Le gouvernement belge confirme la poursuite du projet avec BNP Paribas. En réponse à la décision de justice qui gèle l’opération, le gouvernement introduira une tierce opposition contre l’arrêt de la cour d’appel de Bruxelles. Il reste une question, quelle sera l’attitude des actionnaires?
Quand on lui demandait pourquoi il avait nommé comme premier président de la SEC Joseph Kennedy, expert en hautes et basses spéculations, Franklin Roosevelt répondait: «Il m’en fallait un de cette sorte pour attraper les autres.» De fait, le père du futur président assassiné allait faire remettre de l’ordre sur un marché dont il connaissait toutes les roueries. Hélas, ce temps n’est plus. Si l’affaire Madoff est un désastre pour l’industrie de la gestion, elle achève de déconsidérer cette tour de contrôle du marché. Pour rater un éléphant de cette taille s’ébrouant dans le corridor, il faut croire soit qu’elle est désormais peuplée d’enfants de chœur, soit déplorer sa malchance inouïe, soit admettre que son exceptionnel talent à regarder ailleurs, alors qu’elle a été plusieurs fois, et de sources variées, mise en garde sur le caractère anormal des performances affichées par Bernard Madoff, est suspect. Faut-il y voir l’effet d’une complaisance inavouée à l’égard d’un ancien président du Nasdaq que ses compétences et son entregent avaient mis dans les petits papiers du régulateur? Faut-il redouter pis? Quoi qu’il en soit, les investisseurs du monde entier, qu’ils aient ou non fait les frais de cette déconfiture, constatent que la première Place du monde dispose d’un système de régulation digne des meilleures années de la rue Quincampoix. Le tandem Obama-Geithner n’a pas de chantier de reconstruction plus important ni plus urgent.
Selon journal, qui cite des analystes de JP Morgan, les banques d’investissement, et principalement les groupes européens, pourraient faire face à 11,5 milliards de dollars de pertes liées à opérations avec des assureurs obligataires opérant sur des marchés de dérivés. Parmi les principales banques concernées figurent Royal Bank of Scotland, Natixis, Barclays, le Crédit Agricole et KBC.
Selon le quotidien, une part du capital de l’exploitant postal public britannique pourrait être cédée à un opérateur étranger, par exemple TNT ou DHL. Une participation d’« au moins un tiers » vaudrait probablement 3 milliards de livres, l’équivalent de 3,35 milliards d’euros. L’opération pourrait être annoncée aujourd’hui même.
S’appuyant sur un entretien accordé par le directeur financier du groupe, Brian Gladden, le quotidien rapporte que Dell envisage plusieurs acquisitions possibles, parmi lesquelles figurent des sociétés spécialisées dans les serveurs, les logiciels ou les systèmes de stockage. Le groupe en a les moyens, d’après le journal, qui souligne ses 9 milliards de dollars de trésorerie. D’ailleurs Brian Gladden a clairement expliqué que la taille de la cible n'était pas un problème. Le groupe a ainsi décidé de changer sa politique de croissance en ne comptant plus uniquement sur ses capacités de croissance interne, afin de continuer à concurrencer Hewlett-Packard, précise le journal.
Royal Dutch Shell, Nexen ou Petro-Canada ont ces dernières semaines renoncé ou repoussé des projets d’exploration en raison du repli du prix du baril. Selon Peter Jackson, analyste cité par le quotidien, ces délais pourraient réduire l’offre de quatre millions de barils par jour au cours des cinq prochaines années.
La dégradation de la conjoncture économique et les ventes forcées de certains opérateurs conduiront à un nouvel écartement des marges. Après une fin d’année très dynamique, le marché primaire obligataire sera plus que jamais dépendant des conditions de marché.
