L’intégration des actions islandaises aux indices des marchés frontières de MSCI à partir de mai devrait leur ramener plus de visibilité et de flux provenant d’investisseurs étrangers.
Rendez-vous pour la 9è Cérémonie des Couronnes le mardi 13 avril à 17h00. Plus que jamais, nous avons besoin de vivre des moments joyeux et festifs, cette cérémonie sera l’occasion de nous plonger dans les meilleurs souvenirs que les investisseurs institutionnels conservent de l’Olympia et des artistes qui s’y sont produits.
La France est désormais le pays du billet vert. Un billet vert quelque peu immatériel, puisqu’il s’agit non pas du dollar, mais des fonds monétaires ESG. Selon les données collectées par Fitch Ratings, 79% des 123 milliards d’euros d’encours placées dans ces véhicules se trouvaient dans des produits hexagonaux à fin 2020. La Place de Paris peut ainsi remercier les succursales de gestion des grandes banques nationales pour cette prouesse, et plus particulièrement Amundi (et ses filiales CPR AM et BFT IM), BNP Paribas AM et Ostrum AM (du groupe BPCE), dont les fonds monétaires trustent les sept premières places du classement par taille d’encours sous gestion. Il s’agit, pour nombreux d’entre eux, de fonds monétaires traditionnelles dont le style de gestion a été converti à l’ESG. La conversion au style ESG, principal moteur de collecte Les fonds monétaires ESG ont connu une très forte croissance en 2020, avec une hausse des encours de 50%. Les sociétés de gestion ont privilégié des conversions au style ESG de fonds monétaires préexistants, plutôt que de créer de nouveaux véhicules, souligne l’agence de notation. Ainsi, 66% de la hausse des encours de 2020 a été alimentée par des conversions, et 60% des fonds monétaires ESG se sont convertis il y a moins de deux ans. Cette méthode a été privilégiée par les concurrents étrangers, sur un segment où la France était clairement seule jusqu’en 2019. Désormais, cinq autres pays hébergent des fonds aux encours significatifs dans la gestion monétaire ESG. Il s’agit de l’Irlande (8% des encours des fonds monétaires ESG), des Etats-Unis (6%), du Luxembourg (5%), de la Belgique et de la Suisse (1% chacun). Les deux principales Places de domiciliation de fonds européennes, l’Irlande et le Luxembourg, profitent notamment des choix juridiques des grands gérants internationaux. BlackRock a ainsi enregistré ses fonds monétaires ESG en Irlande, tandis que le Luxembourg a notamment attiré DWS (Allemagne), Candriam (Belgique), UBS AM et Swissquanto (Suisse). Les encours domiciliés en Belgique proviennent des fonds de KBC AM, tandis que ceux en Suisse sont la propriété de GAM Investments et de Swissquanto. Gare au greenwashing Cette collecte de données compte toutefois un écueil : les principaux fonds monétaires ESG mentionnés ici sont des fonds monétaires standards au regard du droit européen. Fitch Ratings reconnaît avoir pris en compte les éléments déclaratifs explicites, comme le nom du fonds ou ses objectifs de gestion, pour les catégoriser comme ESG. Le verdissement de certains fonds monétaires français a également interrogé, dans une autre mesure, les chercheurs du Forum pour l’Investissement Responsable et de l’Ecole Polytechnique. Dans une étude publiée en octobre dernier, ils ont démontré que l’obtention du Label ISR du ministère de l'Économie et des Finances par quelques fonds monétaires, principalement chez Amundi, ont profondément modifié le visage de l’univers des fonds labellisés ISR. Les fonds monétaires sont devenus subitement les deuxièmes plus labellisés derrières les fonds actions. Et Amundi est passé en un an d’un maigre 1,5 milliard d’euros d’encours à 31 milliards certifiés ISR, dont 26,3 milliards sur ses seuls fonds monétaires. Les chercheurs ont donc appelé les ministères à une hiérarchisation par échelon des labels publics, car, pour eux, les fonds monétaires ne «peuvent structurellement pas atteindre des meilleures pratiques» en matière de gestion ESG.
