BNP Paribas solde des poursuites sur les changes aux Etats-Unis
BNP Paribas USA a a plaidé coupable et accepté de payer une amende pénale de 90 millions de dollars (72,5 millions d’euros), dans le cadre d’un accord amiable avec le département américain de la Justice, révèlent des documents judiciaires publiés cet après-midi. La banque française a reconnu avoir coopéré dans l’enquête qui porte sur son activité sur le marché des changes entre 2011 et 2013. Sa filiale américaine était poursuivie par le gouvernement américain pour entente sur la fixation des cours sur le marché des changes en Europe centrale et orientale, au Moyen Orient et en Afrique. Compte tenu de ses efforts pour éviter la répétition de tels faits, elle ne sera pas mise sous probation.
L’an dernier, BNP Paribas avait accepté de payer 246 millions de dollars à la Réserve fédérale pour avoir échoué à empêcher ses traders sur forex à utiliser des outils de messagerie électronique pour manipuler les cours. Cela faisait suite à une amende de 350 millions de dollars du régulateur bancaire de New York.
Dans le scandale des changes, «la banque a reçu à ce jour des demandes d’informations à ce sujet de la part des autorités de régulation et judiciaires du Royaume-Uni, des États-Unis, de plusieurs pays de la région Asie-Pacifique ainsi que de la direction générale de la Concurrence de la Commission européenne, précise le document de référence 2016 de BNP Paribas. La banque coopère aux enquêtes et répond aux demandes d’informations».
BNP Paribas est la sixième grande banque à plaider coupable aux Etats-Unis dans l’enquête sur la manipulation du marché du forex. Citigroup, Barclays, JPMorgan, Royal Bank of Scotland et UBS ont déjà plaidé coupable. Les amendes s'élèvent au total à 2,5 milliards de dollars.
Plus d'articles du même thème
-
La Suisse publie sa proposition de loi « too big to fail » sur mesure pour UBS
Si le texte est voté, les filiales étrangères des groupes bancaires systémiques devront intégralement être couvertes par des capitaux propres. UBS, la seule banque concernée, s’insurge contre cette mesure. -
Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
Le spécialiste du crédit à la consommation issu de l’activité créée par le vépéciste 3 Suisses veut s'étendre de l'Europe de l'Ouest à l'Europe centrale. Il défend le modèle de sa petite banque à distance Monabanq, dont l’objectif ne serait pas de faire du volume. -
L’agence S&P Global Ratings affine encore sa notation des «covered bonds»
Cette nouvelle révision devrait avoir des impacts positifs pour les produits dont la notation peut être supérieure à celle de l’Etat d’émission.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Bouygues Telecom, Orange et Iliad engagent une consolidation historique des télécoms
- Bouygues, Free et Orange entrent en discussions exclusives pour racheter SFR
- La faible volatilité des indices actions est une anomalie
Contenu de nos partenaires
-
RaccourciPas de plan « Grand âge » : ce patron qui refuse le fatalisme et l’immobilisme
En l’absence d’action de l'Etat, Guillaume Richard, PDG du groupe Oui Care, a lancé sa propre feuille de route -
C'est loin mais c'est beauGabriel Attal la joue « tradi » pour son entrée en campagne
Il veut tout casser, sauf les codes d'une entrée en campagne. Le leader de Renaissance assure vouloir prendre le temps avant de se déclarer à la présidentielle. « Il faut conserver une forme de sacralité », explique-t-il -
Mamma mia !En Italie, pas de miracle économique pour Meloni
Restée sous procédure européenne pour déficit excessif, fragilisée par une croissance atone et par la crise d’Ormuz, l’Italie voit se refermer les marges que la présidente du Conseil espérait utiliser avant les législatives de 2027