Pascal Koenig, le fondateur d'Insight AM, livre sa première étude sur la perception des sociétés de gestion par les conseillers en gestion de patrimoine, et leurs critères de sélection.
A l’occasion d’une présentation à la presse de son rapport sur la gestion d’actifs européenne 2020, l’Efama a estimé jeudi que le secteur était bien parti pour établir un nouveau record d’encours sous gestion fin décembre après une baisse de 11% d’encours au premier trimestre puis un rebond de 8,3% au deuxième trimestre. A fin juin 2020, l’industrie de la gestion d’actifs européenne gérait quelque 24.900 milliards d’encours selon les données de l’Efama entre fonds d’investissement et mandats discrétionnaires. Le record actuel date de 2019, laquelle année a vu le secteur atteindre environ 25.800 milliards d’euros d’encours. Durant cette décennie, la gestion d’actifs en Europe aura connu une croissance quasi-constante, ayant surtout crû entre 2012 et 2017 – passant de 15.400 à 23.800 milliards d’euros - en raison des bonnes performances des marchés actions selon Thomas Tilley, chercheur senior à l’Efama. Le rapport de l’association suggère qu’à fin 2018, les fonds d’investissement représentaient 54,6% des encours du secteur contre 45,4% pour les mandats discrétionnaires. Six pays concentraient près de 85% de la gestion d’actifs en Europe, à savoir le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et la Suisse. A elle seule, la France représentait 18% des encours des fonds d’investissement européens fin 2018 (2.316Md€) et 17% des encours de mandats discrétionnaires (1.756Md€), derrière le Royaume-Uni dans les deux cas. La clientèle des gestionnaires d’actifs européens fin 2018 se divisait entre 72% d’institutionnels (majoritairement fonds de pension et assurances) et 28% de clients particuliers. Pour la servir, le secteur employait directement 115.000 personnes dont 75.000 dans trois pays (France, Royaume-Uni et Allemagne) et indirectement 525.000 personnes. «Plus de concurrence à venir pour les gestionnaires européens» Selon les données compilées par l’Efama, l’allocation d’actifs des gestionnaires européens à fin 2018 était en moyenne de 42% en obligations, 28% en actions, 24% en autres actifs (alternatif, hedge funds, immobilier, etc) et 6% en fonds monétaires et en cash. En termes absolus, les fonds d’investissement européens détenaient 2.500 milliards d’euros de dette ainsi qu’1.200 milliards d’actions émises par des sociétés basées dans la zone euro, soit 25% de la dette européenne et 30% des actions européennes fin 2018. L’Efama calcule en outre que les sociétés de gestion européennes détenaient l’équivalent de 52,9% de la capitalisation boursière européenne. La part de détention de dette européenne est néanmoins en baisse. L’association constate que depuis 2015, les gestionnaires européens détiennent plus de dette non-européenne que de dette européenne, suggérant qu’ils recherchent du rendement ailleurs. Ils possèdent aussi davantage d’actions non-européennes qu’européennes, dont la détention connaît une légère baisse. Vera Jotanovic, chercheuse senior à l’Efama, estime que cette tendance baissière pourrait se poursuivre en raison de l’appétit des investisseurs pour les actions chinoises et émergentes mais qu’elle ne serait pas drastique pour autant. Par ailleurs, l’Efama pointe une baisse des revenus nets des gestionnaires européens dans son rapport, s’appuyant sur une étude du consultant McKinsey. Ils représentaient 35,9% des encours fin 2013 contre 33,5% fin 2019. Sur la même période, les coûts opérationnels ont baissé (22,4% des encours fin 2013 contre 20,1% fin 2019). Le résultat d’exploitation est demeuré stable, formant 13,4% des encours fin 2019. Interrogé sur une éventuelle vague de consolidation à venir, Bernard Delbecque, directeur de la recherche à l’Efama, répond qu’il s’attend à davantage de concurrence entre les gestionnaires d’actifs européens dans les années à venir et que les frais de gestion continueront de baisser, notamment à cause de la poussée de la gestion passive. «Cela impactera la profitabilité des sociétés de gestion, particulièrement en fonction des coûts liés à la réglementation et aux investissements tech comme l’intelligence artificielle. Il y aura des tensions qui pourraient mener à une consolidation active mais qui sera graduelle plus que radicale. Nous pouvons aussi nous attendre à ce que les encours diminuent dans les fonds monétaires et qu’il y ait moins de cash détenu en portefeuille dans les années à venir», conclut-il.
