il serait «incorrect» de faire autrement. L’augmentation de l’âge de départ à la retraite pour les hommes reste inchangée, à 65 ans.
La livre sterling a rebondi après les propos de Michel Barnier, négociateur en chef de la Commission européenne pour le Brexit, qui s’est dit prêt à proposer au Royaume-Uni un type d’accord commercial jamais soumis jusqu'à présent à un pays tiers. La livre s’est alors approchée de 1,30 dollar, et l’euro, de 0,90 livre. «Les opérateurs l’ont pris comme un signe qu’un accord entre les deux parties est désormais bien plus probable», indique David Madden, analyste de marché chez CMC Markets.
Le Sénat américain a confirmé mardi la nomination de Richard Clarida, économiste à l’université de Columbia, au poste de vice-président de la Réserve fédérale (Fed), qui était vacant depuis le mois d’octobre 2017 à la suite de la démission de Stanley Fischer. Richard Clarida est conseiller stratégique mondial du gestionnaire de fonds Pimco. Il enseigne depuis 1988 l’économie à l’université de Columbia, où il a été directeur de département pendant quatre ans. L’économiste a également été secrétaire adjoint au Trésor sous George W. Bush, de 2002 à 2003.
L’intégration de Westfield pèse sur le coût de la dette mais les synergies de coûts ont déjà dépassé les prévisions. La foncière confirme ses prévisions.
Le fabricant de pneumatiques Michelin a annoncé hier avoir placé une émission obligataire d’un montant total de 2,5 milliards d’euros en trois tranches, à maturité sept ans, douze ans et vingt ans respectivement. Michelin a levé 750 millions d’euros à sept ans, à un taux de 43 points au-dessus du mid-swap. Le groupe a levé 1 milliard d’euros au taux de 73 points au-dessus du mid-swap à douze ans, tandis que sur l’échéance la plus longue, vingt ans, Michelin a levé 750 millions d’euros à 110 points au-dessus du mid-swap.
Brown-Forman, le propriétaire du whiskey Jack Daniel, a chiffré hier à six cents par action l’impact des tarifs douaniers sur son bénéfice par action annuel. Le groupe ne relèvera pas ses prix dans l’immédiat pour compenser cet effet mais compte le faire plus tard dans l’année, a déclaré la directrice financière, Jane Morreau, à l’occasion de la publication des résultats trimestriels. L’Union européenne, la Chine, le Mexique et le Canada ont imposé des droits de douane allant de 10 à 25% sur le whiskey et le bourbon en riposte à la décision des Etats-Unis de taxer leurs importations d’acier et d’aluminium.
Le constructeur chinois de voitures électriques NIO, qui se présente comme un concurrent émergent de Tesla, compte s’introduire à la Bourse de New York dans environ deux semaines. Dans le cadre de cette opération, NIO propose 160 millions de certificats de dépôt américains (ADR) dans une fourchette de prix de 6,25 à 8,25 dollars. L’entreprise pourrait ainsi être valorisée jusqu'à 8,5 milliards de dollars. Dans le haut de la fourchette de prix fournie, cette IPO rapporterait à NIO un produit brut de 1,32 milliard de dollars.
L’agence de notation Moody’s a annoncé hier avoir renoncé à noter la société de coworking WeWork. Moody’s a décidé de retirer ses notes du fait d’«informations insuffisantes ou inadéquates». L’agence de notation avait décerné une note B3 au groupe et Caa1 à son obligation senior non garantie.
Le conseil d’administration de Steinhoff va se réunir dans les deux jours qui viennent pour discuter de la vente d’actifs supplémentaires pour accroître le flux de trésorerie du groupe d’ameublement sud-africain et réduire sa dette, a déclaré sa présidente, Heather Sonn, hier devant un comité parlementaire sud-africain. Heather Sonn a ajouté que l’enquête menée par le cabinet d’expertise comptable PwC devrait être achevée avant la fin de l’année. Selon la rumeur, la chaîne de vêtements Pepco fait partie des prochains noms sur la liste des actifs à vendre.
L’Argentine a demandé un déblocage anticipé du programme de financement de 50 milliards de dollars (43 milliards d’euros) négocié avec le Fonds monétaire international (FMI), a déclaré hier le président argentin, Mauricio Macri, lors d’une allocution télévisée, une initiative destinée à enrayer la crise de la devise argentine. L’annonce télévisée a toutefois eu l’effet inverse et accentué la chute de la devise, qui a terminé la journée en chute de 7,62%, sa plus forte baisse depuis mai, pour terminer à un nouveau point bas historique, à 34,1 pesos pour un dollar. Le peso a perdu plus de 45% de sa valeur depuis le début de l’année. Les investisseurs craignent que l’Argentine, aux prises avec une inflation élevée, un affaiblissement de son économie et les conséquences des turbulences sur les marchés émergents, ne parvienne pas à honorer ses engagements sur sa dette en dollar en 2019. La Banque centrale argentine a vendu, ces deux derniers jours, pour 500 millions de dollars pour soutenir sa devise.
Le conseil d’administration de Steinhoff va se réunir dans les deux jours qui viennent pour discuter de la vente d’actifs supplémentaires pour accroître le flux de trésorerie du groupe d’ameublement sud-africain et réduire sa dette, a déclaré sa présidente Heather Sonn ce matin devant un comité parlementaire sud-africain. Les banques «nous ont donné trois ans, jusqu’en 2021, pour décider, de manière réfléchie, des actifs que nous vendrons et comment réduire la dette. Il est entendu que les actifs conservés devront être capables de produire un flux de trésorerie et assurer les charges de la dette restante», a-t-elle précisé.
La croissance de l'économie américaine au deuxième trimestre a été relevée à 4,2% en rythme annualisé, au plus haut depuis près de quatre ans, contre 4,1% en première estimation, selon une deuxième estimation publiée mercredi par le département du Commerce. Cette révision, supérieure aux attentes des économistes, s’explique principalement par une hausse des investissements des entreprises en logiciels plus importante qu’initialement annoncée et par un recul des importations, notamment de pétrole.
Taxer les produits industriels trop salés sur le modèle de la «taxe soda» visant les boissons sucrées : telle pourrait être la préconisation d’un rapport parlementaire attendu fin septembre, selon des premiers éléments révélés mercredi. Fruit du travail de la vingtaine de députés de la Commission d’enquête sur l’alimentation industrielle, créée en mars, le document pourrait inciter par la loi les fabricants à revoir leurs recettes pour préserver la santé des consommateurs.
L’Argentine demande un déblocage anticipé du programme de financement de 50 milliards de dollars (43 milliards d’euros) négocié avec le Fonds monétaire international (FMI), a déclaré mercredi le président argentin Mauricio Macri lors d’une allocution télévisée, une initiative destinée à enrayer la crise de la devise argentine.
Premiers résultats prometteurs pour la première foncière européenne, depuis l’acquisition de l’australien Westfield pour 25 milliards de dollars. Intégrant Westfield sur le seul mois de juin, Unibail-Rodamco-Westfield (URW) enregistre une hausse de 7,3% de son résultat net récurrent par action, son indicateur clé, à 6,61 euros. Un résultat au-delà de l’objectif annuel de 6 à 7% donné en début d’année, mais le premier semestre sera meilleur que le second prévient le groupe.