Le groupe diversifié a mis en avant la faiblesse de ses stocks de ferrailles et l’effet des restructurations attendu sur les activités françaises de son pôle aéroportuaire
Les sociétés de capital-investissement qui ont choisi d’investir en Bourse ces dernières années sont exposés à la chute des cours de leurs actifs : tout comme Wendel avec Saint-Gobain, Eurazeo a dû verser 200 millions d’euros d’appel de marge afin de «protéger [son] investissement» de 11,1% dans Accor. La société financière précise qu’elle était entré à hauteur de 45 euros dans le groupe hôtelier, en mai dernier. Son cours a clôturé à 33,4 euros vendredi soir.
Le groupe britannique a annoncé que son augmentation de capital de 2,2 milliards de livres (avec droit de souscription) terminée vendredi dernier a été souscrite à hauteur de 91,3%. Les fonds sont destinés à financer son entrée à hauteur de 25% dans British Energy.
L’action du groupe allemand Siemens était orientée à la hausse (+2,62%) grâce à la perspective d’un règlement plus rapide que prévu et dans de meilleures conditions financières d’un litige aux Etats-Unis portant sur des faits de corruption présumés. Une source du secteur a rapporté vendredi que Siemens devrait débourser environ 800 millions de dollars pour mettre fin aux enquêtes du département américain de la Justice et de la SEC.
Au cours d’un point de presse, Hervé Novelli, secrétaire d’Etat aux PME et René Ricol, médiateur du crédit, ont affirmé que le dispositif en cours de déploiement pour faciliter le financement des PME a pour mission d’assister les entreprises au-delà de la seule problématique du crédit, en les soutenant dans leurs actions de développement à moyen terme. Quelque 2.000 dossiers ont été soumis aux services de ce nouveau personnage institutionnel depuis sa nomination en octobre et 500 d’entre eux ont été traités, dont 62% avec une issue positive. «Sur le terrain on constate un changement d’attitude positif des banques par rapport à la prise de risque vis-à-vis des PME», a estimé René Ricol en soulignant que les dossiers qui lui sont soumis actuellement relèvent de problèmes antérieurs à la crise.
CGG Veritas a annoncé le succès de son offre publique d'échange (OPE) amicale sur Wavefield après avoir obtenu 69,7% du capital de la société norvégienne. L’offre, lancée le 24 novembre, a clôturé le 12 décembre. CGG Veritas précise dans un communiqué avoir renoncé à sa décision de conditionner son offre à l’obtention de 85% du capital de sa cible.
L’action BNP Paribas chute de près de 9% à midi en Bourse de Paris après la suspension de l’opération de démantèlement de Fortis (voir ci-dessous) et l’annonce d’une perte potentielle liée au scandale Madoff. BNP Paribas a annoncé dimanche qu’elle estimait à 350 millions d’euros la perte potentielle liée à l’affaire Madoff sur une vaste fraude présumée de cinquante milliards de dollars aux Etats-Unis. Le titre Natixis recule également de 6,08%, après l’annonce par la banque d’une exposition indirecte aux activités de l’homme d’affaires Bernard Madoff à hauteur d’un montant maximum de 450 millions d’euros. La plus grande banque espagnole Banco Santander perd 3,67%. Son fonds d’investissement Optimal est exposé à hauteur de 2,33 milliards d’euros. AXA a déclaré que son exposition était «bien inférieure» à 100 millions d’euros. HSBC Holdings est exposée à hauteur de 1,5 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros), selon le Financial Times en raison de prêts accordés à des clients institutionnels, principalement des fonds de fonds qui voulaient investir avec Madoff. Royal Bank of Scotland estime sa perte potentielle à environ 400 millions de livres (450 millions d’euros). Une liste sans fin où l’on retrouve bon nombre de fonds spéculatifs américains.
La Banque centrela de Russie a décidé de porter à 8,6% la bande de fluctuation du rouble face au panier de référence en euro et dollar. De 3,7% il y a un mois, cette marge de fluctuation avait déjà été portée à 7,7% la semaine passée.