Malgré des stratégies très différentes au sein des banques françaises, la gestion d’actifs et de fortune demeurent incontournables pour soutenir leur rentabilité, selon un rapport de Moody’s Investors Service publié ce mardi. Ces activités sont stratégiquement vitales pour les protéger contre la baisse prolongée des taux d’intérêts et de la rentabilité des autres activités bancaires. Le produit net issu de la gestion a ainsi cru de 8% en moyenne par an depuis 2016 dans les six grandes banques françaises. Seule la Société Générale a vu son produit net décliner sur la période, au rythme de 2% par an, en raison du repositionnement de sa banque privée dans certains pays. Le faible coût du risque en fait un outil particulièrement efficace pour maintenir la rentabilité malgré les soubresauts actuels de l’économie, note Moody’s. Ainsi, la gestion d’actifs et de fortune représentait, en moyenne, 10% du résultat avant impôt des six principales banques hexagonales en 2019. Soit trois points de plus par rapport à 2016. De même, ce RCAI est moins volatil (12% entre 2015 et 2020), que les activités bancaires prises dans leur ensemble au sein de ce panel (17%). Pour preuve concrète, le résultat courant moyen avant impôt n’a baissé que de 21% au premier semestre 2020, malgré la crise du Covid-19, quand l’ensemble des activités bancaires des six a chuté de 45%. Enfin, le coût moyen du risque tourne autour de 2,5% des capitaux mobilisés par les banques, un chiffre très faible au regard de la rentabilité. Avantage sur l’ESG, mais retard sur les ETF Selon l’étude, la force des six banques provient de la diversité de leur offre produits, de leurs économies d’échelles, et de leur solide réseau de distribution. De même, l’avance prise en matière d’investissement ESG devrait les protéger de la compétition croissante sur ce segment, pour un temps. Deux filiales, Amundi et Natixis IM, se placent d’ores et déjà dans le top 10 mondial des encours socialement responsable. Elle note néanmoins que les acteurs davantage versés dans la gestion de fortune ont un coût opérationnel plus fort, comme BNP Paribas (coefficient d’exploitation de 81%) et la Société Générale (94%), quand la moyenne des six est à 71%. A l’opposé, Amundi présente un coefficient de 53% en 2019. De même, les filiales de gestion des grandes banques françaises pêchent sur le segment de l’investissement passif, dominé par les américains. Si Lyxor (76,2 milliards d’euros d’encours) et Amundi (56,8 milliards) peuvent se targuer d’être dans le top 5 du marché des ETF en Europe, elles demeurent loin d’iShares (409,2 milliards), et de Xtrackers (98,4 milliards). Le dynamisme des véhicules passifs devrait continuer à faire pression sur les marges de ces acteurs historiquement tournés vers les gestions actives. Une base de clients diversifiée, captive et internationale Avec 4.000 milliards d’euros d’encours, la gestion d’actifs tricolore se place en deuxième position en Europe, derrière le Royaume-Uni, qui en représente un peu plus du double. Et, au sein du pays, les six grandes banques concentrent 70% des encours. Cette domination éclipse les filiales d’assureurs français, puisque seul Axa IM, troisième, se place parmi les sept premiers en termes d’encours sous gestion. Ces encours proviennent d’une base clients très diversifiée, note Moody’s. Cela a permis à ces filiales de profiter de la dynamique des marchés asiatiques, où les marges s’élevaient à 22 points de base en 2018, contre 12 en Europe de l’Ouest et 11 en Amérique du Nord. Parmi nos six filiales, Amundi et BNP Paribas AM sont les mieux placées en Asie-Pacifique, avec respectivement 19% et 20% de leurs encours en provenance de la région. Natixis (43%) et Lyxor (27%) sont eux davantage positionnés sur l’Amérique du Nord.
Un sondage de Russell Investments conforte la première place des gestionnaires d'Europe continentale dans le domaine des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance.
Les frais moyens pondérés par les encours des fonds actions et obligataires Ucits ont baissé respectivement de trois et un points de base en 2019, selon une étude d'ICI Global.
L’Agefi organisera les 2 et 3 novembre prochains les European Investors Day (EID). Risques financiers, extra-financiers et extrêmes : les investisseurs professionnels vont-ils modifier leur approche pour mieux se protéger ? Quel impact va avoir le Covid-19 sur l’économie européenne ? L’horizon de long terme est-il menacé par des réflexes court-termistes ? Comment les banquiers privés et les family officers doivent-ils ajuster leurs portefeuilles ? La sensibilité des investisseurs vis-à-vis de la prise en compte des enjeux ESG risque-t-elle de se trouver accrue ou au contraire atténuée ? Voici quelques-unes des questions auxquelles les EID tenteront de répondre au travers de 3 web-conferences sur 2 matinées. Bruno Colmant, directeur général de Bank Degroof Petercam et président du «Belgian Finance center», Jean-François Boulier, président d’honneur de l’AF2I (Association française des investisseurs institutionnels), Olivier Coulsoul, stratégiste en chef d’AG Insurance ou encore Bruno Gabellieri, secrétaire général de l’AEIP seront parmi les invités de prestige. Pour connaître le programme complet avec tous ses invités et vous inscrire, cliquez ici
Les fonds thématiques n’ont pas fini de se développer. C’est l’une des conclusions des invités de la table ronde sur l’impact investing du Global Invest Forum du 8 octobre. Credit Suisse Asset Management, qui a rappelé gérer 11 milliards d’euros dans 5 stratégies thématiques, indique en effet que si les fonds thématiques ont d’abord intéressé la clientèle retail (les banques privées et family office notamment), ils commencent à se développer auprès des institutionnels, confirmant une étude européenne présentée par Indefi en introduction. «Les investisseurs institutionnels arrivent un peu tard sur le segment. Mais ils sont confrontés à un manque de track record quand on lance une nouvelle thématique ou que l’on recrute une nouvelle équipe spécialisée», explique Pascal Mercier, spécialiste produit actions thématiques seniorde Credit Suisse Asset Management. Jose-Luis Jimenez, responsable des investissements de l’assureur espagnol Mapfre, a de son côté estimé que la crise du Covid avait un impact très important sur le S de l’ESG, c’est-à-dire l’aspect social dans les entreprises. Si le groupe a déjà lancé il y a quelques mois le premier fonds sur le handicap au travail avec La Financière Responsable, le responsable des investissements estime que l’aspect social va devoir croître dans les années à venir pour contrebalancer l’impact de la crise et que cette thématique qui fait sens devrait se développer chez les assureurs notamment. Il a aussi indiqué que l’ESG serait quoi qu’il en soit le chemin incontournable. «Tôt ou tard, toutes les gestions seront conformes à l’ESG», a-t-il affirmé. Tôt ou tard, toutes les gestions seront conformes à l’ESG Agnès Lossi, directrice associée chez Indefi, a souligné que « les 3 thèmes qui concentrent à ce jour plus de 75% des encours - technologie, transition énergétique et santé - sont en ligne avec les préoccupations soulevées par la période actuelle et constate que la majorité des thèmes se qualifient sous l’un des Objectifs de développement durable (ODD) et surfent ainsi sur la vague du développement durable. Il y a ainsi de plus en plus de chevauchement entre la thématique et l’impact.» Pascal Mercier a eu un avis plus mitigé sur la question, estimant que le chemin serait long avant que l’ESG puisse s’imposer dans toutes les thématiques. Les gérants étant toujours à la recherche de la thématique de demain, certaines ne sont pas forcément encore ESG. Il a reconnu par exemple que c'était le cas de la thématique «Espace» lancée récemment. De son côté, Goran Martinoski, responsable de la division de gestion d’actifs de KB First Pension en Macédoine du Nord, a estimé que la gestion thématique était aussi très porteuse pour la génération des millenium. «Cette génération est très intéressée par la thématique des technologies, mais aussi par le ‘life style’, le bien-être, et tout ce qui peut être lié au développement durable et aux réseaux sociaux», a-t-il assuré. Parmi les autres axes de développement, le private equity a été identifié comme un axe important, avec notamment la France en fer de lance avec les fonds de relance du secteur du tourisme et de la santé. Sur les actions, Pascal Mercier a indiqué que d’autres fonds pourraient encore être lancés par Credit Suisse AM qui étudie en ce moment la pertinence de thématiques comme la Legtech, la Food tech, ou la blockchain.