L’interminable crise du Covid-19 a profondément modifié les relations commerciales entre les sociétés de gestion et leurs différents clients, qu’ils soient institutionnels ou distributeurs. Et, pour les tierces parties marketeurs (TPM), dont le métier se limite à représenter des sociétés de gestion dépourvues de forces de ventes sur un marché donné, la réactivité fut plus qu’ailleurs une question de survie. A l’instar des sociétés de gestion qui vendent leurs expertises en direct, les TPM ont dû faire une croix sur leur principale arme de distribution massive, les déjeuners. Les conférences en ligne se sont rapidement imposées comme le dernier moyen de tisser du lien entre producteurs et acheteurs de fonds. Les débuts furent prometteurs chez chacun. «Nous avons mis en place des webinaires dès mars. Et il y avait beaucoup de monde à ce moment-là, entre 50 et 70 personnes par séance», relate Jérôme Glodas, fondateur du TPM MyFunds Office, dont la clientèle est principalement faite de CGP. Mais, avec un auditoire retranché chez lui, menacé par mille et une distraction plus ou moins légitime, le webinaire semble avoir rapidement perdu de son attrait. Selon une étude d’Accelerando Associates, 76% des commerciaux ont admis qu’il était difficile pour leurs clients de rester concentrer dans ces conditions. «Il est vrai que certains commencent à se lasser des webinaires. Mais la fréquentation est toujours bonne, et surtout, beaucoup les visionnent en replay», relativise toutefois Isabelle Renault, de la société de conseil Hexagone Finance, qui représente en outre des sociétés de gestion. Mixer les formats et les canaux Trouver nouveau modus operandi a donc été nécessaire pour que les conférences en ligne ne deviennent pas des bruits de fond. Les TPM ont dû ainsi renouer avec leur ADN d’origine: celui de tisser des liens privilégiés. Pour redonner du peps aux «Zoom calls», ils ont lentement transité vers les réunions en petits comités, voire en one-to-one pour les clients les plus importants. «Nous organisons désormais des ‘café MyFunds’ avec un nombre restreint de CGP et un seul gérant, tous ayant leur micro ouvert. Cela permet de recréer un espace d’interaction entre les différents invités», témoigne Jérôme Glodas. L’étude d’Accelerando Associates abonde en ce sens, puisque 56 % des commerciaux plébiscitent ce format, tandis que 38 % leur préfèrent les rendez-vous individuels. Cependant, le webinaire ne permet pas de toucher les prospects. Le métier de TPM est en effet quelque peu plus ingrat que celui d’un «sales» attaché à une maison. «Nous ne sommes pas attendus par les investisseurs. Quand nous les contactons pour proposer un nouveau fonds, la plupart d’entre eux ne sont ni en besoin, ni en attente», analyse Didier Jug. Les webinaires semblent ainsi davantage servir au maintien des relations avec les clients existants, plutôt qu’à la conquête. « «Lors du premier confinement, nous avons été confrontés à un arrêt complet des relations avec nos clients institutionnels pendant quinze jours . Nous avons compris a posteriori qu’il s’agissait du temps qu’il leur avait fallu pour se réorganiser en interne. Alors pendant cette période, nous avons choisi d’arrêterla prospection, et avons pris contact avec tous nos manufacturiers pour connaître l’état des produits», relate Isabelle Renault. Pour toucher l’ensemble du marché, les TPM ont donc dû mixer d’anciens relais traditionnels et modernes pour faire connaître leurs fonds par écrit. « Le covid-19 a clairement compromis beaucoup d’initiatives marketing (dans la mesure où la plupart sont adossées à des entrevues, des road shows ou des salons). Pour compenser ce manque, nous avons renforcé la communication digitale, avec de nombreuses initiatives sur les réseaux sociaux et dans les médias financier », confirme Didier Jug, directeur général d’Investeam. Le rendez-vous physique demeure incontournable A l’heure où le variant anglais se répand à toute vitesse, faisant craindre de longs mois de semi-confinement, les TPM se désespèrent de ne pouvoir rendre visite à leurs clients finaux, et à leurs prospects. « Notre industrie aspire à une certaine normalité, car nous vendons de la confiance, qui ne peut s’instaurer que sur la base d’entrevues professionnelles régulières », rappelle Didier Jug. Une évidence pour l’ensemble des acteurs interrogés. La nostalgie de la rentrée dernière, pourtant pleine de gestes barrières, est dans toutes les têtes. Et les commerciaux, dans les starting block, rongent leur frein. «Dès la fin du premier confinement, mes équipes sont allées sur le terrain. Nous faisions un ou deux déjeuners par semaine avec les CGP. Je n’y avais jamais vu autant de monde », se rappelle Jérôme Glodas. Un besoin de contact également présent chez les grands investisseurs. « Entre les deux confinements, nous sommes revenus au bureau, et avons réorganisé des déjeuners. Les investisseurs institutionnels avaient eux aussi envie de retrouver nos habitudes de convivialité, constate Isabelle Renault. Six mois plus tard, nous avons plus que jamais envie de les retrouver, à nouveau.» Une année 2021 potentiellement plus difficile pour les TPM Malgré les nombreux tourments d’une année inédite, les tierces parties marketeurs ont su tirer leur épingle du jeu. Chez Hexagone, la collecte a ainsi progressé de 29%, et 25 nouveaux clients ont été conquis. MyFlow a également vu une hausse des flux. Investeam, qui vient de changer de donneurs d’ordres et de clientèle cible, doit pour sa part de nouveau faire connaître son offre avant de collecter. Mais l’absence de rencontres physiques pèse sur l’avenir. «Au final, nous avons eu une bonne année 2020. C’est l’année 2021 qui pose question, car nous en avons tous marre des rendez-vous digitaux. Cela dure depuis fin octobre», constate, lassé, Jérôme Glodas. Côté collecte, les producteurs, eux-mêmes confrontés au grippage du marché, sont pour le moment dans une position attentiste vis-à-vis de leurs délégataires. «Nos sociétés de gestion ont parfaitement compris nos contraintes, et ont même fait preuve de bienveillance à l’égard de nos objectifs commerciaux. En contrepartie, elles demandent des comptes rendus d’activité plus précis et plus fréquents», observe Didier Jug. Les contraintes sanitaires de la France, qui pouvait sembler plus sévères en 2020 que celles en cours dans les pays d’origines de certains gérants, basés en Allemagne, en Europe du Nord ou au Japon, ont également été bien comprises. «Les sociétés de gestion ont apprécié notre réactivité et la mise en place d’événements digitaux, car leurs gérants ne peuvent plus se déplacer. Même quand les déjeuners avaient repris, c’étaient plutôt leurs commerciaux qui venaient les représenter», rappelle Jérôme Glodas. Des