Sans relais de croissance ni de risque d'éviction majeur, le marché du zinc a atteint une phase de maturité. Le métal devrait donc rester associé aux activités traditionnelles de construction, de transport ou d'infrastructures et constituer un bon baromètre de ces secteurs.
Un déséquilibre structurel s'est installé entre l'offre orientée à la baisse et la demande toujours en hausse. Avec une financiarisation croissante du marché, les prix deviennent plus sensibles aux mouvements de capitaux qu’aux variations de production.
La volatilité des cours du café pourrait perdurer encore quelques mois. Les Etats-Unis pourraient cependant réfléchir à amender les droits de douane instaurés au Brésil sur cette denrée.
Depuis 2005, les Etats-Unis profitent de la manne du pétrole de schiste. La croissance insolente de la production américaine pourrait cependant s'étioler en fonction de la politique de l'Opep, des contraintes financières ou géopolitiques.
Le coton est concurrencé par les fibres synthétiques tandis que la Chine, dont les stocks sont élevés, a réduit ses achats. Les facteurs de soutien temporaires ne suffiront pas à inverser la tendance de long terme.
L’amélioration observée sur les prix du gaz pourrait n’être qu’une embellie conjoncturelle, la sortie de l’hiver s’étant mieux déroulée que prévu avec une météo plus clémente.
Dans un marché des métaux contrasté en 2024, le zinc s'est distingué en enregistrant une progression de 12% sur la période. Cette hausse notable intervient alors que la plupart des métaux industriels ont souffert d’une demande atone, pénalisée notamment par les difficultés persistantes du secteur immobilier chinois.
La demande de nickel reste importante, mais souffre à la fois du ralentissement chinois et de celui des voitures électriques. Dans le même temps, l'offre a fortement augmenté.