Numéro unfrançais de la gestion d’actifs, Amundi est longtemps resté en retard en matière de labellisation ISR de ses fonds. Mais la labellisation massive de ses fonds monétaires au premier semestre lui permet aujourd’hui de rattraper un peu son retard. Et de modifier, involontairement, en profondeur le visage de l'écosystème Label ISR, au point de remettre en question sa pertinence, selon une étudedu Forum pour l’Investissement Responsable et de l’Ecole Polytechnique. A fin décembre 2019, la filiale du Crédit Agricole n’avait labellisé que 1,5 milliard d’euros d’encours, soit un ratio de 0,09% par rapport à sa masse totale sous gestion, selon l'étude. Un niveau qui la plaçait en dernière position du classement, à égalité avec Lazard Frères Gestion. Désireuse de combler son retard, la firme et ses filiales (CPR AM et BFT IM) ont eu, depuis lors, massivement recours à la labellisation, au point de représenter 67% des 45,5 milliards d’euros d’encours labellisés au premier semestre, et de faire de la galaxie Amundi la numéro deux du classement en termes d’encours totaux labellisés. Mais ce virage s’est quasi-exclusivement effectué sur des fonds monétaires. Bilan : à la fin juin, les fonds actifs labellisés ne représentaient que 2,4 milliard d’euros au sein de la galaxie Amundi, contre 2,3 milliards pour les ETF, et 26,3 milliards pour les fonds monétaires. Le FIR favorable à une hiérarchisation des labels verts Ce changement stratégique d’un seul acteur a eu pour effet de faire du monétaire la deuxième classe d’actifs la plus labellisée (31%, +12 points en six mois), derrière les fonds actions (51%). Ce mouvement s’est également accompagné d’une labellisation ISR importante de fonds indiciels cotés, en raison de l’intérêt porté par BlackRock. Le géant américaine dispose aujourd’hui 9,3 milliards d’euros d’encours labellisés, soit 55% des 16,8 milliards d’euros encours logés dans des ETF ayant reçu ce sésame. A la mi-mai, les ETF labellisés ne représentaient encore que 3 milliards d’euros d’encours... Cette modification de la structure des fonds labellisés interroge le FIR, qui appelle les ministères à une hiérarchisation par échelon des labels publics. Car, pour le forum, la labellisation croissante des classes d’actifs monétaires ou des méthodes de gestion comme la gestion passive " qui ne peuvent structurellement pas atteindre des meilleures pratiques doit conduire à adapter le fonctionnement du label». Notamment, «les fonds passifs qui répliquent des indices responsables donc disposent d’un portefeuille d’entreprises bien sélectionnées ne permettent par exemple pas pour autant de désinvestissement en cas d’échec des actions d’engagement actionnarial». Un rapprochement des labels publics est donc souhaitable pour le FIR, qui estime que les échelons les plus élevés devraient accueillir les fonds ayant reçu le label Greenfin, et les échelons inférieurs les fonds les moins exigeants. Le FIR ne fait cependant, pour le moment, aucune proposition concernant les critères à définir pour chaque échelon. Le label ISR enfin adopté par les banques Le forum s’est tout de même félicité de l’engouement actuel pour le Label ISR, tant du point du côté des producteurs que des consommateurs. Ce sont désormais, à mi-juin, 513 fonds de 80 sociétés de gestion qui sont détenteurs du label, pour un encours sous gestion de plus de 200 milliards d’euros. Surtout, le FIR note que les filiales de gestion d’actifs des banques ont enfin pris en main le label. A fin 2019, avant même l’arrivée en force d’Amundi, elles représentaient 47% des encours labellisés. Tout simplement une multiplication part deux de leur part en un an. Or, les banques demeurent un acteur clé pour la réussite du label, puisqu’elles demeurent l’interlocuteur principal pour les épargnants individuels, à même de conseiller un véhicule vert. Cette montée en puissance, le secteur bancaire le doit notamment à BNP Paribas AM et La Banque Postale AM, qui géraient, fin 2019, plus de 30% des encours labellisés. Mais les importants montants, respectivement 27,65 et 19,74 milliards d’euros, ne représentaient qu’un petit pourcentage des encours totaux des deux gérants : 6,3% pour BNPP AM et 8,4% pour LBPAM. Malgré la poussée d’Amundi (avec CPR AM et BFT IM), les deux filiales demeuraient, à la fin du premier semestre 2020, sur la première et la troisième marche du podium en termes d’encours labellisés ISR. En cinquième position, BlackRock s’adjuge, avec 13,5 milliards d’euros d’encours, la première place des pure players de l’asset management. Mais BlackRock est l‘acteur qui fait labelliser le plus d’ETF.