offres renouvelées aux goûts du jour L’année 2020 aura finalement permis aux TPM de renforcer leurs liens avec leurs gérants de fonds, voire de rafraîchir leur gamme et de l’adapter aux défis à venur. Le premier confinement fut celui du suivi de performance des fonds représentés, nécessaires pour rassurer ensuite les clients via les conférences en ligne. «Pendant cette période, nous avons arrêté la prospection, et avons pris contact avec tous nos manufacturiers pour connaître l’état des produits», témoigne Isabelle Renault. Sa société a ensuite profité du ralentissement de la demande pour réfléchir à son offre. «Nous avons également revu notre sélection pour nous renforcer sur le non coté, car les institutionnels sont désormais davantage intéressés par ces stratégies. Nous nous sommes pour cela équipés en bases de données sur l’immobilier et le private equity», explique-t-elle. Hexagone a ainsi noué un partenariat avec le promoteur forestier France Valley, le gérant de niche sur private equity Azulis Capital, mais aussi un gérant londonien plus traditionnel, Montanaro AM, sur les small cap. Il en a été de même chez MyFunds, qui a intégré de nouvelles stratégies, dont des fonds immobiliers d’Olympia Capital et un fonds or d’Ixios AM. Investeam, qui a récemment signé avec le japonais Asset Management One, s’est, pour sa part, concentré sur la promotion de ses nouveaux partenaires auprès de clients institutionnels.
Avec la crise du Covid-19 et la disparition des déjeuners et autres événements physiques, les commerciaux de sociétés de gestion ont dû redoubler d’imagination pour garder le lien avec les clients. 50 % d’entre eux indiquent avoir utilisé plus largement des «moyens de communication alternatifs» comme les messageries LinkedIn ou WhatsApp, montre un sondage réalisé par Accelerando Associates auprès de 74 commerciaux de sociétés de gestion en Europe*. Constatant que le nombre de «posts» sur LinkedIn par les commerciaux a atteint des niveaux records, Accelerando Associates a demandé aux sondés quelle était leur utilisation de ce réseau social. 67 % ont indiqué qu’ils publiaient principalement du contenu de leur employeur, tandis que 22 % essaient d’équilibrer contenu professionnel et personnel. Le webinar: star de 2020 Autre outil de communication, le webinar est devenu incontournable en 2020. Les commerciaux les trouvent plus efficaces lorsqu’ils ciblent «des petits groupes hétérogènes». 56 % d’entre eux plébiscitent ce format, tandis que 38 % leur préfèrent les rendez-vous individuels. Reste que 76 % des «sales» reconnaissent qu’il est difficile pour le public d’un webinar de rester concentré. Concernant les conférences digitales des sélectionneurs de fonds, le verdict est sans appel: 90 % des commerciaux les ont jugées «décevantes». Dans cet environnement, le plus grand défi est le contenu pour 47 % des commerciaux. «Les sélectionneurs de fonds reçoivent trop de contenu similaire et trop d’invitations similaires à des webinar», observe Accelerando Associates. Un avenir mixte entre rendez-vous physiques et virtuels Par ailleurs, rien ne semble égaler le contact humain. Les sondés sont 53 % à estimer que les rendez-vous de visu sont bien meilleurs que ceux en visioconférence. Toutefois, 41 % d’entre eux avouent avoir eu une expérience très positive à distance, la situation de confinement rapprochant les gens et le fait de se parler chacun de chez soi créant plus d’intimité. Dans un monde post-Covid, une moitié de commerciaux prévoit qu’on aura un équilibre entre rendez-vous physiques et rendez-vous virtuels, tandis que 36 % affirment que les rendez-vous réels reprendront le dessus. Pour le cas particulier des rendez-vous individuels, 48 % pensent qu’ils se feront de visu, tandis que 44 % estiment que cela continuera à se faire en visio. Les plus malins et les plus agiles s’en sortiront Enfin, près de la moitié des commerciaux estiment que les budgets «digital et données» vont augmenter dans les années qui viennent, et 23 % pensent que les budgets pour le marketing traditionnel vont diminuer. D’ailleurs, 39 % des commerciaux indiquent que leur société avance déjà en matière de données digitales, tandis que 36 % y travaillent. Un gros quart indique que cela est encore «de la science-fiction» pour eux. «Le vent a tourné et les nombreux changements dans les modèles de distribution et de relations avec les clients pourraient non seulement perdurer, mais aussi et surtout creuser encore plus l’écart entre les gagnants des perdants», commente Philip Kalus, managing director d’Accelerando Associates. «Les directions se sont rendu compte que l’accès aux clients et même la gestion des actifs peuvent être considérablement améliorées à des coûts bien moindres qu’avant. Cela a des conséquences majeures», affirme-t-il. «Toutefois, le secteur européen de la distribution de fonds en est encore à un stade d’adaptation relativement précoce, ce qui crée tout un éventail d’opportunités pour les plus malins et les plus agiles», conclut Philip Kalus. *2021 European senior sales survey
Le classement 2020 des sociétés de gestion collective en France faisant plus de 2 milliards d’euros d’encours et d’origine entrepreneuriale a été bousculé l’an passé. Comgest, la société présidée par Arnaud Cosserat et fondée il y a une trentaine d’années, a ainsi ravi à la fin de l’année la place de plus grande boutique de gestion indépendante à Carmignac. Si ce dernier a pu renouer avec la collecte à la fin du quatrième trimestre, plusieurs années de flux sortants ont fini par lui faire perdre son rang. La plus forte croissance des encours a été enregistrée par La Financière de l’Echiquier (LFDE) qui voit confirmer la pertinence de son rapprochement avec Primonial. On notera aussi la belle croissance d’Eleva Capital, boutique fondée par Eric Bendahan en 2014, qui affiche des montants de collecte tournant autour du milliard d’euros chaque année depuis trois ans. Concernant les boutiques d’origine entrepreneuriale présentes dans la sphère du groupe bancaire Natixis, Mirova et DNCA affichent une croissance positive de leurs encours. Mais la différence entre les deux est toutefois frappante avec un Mirova en pleine forme qui surfe sur la vague de la gestion ESG et un DNCA qui affiche seulement 2 milliards d’encours en plus, alors que la boutique a récupéré au quatrième trimestre 7 milliards d’euros d’encours d’Ostrum AM en cours de réorganisation dans le sillage de sa fusion avec les actifs obligataires et assurantiels de La Banque Postale AM. DNCA semble donc avoir fortement décollecté en 2020 même si aucun chiffre officiel n’a été publié. Enfin, H2O AM, qui vient d'être cédée, a subi un effondrement de ses encours dans le sillage du gel de certains de ses fonds.
