Metro Bank a déclaré jeudi avoir reçu une proposition de rachat de la part du fonds américain de capital investissement Carlyle. La banque britannique a précisé qu’il n’y avait aucune certitude qu’une offre serait faite. « Une nouvelle annonce sera faite au moment opportun », a ajouté Metro Bank.
Le groupe BPCE a publié jeudi des résultats en forte hausse pour les neuf premiers mois de l’année, en ligne avec son bon premier semestre. Entre le 1er janvier et le 30 septembre 2021, les revenus du groupe ont atteint plus de 18,7 milliards d’euros, en hausse de 15,5 % par rapport à la même période en 2020. Pour le seul troisième trimestre, le groupe fédérant les Caisses d’Epargne, les Banques Populaires et Natixis enregistre une croissance de 14,2% de son produit net bancaire par rapport à 2020, à 6,3 milliards d’euros.
Commerzbank voit vert. Le deuxième prêteur allemanda relevé jeudi sa prévision pour 2021 et table désormais sur un résultat net positif pour l’année après une année 2020 marquée par des pertes, une première depuis 2009, de 2,9 milliards d’euros.
Hannover Re garde le cap dans la tempête. Le réassureur allemand a réaffirmé jeudi ses objectifs financiers pour l’année 2021, notamment un bénéfice net du groupe compris entre 1,15 milliard et 1,25 milliard d’euros, malgré le coût des catastrophes naturelles. « La réalisation de l’objectif de bénéfice dépend de la condition que les dépenses liées aux pertes majeures ne dépassent pas de manière significative le niveau budgété pour le quatrième trimestre de 251 millions d’euros et suppose qu’il n’y ait pas de distorsions imprévues sur les marchés des capitaux », prévient néanmoins le groupe.
ING Groep a publié jeudi un bénéfice net au titre du troisième trimestre de 1,92 milliard d’euros, supérieur à la prévision des analystes de Refinitiv interrogés par Reuters qui tablaient sur 1,80 milliard d’euros. Les frais et commissions ont augmenté de 20% pour atteindre 882 millions d’euros alors que le directeur général, Steven van Rijswijk, a souligné dans un communiqué la poursuite de la croissance du crédit immobilier. La croissance du crédit a été de 3,1 milliards d’euros, dont 4,7 milliards d’euros de prêts aux particuliers. La marge nette d’intérêt de la banque s’est améliorée, passant à 1,38% contre 1,36% à la même période l’année dernière tandis que son ratio coûts-revenus est passé à 57,8% contre 61%.
La réorganisation était devenue une priorité pour Credit Suisse, après les scandales à répétition qui ont touché la banque ces derniers mois. En marge de la présentation des résultats du troisième trimestre, avec un bénéfice distribuable aux actionnaires en baisse de 21% par rapport à la même période de 2020, Credit Suisse a annoncé une vaste refonte de son activité dans le cadre d’un nouveau plan stratégique à trois ans. L’organisation du groupe est simplifiée, divisée en quatre pôles : la gestion de fortune, la gestion d’actifs, la banque suisse et la banque de financement et d’investissement.
Bancassurance. Confirmant sa foi dans le modèle de la bancassurance, la filiale bancaire de La Poste va intégrer à 100 % CNP Assurances. Déjà détentrice de 62 % de l’assureur, La Banque Postale compte racheter les 16 % détenus par BPCE et lancer une offre auprès des minoritaires. Le prix par action proposé atteint 21,90 euros, comprenant une prime de 36 % par rapport au cours précédant l’annonce. L’opération, qui attend le feu vert de l’Autorité des marchés financiers, représenterait un investissement total de 5,7 milliards d’euros pour la banque publique.
C’est le pourcentage de Français satisfaits de leur prise en charge par leur banque face à la crise, selon la dernière étude annuelle réalisée par Deloitte sur la relation banques-clients. La pandémie a parallèlement accéléré la mutation des pratiques. L’utilisation des applications mobiles a crû à 42 % (+8 points sur un an) pour les opérations simples, au détriment des sites internet (56 %, -9 points). Plus globalement, 63 % disent avoir confiance en leur banque, un niveau nettement supérieur à des acteurs comme les fournisseurs d’énergie (30 %) ou les sociétés du web (21 %).
