Muette sur la Société Générale, la banque a souffert de son exposition aux monolines au dernier trimestre mais se sort mieux de la crise que ses concurrentes
Or, comme l’a reconnu le FOMC dans le communiqué accompagnant sa décision, «les marchés financiers demeurent soumis à des tensions considérables et le crédit s’est tendu davantage pour les ménages et certaines entreprises». En outre, «des risques à la baisse continuent de peser sur la croissance.» Pour s’en convaincre, il suffisait d’examiner les chiffres publiés le matin même par le ministre du Commerce: la croissance du PIB américain a été 0,6% au quatrième trimestre en rythme annuel, la moitié de ce qu’avaient anticipé les économistes de Wall Street. Sur l’ensemble de l’année 2007, la croissance a été de 2,2%, la plus modeste depuis 5 ans (lire page2). Les économistes de Morgan Stanley, Merrill Lynch, Citigroup ou encore Goldman Sachs s’accordent désormais à pronostiquer une récession.
La foncière franco-néerlandaise cède une partie de son portefeuille de commerce aux Pays-Bas pour un montant d’environ 775 millions d’euros à la société IEF Capital. Le transfert de propriété est prévu pour avril 2008.
Dans l’attente de la publication des statistiques de la croissance américaine en début d’après midi, les économistes anticipent pour le quatrième trimestre une progression médiane du PIB de seulement 1,7 % contre 4,9 % au cours des 3 mois précédents, la fourchette des prévisions allant de 0,4 % à 2,3 %. Handicapée par la chute des marchés financiers, de la construction et de l’immobilier, l’activité ne devrait son salut qu’à la résistance des investissements industriels et de la consommation des ménages; celle-ci s’étant toutefois affaiblie en fin de période, ceci préfigure une année 2008 plus difficile encore.
Le courtier a réduit sa recommandation sur Renault d’achat à neutre, avec un objectif de cours abaissé de 119 à 79 euros et sur Michelin de neutre à vendre, pour une cible abaissée de 87 à 57 euros. Goldman Sachs a revu en baisse son estimation moyenne de croissance des profits 2008-2009 de l’industrie automobile européenne de 25%.
Lanterne rouge du SRD, le titre du parapétrolier perdait plus de 7 % en matinée, à l’annonce de charges passées au quatrième trimestre pour des retards sur des projets au Quatar.
Le réassureur allemand a dégagé un résultat net de 3,9 milliards d’euros, légèrement au-dessus des attentes du marché. Munich Re propose une augmentation de plus de 20% de son dividende pour le porter à 5,50 euros par action pour 2007.
Le commissaire européen au Marché intérieur Charlie McCreevy proposera d’amender les nouvelles normes bancaires dites Bâle II d’ici au mois d’octobre prochain afin de tirer les leçons de l’actuelle crise du crédit. Ces amendements porteront sur les risques liés à la liquidité du circuit bancaire et aux expositions importantes à tel ou tel segment financier, ainsi que sur le renforcement des exigences d’information imposées aux différentes divisions d’une banque.
La banque suisse UBS va boucler l’exercice 2007 dans le rouge en raison des lourdes pertes de sa banque d’investissement sur le marché américain, la banque ayant annoncé mercredi quatre milliards de dollars de dépréciations supplémentaires, soit 14 milliards pour le trimestre.
Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mervyn King est reconduit à la tête de l’institution pour un second mandat de cinq ans. L’annonce du Tresor britannique met ainsi fin aux spéculations après la déroute de Northern Rock. Son mandat actuel s’achève le 30 juin.
Barclays Capital est passé en tête du classement général des meilleurs spécialistes en valeurs du Trésor français (SVT) en 2007, selon le palmarès publié mercredi par l’Agence France Trésor. BNP Paribas rétrograde à la deuxième place et Société générale conserve la place de troisième tandis que Deutsche Bank cède sa place de quatrième à HSBC et passe cinquième. Suivent 6eme Royal Bank of Scotland (10eme en 2006); 7eme Calyon (11e en 2006); 8eme UBS (6e); 9eme ABN Amro (9e); 10eme Crédit suisse (12e); 11eme JP Morgan (7e) et 12eme Natixis (8e).
BNP Paribas a annoncé un bénéfice net estimé de 1,0 milliards d’euros pour le quatrième trimestre, en recul de 42%. La banque a été pénalisée par la situation des rehausseurs de crédit qui s’est traduite par une augmentation de son risque de contrepartie. L’impact de la crise pour 2007 atteint 1,275 milliard d’euros, ce qui n’a pas empêché BNP Paribas d’afficher une hausse de 7% de son bénéfice net annuel, estimé à 7,8 milliards d’euros.
La Commission européenne a recommandé à la France de parvenir à l'équilibre des finances dès 2010, sans attendre 2012, pour éviter les risques de dérapage. La Commission estime que l’hypothèse de croissance économique retenue par la France pour 2008, qui est de 2,25%, est trop «favorable», puisque les autorités européennes ont déjà annoncé que leur propre prévision - 2% - serait revue à la baisse lors des prévisions économiques de printemps.
L’Euribor une semaine est remonté à 4,156% contre 4,135% mardi, son plus haut depuis le 9 janvier mais loin des 4,5% touchés à la fin de l’an dernier. L’Euribor un mois a augmenté à 4,191% contre 4,189%. Mais l’Euribor trois mois a été ramené à 4,381% contre 4,383% et l’Euribor deux mois a baissé à 4,303% contre 4,305%.
Le bilan des AG 2007 mené par Capitalcom dévoile les insatisfactions des actionnaires en matière d’éthique, de gouvernance, et de développement durable. Les actionnaires demandent un pouvoir accru sur la rémunération des dirigeants. 42 % souhaitent un vote en AG.
« La structure actuelle des incitations [salariales] rend les marchés plus risqués », a estimé Giovanni Sabatini, directeur du Trésor au ministère des Finances italien. Il a proposé de revoir le système des bonus pour « réduire l’appétit pour le risque et la préférence pour le court terme » des opérateurs. « Si vous distribuez des options exerçables à court terme aux dirigeants, vous avez une gestion à court terme », a surenchéri Eddy Wymeersch, qui préside le Comité des régulateurs européens de valeurs mobilières (CESR). Antony Belchambers, qui dirige la Future and Options Association basée à Londres, a jugé lui que l’on avait atteint « un tournant » où la « recherche de la performance », d’un côté, et « la prudence » de la gestion, de l’autre, avaient été rendues incompatibles. Il a salué l’attitude du PDG et du DG délégué de la Société Générale qui ont annoncé qu’ils renonçaient à leur bonus pour 2007. « C’est une marque d’intégrité qui mériterait d’être méditée outre-Atlantique. »
Le concepteur d'appareils d'électronique grand public détient 5 % du capital de Tonna Electronique mais n’a pas dévoilé sa stratégie sur cette participation