GPGA : Les fonds et stratégies gagnants de 2024
A l’occasion de cette nouvelle édition, nous ne récompensons plus 13 mais 14 catégories. En effet, les fonds Obligations flexibles, qui étaient exclus jusqu’à présent du prix, ont désormais leur propre catégorie. Ce sont toujours les fonds ayant obtenu 4 ou 5 étoiles EuroPerformance qui entrent dans le scope du prix, avec une population globale de 28.500 fonds. Cette dernière s’est maintenue au même niveau par rapport à l’an dernier. En revanche, la population éligible a fortement progressé, ainsi que la population gagnante. Cette année, 2.897 fonds sont éligibles et, si l’on enlève les 95 fonds de la nouvelle catégorie, on observe une forte progression de 307 nouveaux fonds comparé à l’an dernier.
Les gestions gagnantes sont également en augmentation de 83 nouveaux fonds à périmètre constant, et 171 avec la nouvelle catégorie pour culminer à 2.542 fonds. La tendance s’inverse donc par rapport aux deux éditions précédentes, confirmant la reprise de la génération d’alpha positif. Cependant, malgré ce regain général, la moyenne globale de l’alpha est en nette baisse sur la population éligible, passant de 5,66 % l’an dernier pour s’établir à 4,19 % cette année. Une perte de 147 points de base (pb) que l’on retrouve dans une moindre mesure sur les fonds gagnants avec 4,91 % d’alpha positif moyen, contre un exceptionnel 6,01 % l’an dernier, soit une perte de 110 pb.
Cette année, le renouvellement du classement est encore assez important. Cependant, deux fonds parviennent à garder leur première place et la catégorie des fonds Actions émergentes s’offre le luxe de conserver le même podium que l’an dernier. En tout, ce sont 10 fonds qui se maintiennent dans le classement sur 39, soit un quart des lauréats. Six catégories voient leur classement totalement renouvelé et les podiums des autres catégories se sont profondément éclaircis.
Performance notable et unique, dans la catégorie des fonds Obligations internationales, une seule société de gestion occupe le podium. Bien qu’en augmentation, le nombre de fonds ne progresse réellement que dans sept catégories et surtout dans les fonds Actions internationales (+40), Diversifiés internationaux (+27) et Actions Japon (+25). Comme de coutume, les plus forts contingents de fonds se retrouvent dans les fonds Actions Europe (448 fonds), Diversifiés internationaux (406 fonds), Actions internationales (301 fonds) et Obligations Europe (265 fonds).
En ce qui concerne la génération d’alpha positif, saluons tout d’abord l’arrivée des fonds Obligations flexibles qui, avec une moyenne d’alpha positif de 3,59 %, font une entrée remarquable dans le classement. Sinon les fonds Actions Asie hors Japon dominent encore les débats cette année avec 12,76 % d’alpha moyen positif, juste devant les Actions émergentes qui progressent pour parvenir à une flatteuse moyenne de 11,16 %. La majeure partie des autres catégories sont en baisse à l’exception des Obligations Europe (2,11 %) et des Obligations internationales (5,47 %). La plus forte baisse est réalisée par les fonds Actions USA dont la catégorie divise par deux son alpha positif moyen pour se stabiliser à 4,27 %.
Les fonds actions restent les catégories les plus génératrices d’alpha positif, mais la remontée des taux a clairement donné plus de crédit aux catégories obligations qui retrouvent des moyennes bien plus attractives que lors des précédentes éditions. C’est ainsi que les fonds Obligations internationales ont un alpha positif moyen de 5,47 %, en augmentation de 104 pb. La catégorie des Obligations Europe garde le plus faible alpha, toutes catégories confondues, mais en augmentation de 44 pb pour se fixer à 2,11 %. Les fonds diversifiés sont plus contrastés mais les moyennes restent très intéressantes, même si les éditions précédentes étaient plus rayonnantes. Entre l’incertitude des marchés actions et le regain des obligations, la balance est toujours difficile à trouver. Concernant les différentes catégories actions, l’Asie et les émergents dominent les débats, mais les volumes de fonds sont bien inférieurs comparativement aux Actions Europe (5,73 %) ou aux Actions internationales (5,03 %). Les Actions France chutent cette année, perdant 262 pb pour se stabiliser à 4,4 % d’alpha moyen positif : le contexte politique a certainement beaucoup joué dans cette chute.
Cette nouvelle édition confirme le dynamisme de la gestion dite active, avec toujours plus de fonds éligibles et gagnants. L’année a été très mouvementée que ce soit au niveau politique, économique et géopolitique, ce qui explique qu’en grande majorité, la moyenne des alphas positifs est en baisse. Les catégories actions restent le meilleur moyen d’aller chercher des alphas positifs élevés, d’autant plus sur des actifs plus volatils, mais également plus rémunérateurs. C’est souvent dans ces contextes très mouvementés que les gérants performants peuvent faire la différence et aller chercher des performances qui vont à l’encontre d’une catégorie. Les obligations, quant à elles, confirment qu’elles sont devenues une alternative crédible, maintenant que les taux directeurs se maintiennent à des niveaux attrayants.
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