L’appel à la grève chez BNP Paribas a été suivi
Le mouvement de grève lancé ce mardi à l’appel des organisations syndicales de BNP Paribas s’est soldé par un succès selon ces dernières. Alors que l’intersyndicale formée par le SNB/CFE-CGC, la CGT, FO et la CFTC, à laquelle s’est par la suite joint la CFDT, dénonce la dégradation des conditions de travail et un manque de reconnaissance, le mouvement aurait été fortement suivi, avec des taux compris entre 30% et 50% selon les structures et les régions, avancent des sources syndicales. L’Ouest de la France aurait fortement débrayé avec quelque 50% de grévistes. Il faudra attendre une éventuelle communication de la banque pour avoir des statistiques précises.
« Communiquer des estimations précises demeure difficile, car les salariés choisissaient de débrayer pour une heure, deux heures voire la journée », explique une source. Le mouvement a été très bien accueilli par les salariés, et plusieurs agences n’ont pas pu ouvrir ou ont fermé plus tôt. D’autres ont ouvert en ayant recours à du personnel en CDD et des formations ont été annulées pour libérer du personnel. Les salariés ont en tous les cas envoyé un message à la direction générale et nous attendons sa réaction ».
Le mouvement a été lancé dans le sillage de négociations annuelles obligatoires qui n’ont pas satisfait les partenaires sociaux, qui demandaient un geste de « reconnaissance » à l’endroit des salariés. Alors que les conditions de travail se dégradent selon eux, notamment en raison de la baisse des effectifs, qui doivent diminuer de 3% d’ici 2020, la direction a refusé fin octobre toute augmentation générale des salaires après celle de 0,6% octroyée l’an dernier. A la place d’une augmentation pérenne jugée nécessaire selon les syndicats pour maintenir le pouvoir d’achat, elle a proposé une prime d’intéressement fonction du salaire, allant de 400 à 1.600 euros. Soit une enveloppe de 20 millions d’euros.
Plus d'articles du même thème
-
La directrice financière de HSBC quittera son poste en 2027
Pam Kaur a décidé de ne pas renouveler ses fonctions pour poursuivre d’autres opportunités. Elle assumera un rôle de conseillère auprès du directeur général Georges Elhedery. -
BPCE veut gagner en poids dans l’immobilier
Déjà campée sur de très solides positions dans le marché du crédit à l’habitat, la banque veut accompagner les Français dans l’ensemble de leurs parcours immobiliers. Elle entend aussi soutenir le marché et les acteurs du secteur. -
Les actionnaires d’Intesa Sanpaolo questionnent l’offre sur MPS
En amont de l’assemblée générale du 10 septembre, plusieurs actionnaires d’Intesa Sanpaolo ont demandé des éclaircissements sur les conséquences de l’OPA sur Monte dei Paschi. Parmi leurs interrogations : le prix de l’offre, le contrôle de Generali, l’emploi, les synergies et les dividendes.
ETF à la Une
Les ETF européens approchent des 4.000 milliards de dollars d’encours
- Le potentiel de progression des marchés actions se réduit à peau de chagrin
- Combien coûterait aux banques une hausse du plafond du Livret A
- Le Crédit Mutuel Arkéa pousse les feux avec Fortuneo
- Les investisseurs actions et crédit se protègent contre le risque politique français
- La Banque Delubac, toujours en pertes, cherche du capital
Contenu de nos partenaires
-
Midterms : le Texas, Etat de tous les dangers pour Donald Trump
Le président américain mise tout sur le candidat républicain Ken Paxton pour conserver sa majorité au Sénat. Mais les risques de défaite s'accentuent -
Choix publicsSans avenir, à quoi bon être libre ?
Si la liberté n'est pas promue comme une voie concrète vers une vie meilleure, les Français continueront à rechercher dans le vote populiste l'illusion de reprendre leur destin en main -
Relancer l'économieLe plan surprise de Lecornu pour encourager les dons familiaux
Matignon a annoncé des réductions d'impôt exceptionnelles pour les dons en 2027, en plus des abattements déjà existants. Une mesure destinée à faire circuler l'argent entre générations et relancer l'économie sans trop coûter aux finances publiques.