Des centaines d’institutions financières se tournent vers l’organisation mondiale de la propriété intellectuelle pour récupérer des noms de domaine portant atteinte à leur image.
Les ETF en Europe devraient réaliser un nouveau record en termes de collecte cette année, en attirant 100 milliards d’euros, anticipe le nouvel Observatoire Quantalys de la gestion ETF créé en partenariat avec BNP Paribas Asset Management. En 2020, malgré des conditions de marché difficiles, les fonds indiciels cotés en Bourse domiciliés en Europe ont poursuivi leur développement et enregistré une collecte nette de 79 milliards d’euros, a indiqué Jean-François Bay, directeur général de Quantalys, lors d’une présentation jeudi 11 février. Le marché représente aujourd’hui 973 milliards d’euros sous gestion. 38 % des contrats d’assurance-vie en France proposent un ETF Plusieurs tendances vont continuer à le porter, selon Quantalys et BNPP AM. Outre l’essor des ETF thématiques et ESG, déjà largement commenté, Jean-François Bay a cité la démocratisation des ETF auprès des petits épargnants et de la gestion de patrimoine. Sur le seul marché français, le nombre des particuliers actifs sur les ETF (233.000) a progressé de 33 % entre fin 2020 et fin 2019 et de 63 % en deux ans, indique l’Observatoire. De même, Quantalys constate que les ETF sont de plus en plus souvent disponibles dans l’assurance-vie en France : 38 % des contrats proposent désormais au moins un ETF dans leur portefeuille. En moyenne, ces contrats d’assurance-vie référencent 20 ETF. Des ETF cinq à six fois moins chers que les fonds traditionnels Quantalys a par ailleurs souligné que les ETF étaient cinq à six fois moins chers en moyenne que les fonds traditionnels. Ainsi, en 2020, les ETF actions en Europe affichaient en moyenne des frais de gestion de 0,28 %, alors que les fonds actions traditionnels étaient à 1,50 %. Un écart qui s’est creusé depuis 2017, où les frais ressortaient à respectivement 0,35 % et 1,50 %, à la faveur de la guerre des prix dans les ETF. «Dit autrement, les ETF actions commencent l’année avec un alpha positif de +1,22% en moyenne par rapport aux fonds actions traditionnels et les ETF obligataires avec un alpha positif de +0,73% sur les fonds obligataires traditionnels», remarque l’étude. Côté obligataire, les ETF facturent des frais de 0,19 % contre 0,92 % pour les fonds traditionnels. La moyenne totale des frais de gestion de tous les ETF de l’observatoire est de l’ordre de 0,26%. Enfin, concernant les fournisseurs d’ETF, l’observatoire montre que tous ont augmenté leurs parts de marché entre décembre 2017 et décembre 2020, à l’exception de Lyxor, qui voit sa part reculer de 3,2 points à 7,7 %. BlackRock est sans surprise le groupe qui affiche la plus forte croissance, avec une augmentation de sa part de marché de 2,1 point. Avec 47,4 %, le géant se place en tant que leader du secteur en Europe, loin devant Xtrackers (10,8 %) et Amundi ETF (7,7 %). Dans ce contexte, l’acquisition de Lyxor par un des autres acteurs du marché pourrait constituer un coup de pouce pour réduire l’écart avec BlackRock.
