Exor, holding de la famille Agnelli, et Covéa ont annoncé jeudi par communiqué avoir signé un accord définitif de cession portant sur le rachat de PartnerRe par Covéa. Le groupe d’assurance mutualiste déboursera 9 milliards de dollars (7,8 milliards d’euros) en numéraire au moment de la clôture de l’opération pour s’offrir le réassureur. «Cette opération avec Covéa renforcera le développement de PartnerRe en tant que société de premier plan sur le marché de la réassurance, avec la consolidation de sa capacité financière», commente le communiqué. Du côté de Covéa, elle lui permet de se diversifier en aval en devenant le 9e réassureur mondial, et à l’international, où il devrait réaliser 25% de son activité. Sous réserve de l’obtention préalable des autorisations des autorités réglementaires et de la concurrence compétentes, l’opération devrait être finalisée d’ici la moitié de l’année 2022, ont précisé les deux groupes.
Comme annoncé fin octobre, la Banque Postale a indiqué jeudi avoir acquis la participation de 16,1% détene par le groupe BPCE dans CNP Assurances, pour 2,4 milliards d’euros. L’acquisition a été réalisée au prix de 21,90 euros par action (dividende attaché), précise le communiqué. A la suite de cette acquisition, la participation de La Banque Postale dans CNP Assurances est désormais de 78,9%. A la suite de l’acquisition du bloc de BPCE et sous réserve de l’obtention des autorisations de régulation nécessaires, La Banque Postale prévoit de déposer auprès de l’Autorité des marchés financiers au premier semestre 2022 une offre publique d’achat simplifiée sur les 21,1% du capital de CNP Assurances qu’elle ne détient pas.
L'ex-patron de Danone prend la tête de l'International Sustainability Standards Board, l'organisation internationale chargée d'élaborer les normes extra-financières.
HSBC et IBM ont conçu et testé une solution capable d’effectuer un règlement de titres, de devises étrangères et de monnaie digitale de banque centrale en rendant interopérables différents registres blockchain, indiquent-ils dans un communiqué. Ils ont annoncé jeudi le test réussi d’une capacité avancée de règlement via des tokens et des wallets numériques entre deux monnaies numériques de banques centrales (CBDC) dans un environnement de cloud hybride. L’expérience a permis de tester avec succès un cycle de vie transactionnel de bout en bout couvrant les CBDC (émission et attribution), les eBonds (règlement-livraison à travers l'émission primaire, le marché secondaire et les paiements de coupons), et les devises étrangères (tarification et paiement contre règlement), indiquent-ils.
La cour d’appel a rendu le 2 décembre un jugement annulant une amende de 385 millions d’euros infligée aux banques en 2010 dans le dossier de l'image-chèque.
La cour d’appel de Paris prend son temps. Alors qu’elle devait rendre ce jeudi matin son délibéré sur l’appel d’Elliott contre la sanction de l’Autorité des marchés financiers, elle vient de repousser l’échéance au 24 février 2022. Signe de la sensibilité et de la complexité de ce dossier qui devrait faire jurisprudence. Pour la première fois, la cour rendra une décision sur les obligations déclaratives pour les produits dérivés.
Vontobel a annoncé ce 16 décembre la signature d’un accord en vue de racheter UBS Swiss Financial Advisers AG (SFA), une filiale du groupe bancaire UBS, basée à Zurich. Vontobel compte fusionner SFA avec son activité de conseil existante, Vontobel Swiss Wealth Advisors (VSWA) dont elle précise être parmi les leaders en Suisse du conseil en gestion de fortune dédié à la clientèle américaine et canadienne. « Les préparations pour cette fusion commenceront après le bouclage de l’opération attendu pour le troisième trimestre 2022 », précise un communiqué.
