Aramco bat tous les records du marché de la dette émergente
Jamais une émission obligataire de l’univers des pays émergents n’avait suscité une telle demande. Le carnet d’ordres pour les obligations Saudi Aramco a atteint 100 milliards de dollars (89 milliards d’euros), au-dessus des 67 milliards qu’avait réuni l’Arabie Saoudite, l’actionnaire d’Aramco, pour son émission inaugurale de 2016. Le carnet d’ordres est également supérieur au record de demande de 69 milliards de dollars réalisé par l’Argentine en 2016 également.
Au final, avec une telle demande, Aramco a levé 12 milliards de dollars, 2 milliards de plus que prévu. L'émission est divisée en cinq tranches, avec des maturités de 3, 5, 10, 20 et 30 ans. Les rendements des différentes tranches ont été fixés en-dessous des indications de prix proposées aux investisseurs. Signe de l’attractivité du dossier : « les rendements totaux des obligations d’Aramco sont environ 20 points de base inférieurs à ceux de la dette de l’Arabie Saoudite », souligne une source proche du dossier. Selon celle-ci, 3.000 investisseurs venus de tous les continents ont passé des ordres, convaincus par le profil financier du premier producteur mondial de pétrole.
Cette émission obligataire marque une première étape dans le processus de déploiement d’Aramco sur les marchés financiers. Interrogée à plusieurs reprises lors des rencontres avec les investisseurs sur le projet d’introduction en Bourse, la direction du premier groupe pétrolier mondial a répété que la décision revenait au royaume d’Arabie Saoudite, tout en indiquant que l’horizon le plus probable pour une IPO est 2021.
L'émission obligataire d’Aramco était dirigée par Citi, Goldman Sachs, HSBC, JPMorgan, Morgan Stanley et NCB.
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