Deux fois plus élevé. C’est à peu près le niveau de l’alpha (surperformance d’un portefeuille) délivré par les véhicules éligibles à la 21e édition des Grands Prix de la Gestion d’Actifs (GPGA), réalisé par L’Agefi en partenariat avec Six Financial Information. Sur la période considérée (juin 2017 à juin 2020), la surperformance obtenue sur ces trois ans glissants est de 6,05% contre 3,81% pour le classement 2019 et 1,81% pour l’édition 2018. Le classement complet et un focus sur les meilleurs fonds de leur catégorie est à retrouver dans l’Agefi Hebdo paru ce jeudi 11 février. Le classement récompense 13 catégories en ne prenant en compte que les fonds ayant 4 ou 5étoiles EuroPerformance sur une population globale de 27.000 fonds. Cette année, 2.544fonds font partie de la population éligible, soit une augmentation de 700 produits d’investissement. Les gestions gagnantes ressortent en forte augmentation avec 2.454 fonds, ce qui représente une évolution positive de 65 % de fonds ayant généré un alpha positif. Mais seuls 9 lauréats de l’an passé arrivent à se maintenir dans les gagnants, explique Philippe Hellinger, head funds data France chez Six . A quoi ressemblera 2021 pour les gérants de fonds? La crainte d’une formation de bulle boursière est palpable, même si les avis restent partagés. «Certaines valorisations ont clairement des caractéristiques de bulle, dans le secteur de la technologie par exemple, côté actions, mais aussi sur le marché obligataire, juge Guillaume Brisset, associé gérant chez Clartan. D’autres restent raisonnablescar les marchés ont déjà intégré le rebond probable des résultats des entreprises en 2021, ce qui explique les valorisations actuelles.» Ce à quoi répond Mabrouk Chétouane, «les valeurs de la ‘tech’ ont l’avantage d’offrir une lisibilité. Cela fait plusieurs années déjà que l’on estime ces actions trop chères. Or il apparaît que chaque année, on se trompe». Une certitude: la puissance de feu des banques centrales laissera les gérants de taux naviguer dans un marché «administré». Il leur faudra compter sur des facteurs techniques. Certaines entreprises sortiront fragilisées par la crise, une période propice aux opérations de M&A notamment: «Les émissions obligataires liées au financement de fusions-acquisitions seront une potentielle source d’investissement», présage Mabrouk Chétouane, directeur de la recherche et de la stratégie de BFT IM. Gage aux gérants d’actifs de montrer leur talent. Le tableau des meilleurs gérants 2020:
Les fonds d’actions technologiques ont gagné 36 % en 2020. Certains se concentrent sur les technologies de l’information, d’autres ont une conception plus large.
Pour 26 % des épargnants, le frein principal à l’investissement responsable est l’absence d’offre de la part de leur conseiller. Pourtant, une majorité de banquiers et CGP affirment en proposer à tous leurs clients.
Les jeux vidéo n’amusent pas tout le monde. Robeco a ainsi décidé de s’intéresser à cet univers dans le cadre de son engagement actionnarial en 2021. Ce secteur a certes apporté de nombreux bienfaits durant les confinements, à des joueurs de plus en plus nombreux. Mais en tant qu’investisseur, la société de gestion néerlandaise a observé que cette industrie a des impacts sociaux et structurels qui affectent aussi bien les joueurs que les développeurs. «Les problèmes vont de la violence gratuite aux représentations stéréotypées des minorités, en passant par une augmentation des abus de jeunes joueurs en ligne», soulignent Carola van Lamoen et Peter van der Werf, de Robeco, deux spécialistes de l’engagement de Robeco, dans une note. «Ce secteur est également confronté à des problèmes de travail, certains développeurs étant par exemple obligés d’effectuer de longues heures supplémentaires ou de travailler en dehors des horaires habituels», ajoutent-ils. «Nous demanderons aux dirigeants des entreprises de réfléchir à leurs attentes en matière de produit (par exemple aux excès de spécifications), à leur approche de la conception (qui pourrait être une approche tout ou rien) et au manque de personnel», annonce Robeco, lors de la présentation de ses actions d’engagement pour cette année. Les «lanternes rouges» en matière de transition climatique risqueront l’exclusion Robeco a choisi d’autres thèmes d’engagement, plus classiques. L’un d’eux concerne la transition climatique. L’équipe actionnariat actif de la société de gestion mettra l’accent sur le dialogue avec les institutions qui financent les gros émetteurs de carbone. Un autre programme encouragera la mise en œuvre de mesures urgentes dans les entreprises qui sont très en retard en matière de décarbonation. Outre son objectif de neutralité carbone, Robeco va mettre au point un programme d’engagement ciblant toutes les entreprises en portefeuille qui sont en retard dans la transition énergétique. Au bout de trois ans, celles qui n’atteignent pas les objectifs risqueront l’exclusion. « Par le passé, nous avons dialogué avec un grand nombre d’entreprises sur la nécessité d’adopter des modèles économiques bas carbone, mais certaines ne font toujours pas assez de progrès en la matière », note Peter van der Werf, responsable d’équipe chargé de l’engagement chez Robeco. « Pour ce programme, nous voulons donc passer à la vitesse supérieure et nous concentrer sur les «lanternes rouges» en matière de transition climatique, c’est-à-dire les entreprises qui ne peuvent plus bénéficier d’un petit coup de pouce et qui ont vraiment besoin d’une transformation fondamentale pour pouvoir passer à un modèle économique plus sobre en carbone. En effet, leurs business models actuels continuent de reposer sur les