La compagnie britannique SDL, spécialisée dans le traitement intelligent du langage, a publié une recherche portant sur une centaine desociétés de gestioneuropéennes et leur rapport au marketing durant la pandémie de Covid-19. Il ressort de cette étude, menée conjointement avecWBR Insights, que 52% des sociétés de gestion interrogées ont mis en place des technologies de marketing, communication et d’engagement clients digitales plus tôt que prévu en raison de la pandémie de Covid-19. En outre,32% des gestionnaires sondés admettent avoir fait face à des problèmes techniques durant la mise en œuvrede ces technologies digitales durant la pandémie. Autre enseignement, environ la moitié des gestionnaires d’actifs européens (48%) entendent utiliser encore davantage les canaux digitaux pour leur marketing et leur communication auprès des clients. Le rapport de SDL indique également que les trois quarts des firmes sondées ont eu la sensation d'être en retard ou de ne pas se différencier par rapport à leurs concurrentssur l’engagement client digital. Pour 55% des sociétés de gestion sondées, leurs systèmes informatiques ont été un problème dans la mise en œuvre de nouvelles technologies. L'étude de SDL suggère que pour améliorer leur marketing digital et leur communication vis-à-vis des clients, les sociétés de gestion se sont tournées principalement vers le machine learning (48%) et le traitement automatique du langage naturel (45%). SDL noteque l’intelligence artificielle a le vent en poupe car en plus des20% degestionnaires européens utilisant déjà des technologies d’IA, 37% des sociétés de gestion européennes interrogées ont l’intention d’adopter l’intelligence artificielledans les 12 prochains mois et 41% d’entre elles ont exprimé un intérêt pour ces technologies sans pour l’instant avoir pris la décision de les mettre en œuvre. Pour Christophe Djaouani, vice-président exécutif, secteurs réglementés chezSDL, la pandémie a permis à l’industrie de la gestion d’actifs de prendre conscience des nouvelles technologies. «Les gestionnaires savent qu’il leur faut appliquerdes technologies d’engagement client et de communication plus robustes s’ils veulent continuer à devancer les demandes croissantes des clients anxieux.» Toutefois, le rapport de SDL note que seulement 8% des gestionnaires d’actifs européens ont une approche centralisée de la gestion de leurs sites internet internationaux. Un manque de centralisation peut introduire des incohérences au niveau de la marque, du contenu de basse qualité et des traductions de contenu inappropriées selon les territoires, prévient le rapport.
Les épargnants semblent convaincus des bienfaits de l’ISR mais la recherche de sécurité et l’envie de soutenir l’économie réelle prédominent leurs critères d’évaluation des placements.
BNP Paribas Cardif a dévoilé ce matin les résultats de son 14ème baromètre des CGP, en partenariat avec Kantar. Le métier semble renforcé et profondément changé de la crise sanitaire actuelle.
Alors que beaucoup de leurs adhérents sont confrontés à une situation inédite, les associations professionnelles adoptent la stratégie du silence. Etonnamment, certaines n’ont même pas communiqué auprès de leurs membres sur l’affaire H2O AM, à l’instar de la Chambre nationale des conseils experts financiers (CNCEF) et de l’Association française des conseils en gestion de patrimoine certifiés (CGPC). « Nous aurions pu profiter de leurs conseils sur les positions à tenir auprès des clients, voire obtenir quelques informations supplémentaires », regrette ce CGP qui dit ne pas avoir reçu de communication de sa Chambre. La CNCEF et la CGPC disent se tenir à disposition de leurs affiliés, mais ne pas ressentir de leur part le besoin d’une communication générale. Très peu d’adhérents les auraientcontactés à propos de l’affaire H2O AM. «Les CGP donnent la priorité aux clients. Et les plus en difficulté n’ont pas forcément envie de le faire savoirautour d’eux », analyse Stéphane Fantuz, président de la CNCEF Assurance. Du professionnalisme et un peu d’embarras donc ? Pas forcément. David Charlet, président de l’ANACOFI, qui indique avoir communiqué auprès de ses adhérents, confirme que cette affaire n’alarme par pour l’instant la profession. «Nous n’avons pas eu de remontées à ce jour, ni de nos adhérents, ni des associations de consommateurs», témoigne-t-il. Attentisme A l’image de la dizaine de milliards d’euros d’encours de H20 AM actuellement gelée, la profession semble s’être mise en pause. « Il ne peut pas y avoir d’effet de panique tant que toutes les opérations sont suspendues», résume Stéphane Fantuz. «On y verra plus clair une fois la phase de réclamation passée. Pour l’instant, on entend des bruits, des rumeurs, mais nous n’avons pas de remontées concrètes du terrain», confirme David Charlet. La Chambre Nationale des Conseils en Gestion de Patrimoine (CNCGP) ne semble pas suivre totalement cet attentisme du secteur: l’association a communiqué auprès de ses adhérents, leur rappelant notamment leur devoir de conseil. Dans un courrier que la rédaction a pu consulter, elle les a également informés des droits des assureurs concernant les unités de compte des contrats d’assurance vie ou de capitalisation constituées de parts d’OPCVM faisant l’objet d’une suspension. «(…) L’assureur peut suspendre ou restreindre, sur cette partie du contrat uniquement, les facultés d’arbitrage, les versements de primes, les possibilités de rachats ou de transferts, le paiement des prestations en cas de vie ou de décès et les conversions en rentes», peut-on notamment lire dans le document. Le calme avant la tempête ? Si ce calme apparent tranche de plus en plus avec l’ampleur de l’affaire, cette dichotomie pourrait bien prendre fin au dégel des huit fonds, prévu normalement pour début octobre. Avec en sous-jacent la question de l’image de la profession qui risque d’en sortir fragilisée. «L’image du CGP peut être écornée et ce serait de bonne foi. Si vous faites confiance à votre conseiller et que vous vous retrouvez avec une perte de 40 %, vous êtes en droit de vous poser des questions», glisse ce professionnel du conseil. David Charlet partage cet avis mais anticipe ce risque de manière plus restreinte. «Le dégât d’image sera essentiellement pour les CGP qui ont surexposé leurs clients aux fonds H2O AM», considère-t-il. A l’inverse, chez CGPC, on pense que cette crise pourrait renforcer le lien entre clients et conseillers. Selon Raymond Leban, son président, « les investisseurs ont mieux réagi qu’en 2008 et ont demandé à profiter des opportunités de marché». A suivre donc...