La Securities and Exchange Commission (SEC) a publié mercredi une série de propositions, notamment des mesures visant à renforcer les fonds monétaires, rapporte le Wall Street Journal. Les nouvelles règles applicables aux fonds monétaires visent à prévenir les épisodes survenus lors des deux dernières récessions, en 2008 et en 2020, lorsque la Federal Reserve a été contrainte de soutenir ces fonds après qu’ils ont été frappés par une vague de rachats qui a provoqué le blocage des marchés du crédit. Les changements proposés par la SEC prévoient une mesure appelée «swing pricing» qui, selon BlackRock et Federated Hermes, pourrait détruire la partie du secteur qui détient des dettes d’entreprise à court terme et s’adresse aux investisseurs institutionnels. La mesure exigerait que ces fonds adoptent des politiques d’ajustement du prix de leurs actions par un «facteur de swing» les jours où ils enregistrent des rachats nets. Ce facteur serait déterminé par les coûts de transaction et l’impact sur le marché de la vente d’une partie du portefeuille du fonds. L’objectif est de protéger les investisseurs qui restent dans le fonds contre la dilution générée par les investisseurs qui rachètent leurs parts, selon Gary Gensler, le président de la SEC. Le moment choisi par la SEC a pris les gestionnaires de fonds monétaires au dépourvu, a déclaré John Tobin, responsable des investissements chez Dreyfus Cash Investment Strategies, qui gère 350 milliards de dollars de fonds monétaires. Beaucoup ne s’attendaient pas à voir les nouvelles règles proposées avant le printemps prochain, a-t-il dit. La proposition de swing-pricing devrait provoquer une levée de boucliers du secteur, a déclaré John Tobin, dont l’entreprise est une filiale de Bank of New York Mellon. Il a déclaré que la règle créerait des défis opérationnels et pourrait encourager les investisseurs institutionnels à se retirer avant qu’un fonds n’exécute une décision de swing-price.
Harmonie. En pleine cinquième vague pandémique, la Fédération française de l’assurance (FFA) a annoncé le 7 décembre la signature d’un accord sur le télétravail avec la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC et l’Unsa. Cet accord de branche concerne 150.000 salariés dans 260 sociétés d’assurance qui ne sont pas couverts aujourd’hui par un accord d’entreprise. Conclu au terme de 10 mois de négociations, le texte vise à faciliter, sécuriser et développer de manière harmonieuse le télétravail, selon le communiqué de la FFA.
Arrivé en avril à la présidence de Credit Suisse, António Horta-Osório (photo) est censé changer la culture d’une maison éprouvée par divers scandales, dont une rocambolesque affaire d’espionnage. Le voilà à son tour pointé du doigt, pour avoir enfreint les nouvelles règles de quarantaine que la Suisse a mises en place à la suite de l’apparition du variant Omicron. Après un vol Londres-Zurich le 28 novembre, le dirigeant est reparti du pays le 1e décembre, alors qu’il aurait dû respecter 10 jours d’isolement à son domicile. Une regrettable erreur, a confessé le banquier d’origine portugaise, mais « involontaire ». Le journal suisse Blick n’est pas de cet avis : il affirme que le dirigeant aurait demandé en vain une dérogation aux autorités cantonales puis confédérales, avant de filer prendre son avion. Par inadvertance, sans doute.
Projections. Dans le cadre de son nouveau plan stratégique, UniCredit prévoit d’accroître de façon significative son bénéfice net, de plus de 3,3 milliards d’euros en 2021 à plus de 4,5 milliards d’euros en 2024, soit une croissance annuelle moyenne de 10 %. Le rendement des fonds propres devrait atteindre à cet horizon 10 %, contre 7 % en 2021. La banque italienne entend par ailleurs choyer ses actionnaires via 16 milliards d’euros de distribution, sous forme de rachats d’actions ou de dividendes d’ici à 2024. « UniCredit affiche un plan assez ambitieux en termes d’efficacité opérationnelle et de rentabilité », perçoit le bureau d’études Octo Finances. La banque entend par ailleurs simplifier son organisation avec notamment une segmentation en quatre régions (Italie, Allemagne, Europe centrale et Europe de l’Est).