énergies fossiles, alors qu’il conviendrait de se concentrer sur la réalisation (ou du moins la planification) d’investissements concrets pour amorcer la transition énergétique », poursuit-il. Les travailleurs des secteurs «essentiels» sont plus exposés au risque d’infection Deux autres programmes d’engagement concerneront les droits du travail, mis à mal par les fermetures d’entreprises durant la pandémie, ainsi que les violations Robeco se concentrera plus particulièrement sur les risques liés aux pratiques de travail dans les secteurs de la distribution, la livraison de repas et l’hôtellerie. «Dans ces activités de détail autorisées à rester ouvertes durant les confinements, les travailleurs ont été nettement plus exposés au risque d’infection, alors qu’ils sont mal rémunérés, qu’ils enchaînent les heures et que leurs conditions de travail sont précaires. Si la livraison de repas a permis à beaucoup de survivre, les travailleurs de ce secteur (la « gig economy ») sont souvent privés de contrat de travail, de convention collective, de protection sociale et de régime de retraite. Dans l’hôtellerie, les travailleurs ont été durement touchés par les mesures de distanciation sociale, et nombre d’entre eux ont perdu leur emploi lorsque les hôtels et les restaurants ont reçu l’ordre de baisser le rideau, sans possibilité de rebondir», observe Robeco. Concernant les violations, Robeco va s’intéresser plus particulièrement à la chaîne d’approvisionnement. « Les violations de droits humains se produisent plus souvent dans les chaînes d’approvisionnement que dans l’entreprise elle-même, par exemple lorsqu’elle achète des minéraux dans des zones de conflit», explique Peter van der Werf. Les thèmes d’engagement annuels de Robeco sont choisis après consultation des équipes d’investissement et des clients sur les thèmes les plus importants pour eux. En 2020, les thèmes retenus incluaient la biodiversité et la sécurité minière.
Si les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) ont relativement bien résisté en 2020 en termes de performance dans un contexte de crise, c’est paradoxalement 2021 qui pourrait se révéler compliqué. C’est en tout cas le constat que fait Frédéric Puzin, fondateur de Corum. «Il va falloir encore être très présents sur le terrain», confie-t-il à Newsmanagers. Dès la mi-mars et le 1er confinement en France et dans plusieurs pays d’Europe, le dirigeant avait en effet prévenu que la crise aurait un impact sur de nombreux locataires de façon globale. Mais pour les locataires des 3 SCPI du groupe précisément, investies dans 17 pays au total, «on a tout fait pour que cet impact soit le plus limité possible». Selon ses estimations à l’époque, si en cas de scénario catastrophe, 50 % des locataires ne payaient pas leur loyer pendant une période de 12 mois, les SCPI Corum L’Épargne ne pouvaient espérer faire mieux que le marché qui va augmenter cette année d’environ 4 %. «Mais nous avons pu nous appuyer sur une de nos forces qui est de ne rien sous-traiter en matière de gestion de notre parc immobilier et de nos locataires. Nous avons donc pu dialoguer en direct et en connaissance de cause avec eux, aider ceux qui en avaient le besoin, et de ne pas céder aux locataires opportunistes ou indélicats. Au final nous avons encaissé la quasi-totalité de nos loyers et il n’y a eu que très peu d’impayés. Nous sommes donc très loin du scénario catastrophe imaginé début 2020.» pour suit Frédéric Puzin. 80 % de l’énergie a été mobilisée en grande majorité sur des gros locataires corporate «inciviques»qui ont «roulé des mécaniques en disant qu’ils arrêtaient de payer les loyers alors qu’ils étaient les plus solides financièrement». 40% de demandes d’aide A côté de ces groupes qui ont tenté d’utiliser les circonstances pour en tirer des avantages, ceux qui avaient vraiment des difficultés, en général les plus petits locataires, ont été accompagnés par diverses mesures comme par exemple l’échelonnement mensuel des loyers plutôt que le paiement trimestriel ou l’utilisation des garanties, avec possibilité de reconstitution dans les 12 mois. Près de 40 % des locataires ont fait des demandes de mesures d’accompagnement. Les mécanismes mis en place ont permis un encaissement quasi normal des loyers et donc de servir un dividende annuel supérieur ou égal aux objectifs des 3 SCPI gérées. Les mêmes mesures d’accompagnement ont été réactivées lors du second confinement et à date ont permis de répondre à toutes les demandes, et ainsi de limiter l’impact sur l’encaissement des loyers. En France, les plus gros se cachent souvent derrière les plus faibles pour ne pas payer. Riche de cette expérience, Frédéric Puzin fait un constat amer lorsqu’il regarde les comportements des locataires des différents pays d’Europe. «En France il y a eu de vrais abus. Nous sommes dans un pays corporatiste qui met en avant ses difficultés, mais c’est oublier qu’il y a des acteurs très riches. Les plus gros se cachent souvent derrière les plus faibles pour ne pas payer. La France a été le pays le plus compliqué dans la gestion de cette crise. En Allemagne également, certains locataires ont essayé de profiter de la situation. Par contre, nous n’avons eu aucun problème en Italie, ni dans les pays du nord de l’Europe», relate-t-il. Heureusement, la France n’est pas la zone où le groupe, qui gérait près de 3 milliards d’euros fin 2019 en immobilier (auquel s’ajoute 800 millions d’obligataire), est le plus investi. Corum L’Epargne privilégie en effet des immeubles récents où c’est le locataire qui a la charge de payer l’entretien et les gros travaux de l’immeuble. Une obligation qui n’existe pas en France….