Réconciliation. Les liens n’avaient pas été complètement rompus. Abandonnées en pleine crise sanitaire courant 2020, les discussions entre Covéa et Exor ont repris pour le rachat de PartnerRe par le groupe mutualiste français. Le groupe réunissant notamment Maaf, MMA ou GMF est parvenu à un accord pour acquérir en numéraire le réassureur basé aux Bermudes pour un montant de 9 milliards de dollars (7,7 milliards d’euros). Si l’opération est menée à son terme, Exor, la holding de la famille Agnelli, procédera par ailleurs à l’acquisition « des participations détenues par Covéa dans des véhicules de réassurance gérés par PartnerRe pour un montant d’environ 725 millions de dollars ». Ces véhicules investiront dans des contrats de réassurance pour les catastrophes naturelles et autres risques de court terme souscrits par PartnerRe. Les trois sociétés continueront également d’investir dans des fonds d’Exor. L’opération devrait être finalisée d’ici à mi-2022.
Inflation. L’automne marque le début des négociations annuelles obligatoires (NAO) sur les salaires dans les grandes banques françaises. BNP Paribas, première à ouvrir le bal, est arrivée au but fin octobre après trois réunions de négociations. Sur la table, une mesure d’augmentation générale pérenne – qui n’est plus la règle dans le secteur – à hauteur de 0,6 %. Celle-ci s’appliquerait à compter du 1er avril 2022 aux collaborateurs dont le salaire fixe annuel brut ne dépasse pas 80.000 euros, ce qui concernerait 90 % du personnel sur le périmètre BNP Paribas SA. Elle est assortie d’un plancher d’augmentation de 280 euros par an. L’enveloppe des augmentations individuelles a
CNP et Natixis ont tant en commun qu’il semble presque naturel de les voir quitter la Bourse à un an d’intervalle. La compagnie d’assurance-vie et la banque de gros sont toutes deux nées dans l’orbite de la Caisse des dépôts et ont longtemps été partenaires l’une de l’autre. Leurs cotations respectives furent aussi, en leur temps – 1998 et 2006 –, de grandes opérations d’actionnariat populaire. C’était une époque où les énergéticiens, les opérateurs de télécoms, les banques passaient pour des valeurs sûres dans les portefeuilles. Désormais, les investisseurs portent au pinacle les représentants du nouveau monde : un Tesla capitalisant plus que l’ensemble des constructeurs automobiles traditionnels, un Facebook au parcours boursier largement épargné par la litanie de scandales qui écornent l’image du réseau social.
Statistique. La Paris School of Economics (PSE) a annoncé fin octobre le lancement d’une nouvelle chaire de recherche, baptisée « Mesures de l’économie, nowcasting - au-delà du PIB ». Quatre autres fées se sont penchées sur son berceau : l’Insee, la Société Générale, le gestionnaire d’actifs Candriam et le spécialiste de l’intelligence artificielle QuantCube. L’objectif ? « Contribuer au progrès des méthodes de la statistique économique, en favorisant la mobilisation de nouvelles sources et le développement d’outils de prévision à très court terme (nowcasting) », expliquent ses promoteurs. La chaire poursuivra les réflexions engagées depuis la commission Stiglitz de 2008 sur la mesure statistique de la performance économique et du bien-être au-delà du seul produit intérieur brut (PIB).
C’est le nombre de recrues que Cantor Fitzgerald entend faire monter à son bord dans les prochains mois, sur son marché domestique américain mais aussi dans d’autres géographies, signe de l’effervescence des marchés actions. « A cette période de l’année, il est rare de voir ce programme de recrutement et cette accélération de la croissance, mais ce que nous observons nous encourage, alors nous allons de l’avant », a indiqué à Bloomberg Pascal Bandelier, le responsable mondial des actions pour le courtier. Depuis l’arrivée d’Anshu Jain, ex-Deutsche Bank, à sa tête en 2017, Cantor a recruté « plusieurs centaines » de collaborateurs et enregistré une croissance de 200 % dans les métiers actions. L’équipe equity devrait accueillir 25 personnes, dont des spécialistes des Spac, ces coquilles vides cotées en Bourse.