Le consultant PwC avait averti qu’il serait temps dans les années 2020 que les compagnies respectent enfin leurs engagements vis-à-vis de leurs objectifs de développement durable définisà l’horizon 2030. Mais le monde risque très probablement de rater ses objectifs de plus d’un demi-siècle. En effet, les cibles de 2030 ne seraient atteintes au mieux en 2082 si rien ne change, au pire en 2092 si aucune action urgente n’est prise pour lutter contre la crise du Covid-19 selonle 2020 Social Progress Index. L’indice traque les progrès sociaux et environnementaux liés aux 17 objectifs de développement durable définis par l’ONU. Il agrège ainsi 50 indicateurs sociaux et environnementaux de 163 pays. Malgré le constat alarmant de l’indice, le monde s’améliore sur les problématiques sociales mais lentement (+3,61 points depuis 2011). Depuis 2011, 155 pays ont augmenté leur score de plus d’un point, 69 par plus de 5 et trois ont vu leur score baisser dans l’indice.Selon les données de l’indice, le monde s’est le plus amélioré sur les ODD suivants: l’accès à une éducation de qualité (objectif n°4), accès à l’eau salubre et à l’assainissement (objectif n°6)ainsi que l’accès aux technologies de l’information et des communications (qui fait partie de l’objectif n°9). A contrario, le monde connaît des difficultés à résoudre les problématiques liées à l’environnement ainsi qu’aux droits des individus et à l’inclusion. La Norvège figure en première position du 2020 Social Progress Indexavec une note de 92,73 sur 100, suivie par le Danemark (92,11) et la Finlande (91,89). La Nouvelle-Zélande et la Suède complètent le top 5. La France, elle, est 18ème avec un score de 88,78 sur 100. La Centrafrique, le Tchad et le Soudan du Sud occupent les dernières positions du classement de l’indice.
PwC et WWF ont publié un rapport contenant des recommandations visant à faire de la Suisse un candidat crédible à la finance durable. Mais pour les deux entités, cela passe avant tout par l'inscription d'obligations pour les institutions financières dans la loi helvétique.
Seulement 6% des 23.000 investisseurs retail interrogés par le gestionnaire britannique Schroders estiment que l'impact négatif de la pandémie de Covid-19 ne durera pas plus de quatre ans.
Les fonds d’investissement représentaient 30% de l’allocation des encours des assureurs européens à fin 2019, soit 3.500 milliards d’euros d’encours, selon l’Eiopa, le régulateur européen des assurances et pensions professionnelles. Dans son rapport sur la stabilité financière publié le 30 juillet, l’Eiopa indique que plus de la moitié de ces encours investis dans les fonds (environ 1.970Md€) provenaient de portefeuilles d’unités de compte. Selon les pays européens, les assureurs ne dépassaient pas 50% d’investissements dans des fonds à fin 2019 à l’exception de la Finlande (plus de 60%). Ceux des compagnies d’assurance françaises se situaient eux aux alentours de 25%. Par type de fonds, l’exposition des assureurs européens fin 2019 à des fonds actions s’élevait à 42% tandis que celles des fonds d’allocation d’actifs et obligataires étaient respectivement de 22% et 20%. Les fonds de private equity constituaient 7% des encours investis dans des fonds par les assureurs européens, contre 4% dans les fonds monétaires (0 à 9% selon les pays), 3% dans les fonds alternatifs et 2% dans les fonds immobiliers. Aussi les assureurs européens avaient-ils investi 22 milliards d’euros dans des ETF au travers de portefeuilles d’unités de compte (7Md€) et portefeuilles indexés, ce qui représentait 1% de leurs encours investis dans des fonds au 31 décembre 2019. Environ 80% des investissements des assureurs européens dans des fonds fin 2019 l’étaient dans des produits Ucits.
Les géants de l'agro-alimentaire se développent de plus en plus rapidement sur le marché des protéines alimentaires alternatives, note le réseau Fairr dans un rapport.
En mars 2020, les fonds monétaires européens ont connu le plus gros épisode de stress de liquidité depuis la crise financière de 2008, selon l'agence de notation Moody's.