Selon le responsable des investissements d'Aperture Investors Anis Lahlou, l'environnement de marché actuel ne favorise pas seulement les sociétés chinoises ou américaines en termes d'innovation mais aussi les sociétés européennes.
L’année 2020 a été relativement calme à la tête des sociétés de gestion après le grand jeu de chaises musicales que l’on avait connu en 2019. Les 12 derniers mois ont tout de même été marqués par plusieurs changements importants, des départs inopinés ainsi que par le retour de personnalités qui avaient fait les frais des mouvements de 2019. Suite du feuilleton de 2019, Axa Investment Managers s’est trouvé un nouveau patron en la personne de Marco Morelli, qui était jusqu’alors directeur général de Monte dei Paschi di Siena. Nommé executive chairman d’Axa IM et membre du comité de direction d’Axa, l’Italien remplace depuis septembre Gérald Harlin qui avait pris ces fonctions par interim après le départ d’Andrea Rossi en 2019. La filiale de gestion d’Axa a aussi nommé Godefroy de Colombe global chief operating officer (GCOO) pour succéder à Joseph Pinto qui avait rejoint Natixis Investment Managers. L’ancien chairman d’Axa IM, Christof Kutscher, qui était parti en même temps qu’Andrea Rossi, a refait surface en tant que président de HSBC Pollination Climate Asset Management, une nouvelle société de gestion sur la nature lancée par HSBC Global Asset Management et Pollination Group. Il a aussi intégré le conseil d’administration de Carmignac Gestion. Après plusieurs mois de recherche, Primonial a lui aussi déniché un nouveau responsable pour sa gestion d’actifs. Bettina Ducat, une ancienne d’Axa IM, a été nommée directrice générale déléguée en charge de l’Asset Management de Primonial et directrice générale de La Financière de l’Echiquier (LFDE). Elle succède à Christophe Mianné qui avait quitté le groupe en septembre 2019 après deux ans et demi de services. Ce dernier a d’ailleurs rejoint le groupe Cyrus en tant que directeur général en février dernier. Des départs surprise Plus inattendu, Inès de Dinechin a démissionné de son poste de présidente du directoire d’Aviva Investors en France en mars «pour poursuivre de nouvelles opportunités en dehors de la société». Elle avait intégré Aviva Investors en 2016. Emmanuel Babinet a été nommé pour la remplacer par intérim. L’intéressé est membre du directoire et directeur des risques d’Aviva Investors France depuis 2015 et également directeur des risques Europe depuis 2018. Denis Lehman, co-directeur général, directeur des gestions sur les actifs liquides, solutions et ESG, a aussi quitté Aviva Investors France fin octobre. Il a rejoint Swiss Life Asset Managers France pour y être directeur de la gestion d’actifs valeurs mobilières et membre du directoire. Autre départ surprise, celui mi-mai de Xavier Lépine, l’emblématique président du directoire de La Française. Il est remplacé par son bras droit et directeur général, Patrick Rivière. En septembre, c’était au tour de Marc Bertrand, en charge de l’activité immobilière, de quitter la société de gestion, alors qu’il avait fait son entrée au directoire du groupe en mai. Remplacé par Philippe Depoux, il a rejoint Amundi pour prendre la tête d’Amundi Immobilier en remplacement de Jean-Marc Coly. Ces changements sont intervenus en pleine refonte de la stratégie de La Française, qui a «revu ses priorités de développement et d’investissements», comme l’a expliqué Patrick Rivière, à NewsManagers. A noter aussi qu’Arkéa Investment Services, l’archipel en gestion d’actifs et banque privée du groupe Arkéa, a nommé François Deltour au nouveau poste de directeur général. Il s’agit d’une promotion interne puisque l’intéressé a rejoint Arkéa IS fin 2015 et en était le COO depuis 2018. Il est placé sous la responsabilité de Sébastien Barbe, président des directoires d’Arkéa IS. Des retours Au chapitre des grands retours, Stéphane Corsaletti, dont on avait appris le départ en tant que président d’ABN Amro Investment Solutions fin 2019, est réapparu chez Allfunds en tant que directeur des investissements. Son arrivée, qui va conduire au lancement d’une nouvelle offre, coïncide avec la prise de participation de BNP Paribas dans la société et avec des ambitions importantes de développement en France. Il a récemment présenté ses projets à NewsManagers. Enfin, Philippe Uzan, qui avait quitté Edmond de Rothschild Asset Management début 2019, a rejoint iM Global Partner en tant que directeur général adjoint et directeur des gestions. Il retrouve Philippe Couvrecelle, le fondateur et président d’iM Global Partner, avec qui il a travaillé par le passé, notamment au sein d’Edmond de Rothschild AM et de Natixis Asset Management.