La Société Générale a dégagé au troisième trimestre 2021 des résultats record, supérieurs à ceux du trimestre précédent, déjà historiquement élevés, confirmant la bonne passe actuelle du secteur bancaire, une semaine après les résultats de BNP Paribas. Ces bons résultats permettent à la banque française de confirmer le lancement du plan de rachats d’actions de 470 millions d’euros dont le principe avait été annoncé cet été. La Société Générale a par ailleurs annoncé le départ de son directeur financier, William Kadouch-Chassaing. Il sera remplacé à compter du 1er décembre par Claire Dumas, actuelle directrice financière déléguée, en charge de la supervision de l’ensemble des activités de banque de détail et de services financiers.
La banque italienne Intesa Sanpaolo a présenté un bénéfice net de 983 millions d’euros au troisième trimestre 2021, au-delà des attentes des analystes. C’est le meilleur troisième trimestre de la banque depuis 2008. Intesa Sanpaolo a par ailleurs fait baisser le taux de créances douteuses à 3,8% fin septembre contre 4,1% fin juin. La banque a indiqué qu’elle s’attend à ce que le résultat net en 2021 dépasse les 4 milliards d’euros, un objectif déjà atteint au cours des 9 premiers mois de l’année. Elle a aussi confirmé sa politique de dividende avec un taux de distribution de 70%. Malgré ces bons résultats, le cours de l’action de la banque affichait une baisse de 0,6% dans un marché des banques européennes en hausse de 0,7%.
Citigroup est sur le point de présenter une demande de création une activité de banque d’investissement en Chine. La banque américaine envisage de déposer une demande de licence de souscrire des actions libellées en yuans et d’effectuer des transactions sur la partie continentale de la Chine au cours des prochains jours, selon une source proche citée par Bloomberg. Après avoir passé plus d’un an à sortir d’une coentreprise locale, Citigroup profite de l’autorisation donnée par Pékin l’année dernière aux entreprises étrangères à prendre le contrôle total de leurs firmes locales. JPMorgan Chase & Co. est devenue la première banque de Wall Street à acquérir la pleine propriété en août, suivi de Goldman Sachs Group Inc. le mois dernier.
Le directeur financier de Société Générale, William Kadouch-Chassaing, va quitter le groupe, rapporte mercredi Les Echos sur son site internet, indiquant qu’une annonce officielle sera effectuée jeudi matin lors de la publication des résultats trimestriels de la banque française. D’après Les Echos, William Kadouch-Chassaing, promu l’an dernier par Frédéric Oudéa, aux côtés notamment de Sébastien Proto, va démissionner afin de rejoindre le fonds d’investissement Eurazeo, dont il devrait gérer les finances et entrer aussi au directoire, prenant ainsi la succession de Philippe Audoin qui partira à la retraite en avril prochain. Pilier historique de la société d’investissement, cet ancien directeur financier chez France Telecom avait rejoint Eurazeo il y a 19 ans et accompagné toutes ses mutations. Chez la Société Générale, la direction financière devrait être confiée à Claire Dumas, actuelle directrice financière déléguée, écrit le quotidien, sans préciser ses sources.
La Sberbank vend certaines de ses filiales en Europe avec un actif total de 7,329 milliards d’euros pour se concentrer sur d’autres marchés, a annoncé mercredi le plus grand prêteur russe. La banque publique, qui fait l’objet de sanctions occidentales imposées à la Russie en 2014 pour son annexion de la Crimée, envisage de réduire ses opérations commerciales en Europe depuis des années, ayant déjà vendu sa filiale turque Denizbank. Il prévoit désormais de finaliser l’année prochaine la vente de filiales bancaires en Bosnie-Herzégovine, en Croatie, en Hongrie, en Serbie et en Slovénie pour un montant d’environ 500 millions d’euros. Sberbank a annoncé avoir signé un accord avec AIK Banka a.d. Beograd, Gorenjska Banka d.d., Kranj et Agri Europe Cyprus Limited pour vendre les unités, dans le cadre d’un accord qui devrait être conclu en 2022.
Tous les trois ans, le H3C doit étudier les relations de ces comités avec les commissaires aux comptes. Les conclusions seront dévoilées publiquement en juin 2022.
La banque italienne Intesa Sanpaolo a présenté un bénéfice net de 983 millions d’euros au troisième trimestre 2021, au-delà des attentes des analystes. C’est le meilleur troisième trimestre de la banque depuis 2008.
Instit Invest rediffuse les débats organisés par L'Agefi dans le cadre de la conférence "Les nouveaux défis des assureurs, entre crise et opportunités".