Jaume Puig, directeur général et responsable des investissements du gestionnaire d'actifs espagnol GVC Gaesco Gestión, reste confiant sur la thématique.
Moneta AM n’est pas passé loin de la catastrophe, mais son fondateur et dirigeant Romain Burnand s’est félicité vendredi lors d’une conférence téléphonique du réflexe de ses analystes. Interrogé à de nombreuses reprises sur sa présence dans le titre Wirecard lorsque l’affaire a éclaté dans les colonnes du Financial Times en 2019, la société de gestion a voulu rassurer en rappelant qu’elle ne détenait plus le titre depuis plusieurs mois. Les chemins de Moneta AM et Wirecard se sont croisés pour la première fois en mars 2016 lors de la publication d’un rapport à charge de Zatarra Reasearch qui accusait Wirecard de faire du blanchiment d’argent. L’impact boursier a été immédiat avec une baisse de plus de 30% de la valeur. «On aime bien se plonger dans les dossiers dans ce genre de situation, a rappelé Louis Renou, analyste. Du coup, on a mis 3 mois avant de se décider à y aller et on a pris une ligne de 1% à environ 40 euros par action dans MMC (Moneta Multi-Cap)». Les analystes ont alors fait les années suivantes quelque 23 réunions avec la société, essentiellement avec le top management (CEO et CFO). «J’ai pu visiter trois filiales: le siège à Munich, et des locaux à Singapour et Kuala Lumpur (Malaisie). On a discuté aussi avec des gérants de fonds short pour essayer de comprendre pourquoi ils étaient si négatifs sur la valeur. On a aussi discuté avec des spécialistes du secteur pour discuter du cas Wirecard. Au final, après le rapport Zatarra, il ne s’est pas passé grand-chose. L’anxiété du marché s’est dissipée par faute d’éléments tangibles et le titre est passé du paria à la star. Le titre était proche des 200 euros courant 2018", rappelle Louis Renou. Moneta AM vendait un peu de sa ligne au fur et à mesure pour des raisons de valorisation, alors que l’action continuait de monter énormément."Sur les trois ans et demi où nous avons été actionnaire de la société, Wirecard fait partie du Top 5 des meilleurs contributeurs à la performance de MMC, soit une une performance absolue d’environ 2% pour le fonds», poursuit l’analyste. Alors que le Financial Times a commencé à publier des articles à charge sur Wirecard à partir de février 2019, le déclic arrive enfin en octobre 2019 pour Moneta AM. La société de gestion reconnait qu’elle détient alors une ligne d’environ 2% de MMC dans Wirecard. Le 15 octobre 2019, c’est l’analyse d’un document interne publié par le FT et obtenu auprès d’un lanceur d’alerte, qui fait changer d’avis Moneta AM sur la valeur. «J’avais l’habitude d’auditer des banques à Londres avant de travailler chez Moneta. C’est pourquoi Romain m’a demandé de regarder. Nous avons conclu après l’étude des documents qu’il y avait une très haute probabilité de fraude car les documents semblaient bien réels, le FT avait plusieurs sources et n’avait aucune raison de mentir à ce sujet. Enfin, les explications de Wirecard étaient contradictoires. (...) Il était clair que l’ampleur de la fraude était énorme. Le FT a fait un vrai travail d’auditeur», explique Robert Hill-Smith, qui est justement un ancien auditeur venu de Ernst & Young. En un peu moins de deux jours, Moneta AM décide de vendre plus de 90% de ses positions dans Wirecard, pour un montant total de 38 millions d’euros. La cession brutale s’effectue à une moyenne d’environ 120 euros par action. Ce 6 juillet 2020, l’action cote sous les 3 euros...
Plus de 80 % des répondants à une enquête Global ETF Report 2020 de TrackInsight considèrent la liquidité comme un critère important dans la sélection des ETF. L’enquête,soutenue par IHS Markit et Blackrock iShares, a porté sur plus de 300 investisseurs professionnels dans 17 pays, représentant un total de 277 milliards de dollars d’investissements dans les ETF. Près de 52 % des personnes interrogées ont investi plus de 40 % de leur portefeuille dans des ETF. La liquidité des titres sous-jacents est moins prioritaire, puisque seulement 61 % des répondants la jugent importante. Il est intéressant de noter que les investisseurs professionnels ont fait preuve d’une grande confiance dans les ETF, même en cas de fortes tensions sur le marché, 55 % d’entre eux estimant que les ETF apportent une liquidité supplémentaire aux marchés dans des situations de volatilité. Seuls 7 % des répondants pensent que la concentration des actifs dans les ETF constitue un risque systémique pour les marchés financiers. Il est aussi frappant de constater que 51 % des répondants ont utilisé les ETF pour remplacer des fonds gérés activement. En outre, 69 % des personnes interrogées utilisent des ETF actifs, 7 % seulement ayant une exposition supérieure à 10 % de leur portefeuille. Alors que les ETF obligataires ne représentent que 18 % du total des encours des ETF, ils ont représenté près de 43 % de la collecte en 2019. 62 % des investisseurs estiment qu’il est plus facile de négocier des ETF fixed income que les obligations sous-jacentes en période de tensions sur le marché. Les ETF thématiques se retrouvent dans les portefeuilles de 81 % des investisseurs interrogés, 38 % d’entre eux ayant une exposition supérieure à 5 %. Les ETF smart beta ou factoriels sont utilisés par 70 % des personnes interrogées, dont près de 30 % détiennent plus de 10 % de ces ETF dans leur portefeuille.