Les turbulences de 2020 n’ont pas empêché plusieurs gérants de changer de maison. Cinq d’entre eux ont rejoint l’une des sociétés de gestion les plus dynamiques de l’année: Eleva Capital, fondée en 2014 par Eric Bendahan, l’ancien gérant star de Syz Asset Management. En début d’année, Yann Flambard, Laurent Pommier et Alexandre Menendez intégraient la société pour y monter un pôle obligataire. Plus tard, c’était au tour de Sonia Fasolo et de Détroyat, deux spécialistes de l’investissement socialement responsable de La Financière de l’Echiquier, de faire leur entrée au sein de la structure indépendante. Pour faire face à ces départs, La Financière de l’Echiquier a embauché Paul Merle à La Banque Postale Asset Management, ainsi que trois analystes d’horizons divers. C’est un ancien de LFDE, Frédéric Buzaré, qui a par ailleurs refait surface chez Lazard Frères Gestion en tant que gestionnaire privé. L’intéressé avait intégré LFDE en octobre 2018 pour y gérer le fonds phare Agressor, mais l’avait quitté à peine deux ans plus tard. Deux autres gérants passés par LFDE ont aussi fait parler d’eux en 2020. Il s’agit de Xavier Hoche et de Muriel Blanchier, le duo spécialiste des obligations convertibles qui avait fondé AltaRocca Asset Management après avoir travaillé chez Oddo Asset Management. Xavier Hoche a intégré le suisse Silex, tandis que Muriel Blanchier a rejoint Trusteam Finance. Un peu plus loin, en Suisse, Decalia Asset Management a recruté Jean-Christophe Labbé, un ancien de Goldman Sachs, pour gérer son fonds Millenials. La société genevoise a aussi embauché Roberto Magnatantini pour gérer le fonds Silver Generation. Il remplace Clément Maclou, qui a quitté la société et dont l’avenir reste inconnu. Un autre gérant est parti en cette fin d’année sans que l’on ne connaisse son point de chute. Il s’agit de Patrice Courty, le gérant emblématique du fonds long short de Moneta Asset Management. Il est remplacé par Grégoire Uettwiller qui travaillait déjà au sein de la boutique indépendante. D’autres gérants ont profité de cette année pour se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. C’est notamment le cas de Cyrille Carrière et Cyril de Vanssay, qui géraient plus de 4 milliards d’euros au sein de Groupama Asset Management. Ils ont créé Lonvia Capital, en partenariat avec des anciens d’Amiral Gestion. Pour les remplacer, Groupama AM a notamment recruté Stéphane Fraenkel chez Tocqueville Finance. Deux anciens de Comgest ont aussi créé leur société cette année. Il s’agit de Céline Piquemal-Prade et de Vincent Houghton, qui ont donné naissance à Piquemal Houghton Investments.
«Pas d’amélioration sensible entre 2019 et 2020". C’est le constat frappant que fait Ethifinance sur l’intégration des critères ESG chez les sociétés de gestion (SGP) françaises de taille intermédiaire et de petite taille, alors que la pression s’accroît, tant du côté des institutionnels que des particuliers. Le consultant extra-financier vient de publier son troisième baromètre «Orientation IR», qui mesure la maturité des pratiques d’investissement responsable (IR) et la prise en compte des critères ESG chez les sociétés hexagonales de moins de 5 milliards d’euros d’encours sous gestion. L'étude a été réalisée à partir des informations publiées par les sociétés sur leur site internet, ce qui a limité l'échantillon à 203 firmes, alors qu’il existe 227 sociétés disposant de moins de 5 milliards d’encours. Les éléments pris en compte sont la formulation et la structuration d’une démarche ESG (chartes, objectifs d’investissements...), l’inscription de la démarche ESG dans une dynamique collective (PRI...), le développement de la démarche ESG (gamme ISR, labellisation, reportings ESG...), et la publicisation de la démarche ESG. «Le niveau de maturité de l’échantillon reste certes faible, mais il a continué de progresser en 2020 : 62% des SGP de l’échantillon ont un niveau faible ou limité alors qu’on en dénombrait 68% en 2019 et 80% en 2018", notent les auteurs. A l’inverse, l'étude classe 8% des sociétés comme «Leaders», soit un petit point de plus qu’en 2019. «On peut en conclure que le nombre de pure players évolue peu et qu’il s’agit là d’un segment particulier, pour lequel l’ISR est un style de gestion à part entière», estime Ethifinance. L'étude remarque notamment que l’application d’exclusions normatives ou sectorielles «est une des pratiques ESG les plus répandues», puisqu’un tiers de l'échantillon le pratique. De même, 32% (+10 points) ont rédigé une charte ESG, et 26% (+7 points) sont signataires des PRI. A l’inverse,la publication de rapports ESG «demeure une pratique marginale dans l’échantillon». Par ailleurs, l'étude note que 27% de l'échantillon détient un fonds ISR généraliste, thématique ou bien d’impact. «Les types de fonds ESG les plus fréquents sont les fonds ISR généralistes, avec 14 SGP supplémentaires en 2020 qui possèdent un tel fonds, puis viennent les fonds thématiques (+5 SGP) et enfin les fonds «impact» (+4 SGP)», précisent les auteurs. Le nombre de sociétés faisant labelliser des fonds a également augmenté, à 10% (+4 points). «Le label le plus répandu est le Label ISR gouvernemental», souligne Ethifinance.
Video enregistrée à l’occasion du Forum ETF organisé par L’Agefi et TrackInsight. Invités: Lorraine Sereyjol-Garros, Global Head of ETF & Index Sales Team, BNP PARIBAS ASSET MANAGEMENT Julien Bordeaux, Equity fund manager, BNP PARIBAS CARDIF François Jubin, CEO, WISEAM
Les JNI commencent aujourd'hui! 2021 s’annonce comme une année complexe après la pandémie de 2020 en matière d'allocation des actifs. Nombre de paradigmes ont changé.