Altares veut fluidifier le financement des entreprises grâce aux données
Selon la dernière vague du baromètre sur le financement et l’accès au crédit des PME établi pour KPMG et la CGPME, sept entreprises sur dix disent faire l’objet d’au moins une mesure de durcissement d’accès au crédit de la part de leur banque. Outre des taux élevés et l’octroi d’un montant plus faible que celui demandé, les chefs d’entreprise citent également des demandes de garanties supplémentaires. Face à ce constat et fort de sa connaissance des entreprises, Altares prépare le lancement d’ici à deux mois d’un guichet unique de financement pour les TPE/PME.
Baptisée Liberfi, cette plate-forme 100% digitale vise à faire se rencontrer les emprunteurs et les financeurs, qu’ils soient réseaux bancaires, sociétés d’affacturage ou de financement participatif, en tirant parti des capacités d’Altares dans le traitement des données sur les entreprises. Avec à la clé, «un gain de temps permettant une mise en adéquation beaucoup plus rapide de l’entreprise avec le financeur», explique Yohan Wasmes Benqué, directeur business development d’Altares, qui estime qu’un emprunteur a huit chances sur dix d’obtenir un crédit grâce à ce système.
En fluidifiant les relations, le dispositif vise aussi à supprimer l’autocensure des chefs d’entreprise qui touche quelque 2% des TPE-PME en France, soit 64.000 entreprises.
«L’outil va également permettre aux banques traditionnelles de tester de manière précise leurs nouvelles offres sur une plate-forme digitale et de dynamiser leurs réseaux de distribution dans une logique de temps forts», ajoute-t-il. Deux grandes banques françaises participent déjà au dispositif aux côtés de fintech comme Finexkap, une plate-forme digitale de cession de créances. «Notre volonté est d’impacter le marché des PME avec les datas», rappelle Laurence Augoyard, PDG d’Altares.
C’est pourquoi la société, propriété d’Ardian, multiplie les initiatives. Elle annonce le lancement de Powerlinx, un réseau mondial de mise en relation des entreprises, développé par des anciens de Dun & Bradstreet, et qui se base sur l’analyse sémantique et l’intelligence artificielle. Objectif : aider les PME françaises à bâtir des ponts vers l’international.
Enfin Altares s’attaque au marché des formalités administratives (Adminiz.fr) ou encore au scoring et à la labellisation des plates-formes de commerce en ligne (Let it Buy).
Plus d'articles du même thème
-
Le private equity fait son entrée sur le marché boursier indien
Gaja Alternative Asset Management, premier gérant d’actifs alternatifs à être coté en Inde, entend profiter de l’essor des marchés privés et de la montée en puissance du segment mid-market. -
Le spectre des entreprises «zombies» s’étend dans le private equity
Aux Etats-Unis, plus de 860 milliards de dollars de valeur nette d’actifs sont logés dans des fonds âgés de plus de sept ans. Près de 20% des participations dépassent leur fenêtre de détention traditionnelle. -
Alibaba place 8,75 milliards d’euros pour financer sa course à l'IA
Le groupe chinois a fixé le prix de son placement de 710 millions d'actions nouvelles, la plus importante opération de ce type jamais réalisée sur la place hongkongaise. Le règlement est attendu mercredi.
ETF à la Une
Les ETF actifs engrangent plus de 89 milliards de dollars de collecte en juillet
- Les émissions d’obligations d'entreprises reprennent de plus belle
- Les marges de Renault pourraient continuer à souffrir en 2027
- Shein s’apprête à des débuts en Bourse plus modestes qu’attendu
- Stéphanie Besnier, directrice financière d'OVHcloud, annonce son départ
- L'été a donné un coup de chaud aux entreprises
Contenu de nos partenaires
-
Un jour, mon fils, tout ceci sera à toiLa taxation de l'héritage, une impasse française
Pour financer la baisse des prélèvements sur le travail, la gauche relance l'idée d'alourdir la taxation des gros héritages, avec des espoirs de rendement probablement surestimés. La droite, elle, reste insensible à l'augmentation du patrimoine hérité et refuse toute hausse de la fiscalité -
CompétitivitéMario Draghi de retour pour secourir une Europe « faible »
Deux ans après son rapport sur la compétitivité européenne, l’ex-patron de la BCE lance un club appelant à des mesures urgentes -
Coulisses« C’était long, long, long » : face aux économistes, les sherpas des candidats à la présidentielle déçoivent
Après avoir passé deux heures avec les conseillers économiques des candidats à la présidentielle, les économistes restent sur leur faim