Cocorico. Tir groupé des écoles de commerce françaises. Elles se taillent la part du lion dans le classement annuel des business schools réalisé par le Financial Times, qui intègre tous les types de cursus pour lesquels le quotidien financier a déjà publié des classements spécifiques : master en management, MBA et executive MBA. HEC conserve son trône devant la London Business School et l’Insead, qui à la différence des deux premières ne propose pas de cursus master. L’Essec pointe au 8e rang, l’Edhec au 10e et l’ESCP au 14e. Sur les 95 écoles recensées par le quotidien financier, on trouve 22 françaises et 19 britanniques, signe que le système éducatif supérieur au Royaume-Uni conserve ses attraits auprès des étudiants malgré le Brexit. L’Allemagne, où l’université publique domine, ne place que six établissements dans ce classement.
Près d’un cadre sur deux s’attend pour 2022 à une augmentation significative de sa rémunération, selon l’enquête annuelle Robert Walters. Les salaires sont redevenus leur critère numéro un de satisfaction cette année, note le cabinet de recrutement. « Conscients de leur pénurie sur le marché, les cadres ont inversé les rôles, prenant le pouvoir sur les entreprises qui rencontrent déjà des difficultés de recrutement », selon l’étude, d’où l’optimisme (80 %) des répondants. Dans la finance, en particulier, le volume d’offres d’emploi a rebondi de 15 % en 2021 par rapport à l’année précédente. La prévision d’augmentation moyenne pour 2022 se situe à 9 %. L’enquête a été réalisée auprès de plus de 1.700 cadres et entreprises interrogés en ligne en septembre 2021 en France.
Les financiers qui ont sué sang et eau pendant trois ans pour préparer l’examen de chartered financial analyst (CFA) savent ce qu’il en coûte de pouvoir apposer ce précieux sigle après leur signature. Ils étaient 118 à participer début décembre à la Charter Award Ceremony de CFA Society France, sur les 226 candidats (dont 24 % de femmes) ayant reçu cette année leur certification dans l’Hexagone. La cérémonie de remise a eu lieu au cercle de l’Union Interalliée (photo). A ce jour, CFA Society France compte 1.207 membres et le CFA Institute plus de 175.000 dans le monde.
La Commission européenne (CE) a présenté mercredi sa nouvelle stratégie «Supervisory Date Strategy» visant à améliorer et à moderniser la déclaration d’informations aux fins de surveillance financière dans l’Union européenne (UE). L’objectif : mettre en place un système qui fournira des données récentes aux différentes autorités de surveillance du secteur (européennes et nationales), tout en réduisant autant que possible la charge liée à ces déclarations pour les entreprises. Elle s’intègre dans la réalisation des objectifs de l’Union des marchés des capitaux (UMC). Avec quatre grands axes : assurer la cohérence et la normalisation des données sur la base d’une terminologie claire et commune ; faciliter le partage et la réutilisation des données déclarées entre autorités de surveillance ; améliorer la conception des exigences de déclaration ; mettre en place des dispositifs de gouvernance conjoints.
La banque suédoise SEB a déclaré mercredi qu’elle avait été frappée d’une demande d’impôt de 511 millions d’euros de la part de l’Allemagne et que son siège social dans le pays avait été perquisitionné cette semaine, deux actions liées au scandale dit des CumEx, un système ayant permis à certains actionnaires d'échapper à l’imposition sur les dividendes. La quatrième banque suédoise a nié tout acte répréhensible et a déclaré qu’elle ferait appel de la demande. La banque a déclaré qu’elle coopérait avec les autorités. Le scandale est potentiellement la plus grande fraude d’après-guerre en Allemagne impliquant un système d'échange d’actions, qui, selon les autorités, a coûté des milliards d’euros aux contribuables.
Le fonds souverain Abu Dhabi Investment Authority (Adia) a acquis une participation dans Ardonagh qui valorise le courtier d’assurance basé au Royaume-Uni à 7,5 milliards de dollars. ADIA a acheté environ 10% d’Ardonagh, selon des sources citées par Bloomberg. Environ 600 employés d’Ardonagh vendront une partie de leurs participations à Adia dans le cadre de l’accord, ont déclaré ces mêmes sources. Madison Dearborn Partners et HPS Investment Partners, se sont, pour leur part réengagés envers Ardonagh.