Au moins 62 milliards de dollars de fonds communs de placement dans le monde ont suspendu les ordres de rachats depuis le début de l’année à ce jour, mettant en évidence des risques de liquidité, établit une nouvelle étude de Fitch Ratings. Alors que Fitch Ratings évaluait ce chiffre à 40 milliards à fin mars, les auteurs de l'étude soulignent que ce montant est désormais supérieur aux volumes de l’année dernière en entier et est symptomatique de la détention limitée d’actifs très liquides pour répondre à toute augmentation soudaine des rachats. La vague de suspensions et l’application d’autres outils de gestion des liquidités amènera les investisseurs à réévaluer la liquidité que les fonds communs de placement peuvent fournir, en particulier lorsqu’ils sont investis dans des actifs illiquides, écrit l’agence de notation. Selon les régulateurs, les fonds immobiliers, les fonds d’obligations à haut rendement et les fonds de dette des marchés émergents sont les plus exposés au risque de liquidité. En 2020, les suspensions de remboursement ont été largement motivées par l’incertitude sur les valorisations, alors qu’au cours des dix dernières années, ce sont les demandes de rachats elles-mêmes qui représentaient les deux tiers des cas (par les actifs sous gestion). Fitch prévoit par conséquent une plus grande surveillance réglementaire sur la manière dont les gestionnaires de fonds déterminent les valorisations des actifs en portefeuille et appliquent les mesures de gestion des liquidités. En mars 2020, Fitch a identifié 109 fonds européens avec environ 53 milliards de dollars d’actifs sous gestion combinés qui ont suspendu les rachats, en réponse à la forte volatilité des marchés. Ces rachats - estimés à 100 milliards d’euros selon l’AEMF - sont faibles par rapport à la taille totale du secteur européen des fonds communs de placement (16.7000 milliards d’euros au quatrième trimestre 2019, selon ICI Global). Les 62 milliards de dollars de fonds dont les rachats sont suspendus ne représentent toujours que 0,11 % du total des actifs mondiaux des fonds communs de placement, qui s'élevaient à 55.000 milliards de dollars à la fin de l’année 2019. Les rachats se sont donc concentrés sur l’Europe. En outre, en mai 2020, environ 29 milliards de dollars (soit environ la moitié des fonds en volume) des fonds européens qui avaient suspendu les rachats avaient été rouverts ou liquidés. Les fonds britanniques d’immobilier commercial sont les principaux fonds dont les rachats ont été suspendus. Le soutien des banques centrales a considérablement aidé les fonds à maintenir leur liquidité, en particulier aux États-Unis et sur plusieurs autres marchés. Cela pourrait ne pas être le cas dans les futures périodes de tensions. Fitch prévoit que l’utilisation d’outils extraordinaires de gestion des liquidités sera encore un risque dans les futures tensions du marché, à moins que les régulateurs n’agissent pour réduire ces risques de liquidité dans l’ensemble du secteur. Cela impliquerait de passer à des valorisations non quotidiennes, par exemple, même si des obstacles importants s’opposent à sa mise en œuvre. Actuellement, la valorisation quotidienne est la norme pour les fonds européens. Fitch a ajouté qu’il ne notait aucun des fonds ayant suspendu leurs rachats, considérant cela comme un événement de notation fortement négatif pour les fonds du marché monétaire.
L’encours de l’investissement responsable s’établissait à 1.861 milliards d’euros fin 2019, selon les dernières statistiques de l’Association française de la gestion financière (AFG) et du Forum pour l’investissement responsable (FIR). Ce montant se partage entre 546 milliards d’euros d’encours ISR et 1.315 milliards d’euros d’encours des autres approches ESG, tels que les fonds thématiques ESG, les fonds d’intégration des critères ESG, les fonds d’engagement, les fonds solidaires, les fonds d’impact investing. A périmètre constant, les encours ISR progressent de 32% sur un an et ceux des autres approches ESG de 21%. Dans un marché en décollecte, les gestions ISR ont enregistré l’an dernier des entrées nettes de 33 milliards d’euros, dont 28 milliards pour les stratégies de sélection positive et 5 milliards pour les stratégies thématiques. La progression des encours ISR profite principalement aux stratégies best-in-universe et aux stratégies thématiques en 2019, notent l’AFG et le FIR. Au global, l’encours des gestions ISR représenterait près de 15 % des encours gérés en France. source AFG Confirmant le caractère à prédominance institutionnelle de ce marché, les mandats de gestion et les fonds dédiés représentent 66 % des encours IR (soit 1.229 milliards d’euros), contre 34 % pour les fonds ouverts (632 milliards d’euros).
