Jérôme Kerviel n’a pas fait pour seule victime la Société Générale, mais aussi la Place financière française dans son ensemble. La City ne s’y est pas trompée, qui retentit depuis jeudi de sarcasmes sur cette défaite française qui prend pour elle des allures de Trafalgar. Ce n’est sûrement pas fair play mais de bonne guerre de la part d’une capitale qui se considère comme le centre financier naturel de la planète et qui n’apprécie guère de voir son éternelle rivale française prétendre lui disputer son pré carré. De fait, la perte colossale de près de 5 milliards d’euros ne fait pas que jeter le discrédit sur les procédures de contrôle interne de la banque. Elle met aussi à mal la réputation d’excellence française dans un secteur, les produits dérivés sur actions, qui est l’un des très rares où la France avait su s’adjuger un leadership mondial. C’est pourquoi cette fraude doit faire réagir les régulateurs français qui, au-delà de leur sérénité affichée, doivent se demander en quoi leurs modes actuels de contrôle des activités de marchés sont encore appropriés aux niveaux de risques qui se prennent quotidiennement. Christine Lagarde les a interpellés à ce sujet, et leur réponse n’intéresse pas que les banques françaises. Comme le prouvent les débats de Davos, elle est également guettée par toute la finance mondiale qui ne peut que s’interroger sur le recours qu’elle fera désormais à une expertise qui peut s’accompagner de si dramatiques accidents.
L’étude annuelle d’Altares montre que les jeunes PME sont les plus touchées par cette dégradation particulièrement sévère dans le bâtiment, l’immobilier et l’agroalimentaire. Un recours plus précoce à la loi de sauvegarde contribuerait à contenir la progression des faillites.
En dépit de la crise survenue durant l’été, l’année 2007 a constitué un bon millésime pour l’industrie des hedge funds. Ces derniers ont en effet enregistré une croissance de 11,64 % l’an passé, contre des progressions respectives de 3,56 % et 6,42 % pour le S&P 500 et le Dow Jones.
Nicolas Sarkozy a demandé Angela Merkel si la France devait s’attendre à une forte opposition de l’Allemagne au cas où EDF lancerait une OPA sur RWE, raconte le magazine. Or, le président du directoire de RWE Jürgen Grossmann a déclaré au Süddeutsche Zeitung que Pierre Gadonneix, P-DG d’EDF, lui avait «assuré» que le groupe français «n'était pas intéressé pour le moment». EDF souhaite une coopération constructive et «désapprouve les OPA hostiles par principe», a-t-il ajouté.
Le fonds de capital-investissement J.C Flowers qui prévoit de céder la banque d’investissement batave NIBC Holding au premier établissement bancaire islandais Kaupthing Bank pourrait se voir bloqué par le régulateur islandais. Ce dernier pourrait demander à Kaupthing d’abandonner cette offre ou de lever davantage de capital pour sécuriser son bilan.
Le cabinet de prévisions Experian, cité par le journal, qui tablait auparavant sur un maintien de l’emploi cette année à City de Londres et à Canary Wharf, anticipe désormais une baisse pouvant atteindre 5%. Ainsi, la crise financière pourrait coûter à la ville londonienne jusqu’à 20.000 emplois.
La société minière brésilienne Vale, leader mondial du minerai de fer, pourrait annoncer cette semaine le rachat amical de son concurrent suisse Xstrata dans une transaction d’au moins 80 milliards de dollars, selon le journal britannique qui ne rapporte pas ses sources. Vale financerait cette acquisition pour moitié en capital et le reste par émission d’actions préférentielles.
Le groupe automobile allemand n’exclut pas des acquisitions, notamment dans les véhicules utilitaires, a déclaré son président du directoire Dieter Zetsche dans un entretien. «Il y a dans une certaine mesure des possibilités de croissance via des acquisitions», a déclaré Dieter Zetsche à l’hebdomadaire.
L’étude annuelle d’Altares montre que les jeunes PME sont les plus touchées par cette dégradation particulièrement sévère dans le bâtiment, l’immobilier et l’agroalimentaire. Un recours plus précoce à la loi de sauvegarde contribuerait à contenir la progression des faillites.
La banque pourrait émettre ses actions entre 50 et 65 euros, estiment certains analystes et banquiers, qui soulignent le caractère très dilutif de l'opération
En procédant de la sorte, «les transactions fictives annulaient le risque de marché lié aux transactions réelles, ce qui ne déclenchait pas d’alerte dans nos systèmes», explique la banque. Plus précisément, les positions réelles liées aux futures, un produit centralisé qui engendre des appels de marge quotidiens, donnaient lieu tous les jours à une réconciliation des flux enregistrés par les back-offices de la Société Générale et ceux de la chambre de compensation, en l’occurrence Eurex. Si le trader s’était aussi appuyé sur des futures pour ses transactions fictives, ces contrôles auraient fait apparaître des divergences entre les livres de la banque et ceux du compensateur.