Les ETF européens ont été confrontés à une décollecte historique lors de la correction du marché en mars 2020, mais ils ont continué à se négocier et à attirer les investisseurs et les flux positifs ont même repris en avril, selon la dernière recherche de Cerulli Associates.. En mars 2020, les ETF européens ont subi leur premier test sur la liquidité. Le marché (y compris les ETF actifs et passifs) a connu des sorties record de 21,9 milliards d’euros, selon les chiffres de Morningstar. Lorsque la Covid-19 est devenu une préoccupation mondiale et que les marchés boursiers ont plongé, les actifs sous gestion ont chuté de 13 %, passant de 899 milliards d’euros en février à 781 milliards d’euros en mars. Malgré cette chute, le secteur des ETF a réussi le test, y compris les ETF obligataires en résistant à des rachats importants en période de volatilité exceptionnelle, commente Fabrizio Zumbo, directeur associé de la recherche sur la gestion d’actifs européens chez Cerulli. Il note la capacité des ETF à continuer à se négocier en Europe, malgré la décollecte historique, grâce aux marchés secondaires sur lesquels ils se négocient. De nombreuses transactions qui ont eu lieu en mars étaient entre des acheteurs et des vendeurs de parts existantes - il n'était donc pas nécessaire d’avoir un impact sur le marché primaire. Bien que les inquiétudes concernant la liquidité des ETF obligataires se soient révélées infondées, il y a eu toutefois des cas de dislocation des prix au plus fort de la volatilité du marché. Mais les décotes ont progressivement diminué et se sont normalisées. En avril, les investisseurs sont revenus sur le marché des ETF, qui a renoué avec une collecte positive. Cerruli note enfin, qu’au cours du premier trimestre 2020, le nombre d’ETF introduits en Europe a ralenti et les lancements ont atteint leur niveau le plus bas depuis trois ans. Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)
Malgré l’incertitude provoquée par la propagation du coronavirus, les sociétés de gestion d’Asie du Sud-Est continuent à s’intéresser à des partenariats avec des sociétés étrangères pour lancer de nouveaux produits, affirme Cerulli dans une nouvelle étude. Les sociétés sondées ont indiqué avoir des projets de nouveaux partenariats pour des produits en actions monde, obligations monde et stratégies actions sectorielles (santé, technologie). Certaines prévoient aussi de travailler avec des sociétés externes pour des stratégies alternatives ou ESG (environnement, social et gouvernance). Cerulli estime que les opportunités sont nombreuses pour les sociétés de gestion étrangères, notamment celles disposant d’une présence locale, pour travailler avec les entités locales dans la région, notamment dans l’obligataire. 2019 a été une année difficile pour de nombreuses sociétés de gestion en Asie du Sud Est, le secteur ayant enregistré des flux plus importants vers les actifs moins risqués et moins margés comme l’obligataire et les fonds monétaires. Les fonds obligataires ont enregistré une forte collecte en Malaisie et au Vietnam, et les fonds monétaires ont été en tête des souscriptions en Indonésie et dans les Philippines. La tendance, si elle se poursuit cette année, pourrait affecter la rentabilité des sociétés de gestion, notamment celles se focalisant principalement sur les actions.
La pandémie n’a eu pratiquement aucun impact sur les dividendes du premier trimestre 2020, qui ont augmenté de 3,6 % pour atteindre un record de 275,4 milliards de dollars, selon les estimations trimestrielles de Janus Henderson. Les États-Unis et le Canada ont tous deux enregistré des niveaux jamais vu tout comme le Japon, Hong Kong et la Russie. L’indice des paiements mondiaux a atteint le niveau record de 196,3. Toutefois, la suspension des dividendes est inévitable en raison de l’arrêt soudain et sans précédent de l’activité économique dans de nombreux pays, estime Ben Lofthouse, co-directeur de Global Equity Income chez Janus Henderson. «Pour 2020, les dividendes du premier trimestre ont été versés, de sorte que l’impact complet du point le plus haut vers les poins le plus bas devrait être observé au cours des douze prochains mois environ», a ajouté Ben Lofthouse. Face à l’incertitude, Janus Henderson préfère ne faire aucune estimation pour 2020 et donne plutôt une fourchette qui servira de guide pour déterminer à quoi pourrait ressembler l’année 2020. Dans le cas optimiste, seules les réductions de dividendes qui ont déjà été annoncées, ou qui le seront très probablement, sont prises en compte. Cela suggère que les paiements mondiaux vont diminuer de 15 % cette année pour atteindre 1 210 milliards de dollars, soit une baisse de 213 milliards de dollars. Le cas pessimiste inclut également tous ceux qui sont tangents. Cela suggère que les paiements mondiaux pourraient chuter de 35 % cette année, à 933 milliards de dollars. L’ampleur de la fourchette reflète l'évolution rapide de la crise et la probabilité que de nombreuses entreprises se contenteront de réduire leurs paiements, plutôt que de les annuler complètement. Janus relève qu’une partie de l’impact s'étendra jusqu’en 2021, année où les paiements seront probablement moins élevés que ce qui était prévu avant la pandémie. Malgré cela, les paiements de dividendes d’un certain nombre de secteurs devraient reprendre en 2021, à condition que la croissance des cas de virus ait atteint son pic, que le confinement imposé par les gouvernements actuels prenne fin et que l'économie mondiale recommence à fonctionner et se redresse. L’Europe et le Royaume-Uni sont les plus touchés L’Amérique du Nord et l’Asie sont susceptibles d’être les moins affectées, mais pour des raisons différentes. La première a une composition sectorielle favorable (par exemple, une pondération technologique importante) et c’est plutôt sur la réduction des rachats d’actions que sur les paiements de dividendes que les efforts des entreprises risquent de porter pour préserver la trésorerie. En Chine et dans le reste de l’Asie, les entreprises ont déjà ajusté leurs paiements de 2020 sur les bénéfices de 2019, l’impact devrait donc être plus important en 2021. L’Europe et le Royaume-Uni sont les plus gravement touchés. Les régulateurs ont forcé les banques à suspendre les paiements de dividendes et les grandes compagnies pétrolières ainsi qu’une série de grandes entreprises ont déjà réduit les paiements. Le Japon et l’Australie se situent quelque part entre les deux. D’un point de vue sectoriel, les banques, la consommation discrétionnaire et certains secteurs industriels, comme l’aérospatial, sont les plus menacés. Les secteurs pétrolier et minier, la finance au sens large et la construction sont très vulnérables, mais les entreprises technologiques et les secteurs défensifs comme les soins de santé, l’alimentation et la plupart des biens de consommation de base (à l’exception des producteurs de boissons qui dépendent fortement du secteur des bars et des restaurants) sont relativement préservés.